
La commandante guérillera colombienne Karina, qui déserta les FARC après 24 ans de militantisme, a affirmé mardi devant la presse de Bogota qu’il n’y avait aucun lien entre les FARC et les gouvernement du Venezuela ou de l’Equateur.
"Nous admirons le président Chavez, mais je n’ai jamais eu connaissance d’accords, de négociations ou de toute autre chose de ce genre avec lui ; avec le président Correa non plus" a précisé Nelly Avila, dont le cas a été exploité par les médias colombiens.
Karina a répété qu’elle a pris sa décision de déserter sous la pression de l’Armée et par crainte de subir le même sort qu’Ivan Rios, son chef direct et un des sept membres du secrétariat des FARC, assassiné au mois de mars par un subalterne pour toucher la prime.
Le gouvernement "ont réussi à me vaincre, je ne sais pas s’il arrivera à vaincre les FARC, parce qu’il y a des gens trés attachés à la cause révolutionnnaire".
L’ex-guérillera a précisé que malgré sa désertion, elle n’était pas d’accord que ses anciens compagnons d’armes soient qualifiés de terroristes. "Pour moi, les FARC ne sont pas une organisation terroriste, nous sommes en présence d’un conflit et les excès se produisent des deux côtés".
TeleSUR _ 20 de mayo 2008. -