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Thème : Capitalisme

Contradictions du Capitalisme

Robert GIL
Une des contradictions du capitalisme, c'est la volonté de produire toujours plus pour augmenter les profits d'une part, et la limitation des débouchés d'autre part. La recherche du profit maximum conduit chaque capitaliste à payer le moins possible de salaires, et les travailleurs n'ont pas assez d'argent pour acheter ce qu'ils produisent. La production dépasse donc ce que l'on peut vendre. Contrairement aux sociétés dites « socialistes » où il y avait des files devant les magasins, il n'y a pas de files d'attente sous le capitalisme. Mais ce n'est pas le signe que les gens sont particulièrement riches, c'est parce que les gens sont trop pauvres pour tout acheter. Et dans les entrepôts, les poubelles regorgent de produits invendus … Les niveaux des salaires, que le capitaliste trouve toujours trop élevés ne sont pas la cause de la crise, mais c'est bien le système capitaliste qui est responsable de la crise. Quel que soit le niveau des salaires, les capitalistes auront toujours (…) Lire la suite »
Nos forêts sont des produits commerciaux mesurées en stères à débiter

L’écologie et la pathologie du capitalisme (Dissident Voice)

Charles SULLIVAN

Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, il n’y a pas d’Etats Unis d’Amérique. Les Etats-Unis sont un territoire occupé qu’il serait plus approprié d’appeler les Etats des Entreprises d’Amérique. Si les états sont unis sur le plan géopolitique, les habitants ne le sont pas. Nous sommes une nation divisée en classes idéologiques, sociales et économiques. Les Etats-Unis ne sont pas une démocratie et ne l’ont jamais été. La structure du pouvoir ne permet pas aux travailleurs de se faire entendre ni d’influencer collectivement le cours des événements.

En dépit du discours sur la liberté et la démocratie, les droits des entreprises ont continuellement supplanté les droits souverains de l'individu et de la communauté. L'histoire des classes laborieuses et la multiplication des catastrophes environnementales en sont la preuve. Par exemple, les agences gouvernementales "ostensiblement créées pour protéger la santé publique" autorisent partout l'exploitation du gaz de schiste par fracture hydraulique même lorsque cela empoisonne l'eau potable de la commune et cause des dégâts incalculables à l'environnement. Toutes nos forêts sont des produits commerciaux et sont mesurées en stères à débiter et à expédier à des prix défiant toute concurrence, comme pour une liquidation. L'admirable biodiversité mondiale cède la place à la désertification et à la monoculture. L'argent change de main. Une toute petite minorité s'enrichit aux dépens de la multitude. La planète et ses habitants sont traités comme des produits à exploiter. On nous dit (…) Lire la suite »
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Le capitalisme : l’heure du bilan

Caleb IRRI
Comme chacun sait, des élections présidentielles auront normalement lieu en France en 2012. Je dis 'normalement' car comme chacun le sait aussi avec 'la crise', celle qu'on nomme désormais sans l'affubler d'un attribut temporel ou qualificatif, rien n'est jamais certain. En attendant, nombreux sont ceux qui, logiquement, s'imaginent que ces élections sont l'occasion de changer les choses... Mais ils se trompent, car la crise n'est pas économique, mais idéologique : elle ne peut donc pas être réglée par des économistes, qu'ils soient de droite ou de gauche. Il existe bien pourtant deux idéologies qui s'affrontent, mais la démocratie telle qu'elle a été pervertie empêche l'une d'elles d'être représentée : alors que 99 % des peuples du monde devraient être dans la rue pour imposer ensemble leurs volontés de mise en place d'une véritable démocratie, il se trouve toujours une grande majorité qui continue de croire que les élections sont la démocratie, comme si les représentants qu'il (…) Lire la suite »

L’idéologie révolutionnaire vs imposition de la pensée unique pro-capitaliste. (Aporrea)

Matea RODRIGUEZ
La Liberté, la Justice et l'Egalité ont été ardemment souhaités de tous temps. Cependant, seule une partie de l'humanité a pris conscience que ceux-ci ne règneront pas tant que nous tous, êtres humains, et chacun d'entre nous, ou au moins la majorité, n'aurons pas changé nos esprits égoïstes, compétitifs, peureux, apathiques, violents, enjoliveurs, radins, gaspilleurs et enfin une façon de se comporter, dictée par l'émotion, qui caractérise bon nombre d'êtres humains et qui est la cause principale des problèmes auxquels a été et est confrontée l'humanité. L'habitude de voir les erreurs chez l'autre sans voir les siennes propres, de vouloir changer le plus grand nombre, ou de demander aux autres qu'ils changent, sans revoir objectivement notre propre attitude a été, et est, l'un des principaux écueils sur lesquels a échoué un changement profond de point de vue économique, politique et social, dans ce pays et dans le monde. La tradition a été d'attendre commodément un « messie » (…) Lire la suite »

Défense du luxe (Rebelion)

Santiago ALBA RICO
Il a peu de temps, j'ai lu l'information suivante : dans un des palais de Ben Ali, le dictateur déchu, sa femme, Leila Trabelsi, gardait mille paires de chaussures des griffes les plus prestigieuses et les plus chères. Mille paires de chaussures ! Non, Madame Trabelsi n'est pas un monstre polypode obligé de marcher sur deux mille tentacules, comme pourrait peut-être l'imaginer un archéologue des temps futurs qui tomberait sur les vestiges matériels de son palais. Comme la plupart des humains, Madame Trabelsi est parfaitement constituée et elle aurait dû avoir 1.998 pieds supplémentaires " ainsi que leurs respectives jambes " pour pouvoir porter tous ses souliers. Avait-elle trop de souliers ? Ou bien avait-elle juste le pouvoir qu'il faut avoir, ni plus ni moins, pour faire fi de la relation qui existe entre un corps et un objet ? C'était là le privilège de longues années de corruption et de pillage : si Leila Trabelsi ne pouvait pas avoir plus de pieds que les autres (…) Lire la suite »

Le marché contre la démocratie

Pierre VERHAS
Le beau nom de démocratie est un « mot poubelle ». Il a autant de sens différents que ceux qui l'expriment. Étymologiquement, la démocratie est le « pouvoir du peuple », par opposition à « aristocratie », le « pouvoir d'un petit nombre », souvent héréditaire, ou par opposition à tout ce que l'on met devant le suffixe « cratie ». Il a des sens dérivés puisque l'on peut avoir, par exemple, des attitudes démocratiques ou antidémocratiques. On est toujours le démocrate de quelqu'un, ou l'antidémocrate… Aussi, affirmer d'emblée que la démocratie est en danger signifie l'installation progressive d'un pouvoir oligarchique et plus ou moins occulte, au détriment du partage entre pouvoirs politiques et contre-pouvoirs. Cela signifie aussi la fin du débat au profit de « la pensée unique ». Autrement dit, on enferme la pensée politique dans le carcan d'un seul système qui ne souffre aucune critique. Cela signifie surtout l'absence des peuples ou plus exactement leur exclusion du débat et du (…) Lire la suite »
PARIS : 2, 3, 4 décembre 2011

Pourquoi faire un colloque sur le thème des "Trans-Révolutions" ?

Hervé HUBERT

L’idée d’organiser un colloque qui traverse la révolution transsexuelle, les révolutions individuelles et les révolutions collectives m’est venue après la tenue d’une rencontre internationale qui s’est déroulée à La Havane en 2010 sur les trans-identités, le genre et la culture. Ce colloque était organisé en commun avec Mariela Castro et l’équipe du Cenesex.

Psychiatre, Psychanalyste, ancien expert près la Cour d'Appel, travaillant depuis longtemps la question transsexuelle en France, j'ai découvert l'ampleur des avancées faites à Cuba sur la façon de prendre la problématique et de la traiter. Mariela Castro est partie des symptômes historiques individuels et collectifs : ce qui n'allait pas dans la vie sociale des transsexuels, de leur souffrance et a proposé un programme dans les versants sanitaires, juridiques, sociaux, civiques qui, à ma connaissance n'a pas d'équivalent dans un autre pays. Ces avancées sont faites dans un travail en commun avec les personnes transsexuelles elles-mêmes et toutes les catégories professionnelles qui sont concernées. Micro-Révolution, dirons - nous, puisqu'elle concerne une personne sur 60 000 en général, une personne qui se sentant attrapée dans l'autre sexe depuis l'enfance, demande donc une transformation hormonochirurgicale de changement de sexe. Mon expérience pratique et théorique, dans une (…) Lire la suite »

Même pas verts de honte.

Michel MENGNEAU
On savait la nébuleuse verte sans programme, sans réflexion idéologique profonde si ce n'est un accompagnement du capitalisme en tentant de lui passer une couche superficielle de peinture verte avec force déclarations d'intentions. Effectivement, les anathèmes lancés par ce magma politicard ne font pas une politique d'ensemble, mais plutôt une tentative d'apporter des réponses individuelles prétendues écologiques en espérant une symbiose problématique des divers thèmes afin d'espérer des avancées écologiques efficaces. Si l'on peut constater des évolutions minimes comme une prise de conscience écologique un peu plus présente dans nos sociétés, indubitablement, cela reste totalement insuffisant, c'est soigner le mal sans en attaquer la racine. Politique particulièrement superficielle qui pourtant entretient un écran de fumée bienveillant à l'égard des malhonnêtes intellectuels et politiques que sont les tartufes pensants de la nébuleuse. Une fumisterie en quelque sorte qui ne (…) Lire la suite »
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De la dérive du système au naufrage de l’Europe

Caleb IRRI
Quand je réfléchis à la crise, je finis toujours par me mettre en colère : nous savons d'où elle provient, nous savons pourquoi elle est survenue, nous savons comment la résorber… et il ne se passe toujours rien. En effet cette crise provient de l'excès d'appétit des actionnaires, elle était inévitable car le système capitaliste engendre les excès, et pour la résorber il faudrait faire payer les riches. Mais faire payer les riches, n'est-ce pas supprimer la substance même du capitalisme ? Et un capitalisme sans riches ni pauvres, c'est encore du capitalisme ? Et puis surtout, par quoi le remplacer ? Face à ces questions qu'on croyait pour toujours tombées dans l'oubli, les penseurs d'aujourd'hui semblent incapables de sortir de nouvelles idéologies prometteuses d'espoir, car le système capitaliste les en empêche : les idées anti-capitalistes ne sont pas rentables. Car ce n'est pas sur nos hommes politiques qu'il faudra compter, pas plus que sur les riches eux-mêmes. La (…) Lire la suite »
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Vendre sa personne ou vendre son âme

SAYID
A l'heure où chacun se pose des questions sur son avenir, rares sont les personnes qui pensent à l'avenir en commun. Du moins, s'ils ont tendance à s'affirmer, la lumière devient vite une obscurité dans laquelle on entrevoit les ténèbres. L'accroissement du chômage pousse les employeurs à avoir une méthode de recrutement de plus en plus humiliante vis à vis du chômeur dont l'objectif est de sortir de cette situation involontairement subi. Ainsi jusqu'où peut-on aller pour obtenir un emploi ? Une vidéo diffusée sur le site agoravox tv offre la perspective de constater que le recruteur est complètement déconnecté de la réalité. Ce dernier utilise la vieille méthode de "diviser pour régner" en opposant chaque demandeur d'emploi pour ainsi obtenir le plus docile qui sera amené à travailler pour le salaire minimum après avoir réussi le parcours du combattant. Un parcours qui n'est pas sans rappeler le rapport de domination instauré par le système capitaliste qui nous rappelle sans (…) Lire la suite »