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Thème : Capitalisme

Quand l’économie et le capitalisme se peignent en vert

Esther VIVAS
Le vert fait vendre. De la « révolution verte » en passant par la « technologie verte » et jusqu'à la « croissance verte », il s'agit toujours de nous faire sortir de la crise. Dernière trouvaille en date ; l'« économie verte ». Une économie qui, contrairement à ce que son nom indique, n'a rien de « vert », mis à part la couleur des dollars qu'espèrent gagner ceux là même qui en font la promotion. Il faut dire que la nouvelle offensive du capitalisme global, visant à privatiser et à transformer massivement en marchandises les biens communs, trouve dans l'économie verte sa plus haute expression. Dans un contexte de crise économique comme celle d'aujourd'hui, il s'agit précisément d'une des stratégies du capital pour récupérer des taux de profits élevés, en privatisant les écosystèmes et en transformant le « vivant » en marchandise. L'économie verte constituera, justement, le thème central dans l'agenda du prochain Sommet des Nations Unies sur le Développement Durable, Rio+20. (…) Lire la suite »

Immigrationisme et Capitalisme : Le grand Mensonge.

Archibald EMOREJ
Tous les pays occidentaux sont confrontés à un afflux massif de travailleurs immigrés, et il n'est pas inutile de rappeler que ces immigrations sont strictement économiques. Ni pour fuir un régime politique, ni pour fuir une catastrophe naturelle, c'est tristement un exode des terres les plus pauvres aux terres les plus riches, compris en terme de possibilités de travail. Il est donc souvent déconcertant de voir les forces de gauche, celles qu'on imagine habituées à manier les outils du marxisme pour la compréhension d'un monde capitaliste, nier l'évidente corrélation entre les flux migratoires et l'exploitation de la force de travail. Nous allons donc poser quelques pistes de réflexion pour, si l'objet est de se contenter des élections pour prendre le pouvoir et soumettre le capitalisme, faire bouger les lignes d'une gauche radicale soumise et aveuglée par nombres de concepts totalement faux. Dire que les pays occidentaux sont confrontés à un afflux massif de travailleurs (…) Lire la suite »

L’auto-défense des travailleurs contre la tyrannie des marchés : interview de Michael Perelman (Monthly Review Magazine)

Carlo Fanelli, Michael Perelman
Carlo Fanelli (CF) : Dans vos premiers travaux, vous étudiez de prés les économistes politiques classiques (Ricardo, Smith, J.B. Say, J.S. Mill, Marx, etc.), et dans vos travaux suivants vous étudiez les écrits des étoiles de l'économie tels que Alfred Marshal et John Maynard Keynes. Pouvez-vous brièvement décrire comment ces recherches ont influencé votre pensée sur l'économie ? Et comment cela vous a-t-il amené à vos sujets d'études actuels ? Michael Perelman (MP) : Ce qui me fascine, c'est la déconnexion qui existe entre ce qui se prétend être une analyse objective et les relations de pouvoir sous-jacentes. A l'instar du bourgeois gentilhomme de Molière qui n'était pas conscient de s'exprimer en prose, les économistes ont développé une culture au sein de laquelle ils communiquent sans jamais reconnaître qu'ils ont adopté une vision déformée du système capitaliste. Ce qui plus surprenant, c'est comment les économistes ont été capables de propager leur vision globale distordue à (…) Lire la suite »

Dernière minute : un Cubain entre la vie et la mort à Madrid ! (Rebelion)

Percy Francisco ALVARADO GODOY
La triste réalité qui cerne ceux qui ont accepté de cohabiter avec le capitalisme vient de révéler cruellement son véritable visage et ces Cubains qui un jour, pas si lointain, répudièrent leur patrie soumise au blocus et où sévissent certaines pénuries matérielles, et l'abandonnèrent, hypnotisées par les chants de sirènes de leurs maîtres de la SINA (1), sont aujourd'hui en train de payer chèrement une douloureuse addition faite d'abandon et d'indifférence. Connaissant leurs parcours individuels, je ne peux m'empêcher de les comparer à ces autres mercenaires, « embarqués » et vaincus par le peuple cubain en moins de 72 heures, sur les sables de Playa Girón (2). Une dizaine de ces Cubains ont décidé d'exprimer leur frustration devant le Ministère des Affaires étrangères, à Madrid, en entamant une grève de la faim " ce même genre de grève qui fut tellement médiatiquement exploitée lorsqu'elle avait lieu à Cuba ", et cela pour forcer le gouvernement espagnol à répondre (…) Lire la suite »
Réflexions du compañero Fidel

Le monde merveilleux du capitalisme

Fidel CASTRO
La recherche de la vérité politique sera toujours une tâche ardue, même à notre époque où la science nous offre beaucoup de connaissances, dont l'une des plus importantes est de déchiffrer et d'étudier le pouvoir fabuleux de l'énergie contenue dans la matière. Le découvreur de cette énergie et de son utilisation éventuelle était quelqu'un de pacifique et de bonhomme qui, malgré son rejet de la violence et de la guerre, demanda pourtant aux scientifiques de son pays de la développer : Franklin Delano Roosevelt, connu pour ses positions antifascistes, présidait alors des États-Unis en pleine crise qu'il avait réussi à sauver du désastre par de dures mesures qui lui gagnèrent la haine de l'extrême droite de sa classe. Aujourd'hui les États-Unis imposent au monde la tyrannie la plus brutale et la plus dangereuse qu'ait connue notre fragile espèce. Les informations en provenance des États-Unis et de leurs alliés de l'OTAN, leurs complices, parlent de leurs méfaits. Les villes les (…) Lire la suite »

Marx et le capital fictif

Robert GIL
Imaginons de nombreux capitalistes qui construisent des lotissements, des logements par milliers. Ils investissent des capitaux importants, dans l'espoir d'en retirer un bénéfice. S'ils ne trouvent pas en face d'eux autant d'acheteurs solvables, ils ne vendent pas leurs maisons et vont droit à la faillite. Le capital qui aurait pu, une fois les ventes réalisées, être réinvesti dans de nouveaux chantiers de construction, est au contraire immobilisé sous la forme de maisons invendables, et les ouvriers du bâtiment sont licenciés. L'une des implications de ce cycle de circulation du capital, c'est que celui-ci existe alternativement sous deux formes, l'argent ou la marchandise. Cela signifie qu'il existe toujours une accumulation de marchandises et une accumulation d'argent, qui passent périodiquement d'une forme à l'autre. Au fur et à mesure que le chantier avance, le capitaliste paye ses ouvriers, les matières premières, …etc. Il dépense son capital, mais ne le fait pas d'un (…) Lire la suite »

Europe : crépuscule du capitalisme et horizon du socialisme

Mohamed BELAALI
Avec ses dizaines de millions de chômeurs, de précaires, de pauvres, de sans abris etc., l' Europe s'enfonce profondément dans la misère. Les peuples d'Europe, comme des « esclaves », sont réduits à vivre au jour le jour sous la dictature brutale du capital. Leur vie et leur destin sont entre les mains des multinationales, des marchés financiers, des agences de notation, des experts de l'Union Européenne, de la BCE, du FMI qui décident à leur place. Les gouvernements leur répètent à longueur de journée et de nuit que leur prospérité, leur salut et leur bonheur résident dans les plans de rigueur et d'austérité. Et lorsqu'on leur organise des élections, les instituts de sondages et les médias se chargent de les « aider » en leur dictant leur choix. Cette « farce démocratique » se produit régulièrement et porte à la tête de l'État des partis dont la mission est d' exécuter les ordres des monopoles qui détiennent, eux, le véritable pouvoir. Parfois, la classe dominante ne juge même pas (…) Lire la suite »

Le retour de l’obscurantisme peut-il sauver les riches ?

Caleb IRRI
Pour expliquer le capitalisme, on le compare souvent à un gâteau qui représenterait la somme des richesses à se partager. Au départ d'une taille qui correspondait à la quantité de monnaie qui le constituait, il s'est agrandi au fur et à mesure des convertibilités successives, de la création monétaire, du crédit… jusqu'à devenir un gigantesque dessert « mondial », par addition de tous les gâteaux « nationaux » : c'est le résultat de la mondialisation. Mais ce gâteau qui grandit sans cesse (c'est ce qu'on appelle la croissance) est à partager entre tous les acteurs qui ont contribué, de près ou de loin, à sa réalisation, selon des règles établies et acceptées sinon par tous, au moins par la majorité. Et toute la science politique se résume à savoir comment : chaque individu a-t-il le droit de prétendre à la même part, et si non comment le justifier ? Cette question revient à aborder le problème du partage non pas d'un point de vue égalitaire ( les inégalités sont flagrantes) mais (…) Lire la suite »

Les leçons non retenues de l’Histoire

Patrick MIGNARD
Il est bien sûr toujours dangereux de faire des comparaisons historiques car il n'existe pas, dans l'Histoire, deux situations identiques,… et l'Histoire ne se répète pas. Cela ne doit pas nous empêcher de tirer un certain nombre de leçons sur des attitudes, des réflexes, des réactions prévisibles à des mécanismes, des évènements, même s'ils ne sont pas identiques mais qui déclenchent à peu près les mêmes réactions à toutes les époques. LE MÉPRIS DES PEUPLES Il peut s'exprimer aussi bien par cynisme et idéologie - le refus de l'autre considéré comme inférieur - que par une pure rationalité, au nom d'une logique supérieure… celle de marchés par exemple. Aujourd'hui, sauf pour quelques imbéciles, il est difficile, et politiquement risqué, d'établir une hiérarchie entre les individus, les communautés, les civilisations. De même qu'à part les fanatiques - et ils sont encore très /trop nombreux - les différences entre croyances, religions ne constituent pas des critères (…) Lire la suite »

Libre-échange ou Démocratie, il faut choisir (Truth Out)

Dave Johnson
Des révélations récentes sur les conditions de travail chez les sous-traitants d'Apple en Chine ont ouvert les yeux de pas mal de gens sur ce que sont devenus leurs emplois, leurs usines, leurs industries et leur économie, et pourquoi. Les articles ont révélé que les travailleurs vivent dans des dortoirs de 6 à 12 lits, se font réveiller par surprise à minuit pour entamer 12 heures de travail, sont très mal payés, manipulent des produits toxiques, souffrent de la pollution, etc. C'est donc ça le « commerce » ? Ou s'agit-il d'autre chose ? Du commerce, ça ? « Commercer » signifie échanger, acheter et vendre, vous m'achetez quelque chose et je vous achète quelque chose. J'ai quelque chose que vous désirez et vous avez quelque chose que je désire, et nous échangeons. Un échange qui bénéficie à tous les deux. Est-ce du « commerce » lorsqu'une usine ferme ici pour être délocalisée dans un pays où les gens n'ont pas leur mot à dire ? Est-ce du « commerce » que de simplement (…) Lire la suite »