Face à la régression économique, sociale et politique sans précédent menée par la bourgeoisie européenne, les peuples d’Europe opposent une résistance qui n’est encore qu’à ses débuts. De la Grèce à l’Irlande, de l’Espagne à la Grande Bretagne en passant par le Portugal, l’Italie et la France, la lutte contre la confiscation de la richesse au profit d’une minorité de riches s’organise. Les gouvernements européens, quelle que soit d’ailleurs leur coloration politique, sont chargés d’exécuter les ordres de la bourgeoisie en adoptant la même politique « de rigueur et d’austérité ». En organisant ce gigantesque transfert de richesses du travail vers le capital, la classe dominante prépare en même temps de nouvelles crises plus violentes et moins prévisibles. De crise en crise, le capitalisme devient un immense obstacle au développement de la production et menace l’existence même de la société bourgeoise. L’unité de tous les prolétaires d’Europe est vitale pour hâter la disparition d’un système ennemi de l’homme et de la nature.
Ils sont nombreux à crier du côté gauche de la bouche : « A BAS LE CAPITALISME » et du côté droit de la bouche : « RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE S’EFFONDRE ». Tous ces sociaux-démocrates et leurs amis opportunistes qui les encadrent sont sortis de sous terre cet été et ils organisent présentement des universités d’été et des colloques anti-capitalistes.
Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.