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Auteur : Christian DELARUE

La laïcité comme mouvement global et historique.

Christian DELARUE

La laïcité mériterait d'être perçue plus comme un mouvement que comme un état, un état qui se serait fixé comme vérité éternelle de la laïcité comme, par exemple, en 1905 en France.

Ne pas figer, par une photographie, un processus avec ses avancées et ses reculs permet de relativiser ce qui a été conquis ici ou là. Et cela n'enlève rien aux batailles en cours. Il ne suffit donc pas de dire que "la laïcité est à la fois une éthique et un ensemble de règles juridiques relatives au fonctionnement de l’État et des services publics, dont celui de l’Éducation Nationale" (1) (bien que ce ne soit pas faux) car on manque là encore de réfléchir sur la sécularisation (2) qui a affecté la France et d'autres pays lors du XX ème siècle. La sécularisation comme mouvement historique de repoussement du fait religieux dans le cadre familial et communautaire au sein de la société civile n'est que la suite historique et logique du même mouvement qui a repoussé au XIX siècle puis après le fait religieux hors de l’État et plus largement de la société politique. La célèbre loi française du 9 décembre 1905 n'est qu'une étape de cette conquête. Il faut bien remarquer qu'au XX (…) Lire la suite »

L’ennemi intérieur, c’est l’oligarchie ou le lampiste ?

Christian DELARUE

Une collègue ne cesse de me répéter que l’ennemi intérieur c’est le voisin, l’étranger, le fainéant, le syndicaliste, le mondialiste.
L’ennemi intérieur, c’est l’oligarchie prédatrice, celle qui cogne sans faiblir et méthodiquement contre l’État social, la justice sociale et fiscale et le peuple-classe.
Une sous-estimation de la force de l’ennemi n’est pas prétexte pour ne rien faire mais une motivation pour mieux le connaître.

I - Repérer l'ennemi, ne pas se tromper ! L'ennemi intérieur, c'est l'oligarchie prédatrice. Je connais bien une collègue qui ne comprend pas ce propos. Et c'est grave car de ce fait, elle compense son manque d'agressivité légitime contre cette oligarchie par une agressivité nuisible et mortifère contre les "petites gens", les membres du peuple-classe. Anecdote : une collègue crypto-lepèniste contre les lampistes ! Grande lectrice du Figaro, elle ne cesse de me répéter que l'ennemi intérieur c'est le voisin, l'étranger, le fainéant, le syndicaliste, le mondialiste. Pour elle je suis un "mondialiste". Je soutiens donc tout ce que charrie la mondialisation économique et financière. Je me moque de la nation. Ce qui est faux évidemment. Je critique le nationalisme, le communautarisme, le racisme mais je défends bec et ongles les services publics français, comme une longue conquête sociale du peuple-classe français. Je défends la mondialisation positive, celle qui crée des (…) Lire la suite »

Comment comprendre le vote de l’ONU qui met la Polynésie sur sa liste des territoires à décoloniser ?

Christian DELARUE

Justifions cet essai difficile : Il devrait y avoir un désir de comprendre cela, ce vote. Or ce désir est étouffé par un implicite qui dit grosso modo : « il s’agit d’une décision stupide ». De ce fait on manque d’informations pour comprendre. Ce qui apparait sur le web, décline la même info : les indépendantistes sont minoritaires donc cette décision de l’ONU ne tient pas. Je suis de ceux qui sont en ce cas plus curieux, bien que largement ignorant - il faut le dire - de la situation d’un territoire si loin et si hétérogène.

Sauf à se payer de jolis mots, le caractère « français » de la Polynésie ne doit pas être si évident qu’on le dit sur toutes les îles. La Polynésie « française » ne se résume pas à Papeete (1), qui dispose comme toute capitale, d’institutions administratives et para-administratives « françaises », avec drapeau français et tout un univers formel qui renvoie à la France « française ». Il y a de nombreuses îles, celles habitées, ou ce caractère français, sans même parler de la langue, n’est pas évident. Sauf à penser qu’il s’agit d’une essence éternelle. Surtout, le fait républicain n’est pas évident non plus car il ne semble pas y avoir de RMI en Polynésie Française et pas plus d’impôt sur le revenu ni d’impot sur la fortune. Si ce non droit est à préciser sur l’IR notamment (2) et – mes sources n’étant pas sûres – on a bien là une situation de mépris social digne d’une colonie. Ajoutons aussi le régime des 39 heures hebdomadaires de travail salarié au lieu des 35 heures pour le (…) Lire la suite »

Du peuple-classe comme "peuple social", au peuple-classe mobilisé pour l’alternative (au capitalisme).

Christian DELARUE

Peuple-objet (en soi) et peuple-sujet (pour soi) ou les deux registres politiques du peuple-classe.

L’intelligence du réel exige souvent de dépasser la perception photographique du monde. Pour autant il ne s’agit pas non plus de ne plus voir qu’en terme de processus. Il importe de combiner les deux modes d’analyse. Parfois il importe pour la critique de montrer des niveaux, des seuils.

Par exemple, sous le mot démocratie, on pourra évoquer la démocratisation des institutions à travers l'intervention citoyenne comme processus émancipateur mais pour certains il sera intra-systèmique et donc nécessairement limité pour d'autres extra-systèmique, donc avec un changement d'échelle important, sans commune mesure avec ce qu'on nomme aujourd'hui démocratie ou démocratisation. D'ou parfois les termes d'alter-démocratie ou de démocratie socialiste qui impliquent la participation active et constante des citoyens du peuple-classe dans les décisions. Une alterdémocratie n'est pas pensable avec les 35 heures et la fatigue au travail de la plupart des travailleurs et travailleuses. Le peuple classe est un peuple social mais il n'est pas que cela. Le peuple-classe comme peuple social c'est la perception "photographique". On perçoit pour les besoins de l'analyse un "état". Il n'est pas que cela. 1 - Les deux faces du peuple-classe. Le peuple-classe n'est pas qu'une catégorie (…) Lire la suite »

Populisme de droite et de gauche : une distinction obsolète ?

Christian DELARUE

La dégénérescence de la démocratie en gouvernance et de l’État social en État libéral sécuritaire a abouti à l’abandon du peuple et à laisser apparaitre une double critique de cet abandon dénommée populisme. La catégorie est certes ambiguë : instrumentalisation du peuple mais aussi défense du peuple . Quel peuple ? (1). Un travail critique est nécessaire.

L'anfascisme contemporain se doit d'étudier la recrudescence du nazisme en Grèce et celle du populisme d'extrême-droite comme des différentes formes d'intégrisme religieux. A propos du populisme, reprenons le débat en deux temps, celui des deux populismes (ici en I et II) et de sa possible remise en cause (III et autre texte à suivre). I - La distinction théorique des deux populismes. Il faut de façon critique distinguer ce que les dominants tendent de façon récurrente de confondre, de mettre à l'identique. En positif, le populisme se dédouble dans sa référence au peuple et à la critique de la démocratie représentative. Les deux grandes sortes se présentent comme une double défense de deux variétés de peuple : le peuple nation (versus extrême droite) et le peuple-classe (versus extrême gauche) En négatif, comme critique et stigmatisation, il valide ce que l'on nomme le "cercle de la raison" (bien pensante) qui signifie démocratie restreinte et défense du capitalisme (…) Lire la suite »

Hair les oppressions, rabaisser les fétiches mais respecter la dignité des humains.

Christian DELARUE

Ce texte porte plus sur les minorités, terme flou et même critiqué. Toutes ne seront pas évoquées. La question est complexe. Une orientation générale y est proposée. Ce texte ne met pas l'accent sur les dominations économiques des firmes transnationales, ni sur celles politique des Etats de la triade, ni sur le poids des industries de la guerre.

Cela pourrait faire l'objet d'un texte prochainement puisque nous allons probablement évoquer les dix ans, le 15 février 2003, des grandes manifestations dans de nombreux pays contre la guerre de W Bush contre l'Irak. Jamais les peuples-classe du monde n'avaient autant manifester le même jour. – Vivre ensemble, égaux et libres, avec nos différences sans les oppressions. Respecter, reconnaitre et saluer la dignité des minorités - terme parfois critiqué - que sont dans la plupart des sociétés de la planète les homosexuels, les lesbiennes, les handicapés, les vieux, les femmes sexy, les femmes voilées un peu ou beaucoup, les nudistes et naturistes, les musulmans, les juifs, les cathos, les athées de toute couleur de peau, de toute culture. Est-ce de l'hypocrisie ? Non car il s'agit aussi de ne pas tolérer les oppressions, les dominations, les exploitations. Ce n'est que l'application de la formule "Aimer les humains, hair les oppressions" (1). Quand aux fétiches, ce sont les (…) Lire la suite »

Hollande doit lutter contre le racisme... sans favoriser la peste sioniste.

Christian DELARUE

La tendance n’est pas celle-là  ! C’est même l’inverse !

Il y a la position du PS et puis celle d’Hollande Président. Le 14 juin dernier, le Bureau national a clairement défendu son souhait d’une reconnaissance par l’ONU de l’Etat de la Palestine, comme il le rappelait encore jeudi : "Le Parti socialiste réaffirme sa position, adoptée par le Bureau national du 14 juin 2011. Il appelle la France et l’Europe à reconnaître l’Etat palestinien pour avancer vers la paix et la réconciliation entre les peuples israéliens et palestiniens."

Détour par le contexte : « Pilier de défense » L'insupportable "chanson" odieuse qui justifie et prolonge les massacres à Gaza. Quand on ne veut pas agir, il suffit de dire que c'est la faute des deux "parties". Un grand classique très cynique qui se nomme "renvoi dos à dos". Le langage abstrait - volontiers juridique - écrase la très forte inégalité de situation . On a une "partie" (sic) avec, comparativement,des fléchettes et une autre avec des F16 mais rien n'y fait. On a une "partie" littéralement décimée et pas l'autre "protagoniste" (sic) mais tant pis. Le cynisme des puissances internationales est monstrueux. Le 14 novembre 2012, les forces armées israéliennes ont lancé une nouvelle vague de bombardements aériens et maritimes sur l'étroite bande de Gaza. « Pilier de défense » (« Pillar of Defence »)probable copie de « Plomb durci » (« Cast Lead » ) de fin 2008-début 2009 qui avait fait 1 400 morts en trois semaines. Il s'agit donc bien de la poursuite de la destruction (…) Lire la suite »
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Union pour un autre Maghreb !

Christian DELARUE

UNION DES PEUPLES-CLASSE DE LA REGION POUR UN AUTRE MAGHREB

Contribution pour une amitié entre les peuples-classe de la région.

L’idée proposée est que la poussée vers l’unification géopolitique doit venir d’en-bas, des peuples-classes (et de ses organisations) et d’après ses propres revendications et non des oligarchies de la région.

1 - Union pour un Maghreb pluriethnique et laïque. On évoque parfois une "Union pour un Maghreb arabe" soit par simple reprise de ce qui se dit officiellement soit en tenant l'arabité dominante pour dominante mais pour autant vouloir nuire aux berbères. Reste que dans les deux cas c'est une erreur - que j'ai commise aussi jadis y compris sur ce site - car cela piétine l'existence d'un peuple berbère qui est non arabe. Le Maghreb est pluri-ethnique à dominante arabe avec une minorité berbère. Avancer vers la laïcité et le respect des diverses langues serait un progrès pour tous. Au-delà de la question ethnique, culturelle et linguistique (le Tamazight est reconnu et enseigné en Algérie et au Maroc), il faut avancer surtout vers la convergence des peuples-classes contre le capitalisme et sa gouvernance qui fusionne les bourgeoisies locales avec celles mondialisées. 2 - Union pour un Maghreb postcapitaliste. Dès lors, parler "Union pour un Maghreb pluriethnique et laïque" (…) Lire la suite »

A Francfort en mai 2012, première étape, contre la BCE de la finance, pour une BCE des peuples-classe !

Christian DELARUE

Tenons une perspective socialiste pour l’Europe . Contre la dictature de la finance construisons une fédération des gouvernements des peuples-classe !

A la dimension sociale et même socialiste il importe plus que jamais d'ajouter la nécessaire transition écologique. I - Les forces de transformation sociale et écologique vont devoir assumer un probable soulèvement d'un peuple-classe avec extension à d'autres. La crise économique et sociale monte en puissance de façon très inégale en Europe mais la tendance lourde est toujours de poursuivre des politiques favorables à la finance. On va au clash ! Le peuple-classe grec, le plus frappé à ce jour, réagit et réclame l'euthanasie des rentiers en Europe . Il veut la fin des politiques de défiscalisation des classes possédantes et des riches et plus généralement l'arrêt des politiques d'hyper-austérité ! Les forces révolutionnaires et celles diverses de transformation sociale et écologique doivent s'unir en favorisant les luttes. Rien ne sera conquis en dehors des luttes. L'orientation du gouvernement issu de ces luttes sera importante contre l'anarchie contre-révolutionnaire qui (…) Lire la suite »

Pour un rassemblement des antiracistes et des syndicats de travailleurs le 1er Mai.

Christian DELARUE

Le score de Marine Le Pen - presque 18 % - va peser sur la droite
sarkozyste. La droite "classique" représentée par François Bayrou est
sous les 10%. Elle est donc marginalisée. Il ne reste donc en France, à 
droite, qu’une droite dure et l’extrême-droite du FN.

La droite sarkozyste n'a jamais cessé d'être proche du Front national sur de nombreux thèmes. Ce qui est relativement nouveau - et c'est souligné par Le Pen père contre Le Pen fille - c'est le volet économique défendu par Marine Le Pen. Il se traduit par une nouvelle division-stigmatisation des travailleurs français du public ou du privé. N Sarkozy, à la veille du 1 er mai, reprend cette vielle idéologie "petite-patronale"(1), très pétainiste de fond, qui développe la haine du travailleur sobre contre le bon travailleur "dur" à la tâche, le "vrai" travailleur. Ces droites sont dures contre les immigrés et dures contre les "faux" travailleurs. Mais, jamais elles n'ont défendu les "vrais" travailleurs, français ou non. Elles défendent d'abord et avant tout le capital, sa branche financière et sa branche industrielle. Elles pratiquent "le patriotisme patronal" qui travaille à une alliance entre le patronat français et les travailleurs français "durs" à la (…) Lire la suite »