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Auteur : Christian DELARUE

Appel aux peuples-classe d’Europe. Francfort 17 - 19 mai.

Christian DELARUE

Appel à une action transnationale à Francfort, 17 - 19 mai * Solidarité internationale dans nos luttes communes *

Transnational call to action in Frankfurt, May 17-19 * International solidarity in our common struggle

Nous appelons à des manifestations massives à Francfort au mois de mai contre la crise de régime de l'Union européenne. Nous sommes des militants représentant une multitude de mouvements et de luttes dans différents pays d'Europe et d'ailleurs, nous nous sommes levés ces derniers mois et années pour protester contre les agressions sur nos libertés, nos emplois et nos moyens de subsistance, agressions qui se sont farouchement intensifiées avec la crise mondiale. Nous nous sommes réunis pour partager nos luttes et expériences, et nous nous sommes rendus compte qu'au travers d'une multitude de formes locales, nous menons le même combat. Comme jamais auparavant, nos mouvements commencent à se renforcer mutuellement. Une réelle opposition transnationale est en train d'émerger. A Francfort, nous allons montrer notre force ! Immédiatement après les journées mondiales d'action des 12 et 15 mai, où nous protesterons dans nos propres villes et des régions, nous regrouperons toutes nos (…) Lire la suite »

Peuple-classe, l’autre de la classe dominante publique et privée.

Christian DELARUE

Autre de la classe dominante, le peuple classe peut aussi être son alter ego, ce qui revient à dire son remplaçant, alter ego signifiant substituabilité. Avant d’aborder la question de la souveraineté du peuple-classe il importe de clarifier sa définition. Ce qui a déjà été fait mais qu’il importe de refaire.

Si le peuple-classe est l'autre de la bourgeoisie alors il représente deux choses, un nécessaire contenu et surtout un certain rapport social. – Un nécessaire contenu. Le peuple-classe représente d'une part une très très vaste composition d'humains sur un territoire le plus souvent national mais le peuple-classe ne prend pas en compte que des nationaux avec leur carte d'identité nationale et ne considère pas que ce peuple "social" se réduise aux "couches populaires" (ouvriers et employés près du smic) . Le fait de parler d'une si vaste composition sociale à l'exception des 2 % de la classe dominante bipolaire (J Bidet) justifie l'emploi du mot "peuple". C'est pour cette raison que l'on parle de peuple et non de classes sociales. Pour autant il y a bien trois grandes classes dominées au sein du peuple-classe à savoir 1) les travailleurs prolétaires (moins de 2600 euros net par mois) qui sont indépendants ou salariés, "carrières" ou précaires, au-dessus d'eux 2) les trois (…) Lire la suite »

Hors du cercle de l’alternance, c’est JL Melenchon qui fait le plus converger les masses populaires !

Christian DELARUE

Altermondialiste, mon regard n’est pas rivé sur les Présidentielles surtout lorsque ces dernières sont l’effet d’une République critiquée sur plusieurs aspects.

Néanmoins, il faut remarquer qu'aujourd'hui le Front de gauche parvient à mobiliser derrière son candidat Jean-Luc Mélenchon (JLM) les diverses couches sociales populaires menacées ou déjà victimes de la finance et du sarkozysme. – Pourquoi ne pas évoquer Hollande et le PS qui met en avant la finance responsable de la crise et la taxation des plus riches ? Ce tournant du PS a été pour nous un point positif et décisif de la campagne. Il importe de le relever. Mais on préfère, comme entendu dans un autre contexte "l'original à la copie" trop floue, trop incertaine ! Le PS et notamment le courant Hollande a une longue tradition de respect du cercle de la raison d'alternance. Ils ne veulent pas en sortir. C'est une certitude venue de trente années d'expérience. Les membres du PS les plus écoutés préfèrent séduire les électeurs centristes. Quid alors des différentes couches sociales du peuple-classe ? Ils ne comptent fondamentalement que sur la négociation d'une sorte de "contrat (…) Lire la suite »

Construire une Europe des peuples-classes !

Christian DELARUE

Peuple : Sortir du double langage démagogique !

Non, il n’y a pas de « peuple européen ! dit Gilbert Legay. On pourrait lui répondre qu’il y a une Europe citoyenne avec des millions de citoyens et citoyennes votant pour des élus devant siéger au parlement européen.

Mais ce peuple européen démocratique ne reflète pas le peuple réel vivant en Europe. De plus il n'est pas uniforme. Cette hétérogénéité est tout à la fois ethnique (langues et cultures différentes) mais aussi et surtout sociale. En ce sens on peut dire avec G Legay (article Peuple) "Non, il n'y a pas de « peuple européen !" Il évoque ensuite les divers peuples-nation : "Il n'y a dit-il en Europe que des peuples qui aspirent à la liberté, fiers de leur histoire, de leur culture, de leur langue, disposés à vivre en Paix, prêts à coexister, à échanger, à partager, à commercer avec les peuples voisins et à conclure avec eux des accords, des synergies, des traités. " C'est beau mais partiellement mystificateur si l'on ne distingue pas les dominants et les dominés au sein des peuples. Le fait de parler la même langue ne suffit plus pour entretenir le sentiment d'appartenance quand les inégalités de revenus deviennent si forte. Il y a deux mondes dans chaque Etat-nation d'Europe. (…) Lire la suite »

Le populisme c’est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais.

Christian DELARUE

En guise d’introduction et en simplifiant on dira que le mauvais populisme instrumentalise le peuple nation ou peuple national-ethnique à des fins nationalistes qui ne sont d’aucun secours aux couches sociales prolétarisées par la crise multiforme actuelle alors que le bon populisme s’adresse au peuple social au peuple-classe.

Auparavant il faut rappeler la position de tous ceux qui critiquent frontalement le populisme au nom de la démocratie et d'un peuple démocratique nécessairement distinct des élus et gouvernants. Au nom de cette démocratie des élites qui méprise volontiers le peuple démocratique cette critique renvoie dos à dos les différents populismes. Ils ne sont qu'une dimension inquiétante de la bonne démocratie délégataire dite représentative. Malheureusement le peuple démocratique qui comprend tous les citoyens riches et pauvres ne peut être le seul évoqué. On comprend que la droite fasse appel à lui en pensant surtout à y intégrer les entrepreneurs vecteurs de croissance et les petites-bourgeoisies comme couches d'appui mais peine à y intégrer les couches populaires victimes de la crise, si ce n'est les gros travailleurs contre les fainéants. A côté de la droite classique deux autres versions du peuple seront mobilisées : le peuple nation ou national-ethnique et le peuple-classe, un peuple (…) Lire la suite »

Racisme & colère : La bonne colère pousse à la solidarité de lutte contre l’oligarchie politico-financière, ici et au-delà des frontières

Christian DELARUE

Quelques lignes à développer collectivement dans une perspective transversale, transnationale, donc non campiste.

Si "les racistes se trompent de colère" (formule du MRAP) c'est qu'ils ne la dirigent pas contre les véritables responsables de la situation injuste qu'ils subissent le plus souvent. Ils ont le regard beaucoup trop braqué sur des groupes qui comme eux subissent la crise socio-économique et politique. Il arrive qu'il y ait de bonnes raisons mais globalement ils se trompent d'adversaire. D'autant plus si ce dernier est présenté comme loin, ou abstrait. S'opposer à la "dictature des marchés financiers" ne va pas de soi. Avoir peur des Rroms ou des musulmans semblent plus admis tant cette peur est diffusée, bien qu'elle débouche sur une forme intolérance nommée racisme, et à ce titre interdite par la loi. I - L'exemple des Rroms : faut-il rajouter de la discrimination et de l'exclusion à des personnes massivement discriminés ? Les Rroms au sens large se subdivisent principalement : Rroms dits "orientaux" (85%), Sintés, souvent appelés Manouches en France (4%), Kalés ou Gitans (…) Lire la suite »

Quel peuple mettre au coeur de la nation ?

Christian DELARUE

Introduction pour ne pas laisser le peuple à ceux qui le méprisent.

Mon propos sera condensé et s’il pointe de nombreuses questions, il ne les développe pas, laissant ainsi place au débat.

Répondre à la question immédiatement c'est faire l'impasse d'une introduction visant à montrer, fut-ce de façon problématique, que les peuples pourraient aussi être mis au coeur de l'Europe et même - si l'on vise une perspective plus ambitieuse - de placer les peuples au coeur du monde. Première question : S'agit-il du peuple tout entier ou du peuple contre les élites ou du peuple résistant à l'oppression tant interne qu'externe ? – Les "peuples au coeur du monde" suppose une résistance et même une lutte offensive de conquête de nombreux droits pour faire reculer les Etats et les sociétés transnationales ainsi que les institutions mondiales au service du capitalisme libéralisé, financiarisé et mondialisé, du moins pour la finance. Sur ce recul ce serait une avancée de l'humanite-classe (1) qui serait en projet. Cela suppose de grandes avancées en solidarité entre les peuples-classe de nombreux pays. – Mettre les peuples au coeur de l'Europe c'est jeter aux orties plusieurs des (…) Lire la suite »

Nous aussi exigeons de sauver le peuple-classe plus que les banques.

Christian DELARUE

Le nous aussi opère un renvoi à « Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques » (in Libération, 19 février 2012.)

L’ancien ministre de l’Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

http://www.liberation.fr/economie/01012390907-nous-avons-sauve-les-gens-plutot-que-les-banques

"Une politique de civilisation", si l'on veut bien reprendre ce thème sans le galvauder, se doit de faire le bon choix politique, à savoir protéger le peuple-classe (et pas seulement les pauvres) plus que les banques et les grands actionnaires. A l'inverse, plus l'oligarchie politico-financière s'emploie à conforter le pouvoir de la finance et des créanciers (notamment avec les politiques d'austérité ou grâce à des législation facilitant la surexploitation du travail dans les firme transnationales ) et plus elle enfonce la communauté nationale ou continentale (Europe) dans une politique barbare de casse de la société. Donner des perspectives de justice sociale et fiscale qui débouchent sur une réelle redistribution des richesses c'est aussi faire le contraire d'une politique d'accroissement des haines fractionnelles, catégorielles ou communautaires chez les dites victimes de la crise. Ne pas user de la stratégie du bouc émissaire favorise l'usage d'une colère bien orientée (…) Lire la suite »

Polarité de classes sociales selon J Bidet : Deux "en-haut", trois "en-bas".

Christian DELARUE

Le marxisme "alter" de Jacques Bidet ne se réduit pas à cette simple note, qui saisit la problématique "par la fin", en laissant de côté les développements sur le méta-structurel et le structurel.

Sur la problématique spécifique de l'Etat-monde lire "Jacques Bidet : l'état-monde est déjà là " 1 - L'en-haut est subdivisé en deux fractions. La bipolarité de la petite classe sociale supérieure se manifeste par une alliance parfois conflictuelle entre sa fraction dominante et sa fraction dirigeante. J Bidet explique (1) que "la classe dominante comporte deux pôles, celui du pouvoir marchand fondé sur des titres de propriétés, celui du pouvoir organisationnel-culturel fondé sur des titres d'autorité compétente". (p112). L'exploitation dit-il "suppose le propriétaire et le manager (à l'analyse de Marx il faut joindre celle de Weber)" et ce dans une relation à la fois de connivence et d'antagonisme. Il poursuit : Ce pôle des dirigeants-et-compétents n'intervient pas seulement sous l'autorité du capitalisme dans les procès de production marchands, mais également sous l'autorité de l'État dans les fonctions administratives aux divers échelons, dans les services publics de (…) Lire la suite »

La dure critique des prolétaires contre les prédateurs : la droite et les bourgeois.

Christian DELARUE

La critique populaire, qu’elle soit écologiste ou de gauche, de Hollande et du PS est courante - "gauche molle" dit-on souvent depuis les primaires - mais elle n’est jamais aussi forte que celle qui va vers Sarkozy. Et là "çà cogne" dur !

Il vaut d'ailleurs mieux parler de colère. Même les politesses d'usage disparaissent tant ce dernier et sa clique sont honnis et tant la haine est forte. Dans Médiapart (1) il est dit que "les ouvriers et employés vivent la rage au coeur". N Sarkozy a beau vouloir changer son image de "Président des riches", celle-ci lui colle désormais bien à la peau. Ce qui est positif c'est que ce phénomène de rejet touche toute la droite, y compris celle de centre droit de Bayrou. Ce qui est beaucoup plus inquiétant c'est qu'une partie des mécontents lorgnent vers le FN de Marine Le Pen. Au sein du peuple-classe il semble exister chez certains une sorte d'atavisme nationaliste qui fait en quelque sorte blocage à toute critique de la bourgeoisie et du capitalisme. Pour le dire schématiquement, il semble que sous l'effet d'un long conditionnement il soit plus aisé de riposter contre un "eux" externe que contre un "en-haut" interne. Or la période impose une double contre-attaque parfois complexe (…) Lire la suite »