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Auteur : Christian DELARUE

Nation, République, « commun » et cohésion sociale - Une critique.

Christian DELARUE

Dans les lignes qui vont suivre, rien sur le passé, sur l’histoire de cette thématique qui rapporte ici (dans cet article) Nation, République, et l’idée de « commun » (Nation surtout), à « cohésion sociale ». Le regard critique se porte sur le présent et l’avenir, sur les conquêtes sociales à maintenir et à gagner.

Plus il y a de cohésion sociale, de justice sociale (1) et plus l’idée de Nation ou de République ou de « chose commune » est forte et pertinente. Corrélativement, plus il y a d’inégalités socio-économiques, de fractures sociales, de richesses matérielles voisinant avec misères sociales et plus les idées de Nation, de République, de « commun » perdent de leur sens, et se voient instrumentalisées dans des batailles idéologiques diverses. Difficile de décrire plus sobrement un processus de construction-destruction de ce qui peut être du commun sur un territoire, au-delà la langue, de la laïcité, de la cuisine française et de son vin ! Autrement dit, plus ces notions de Nation, République, (communs) sont instrumentalisées pour unir artificiellement des résidents d’un territoire dans un imaginaire commun qui a de moins en moins de portée réelle, si ce n’est un passé plus ou moins mythifié (l’Etat social d’après-guerre souvent), et plus il s’agit d’un véritable fétiche, soit un double (…) Lire la suite »

Essentialisation raciste : Haine du-des musulman-s car musulman-s.

Christian DELARUE

La critique de l’hypertextile ou plus simplement celle du port du voile islamique n’est pas raciste en soi. Je critique fermement – et je ne fais pas que critiquer (1) – le voile imposé par les intégristes musulmans et je ne suis pas pour autant islamophobe. Pourquoi ?

I - RACISME CONTRE LE MUSULMAN 1) Je n’entretiens aucune haine contre les musulmans parce que simplement musulmans. Cela mène au racisme. 2) Pour le dire autrement, je ne fais pas du musulman une ESSENCE. Pas plus que du juif ou du catho ou d’un autre membre d’une religion. 3) En conséquence des deux positions ci-dessus, je peux affirmer que je ne les « racise » pas ni en bien, ni en mal. Le faire est non seulement stupide mais dangereux. 4) Je refuse en général à la suite mais aussi au regard des différences internes (progressistes, conservateurs, intégristes) que l’on « communautarise » (tous dans un même sac communautaire) les musulmans, comme d’ailleurs les catholiques ou les autres croyants des autres religions. II - CRITIQUE DES FETICHES 5) Je constate que l’hypertextile est bien porté par certaines musulmanes soit « librement » (quoique de façon plus psychorigide que le port d’un bonnet d’un ado) soit sur injonction des intégristes musulmans. M’y opposer ne me (…) Lire la suite »
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Critiquer une tendance régressive, ne pas agresser des femmes en burkini .

Christian DELARUE

On ne saurait admettre, dans un Etat de droit, que des femmes subissent la violence physique ou des injures sexistes (ou racistes) du simple fait du port d’un vêtement qui apparaît provocateur ou « lié au terrorisme islamique » (sic).

On ne saurait admettre aussi les formes diverses d’agressions des intégristes religieux contre les femmes non suffisamment couvertes à leurs yeux. Elles sont nombreuses en été et de toute conscience (athées ou croyantes de toute confession). Pour autant, on peut critiquer le burkini ou l’hypertextile de façon générale et ce sur plusieurs registres (droit de choisir son vêtement, sécularisme, etc) . Non seulement cela est de droit mais, de plus, cela est nécessaire, et d’autant plus nécessaire qu’il y a un rapport de force engagé au plan mondial par les intégristes religieux qui ont imposé depuis plusieurs années le sexoséparatisme là ou ils sont dominants. Ce n’est pas une mince oppression ! Elle est sans frontière. Ce qui est en jeu c’est la casse du dispositif juridico-culturel fait de libertés des femmes, d’égalité entre hommes et femmes, de laïcité et de sécularisme, un ensemble de droits et de pratiques qui forme ce qui a été difficilement conquis - avec des faiblesses (…) Lire la suite »
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Ni signe syndical ostensible, ni signe religieux ostensible au contact des clients

Christian DELARUE

Pas de signe ostensible de toute nature en contact avec les clients en entreprise, au travail ! Ce principe peut connaître des exceptions.

Un signe syndical ostensible, c’est un badge syndical bien visible mais pas un petit pin’s de boutonnière (toléré en général), celui que met le syndicaliste dans ses fonctions lorsqu’il distribue un tract dans l’entreprise, ou que tout syndiqué peut mettre en manifestation, en général en extérieur mais pas en intérieur, sauf mouvement de grève et de contestation, mais c’est alors temporaire. Vouloir placer coûte que coûte son signe religieux ostensible (voile ici) au-dessus de tout, même pendant 5% du temps de travail, celui à la réception des clients est un coup de force - " intransigeantisme " - qui n’est pas toléré ordinairement pour d’autres expressions par signe ! En fait, on voit là le côté refus de transiger pour une courte période de temps. L’absence de souplesse, la rigidité de comportement, la volonté d’imposer coûte que coûte l’expression de sa conscience religieuse tranche avec les autres expressions de conscience des autres travailleurs (expression de type politique, (…) Lire la suite »

Solidarité avec toute la gauche laïque d’Irak !

Christian DELARUE

Nous soutenons le peuple irakien et plus particulièrement la gauche laïque d’Iraq que, de loin, nous croyons capable de reconstruire le pays écrasé par divers maux.

Comme suite au carnage du 2 juillet 2016 ayant fait plus de 200 morts à Bagdad (quartier Kerrada), les militant(e)s de gauche de France militant contre le capitalisme, travaillant contre l’impérialisme et pour la paix, contre les guerres de religion et pour la paix et la laïcité pensent à vous fraternellement dans votre diversité. Nous sommes loin et nous ne vous connaissons pas mais nous vous soutenons ! Nous savons qu’il n’y a pas de paix véritable, en Iraq comme ailleurs, sans laïcité et que cette laïcité doit être construite par des athées mais aussi par des croyant(e)s progressistes de toute religion. Vu le nombre de croyant(e)s sur la planète il importe de mobiliser les secteurs progressistes contre les secteurs réactionnaires des religions, ce qui au passage ne concernent pas que les terroristes de l'EI. Il ne faut pas lâcher le combat contre l’intégrisme sexoséparatiste en Iraq comme ailleurs et cela doit être le fait aussi - en plus des athées - des croyant(e)s (…) Lire la suite »

Europe et courants idéologiques et politiques : une grille de lecture.

Christian DELARUE

Petite grille de lecture pour distinguer les courants idéologico-politiques (pas les partis politiques) qui s'affrontent sur la question de l'Union européenne, de l'Euro.

En 1993, le marché intérieur est réalisé autour des « quatre libertés » : libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. Beaucoup de libertés en Europe donc mais difficulté d'une Europe sociale . Les européens des peuple-classe 99% veulent eux surtout l'éga-liberté ! Ces libertés sont dominées par l'arrière plan doctrinal concurrentialiste (néolibéralisme) qui empêche toute harmonisation sociale et fiscale par le haut . Ce défaut de lien avec l'égalité et cette faiblesse des politiques d'harmonisation sociale et fiscale par le haut ont fait l'objet d'un large débat en 2004-2005 débouchant le 29 mai 2005 sur le rejet du Traité constitutionnel européen (TCE). Jamais en France autant de citoyen(e)s se sont mis à lire attentivement des textes juridiques européens peu compréhensibles pour le quidam ! Et ce TCE fut rejeté par des forces politiques bien caractérisées et des courants idéologiques différents, certains pro-Europe sociale, d'autres pro-nation (…) Lire la suite »

De la fracture sociale à la fracture politique

Christian DELARUE

Sous l'effet de l'agression présente de ce printemps 2016, nous passons peu à peu de la fracture sociale à la fracture politique.

De la FRACTURE SOCIALE – essentiellement entre les classe(s) dominante(s) (soit le grand patronat, une fraction du petit patronat et globalement les riches du 1% d'en-haut) et classes dominées (l'ensemble du monde du travail public ou privé dans sa diversité) on est passé à la FRACTURE POLITIQUE (entre les élites politiques et le peuple politique). Ce qui est plus grave pour la démocratie, pour la "démocratie réellement existante" soit la démocratie-gouvernance ou la "démocratie rabougrie". On nomme ordinairement cette fracture "crise de la représentation" mais c'est plus là un terme générique, introductif et très euphémisé du réel . C'est une formule qui mesure mal la béance qui s'est créée, petit à petit, entre les couches et classes populaires et les élites politiques (en collusion avec les élites économiques) . On voit qu'il y a abandon . Bien qu'il subsiste, une "culture de l'Etat de droit" et du respect des règles chez les cadres supérieurs (pas le temps de préciser ici) il (…) Lire la suite »

Le contre-mouvement du "travailler plus" : un bouclage réactionnaire transnational !

Christian DELARUE

La recherche du premier mouvement est difficile. La définition du contre-mouvement aussi.

Lire ici "Comment lutter ?" (p166 et suiv) du sociologue Lilian Mathieu (Ed Textuel) pour les références de ce débat. On partira du fait, au plan social - (mais cela vaut aussi au plan sociétal avec le pour ou contre la "libération textile" face aux intégrismes religieux sexoséparatistes) - et notamment au plan de la libération du surtravail et du travail (salarié) tout court, de l’idée que le capitalisme naissant puis celui qui se développe au 18 et 19 ième siècle porte une contradiction lourde entre tendance à la surexploitation de la force de travail (manuelle ou intellectuelle) et libération de cette surexploitation . Derrière cette contradiction sociale il y a - il faut le dire - de la souffrance ainsi que du plaisir à faire souffrir - forme de sadisme - et une valorisation de la souffrance pour trouver du sens au travail . Cf sur cette question complexe l’Institut Psychanalyse et Management - IPM Rennes et Souffrances sociales d’Emmanuel Renault La Découverte 2008 pour (…) Lire la suite »

21 thèses sur religion, intégrisme, patriarcat, racisme

Christian DELARUE

Au début figuraient rapidement 11 thèses ou hypothèses puis d’autres points furent ajoutés, pour aboutir, avec le débat, aux 21 positions finalement présentée.

De ce fait, il faut bien dire, ici en introduction, ce qui est plus difficilement apparent avec la longueur actuelle, à avoir une ligne générale, qui fait ordinairement cohérence d’ensemble de ces divers points, et qui tient en l’acceptation de la diversite humaine mais en refusant la domination et l’oppression. Et encore aucun point concerne la laïcité ou sur la libre critique de la religion y compris par le blasphème ! Ce que l’on trouvera ailleurs. 1 - D’abord, ne pas céder au binarisme de compréhension d’une religion qui l’essentialise ou la globalise comme un tout et qui, de ce fait, soit la voit comme bonne et pacifique (toute) ou soit, au contraire, comme mauvaise, aliènante et autoritaire (toute - ce qui n’est pas interdit). Mais , au-delà du contenu du texte fondamental (dit « sacré ») - diversement interprété - on trouve une diversité d’attitudes et de comportements, on trouve notemment des croyant(e)s tolérant(e)s et d’autres autoritaires, intransigeant(e)s . 2 - (…) Lire la suite »
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Journée du string (seulement) à Sciences Po.

Christian DELARUE

Double dé-stigmatisation – côté hypotextile et côté hypertextile – nécessaire par respect du principe de réciprocité culturelle textile

Elle doit compléter la journée du voile à Sciences Po ! Ce devait être une journée de la mini-jupe, mais finalement cela va être une journée du string (seulement), mais mixte, hommes et femmes ! Double dé-stigmatiation, côté hypotextile (peu couvert) et côté hypertextile (très couvert en vêtement). Pas l’un sans l’autre ! Réciprocite (multi)culturelle textile oblige ! La spiritualité du string (seulement) se rattache au symbole de la « feuille de vigne » qui est la marque de la décence, pas de la pudeur (plus subjective et variable elle selon les conditionnements socio-historiques, très très fortement contre les femmes surtout). Cette spiritualité nouvelle tient, d’une part à la fin des dictatures liées à la religion, en mode réactionnaire à cette époque, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Amérique latine, etc , d’autre part à la récente « tranformation de l’intimité » (Anthony Giddens) en Occident, mais aussi, in fine, à la montée de la (difficile) capacité à (…) Lire la suite »