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Thème : Capitalisme

Slavoj Zizek : allocution à Liberty Place / Occupy Wall Street (Impose Magazine)

Slavoj ZIZEK
Ils disent que nous sommes des perdants, mais les véritables perdants sont là -bas à Wall Street. Ils ont été sauvés avec des milliards de notre argent. Ils nous appellent des socialistes, mais il y a toujours du socialisme pour les riches. Ils disent que nous ne respectons pas la propriété privée, mais lors de la crise financière de 2008, plus de propriété privée durement acquise a été détruite que tout ce que nous aurions pu détruire nous mêmes en nous y consacrant jour et nuit pendant des semaines. Ils disent que nous sommes des rêveurs. Mais les véritables rêveurs sont ceux qui pensent que les choses peuvent continuer ainsi indéfiniment. Nous ne sommes pas des rêveurs. Nous sommes en train de nous réveiller d'un rêve qui se transforme en cauchemar. Nous ne détruisons rien. Nous ne faisons que constater comment le système se détruit lui-même. Nous connaissons tous cette scène classique dans les dessins animés. La chat arrive au bord d'un précipice mais continue de marcher, en (…) Lire la suite »

Les bootleggers à chapeaux haut-de-forme

Gaëtan PELLETIER
Créé en 1933, réalisé en 2008 : le Monopoly Au plus fort de la crise de 1929, les gens devaient rêver. Charles Darrow, un vendeur d'équipements en chauffages était en chômage. Lui aussi rêvait. Il créa alors la grande chimère de la richesse, mais surtout du contrôle : le Monopoly. Le Monopoly est un jeu de société édité par Hasbro . Le but du jeu consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés. Les propriétés sont groupées par couleurs. Dès qu'un joueur est en possession de l'ensemble des propriétés d'une même couleur, il est en mesure d'y construire des maisons et des hôtels, le joueur possède donc un monopole[1]. Il doit construire uniformément : il ne peut y avoir plus d'une maison de différence entre deux terrains de la même couleur (un hôtel correspond à 5 maisons). De plus, on ne peut construire qu'un seul hôtel par (…) Lire la suite »

Le retour de la morale peut-il faire tomber le gouvernement ?

Caleb IRRI
Il paraît qu'on veut faire revenir la morale à l'école : il était temps ! Il est tout à fait formidable qu'on s'aperçoive enfin du nombre de générations perdues avec sa disparition : ces mêmes politiques qui en ont tellement manqué lorsqu'ils étaient petits, voilà une bonne chose qu'ils soient encore capables de le reconnaître. Imaginez donc ! C'est en réalité une vraie révolution à laquelle nous assistons avec ce retour aux cours de morale : faisant amende honorable, nos bons gouvernants renoncent apparemment à offrir à nos enfants une éducation comparable à celle qui a été la leur, c'est-à -dire une éducation sans morale ; permettant ainsi de faire cesser les conséquences désastreuses liées aux incroyables manquements dont ils ont été eux-mêmes victimes jusqu'à maintenant. Voilà peut-être même de quoi expliquer la crise financière, les guerres qui ont essaimé les dernières décennies, les mensonges auxquels nous avons eu droit, la corruption généralisée qui a gangrené toutes (…) Lire la suite »

De crise en crise, le capitalisme doit disparaître.

Mohamed BELAALI

Face à la régression économique, sociale et politique sans précédent menée par la bourgeoisie européenne, les peuples d’Europe opposent une résistance qui n’est encore qu’à ses débuts. De la Grèce à l’Irlande, de l’Espagne à la Grande Bretagne en passant par le Portugal, l’Italie et la France, la lutte contre la confiscation de la richesse au profit d’une minorité de riches s’organise. Les gouvernements européens, quelle que soit d’ailleurs leur coloration politique, sont chargés d’exécuter les ordres de la bourgeoisie en adoptant la même politique « de rigueur et d’austérité ». En organisant ce gigantesque transfert de richesses du travail vers le capital, la classe dominante prépare en même temps de nouvelles crises plus violentes et moins prévisibles. De crise en crise, le capitalisme devient un immense obstacle au développement de la production et menace l’existence même de la société bourgeoise. L’unité de tous les prolétaires d’Europe est vitale pour hâter la disparition d’un système ennemi de l’homme et de la nature.

« Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise toute entière » écrivaient Marx et Engels dans Le Manifeste du parti communiste. Aujourd'hui les gouvernements, dans leur quasi-totalité, étouffent leurs peuples à travers des plans de « rigueur et d'austérité » pour servir, en dernière analyse, les intérêts de leurs bourgeoisies respectives. Leur mission véritable est de servir leurs maîtres. Leur rapidité à exécuter les ordres des marchés financiers, des agences de notation, de la BCE, du FMI etc. derrière lesquels se cache la classe dominante est stupéfiante. Leur soumission aux intérêts de la bourgeoisie est totale. Il suffit de voir leurs réactions serviles face aux agences de notation pour s'en convaincre. La souveraineté nationale comme d'ailleurs la souveraineté populaire ne sont ici que des mots et des concepts dénués de tout sens. Qu'on le veuille ou non, ce sont des gouvernements de classe ! Dans ce sens, le combat (…) Lire la suite »

Quand le capitalisme détruit massivement du capital

Michel PEYRET
C'est Rémy Herrera, que nous rencontrons de nouveau, qui nous le dit dans le texte qu'il intitule : « Réflexion sur la crise. » « La manifestation première de la crise a été une destruction brutale de capital fictif : sur l'année 2008, la capitalisation totale des bourses est passée de 48,3 à 26,1 billions de dollars (soit des millions de millions, des milliards de dollars, on en est à 1012) ! « Cette spirale descendante des actifs en valeur s'est accompagnée d'une perte de confiance et d'une situation d'illiquidité sur le marché bancaire, dans un monde pourtant sur-liquide - l'hypothèse la plus probable étant celle d'une insolvabilité de nombreuses banques. » L'IMPLOSION DE LA BULLE « Par conséquent, dit-il, dans un contexte où les prix des titres composites et les risques les caractérisant étaient de plus en plus mal évalués (parce que non évaluables - sans même parler des aberrations de fonctionnement des agences de notation, de type Moody's), les problèmes se sont (…) Lire la suite »

Comment sauver le capitalisme en Occident ?

Robert BIBEAU
LA « DÉMOCRATIE » POUR LES AFFAMÉS La semaine dernière nous avons vu que pour liquider les révoltes arabes avant qu'elles ne dégénèrent en une révolution anti-impérialiste incontrôlable (qui risquait de mettre à mal la domination des puissances étrangères dans cette région du monde), toute la coterie de « gauche » a brandi l'épouvantail de la « démocratie bourgeoise », solidement arrimée au char américain piloté par Hillary Clinton, leur nouvelle pythie « révolutionnaire » (1). Les peuples arabes se sont révoltés, hurlaient en choeur Hillary et sa chorale de « gauche », pour obtenir l'insigne privilège de mourir de faim, d'être mal logés, de croupir au chômage et de ployer sous l'exploitation dans le cadre d'un régime « démocratique bourgeois », et seulement après avoir apposé une croix sur le bulletin de vote identifiant le larbin national qui présiderait à la curée étrangère de la plus value et des ressources minières et pétrolières. « Passez votre chemin bonnes gens, le (…) Lire la suite »

Huxley, Orwell et la fin du capitalisme

Caleb IRRI
Dans les premières pages de son livre "retour au meilleur des mondes", Aldous Huxley dresse en 1958 un bilan des anticipations qu'il avait dégagées en 1930, comparées d'une part à la situation telle qu'elle lui semblait évoluer à l'époque, et d'une autre aux anticipations d'une oeuvre non moins importante : "1984", de George Orwell. Prenant acte du fait que le monde avançait "beaucoup plus vite" que prévu, il constatait que le monde avait plus de chances de ressembler à son meilleur de mondes qu'à celui de 1984 car, disait-il, "il est devenu évident que le contrôle par répression des attitudes non-conformes est moins efficace, au bout du compte, que le contrôle par renforcement des attitudes satisfaisantes au moyen de récompenses et que, dans l'ensemble, la terreur en tant que procédé de gouvernement rend moins bien que la manipulation non violente du milieu, des pensées et des sentiments de l'individu". Autrement dit, un gouvernement obtiendrait plus de la part de son peuple (…) Lire la suite »

Réformons le capitalisme.... avant qu’il ne s’effondre

Robert BIBEAU

Ils sont nombreux à crier du côté gauche de la bouche : « A BAS LE CAPITALISME » et du côté droit de la bouche : « RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU’IL NE S’EFFONDRE ». Tous ces sociaux-démocrates et leurs amis opportunistes qui les encadrent sont sortis de sous terre cet été et ils organisent présentement des universités d’été et des colloques anti-capitalistes.

« A BAS LE CAPITALISME…RÉFORMÉ » Ils sont nombreux à crier du côté gauche de la bouche : « A BAS LE CAPITALISME » et du côté droit de la bouche : « RÉFORMONS LE CAPITALISME AVANT QU'IL NE S'EFFONDRE ». Tous ces sociaux-démocrates et leurs amis opportunistes qui les encadrent sont sortis de sous terre cet été et ils organisent présentement des universités d'été et des colloques anti-capitalistes. Comme lors de la dernière flambée de révoltes entre 1968 et 1978 ils montent aux créneaux remplir leur mission au service du capital. La révolte arabe est grosse d'une Révolution mais l'accoucheur tarde à se présenter afin de libérer le bébé des forceps de la réaction nationale et internationale. Il est important d'analyser et de comprendre les révoltes du Printemps arabe car les mêmes conditions économiques, sociales et politiques prévalent ici en Occident où les soulèvements populaires spontanés (Athènes, Londres) risquent de donner les mêmes résultats, une succession de flambées de (…) Lire la suite »
La crise des ânes

ou comment raconter la crise à ceux qui ne connaissent rien aux lois du marché

à‚neonyme

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village. Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent. Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés. Les malheureux (…) Lire la suite »
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Le capitalisme sauvage descend dans la rue (Counterpunch)

David HARVEY
"Des teenagers nihilistes et sauvages" c'est comme ça que le Daily Mail a appelé les jeunes paumés venus de tous les horizons qui se sont lancés dans les rues en jetant par désespoir et je m'en foutisme des briques, des pierres et des bouteilles aux flics, en pillant ici et mettant le feu là , entraînant les autorités dans une joyeuse partie de attrape-moi si tu peux, tout en s'envoyant des twitt pour passer d'une cible stratégique à une autre. Le mot "sauvage" m'a interpellé. Je me suis souvenu que les Communards de Paris en 1871 avaient été comparés à des animaux sauvages, des hyènes qui méritaient d'être sommairement exécutées (et l'ont souvent été) au nom sacré de la propriété privée, de la moralité, de la religion et de la famille. Mais ensuite le terme m'a rappelé autre chose : les attaques de Tony Blair contre les "médias sauvages", lui qui était resté si longtemps confortablement installé dans la poche gauche de Rupert Murdoch avant d'être remplacé par David Cameron que (…) Lire la suite »