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Thème : Capitalisme

Comment chacun peut s’enrichir vite sans travailler...

Le système capitaliste serait basé sur une chaine de Ponzi ?

Chien Guevara

2008 : Bernard Madoff, un financier américain est accusé d’avoir détourné 65 milliards de dollars, auprès de ses investisseurs. L’affaire qui durait depuis 48 ans a été jugée comme étant une chaîne de Ponzi.

2011 : Le site de poker en ligne Full Tilt Poker est accusé d’être une chaîne de Ponzi.

Un trader véreux, un jeu de poker en ligne frauduleux, et les deux basés sur le même principe de la chaîne de Ponzi ?

Mais qu’est-ce donc que cette chaîne de Ponzi, génératrice de fraudes si lucratives ?

Chaîne de Ponzi, définition et mode d'emploi Une chaîne de Ponzi est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements effectués par les clients, essentiellement au moyen des fonds procurés par les nouveaux entrants, le système étant découvert et s'écroulant quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des clients. Elle tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération basée sur ce principe à Boston dans les années 1920. Imaginons que quelqu'un propose un investissement à 100 % d'intérêts : vous lui donnez 10 euros, il vous en rend 20 en utilisant l'argent déposé par les clients suivants (il lui suffit d'ailleurs de proposer un rendement double des rendements connus du marché pour s'attirer de la clientèle et pour durer). Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses financières (et d'autant plus tentantes que les (…) Lire la suite »
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« Le capitalisme entre dans sa phase sénile »

Samir AMIN

« La pensée économique néoclassique est une malédiction pour le monde actuel. » Samir Amin, 81 ans, n’est pas tendre pour plusieurs de ses collègues économistes. Et encore moins pour la politique des gouvernements. « Economiser pour réduire la dette ? Des mensonges délibérés » ; « Régulation du secteur financier ? Des phrases creuses. » Il nous livre son analyse au scalpel de la crise économique. (revue Solidaire)

Oubliez Nouriel Roubini, alias Dr Doom, l'économiste américain devenu célèbre pour avoir prédit en 2005 le tsunami du système financier. Voici Samir Amin, qui avait déjà annoncé la crise au début des années 1970. « A l'époque, des économistes comme Frank, Arrighi, Wallerstein, Magdoff, Sweezy et moi-même avions dit que la nouvelle grande crise avait commencé. La grande. Pas une petite avec des oscillations comme il y en avait eu des masses auparavant, rappelle Samir Amin, professeur honoraire, directeur du Forum du Tiers Monde à Dakar et auteur de très nombreux livres traduits dans le monde entier. On nous a pris pour des fous. Ou pour des communistes qui prenaient leur désir pour des réalités. Tout allait bien, madame la marquise… Mais la grande crise a bien commencé à cette époque, et sa première phase a duré de 1972-73 à 1980. » Parlons d'abord de la crise des cinq dernières années. Ou plutôt des crises : celle des subprimes, celle des crédits, des dettes, de la finance, de (…) Lire la suite »

Le canibalicapitalisme

Gaëtan PELLETIER
Nous roulions vers Saint-Jean-Port-Joli quand le nuage d'oies blanches est passé. J'habite le coin depuis près de 50 ans. Je n'ai jamais vu un spectacle aussi étrange : les oies blanches dans le ciel gris, et des feuilles, rien que des feuilles jonchant le sol, pendant que la pluie cinglait le pare-brise. Et les feuilles volaient bas, plus bas que les oies, mais comme emmêlées… A quoi donc sert de raconter ce « paysage » mouvant ? A quoi donc sert la littérature ? A échanger des émotions, à tenter de les décrire, à essayer avec une route de mots de passer à quelqu'un son « feu » de la vie… C'est donc un acte social qui, mêlé à de petites philosophies, sert à changer un peu ce monde, ou, du moins, à le replacer, là où il devrait être. Le « décrochir »… Il n'y a pas de littérature à Wall-Street. A part l'anglicisme des écrits sur l'économie et autres sujets, lorsqu'on parle de « littérature ». Dans un arbre, chaque feuille à son sens de vivre et participe à la vie de l'arbre (…) Lire la suite »

Quand les sacrifiés deviendront les Partisans qui repousseront le capitalisme

Front de Lutte des Syndicalistes
Billet du 13 septembre 2012, Front de Lutte des Syndicalistes. Extrait du communiqué de la CGT Doux Père Dodu Graincourt, dans le Pas-de-Calais, qui a créé un comité de lutte : « les salariés-es de Doux Graincourt ont décidé hier 12 septembre en assemblée générale massive d'occuper jour et nuit leur usine. Certains nous ont montrés un genou à terre après que le ciel nous soit tombé sur la tête plusieurs fois depuis l'annonce de liquidation du groupe Doux. Aujourd'hui nous avons relevé la tête et sommes mis debout, prêts et déterminés à lutter jusqu'au bout pour garder les emplois à Doux Graincourt. Il y a des solutions autres que les licenciements, pour cela il faut du temps, de l'argent et de la solidarité pour éviter que l'usine soit démantelée par le liquidateur judiciaire et les vautours aux aguets qui attendent le festin des affaires à bas coût /… / qu'en face ils prennent la mesure de la lutte engagée plutôt que d'avoir des discours politiciens de compassion qui sont en (…) Lire la suite »

La crise du capitalisme européen

LA RIPOSTE

Ce document a été rédigé dans la perspective du Congrès mondial de la Tendance Marxiste Internationale, qui s’est tenu fin juillet 2012 en Italie.

La crise de l'euro fait penser à une interminable agonie. Les « sommets décisifs » se succèdent, chacun proclamant la fin de la crise. Chaque fois, les marchés boursiers se relèvent pendant quelques heures, au mieux quelques jours, avant de rechuter. Les bourses européennes ressemblent à un thermomètre enregistrant l'évolution d'un malade en phase terminale. Cette turbulence des marchés est un reflet exact de l'humeur de la bourgeoisie, qui se caractérise par une nervosité extrême. C'est aussi une expression de la gravité sans précédent de la crise actuelle. La bourgeoisie est à la dérive dans des eaux inconnues, sans carte ni boussole. L'avenir de l'euro Nous ne devons jamais perdre de vue le fait que les deux grands obstacles à la croissance économique, sous le capitalisme, sont la propriété privée des moyens de production et les Etats-nation. La création de l'Union Européenne était une tentative, de la part de la bourgeoisie européenne (principalement française et (…) Lire la suite »

Le temps de la rentabilité est révolu

Caleb IRRI
La rentabilité est le point central qui occupe toutes les pensées de l'homme inscrit dans le monde capitaliste. Objectif primordial à atteindre le plus rapidement possible, sa poursuite exprime un état de conscience positif qui le pousse à l'action, et qui par cette action provoque la réalisation d'un futur différent de celui qui adviendrait sans cette action. En d'autres termes, la recherche de la rentabilité est le moteur qui fait avancer le monde (qu'on le veuille ou non), et sans elle pour le motiver, l'homme semble aujourd'hui incapable d'agir. Mais la rentabilité, qui se mesure en termes économiques par des perspectives de recettes supérieures à celle des dépenses, se mesure également en terme de temps (de perspectives) : une action peut être « rentable » pendant un temps donné, ou à partir d'un certain temps. C'est pour exprimer cette relativité de la rentabilité qu'on parle aujourd'hui de court, moyen ou long terme. Car le temps de la rentabilité peut varier, et il n'est (…) Lire la suite »

Les banksters* de la Cité : Le déclin de Barclays (Dissident Voice)

Binoy Kampmark
Il y a une odeur de pourriture qui s'exhale des banques de ce que les londoniens appellent "la Cité", l'odeur intense du dégoût que suscitent les vieilles entourloupes des vieux routiers en filouterie. La démission cette semaine de Bob Diamond, le directeur général de Barclays, n'aurait pas dû faire l'effet d'une bombe après des années de gestion douteuse, mais le public n'est pas encore complètement vacciné contre le cinéma des banquiers. L'ancien directeur général de Barclays, qui a quitté son poste mardi dernier sous la pression de la Banque d'Angleterre et du régulateur financier a plus ou moins reconnu que le Libor, le taux d'échange interbancaire londonien, avait été fréquemment manipulé par la banque. Ce comportement a valu à Barclay des amendes de la part des régulateurs de deux côtés de l'Atlantique qui avoisinent les 441 millions de dollars. Truquer le taux était, semble-t-il, la devise de la banque. Une cascade de démissions s'en est suivie - le président Marcus (…) Lire la suite »

Capitalisme porno-puritain

Le Grand Ecart

La « culture » pornographique (il parait que tout est culture aujourd’hui), son esthétique (il paraîtrait que tout a une esthétique aujourd’hui) a envahi la place publique, s’est introduite dans les têtes, a investi les corps. Processus ambigu, devenir plus retors que celui décrié par les pleureuses moralistes ou idolâtré par ceux qui croient naïvement jouir sans entraves.

La « culture » pornographique (il parait que tout est culture aujourd'hui), son esthétique (il paraîtrait que tout a une esthétique aujourd'hui) a envahi la place publique, s'est introduite dans les têtes, a investi les corps. Processus ambigu, devenir plus retors que celui décrié par les pleureuses moralistes ou idolâtré par ceux qui croient naïvement jouir sans entraves. « Pour que la sexualité puisse diffuser dans toutes les sphères de l'existence humaine, il a d'abord fallu qu'ON la dissocie fantasmatiquement comme un moment séparé de la totalité du reste de la vie. » - Tiqqun « On retire au sujet son désir, et, en échange, on l'envoie sur le marché, où il passe dans l'encan général » - J.Lacan En corps, un effort, si jouir vous désirez En guise d'amorce, nous pourrions avancer l'expression de « pornification de la vie » pour décrire ce phénomène très particulier : la pornographie sortie de sa relative clandestinité - ce qui faisait, soit dit en passant, partie de son (…) Lire la suite »

La croissance et l’emploi

Patrick MIGNARD
Pour les économistes le lien entre les deux est évident. Pour les non spécialistes, l'évidence vient de la répétition permanente de celui-ci par ceux là . Un peu comme dans le cas des retraites, qui fait un lien, absurde, entre paiement des pensions et démographie, le matraquage politique fini par convaincre l'immense majorité à accepter ce que disent les « spécialistes » et surtout à ne pas approfondir la question. Alors justement, approfondissons ! LA CROISSANCE … Rares sont celles et ceux qui la remettent en question. Les adversaires de la croissance, les « décroissants » sont considérés comme des personnages exotiques, peu crédibles… et pourtant ! Qu'est ce que la croissance ? Il s'agit de la variation, sur un période donnée, l'année par exemple, de la production, pour un pays en général, de biens et services. Cette mesure se fait à partir du PIB (Produit Intérieur Brut), lui-même calculé à partir de la valeur ajoutée produite par les unités de production. Le taux (…) Lire la suite »

Pour une réflexion sur le post-capitalisme

Caleb IRRI
Voilà où nous en sommes : l'Europe est confrontée à un choix décisif qu'il faudra bien se résigner à faire. Subir le capitalisme, ou en sortir. Il est évident aujourd'hui que le retournement du capitalisme ne s'arrêtera pas là , et qu'à moins d'entrer en guerre pour sauvegarder « de force » notre position dominante dans le concert des nations ou de renoncer à la démocratie (et ses conditions de vie avantageuses) les peuples d'Europe devront se décider bientôt. Il semble que pour le moment la peur engendrée par la perspective d'une baisse substantielle non pas du taux de profit (comme le capitalisme le prévoit « naturellement ») mais des conditions de vie des travailleurs donne encore l'illusion à une majorité de citoyens qu'en faisant des « efforts » (des sacrifices)ils seront en mesure de refaire partir la machine économique et de s'en sortir indemnes- ou presque. En espérant réussir un jour ou l'autre à « moraliser » un système qui en est intrinsèquement incapable. Mais pour (…) Lire la suite »