RSS SyndicationTwitterFacebook
Rechercher
Auteur : Christian DELARUE

Accord et objections avec Gregoire Lalieu et son campisme.

Christian DELARUE

Quel anti-impérialisme ? Le campisme, en point introductif rapide, caricature la lutte macro-politique entre deux grands blocs géographiques - Est-Ouest jadis, (avant 1989-91) et Nord-sud maintenant - en ne voyant pas qu’il y a des dominants au « sud » et des dominés au « Nord » .

C'est pourquoi nous défendons les peuples-classe 99% multicolores. En outre les dominés au plan économique et politique peuvent être d’atroces oppresseurs dans d’autres domaines, qui ne sont pas sans importance, qui ne sont pas à camoufler par des arguties de distinctions de courants hitorico-religieux comme c’est le cas ici avec l’auteur cité (1). Nous sommes globalement d’accord avec M G Lalieu sur la première partie de son analyse (1) qui montre que le « Nord » est en guerre depuis longtemps contre le « sud » et notamment contre cette région du Moyen-Orient (mais aussi en Afrique). Il y a bien un impérialisme multiforme dur qui perdure et qui provoque une riposte du « sud ». Il faudrait, à gauche, pouvoir arrêter cet impérialisme. Lire « Guerre à la guerre : dix thèses contre la peur » de Roger Martelli (regards.fr) en ajoutant que « les bases humaines de la mondialité » ne peuvent s’accommoder des intégrismes religieux. Pour autant on ne reprendra pas son refus de (…) Lire la suite »
Il y a des économies meurtrières et Macron a déclaré la guerre aux travailleurs français

Erich FROMM, politique de construction ou de destruction.

Christian DELARUE

La philosophie critique de la destructivité (1) d’Erich FROMM, particulièrement élaborée sur plusieurs ouvrages, ne semble pas devoir s’appliquer qu’à l’étude de Hitler et plus largement du fascisme.

Il y a tout lieu de remarquer qu’elle vaut aussi pour la violence néolibérale qui sévit depuis plus de 30 ans dans quasiment tous les pays de la planète, essentiellement du fait de la soif de profits financiers des grands actionnaires. – L’économie des puissants contre tous les autres. Une politique de destruction n’est pas qu’une politique militaire et guerrière car elle peut être aussi politico-économique. L’exemple de l’attaque en 2015 (et avant) contre le peuple-classe 99% semble suffisamment évocateur . On sait en effet qu’une certaine économie est meurtrière, qu’elle fait souffrir des familles entières, des villes sinistrées entières de par la mise au chômage généralisée. Mais il n’y a pas que ces politiques de destruction de masse qui sont bien visibles, même pour ceux et celles qui à l’ordinaire ne voient rien. Il y a les autres politiques régressives moins massives mais néanmoins destructrices, sous divers alibis qui en masquent la nocivité (cf la croissance par (…) Lire la suite »

De l’UE contre le peuple-classe 99% du Maroc

Christian DELARUE

ATTAC-CADTM Maroc a écrit « à plusieurs mains » un riche ouvrage collectif qui a pour titre « Accords de libre échange, des accords coloniaux contre les peuples » .

Le livre porte sur les ALE de l’UE (Accords de libre-échange de Union européenne) avec le Maroc et principalement sur l’aspect non démocratique. Refuser la conception campiste du monde. Ce livre évoque à propos de ces Accords de libre-échange (ALE) entre l’Union européenne et le Maroc un aspect d’accord colonial . Cela mérite réflexion et débat sur l’impérialisme d’aujourd’hui. Non pas que la formule « accord colonial » soit fausse mais elle peut laisser entendre à tort qu’une vision du monde historiquement dépassée perdure comme l’exprime à raison Renaud Duterme dans son article « Quand le Sud rattrape le Nord... Et vice et versa » (1). Il faut dire et répéter qu’il est faux de poser de façon idéologique un schéma binaire (le campisme) avec un Nord méchant et prédateur et un Sud totalement victime de ce Nord ou de l’Occident ou de la Triade, ces terminologies se recoupant parfois largement, à peu de chose près. Il est plus juste de dire qu’il y a du Nord au Sud (grosso modo (…) Lire la suite »

Refuser la « catho-laïcité » et la « laïcité ouverte », ne pas céder sur la loi de mars 2004 à l’école et les lois d’égalité hommes-femmes !

Christian DELARUE

Entre d’un côté le FN qui défend une "catho-laïcité" et une fraction de la gauche qui défend une « laïcité ouverte », il faut défendre la loi du 15 mars 2004 pour l’école.

Une majorité de français et de résidents défendent cette loi qui limite l’emprise des intégrismes religieux à l’école. Il est bon de s’en souvenir en y ajoutant la défense et promotion des lois favorables à l’égalité hommes-femmes et le refus du racisme sous toutes ses formes. Il ne s’agit pas de confondre des terroristes se réclamant de l’islam avec les intégristes sexoséparatistes qui agissent dans la société civile (quartier, mosquée, famille), qu’ils soient musulmans intégristes ou juifs haredim. Malgré les différences évidentes, ils ont un point commun qui est à souligner - c’est bien le moment - la volonté de casser le modèle de vie plus libre, trop libre, en Occident et en France notamment, surtout à l’égard des femmes et de leur conquêtes, et ce afin d’établir un modèle hyperpatriarcal ou la prééminence de l’homme sur la femme est assurée. Nous refusons cette dynamique mortifère, sans pour autant soutenir une quelconque « catho-laïcité ». Contre l’Etat d’urgence pris à (…) Lire la suite »
11 
L’islam, les islams, le djihad, la laïcité

Christian DELARUE entre Pierre TEVANIAN et Abdennour BIDAR

Christian DELARUE

Après un premier paragraphe excellent de M Bidar, approuvé par Pierre Tévanian, on trouve une phrase suivante qui annonce sa position (objet de la critique de M Tévanian) Car comme le dit le proverbe français, « le ver est dans le fruit » : ce n’est pas seulement le terrorisme djihadiste qui nous envoie de mauvais signaux en provenance de cette civilisation et culture musulmane, mais l’état général de celle-ci.

I - Entre deux amalgames ! Pour moi - Christian Delarue - « le ver est dans le fruit » aussi - même si je ne parle pas de cancer - et ce n’est effectivement pas seulement le terrorisme djihadiste qui envoie de mauvais signaux ce sont aussi d’autres secteurs dits intégristes ou autres noms encore pour précisément éviter amalgame et pour ne pas faire référence à « l’état général de celle-ci », de la civilisation et de la culture musulmane que je ne vois pas comme homogène, mais comme relativement diverse. Qu’il y ait de l’intégrisme sexoséparatiste au sein de la mal-dite « communauté » musulmane c’est certain et Pierre Tévanian (1) ne le dit pas, et ne l’a jamais dit à ma connaissance, tout comme Alain Gresh d’ailleurs, et c’est un tort grave. Mais de là à dire comme Abdennour Bidar qu’il y a en son sein « un cancer qui se généralise à grande vitesse » (2) c’est excessif, que quasiment toute la communauté est gangrenée c’est effectivement de l’amalgame. Mais, pour Martine (…) Lire la suite »
Employer le mot invasion pour des refugiés qui fuient des atrocités c’est mélanger les victimes avec les agresseurs

Politique de dignité et de solidarité à fonder en philosophie, en droit et en pratique !

Christian DELARUE

"Il est vulgaire, écrivait Cioran en 1949 dans son Précis de décomposition, de claironner des dogmes au milieu des âges exténués". Pour autant ne cédons pas à l'indifférence et au cynisme. Il importe alors de relier le principe de base de dignité humaine à des pratiques sociales concrètes.

Lier le discours positif et les actes se nomme congruence (la cohérence étant dans l'ordre du discours argumenté). Ce n'est pas là qu'une qualité individuelle (difficile), c'est aussi une qualité collective "sociétale" et sociale, anthropologique peut-être, pour une réelle amitié entre les peuples. Quand la congruence fait défaut c'est l'hypocrisie qui s'installe dans l'écart entre la théorie et la pratique, entre le dire et les actes. Il doit donc y avoir une chaîne bien reliée entre philosophie ou théorie générale et le droit fondamental, puis le droit appliqué, puis l'institutionalisation concrète des pratiques sociales professionnelles et militantes. – Réifier les migrants ou les reconnaitre comme humains à aider ! Ce qu'on nomme déjà ici ou là (radio) une "importante crise migratoire" respire plus, semble-t-il, le réflexe gestionnaire des "flux" migratoires et sa réïfication que la recherche d'une nouvelle fondation pour la riche Europe d'une authentique politique de (…) Lire la suite »

Schéma : Peuple nation, peuple-classe, peuple social.

Christian DELARUE
Schéma (Delarue @) : Peuple nation,peuple social,peuple-classe. ANALYSE : 1 - La notion de peuple qui englobe le haut de la société mais pas les résidents étrangers. Le peuple nation est formé des nationaux, qui sont ceux ainsi définis par l’Etat-nation dont il s’agit. Tout Etat est juridiquement contrait au plan international comme au plan national de définir sa communauté nationale. Même un Etat multinational (plus rare) a cette obligation. Le peuple nation forme un ensemble proche du peuple démocratico-citoyen (les moins du 18 ans n’ayant pas le droit de vote). Le peuple nation englobe le 1% d'en-haut et masque le rapport social de prédation sociale contre le reste de la population. Il est un masque de la critique sociale. Il l’est d’autant plus que lorsque l’on dit « peuple » sans précision c’est de peuple nation qu’implicitement on parle. Pour se distinguer ce ce « peuple » trop englobant on évoque alors souvent des « couches populaires » qui peuvent être les (…) Lire la suite »

L’État social, une conquête du peuple-classe critiquée par la gauche et la droite !

Christian DELARUE

L'Etat social est une conquête provisoire du mouvement ouvrier qui luttait surtout pour le socialisme d'inspiration marxiste avec divers sous-groupes. C'est certes une conquête insuffisante et limitée mais cet État avec son aspect de classe pro-capitaliste a néanmoins du céder, après 1945 surtout, des institutions et des espaces sociaux (services publics, sécurité sociale) ainsi que des droits économiques et sociaux conséquents.

Dans la même dynamique, la démocratie délégataire de plus en plus ouverte fut aussi une conquête du même mouvement ouvrier qui luttait pour une autre démocratie, une démocratie socialiste. Parallèlement, l'État social est critiqué par les libéraux et les grands possédants qui fustigent la montée du collectivisme, de la démocratie, des droits économiques et sociaux au profit du seul État de police, voire pour certains - les plus riches - une absence totale d'État, ce dernier étant alors remplacé par des milices privées et des armées privées. Cet État garantie simplement la liberté, les contrats, les investissements et la propriété. Quasiment rien de plus. Point d'État social et, derrière, point d'État fiscal ! Il importe alors dans la critique de l'État de ne pas hurler avec les loups ! État social et République sociale On semble oublier à gauche que, de Christophe Ramaux à Supiot, l’Etat social a trouvé la théorie de sa place. Ne parler que d’Etat capitaliste ne pouvait (…) Lire la suite »

Néomarxisme et classes sociales

Christian DELARUE

Le néo évoque tout à la fois un maintien d'une logique ancienne et du nouveau dans les développements récents. Le néocampisme par exemple, n'oppose plus, depuis 1989 et 1991, le monde capitaliste en bloc contre le monde dit "communiste" (ou l'inverse), les autres (le Tiers-Monde) devant choisir leur camps (pas de non alignement) ! Le Choc des civilisations puis un renouveau de l'impérialisme forge un nouveau campisme, un néocampisme, qui a pour défaut, à gauche, de se taire sur les horreurs de son propre camps ( au sein du "sud" ou de la périphérie). Mais refuser le campisme à gauche ne signifie pas tomber pour autant dans le "ni, ni" équidistant !

Rapporté à l'analyse en termes de classes sociales le "néo" signifie des emprunts d'éléments de type stratificationniste (couches sociales élaborées selon les revenus ou/et le patrimoine possédé) sur la base de marxisme maintenu, d'ou le terme de néo-marxisme (1). Question d'honnêteté par rapport au marxisme plus orthodoxe comme celui de Michel Lequenne (1) . NB : La question des autres rapports sociaux comme le sexe/genre n'a pas abordé – vu le cadre et le temps imparti – mais ils sont ordinairement pris en compte. Les rejets du marxisme Ce marxisme fuit, à raison, ces analyses stratificationnistes qui, souvent (pas toujours), respirent le fonctionnalisme à la Talcott Parsons ; analyses qui posent, implicitement ou explicitement, une harmonie sociale hiérarchisée via la distribution de gratifications monétaires aux individus toujours en libre capacité de "monter" dans la hiérarchie. L'enjeu ne resterait alors – au mieux – que celui de l'écart jugé juste et bon entre la (…) Lire la suite »

Lutter encore contre toutes les formes de racisme sans hiérarchisation.

Christian DELARUE

Mobiliser et rassembler plus largement encore contre le racisme semble être la nécessité du moment. Les manifestations de l’automne 2013 n’ont pas épuisé cette nécessité. Depuis d’autres évènements sont intervenus - politiques et médiatiques - qui ont à nouveau lâché la parole ou le geste raciste.

Renouer avec l’antiracisme universaliste pour mobiliser largement est donc nécessaire ! C’’est nécessaire pour construire un autre monde, plus fraternel et plus solidaire ! Au plan national, la République a été compromise jadis par le colonialisme, elle ne saurait s’accommoder au racisme du FN ou à celui de certains médias qui construisent une opinion faussée d’autrui. A la République il faut un antiracisme universaliste ferme doublé d’une ouverture d’esprit aux problèmatiques nouvelles issues des migrations humaines. Le racisme se manifeste soit par un discours soit par des exclusions dites racistes. Le combat contre le racisme est un combat constant mais difficile. I - A propos du racisme à critère religieux. Certes la riposte peut être juridique [1] sous la forme du procès tant que la loi française dira que le racisme n’est pas une opinion. Mais cette lutte doit aussi être idéologique et collective. A) Idéologique sur au moins deux plans vu le contexte de cette fin de (…) Lire la suite »
35