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Auteur : Christian DELARUE

OCHLOCRATIE des "indignés" : De la "dictature du prolétariat" à l’alterdémocratie.

Christian DELARUE

OCHLOCRATIE des "indignés" : De la "dictature du prolétariat" à l’alterdémocratie et la "démocratie participative et populaire" (DPP).

– Ochlocratie ou la "dictature du prolétariat" Reprenant une terminologie ancienne mais dépouillé de ses préjugés on peut dire que l'ochlocratie est le régime politique qui assure le pouvoir du groupe majoritaire (celui du peuple-classe) alors que l'oligarchie (aristocratie ou ploutocratie) est le pouvoir qui assure la puissance d'un groupe minoritaire (la bourgeoisie comme classe dominante). a) La dictature du prolétariat est une ochlocratie. La démocratie généralisée de par le monde assure la puissance de la classe dominante qui dispose de la force légitime via l'Etat pour assurer sa domination. C'est en condensé "une démocratie bourgeoise" qui établie une "dictature" de la bourgeoisie. Le terme "dictature" est à préciser. Cette dictature peut en effet prendre la forme d'un Etat de droit contenant même certains droits sociaux ou la forme plus communément comprise d'une dictature fasciste ou assimilée. Elle peut selon le marxisme-léninisme être remplacée par une "dictature (…) Lire la suite »

Le peuple-classe comme très large fraction de peuple dominé.

Christian DELARUE

Un mot pour l’en-bas large.

La domination est vue comme interne et vient d’en-haut. Elle peut aussi venir du dehors (eux-nous) le eux pouvant d’ailleurs être soit un en-haut externe (ex la troika) ou un en-bas externe ( ex : les sans-papiers) mais ici c’est le rapport "en-haut" contre "en-bas" qui est privilégié.

Dire cela ne va pas de soi pourtant le terme "peuple-classe" n'est pas nouveau mais il est peut connu. Il mérite d'être actualisé avec un sens large. 1) Le terme même de "peuple-classe" n'est pas nouveau. Si l'on veut bien laisser de côté le peuple-classe juif lié à une théorisation très particulière le terme vient (à ma connaissance) de l'étude du populisme (Meny et Surel) . L'analyse du populisme se doit en effet de préciser notamment les différents sens du mot peuple pour déployer sa fonction clarificatrice. Car contrairement au préjugé courant qui privilégie une notion englobante le mot peuple est polysémique. Le peuple-classe se réfère alors à une conception historique proche de plèbe ou de populace. Mais on trouve des exemples récents comme en Grande Bretagne avec le mépris de classe contre "la populace mal éduquée des banlieues" Il faut remarquer que le mot peuple prend aussi un sens socio-économique moderne avec le mot "couches populaires" mais dans un sens tout (…) Lire la suite »

VIE CHERE : Sous-consommation, surconsommation et classes sociales.

Christian DELARUE

La question de la consommation mérite d’être rapportée à des enjeux de classes sociales. Les sous prolétaires et les prolétaires n’ont pas le même regard que les petit-bourgeois et la bourgeoisie.

Si la vision classiste en terme de sentiment subjectif d'appartenance ayant pour base la classe ouvrière a fortement déclinée il n'est demeure pas moi que la conflictualité de classe perdure et même se développe. La bourgeoisie conçue comme seule classe objectivement et subjectivement dominante mène sans faiblir son combat pour défendre et accroître ses intérêts de classe. Avec le surgissement du Front national dans un certain nombre de débat on remarque l'importance d'un clivage entre deux lectures : celle eux / nous et celle en-haut / en-bas. Ce débat se complique dans la mesure ou certains acteurs croisent et combinent les deux clivages et ce de façon variée. Autrement dit si la lecture eux / nous ne signifie pas automatiquement l'abandon de la contradiction "en-haut / en-bas" une certaine compétence politique est requise pour distinguer les options de droite et d'extrême-droite des positions de gauche. Il y a donc danger. Et ce, d'autant plus que d'en appeler au (…) Lire la suite »

SYRIE : Peuple tout entier ou large fraction de peuple contre.

Christian DELARUE

Plus précisément distinguons le peuple tout entier contre "eux" (externe) et large fraction de peuple contre un "en-haut" (interne).

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1875 La polysémie du mot peuple Elle est souvent méconnue bien que ce terme possède plusieurs acceptions souvent caractérisées par des adjectifs : Peuple demos, peuple ethnos, peuple-classe. Mais la tendance est d'user d'un terme englobant masquant la conflictualité interne. Connaître les divers sens du mot peuple fait parti de l'outillage d'analyse de ce que l'on nomme populisme. Au sein de cette polysémie sans adjectif complémentaire il convient de distinguer deux grands usages : celui d'une part du peuple comme large fraction contre et celui d'autre part du peuple tout entier . Cependant ce peuple tout entier a souvent une terminologie plus précise avec les termes "peuple nation" ou "peuple démocratique" ou "peuple résident". On observera qu'il y quasiment toujours une exclusion au sein de ce soit disant peuple tout entier. Le peuple tout entier Ces quelques lignes ne portent pas sur la caractérisation apparue en URSS (…) Lire la suite »

EN-BAS : Nous appartenons au(x) peuple(s)-classe . Nous sommes d’en-bas !

Christian DELARUE

Contribution lors de la Journée mondiale des indignés du 15 octobre 2011.

Le sentiment d'appartenance de classe subsiste chez "ceux d'en-bas" mais il est concurrencé par le sentiment d'appartenance à la nation, lui même multiforme fort chez certains et faible chez d'autres. Il est concurrencé aussi par d'autres sentiments d'appartenance allant de la famille à l'humanité. On constate donc une multi-appartenance des individus. Le sentiment d'appartenance de classe se rattachait jadis à la classe ouvrière. Ce sentiment s'est affaibli pour de nombreuses raisons (1). Mais il s'est recomposé. L'appartenance sociale perdure mais sur un mode plus diffus lié à la montée de l'individualisme. I - Eléments pour une constitution progressive d'un nouveau sentiment d'appartenance de classe. A - Des luttes sociales ... On peut avancer que la montée du néolibéralisme - qui prend naissance au début des années 1980 (généralisation des politiques de Reagan et Thatcher) poursuivie avec les libéralisations financières ( vers 1986 en France) a recrée un sentiment (…) Lire la suite »

LA "PETITE- BOURGEOISIE" NECESSAIREMENT SUBDIVISEE

Christian DELARUE

Reprenons (1) la notion de "petite bourgeoisie". La tendance était à évoquer les couches modestes et moyennes comme composantes du peuple-classe. Le terme de "petite-bourgeoisie" a longtemps fonctionné comme notion stigmatisante, à savoir une accusation portée sur un groupe social qui dans son mode de vie tendait beaucoup à copier le mode de vie "bourgeois". Ce n’est vrai que pour parti.

Il existe de nos jours une fraction de la petite-bourgeoisie qui est nettement "progressiste" et qui lutte activement pour l'émancipation sous diverses formes. Des distinctions sont donc à opérer. Dés lors, commençons par le début et entreprenons de donner à la "petite-bourgeoisie" une définition sérieuse. Quitte à constater ensuite que le pluriel est nécessaire. La tentative de définition vaut pour la France de 2010 et les pays à développement économique et social similaire. Ailleurs des adaptations seraient nécessaires. 1) Localisation générale de la petite-bourgoisie. – La petite-bourgeoisie est une fraction du peuple-classe. – La petite-bourgeoisie est au-dessus des prolétaires. – La petite-bourgeoisie est sous la classe dominante, sous la bourgeoisie. Mais il importe de ne pas s'en tenir à une conception stratificationniste ou "par étage" et d'aller plus loin avec quelques distinctions supplémentaires. Il s'agira alors de croiser une conception verticale et une (…) Lire la suite »

Le peuple-classe a besoin d’une force plurielle élargie.

Christian DELARUE

Plus précisément, le peuple-classe a besoin d’une alternative rouge et verte et d’une force politique plurielle élargie.

Les analyses qui suivent ne sont sans doute pas totalement " bien informées " sur certains aspects. C’est que mon job militant se rapporte massivement à l’altermondialisme et l’antiracisme. Pour autant, j’ai " fréquenté " durablement la gauche politique pour exprimer un " désir de politique " . Il se peut même qu’une certaine distance permette précisément de pointer des manques cruciaux dans la période. Une certitude : Le peuple-classe a besoin d’une force politique plurielle forte pour initier de nouveaux rapports démocratiques et fonder un Etat social qui corresponde beaucoup plus à ses besoins, et ce dans une perspective écologique.

Bref retour nécessaire pour pointer une dynamique : Septembre 2007, nous étions, en France, dans les tous premiers mois de l'installation de la présidence de N Sarkozy et de sa contre-révolution libérale conservatrice. Il y avait aussi à gauche le souvenir cuisant de la division autour des candidatures des " trois B " à savoir "Bové, Buffet, Besancenot". Le spectre du repli sur soi des forces politiques "vraiment à gauche" remettait à l'ordre du jour la question du rassemblement et de la bonne méthode pour ce rassemblement. I - Les difficultés du rassemblement à gauche d'une base rouge et verte. A - Le cadre général alternance (rose) ou alternative (rouge) comme premier repère. a) A propos d'une distinction. Le périmètre général de ce rassemblement politique restait le seul élément stable dans la mesure ou le "de gauche" signifiait d'alternative et non d'alternance, ce qui excluait d'emblée le PS et les écologistes socialement modérés qui ne cessent de poursuivre une pente (…) Lire la suite »

En défense de la "petite-bourgeoisie intellectuelle salariée d’Etat" !

Christian DELARUE

Contre la "trahison des élites" du sommet de l’Etat !

Cette position opère un choix entre l’élite d’appui du peuple-classe et élite de soutien de la bourgeoisie. Cette distinction recoupe le plus souvent une autre : l’élite pour l’émancipation et l’élite pour la domination de la classe dominante.

D'autres dominations et oppressions seraient à intégrer. On ne le fera pas ici. 1) PETIT DETOURNEMENT DES THESES DE Jean-Claude MILNER Jean-Claude Milner sur France Culture le vdi 2 sept 2011 http://www.franceculture.com/player?p=reecoute-4301675#reecoute-4301675 Avec JC Milner on peut distinguer au coeur de l'Etat une "élite intellectuelle critique" et une "élite technique et gestionnaire" mais ce n'est pas là ses propres termes. L'élite technico-gestionnaire se démarque de l'autre car non seulement elle ne passe pas globalement - il ne fait pas dans la nuance ici - les mêmes alliances de classes et elle n'est pas pareillement récompensée puisque la première ne sera que "petite-bourgeoise" quand la seconde sera "bourgeoise". Ce qui signifie que la première est juste "bien payée" alors que la seconde est "sur-rémunérée". Avec le néolibéralisme le sommet de la grille des rémunérations des fonctionnaires atteint des niveaux très élevés qui enlèvent toute pertinence à la (…) Lire la suite »

Une nouvelle nuit du 4 aout contre la finance et le fascisme qui vient !

Christian DELARUE
1 - Les temps sont lourds. Les multinationales ont le pouvoir. Elles font à nouveau de très gros profits et elles reversent de grosses parts aux actionnaires. Environ 90 % de la population ne vie qu'avec moins de 3000 euros net par mois. Eux, ces prolétaires, ne bénéficient pas ou très peu de la crise multiforme en France. Ils en souffrent. C'est quasiment pareil en Espagne, en Italie, au Portugal. Le cas de la Grèce faire peur. La finance donne le ton et récompense les très riches et une fraction de la couche moyenne supérieure mais elle serre la ceinture pour tous les autres, le peuple-classe et surtout les prolétaires. Résultat de cette lutte de classe féroce : fin des dépenses sociales, rétrécissement de l'Etat social, début de l'hyper-austérité. Il est à craindre que la graine du fascisme se développe fortement si une solution politique sociale et écologique n'est pas discutée. Les partis politiques de gauche comme ceux écologistes doivent cesser de faire semblant de répondre (…) Lire la suite »

La diversion populiste sur la "cohésion républicaine".

Christian DELARUE

Voilà un thème - la cohésion républicaine- qui prête à une double attaque : - Une qui est proprement critique (de la cohésion sociale) et qui vient de gauche. Les Indignés veulent assurer à tous et toutes un revenu de base en Europe et diminuer les hauts revenus du privé et du public. Et une qui est de diversion et qui vient de droite et d’extrême-droite. Elle est toute différente.

Ce qui heurte en vérité la "cohésion républicaine" La "cohésion républicaine" est mise à mal depuis 30 ans par le chômage, la précarité et surtout les inégalités accrues des revenus. Ce n'est pas vraiment la "double nationalité" qui n'a de réelle importance que chez les racistes identitaires d'extrême-droite qui heurte la "cohésion républicaine". En effets les véritables prédateurs sont économiques et non pas identitaires, ou si peu comparativement. Ce sont "ceux d'en-haut" qui, via la finance, s'approprient une part excessive des richesses tout en organisant un monde économique hobbesien ou spencérien ou "l'homme est un loup pour l'homme". Sur ce plan le FN s'abstient totalement de préconiser par le fisc ou tout autre moyen un prélèvement conséquent contre les riches pour une redistribution vers le bas. Il préfère faire diversion sur les histoires de drapeaux brûlés. lors d'un match de foot. L'art de monter en épingle des faits sans importance. Mais aussi l'art plus nuisible (…) Lire la suite »