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Thème : Colombie

Radio Suisse Romande

Ingrid Betancourt : une libération achetée ?

Ingrid Betancourt et 14 otages des FARC n'auraient pas été libérés au cours d'une action militaire, mais achetés au terme d'une opération de retournement et d'infiltration de leurs gardiens. Une information exclusive de la RSR. Une source fiable, éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années, a fourni des détails à notre collègue Frédéric Blassel. Selon elle, le montant de la transaction est de quelque vingt millions de dollars. C'est l'épouse du gardien des otages, aperçue par Ingrid Betancourt nue et bâillonnée au pied de l'hélicoptère, qui a servi d'intermédiaire depuis son arrestation par les forces régulières colombiennes. Elle a permis d'ouvrir un canal de négociations avec les preneurs d'otages et d'obtenir de leur gardien, Geraldo Aguilar, qu'il change de camp. L'opération armée serait une mascarade A l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages. En principe, le FBI n'intervient pas à (…) Lire la suite »

Le gouvernement Colombien a-t-il menti ?

Pascual SERRANO

Le journaliste espagnol Pascual Serrano sur le site Aporrea s’interroge sur la libération d’Ingrid Bétancourt. Voici son article rapidement traduit. J’ajouterai, pour appuyer ses dires, le fait que visiblement Nicolas sarkozy a retardé son intervention télévisée pour parler à son homologue Uribe. Il a d’ailleurs dans son allocution félicité non seulement le gouvernement colombien mais tous ceux qui avaient contribué à cette libération, y compris le président Chavez. Ce qui tranchait singulièrement sur le ton des journalistes qui expliquaient à l’unanimité que la "fermeté" d’Uribe avait payé. (Danielle Bleitrach)

Pascual Serrano nous montre qu'il existe « des doutes sur le fait que l'armée colombienne a intercepté la libération pour la présenter comme un succès du gouvernement. Les FARC déjà avaient exprimé aux délégués européens avec lesquels ils s'étaient réunis leur volonté de libérer les rebelles ». Bien que le Ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, ait présenté comme une brillante opération des service de renseignements militaires la libération d'Ingrid Betancourt et de quatorze autres prisonniers des FARC, la réalité est que cela s'est produit justement quand deux délégués européens, le français Noel Sáez et le suisse Jean Pierre Gontard, étaient entrés en contact avec la direction de la guerilla pour mettre en oeuvre la libération. Les FARC avaient déjà exprimé leur intention à cet égard et le gouvernement avait autorisé les contacts qu'il suivait de très près. Le premier juillet dernier, un communiqué de l'Exécutif colombien, lu par le secrétaire de presse du (…) Lire la suite »

Ingrid Betancourt : le monologue du Président Sarkozy.

James PETRAS

Le Président français Sarkozy est apparu en deux occasions au centre des médias de masse pour faire part de sa détermination à faire libérer la franco-combienne Ingrid Betancourt retenue en captivité par le mouvement de la guérilla colombienne des Forces Armées Révolutionnaires de l’Armée Populaire de Colombie (FARC-EP). Suite au succès des négociations menées par Hugo Chávez entre décembre et janvier derniers, lesquelles avaient permis la libération de quatre otages par les FARC, Sarkozy a déclaré être déterminé à obtenir la libération d’Ingrid, et être même prêt à s’impliquer directement, quitte à se rendre lui-même dans la jungle colombienne et à escalader ses montagnes.

Une fois loin des feux des caméras, Sarkozy a chargé son Ministre des Affaires Extérieures, Bernard Kouchner, d'aller négocier avec les FARC, un téléphone portable de longue portée en main. De par ses antécedents de partisan enthousiaste de la guerre d'Irak (c'est ce pays qu'il avait choisi comme destination pour son premier voyage officiel en tant que ministre des Affaires Etrangères, manifestant du même coup son soutien aux troupes états-uniennes), de soutien inconditionnel depuis toujours de la guerre que mène Israël contre les palestiniens (y compris la guerre-génocide menée contre Gaza), et de par le rôle qu'il avait joué en tant que haut représentant des Nations-Unies au Kosovo dans les années 90 (lors de l'épuration ethnique de 200 000 serbes), il n'avait pas vraiment le profil d'un interlocuteur fiable pour négocier avec les FARC. Kouchner s'est néanmoins mis en contact par téléphone avec l'un des principaux dirigeants et négociateurs des FARC, Raul Reyes, en coordination (…) Lire la suite »
"Pour un guérillero, mourir à 80 ans est une victoire militaire"

Colombie : Tirofijo et Cano, le paysan et l’intellectuel (portraits)

Danielle BLEITRACH
Pour un guérillero, mourir à 80 ans est une victoire militaire, estime le sociologue Alfredo Molano à propos de Manuel Marulanda, le chef historique des FARC. Dans un article d'El Spectator repris par le Courrier International, Alfredo Molano fait un portrait de Marulanda. Un autre article du même journal colombien brosse le portrait de son sucesseur Alfonso Cano. Un paysan silencieux et tenace, un intellectuel issu du milieu urbain, mais tous les deux communistes. Va-t-il comme le croit l'article y avoir un changement de stratégie, ce serait oublier que ce qui empêche que les armes se taisent et que l'échange humanitaire des otages ait lieu ce n'est pas la mauvaise ou la bonne volonté du dirigeant des FARC, mais bien le gouvernement colombien qui entretient la guerre civile et la haine pour que prospère les monstrueux trafics. Parce que ce gouvernement criminel est soutenu par les Etats-unis qui en ont fait la tête de pont de toutes leurs manoeuvres régionales et ont intérêt à ce (…) Lire la suite »

Colombie : le président Uribe extrade ses témoins gênants...

Benito PEREZ

Alvaro Uribe est un politicien diablement habile. En extradant mardi vers les Etats-Unis les principaux chefs paramilitaires « démobilisés », le président colombien a réalisé un coup de maître.D’un unique geste, il a mis le masque de l’intransigeance et ravi son allié du Nord... tout en éloignant plusieurs témoins gênants. Ceux-là mêmes qui distillent depuis des mois les révélations sur les liens entre pouvoir, narcotrafic et assassinats politiques, au point de faire vaciller le chef de l’Etat. Chapeau l’artiste !

Aux Etats-Unis, Salvatore Mancuso et consorts - accusés de centaines de massacres, de plus de 15000 assassinats et de davantage encore de disparitions forcées - ne pourront être inquiétés que pour des délits liés à la drogue. Et quoi qu'en dise M. Uribe, les extradés ne risquent pas de recevoir beaucoup de visites de juges colombiens enquêtant sur les massacres (et encore moins des parties civiles). Le coût des déplacements, la dispersion des extradés sur quatre Etats et les freins procéduraux devraient refroidir les ardeurs. Qu'on en juge : la justice colombienne n'a toujours pas obtenu les pièces de la condamnation aux Etats-Unis de Chiquita pour financement des « paras ». Dans l'autre sens, le procès l'an dernier de la société Drummond, devant une cour US, avait été torpillé par le refus de Bogota d'expédier certains documents... Le message de M. Uribe aux « paras » demeurés au pays est clair : ceux qui ne sont pas satisfaits de leur sort et qui bavardent encourent (…) Lire la suite »
Colombie

La guerillera nie l’existance de relations entre les FARC et le Venezuela ou l’Equateur

La commandante guérillera colombienne Karina, qui déserta les FARC après 24 ans de militantisme, a affirmé mardi devant la presse de Bogota qu'il n'y avait aucun lien entre les FARC et les gouvernement du Venezuela ou de l'Equateur. "Nous admirons le président Chavez, mais je n'ai jamais eu connaissance d'accords, de négociations ou de toute autre chose de ce genre avec lui ; avec le président Correa non plus" a précisé Nelly Avila, dont le cas a été exploité par les médias colombiens. Karina a répété qu'elle a pris sa décision de déserter sous la pression de l'Armée et par crainte de subir le même sort qu'Ivan Rios, son chef direct et un des sept membres du secrétariat des FARC, assassiné au mois de mars par un subalterne pour toucher la prime. Le gouvernement "ont réussi à me vaincre, je ne sais pas s'il arrivera à vaincre les FARC, parce qu'il y a des gens trés attachés à la cause révolutionnnaire". L'ex-guérillera a précisé que malgré sa désertion, elle n'était pas (…) Lire la suite »
"un officier militaire a pris la petite fille par les cheveux et lui a tranché la gorge avec une machette"...

La propagande et les droits humains en Colombie

Garry LEECH
Cela se répète immanquablement. Lorsque des paysans colombiens sont assassinés le gouvernement accuse immédiatement les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) et les médias dominants, aussi bien en Colombie qu'aux États-Unis, font fidèlement écho à ces accusations. Le plus souvent des preuves apparaissent postérieurement qui montrent que les responsables du crime sont l'armée colombienne ou ses alliés paramilitaires. Cependant, les médias dominants ne rendent généralement pas compte des nouveaux éléments avec la même vigueur qu'ils avaient montrée pour rapporter la responsabilité des FARC dans l'information de départ - dans le meilleur des cas, c'est-à -dire s'ils rendent compte des nouveaux développements. En conséquence, la campagne de propagande du gouvernement colombien a réussi à créer l'impression dans bien des esprits que les FARC sont les responsables de la majorité des violations des droits humains alors que les chiffres publiés par les organisations de défense (…) Lire la suite »
Venezuela - Colombie

Le Venezuela assure être en mesure de démontrer avec des preuves l’incursion militaire colombienne sur son territoire

La Havane, 19.05.08 (acn) Le ministre de la Communication du Venezuela, Andrés Izarra, a annoncé à Caracas que son pays est en possession d'éléments qui prouvent la violation de la frontière commise samedi dernier par les forces armées colombiennes. « Nous sommes en possession de matériel graphique, photos et autres, qui seront présentés à l'opinion publique en temps voulu et qui prouvent l'incursion militaire sur notre territoire », a déclaré le ministre vénézuélien. Il répondait ainsi au ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, qui avait affirmé depuis Bogota que les forces armées colombiennes n'avaient jamais pénétré en territoire vénézuélien. Samedi dernier, le ministère des Affaires étrangères du Venezuela avait adressé à la Colombie une protestation officielle dans laquelle Caracas dénonçait la violation de la frontière commune par une force militaire colombienne de 60 hommes. La note vénézuélienne précisait que les militaires colombiens avaient pénétré (…) Lire la suite »

Interpol, la Farc et Chavez : L’ordinateur de Gauche et l’ordinateur de Droite

Romain MIGUS

Le 1er mars 2008, 10 bombes GBU 12 Paveway de 227 kilos chacune explosaient en pleine jungle équatorienne rasant toute la végétation aux alentours et laissant des cratères de 2.40 mètres de diamètre et 1.80 mètres de profondeur. (1) La Colombie venait de violer la souveraineté de l’Equateur et d’assassiner Raul Reyes, le principal négociateur pour la libération d’Ingrid Bétancourt et des autres otages retenus par la guérilla.

Au sol, les combattants de la FARC et des étudiants de l'Université de Mexico ne résistèrent pas à un bombardement d'une telle ampleur. En revanche, gisait au beau milieu des cratères, un ordinateur indestructible qui contient, selon Bogota, des informations cruciales sur les alliances régionales. Cet ordinateur dont la marque n'est malheureusement pas connue, c'est l'ordinateur de Raul Reyes. C'est l'ordinateur de gauche. Rappelons avant d'aller plus loin que les relations avec la FARC sont tout ce qu'il y a de plus normales pour les voisins de la Colombie. L'ancien vice président vénézuélien, José Vicente Rangel, rappelait il y a peu, qu'avant l'arrivée de Chavez au pouvoir, un responsable des FARC disposait d'un bureau au Ministère des Affaires Etrangères vénézuélien, notamment pour traiter des dommages collatéraux du conflit colombien au Venezuela. Imaginez qu'une armée de 15.000 hommes en guerre contre le pouvoir suisse stationne prés du lac Léman. Il y a fort à parier que (…) Lire la suite »
Colombie

Restrepo propose une dissolution des partis pour déresponsabiliser Uribe face à la crise du Congrès

Le sénateur d’opposition Gustavo Petro, du Pôle Démocratique Alternatif (PDA), a affirmé que la faute ne revient pas seulement aux congressistes qui sont liés au paramilitarisme, mais aussi au président Uribe qui n’a pas été capable de rejeter cet appui, quand il était évident.

Le commissaire pour la Paix de Colombie, Luis Carlos Restrepo, a affirmé que le président à lvaro Uribe ne doit pas répondre à la crise de la parapolitique. Par conséquent, il a proposé que les partis de la coalition de gouvernement impliqués dans ce scandale se dissolvent. « Il y a un Exécutif fort et un Congrès qui fonctionne, mais des partis paralysés », a justifié le fonctionnaire. Restrepo a fait valoir que les partis de la coalition n'ont pas exercé de contrôles suffisants pour éviter l'infiltration de personnes liées à des organisations armées illégales « et ils ont fini par être liés à ces partis ». (...) Le scandale de la parapolitique expose les relations entre politiciens, dont la majorité est Pro-Uribe, et les groupes paramilitaires d'extrême droite. Il a récemment été demandé l'arrestation de l'ex président du Congrès Mario Uribe Escobar - cousin du président à lvaro Uribe - qui figure parmi les 63 congressistes que la Cour Suprême de Justice a lié au (…) Lire la suite »