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Thème : Tunisie

Tout sur Kaïs Saïed, en plus de 8000 vers qui pourraient me condamner aux galères

Salah HORCHANI
Au vu de ses discours, pour contrôler la presse et l’exercice du journalisme, il s’est déjà attelé La presse, dernier rempart qui, depuis son coup d’État, continue, malgré tous ses assauts, à lui résister Avec le Décret-loi liberticide 2022-54, c’est la liberté de s’exprimer [1] a L’acquis le plus important de la Révolution du 14 janvier, qu’il essaye de museler Officiellement, son objet est de lutter contre les infractions de la cybercriminalité « Et [de] soutenir l'effort international dans le domaine », mentionne expressément son article premier Mais, à vrai dire, en voyant de près, on est convaincu que ce Décret-loi a une autre finalité Il s’inscrit dans une tentative de verrouillage de l’espace médiatique et virtuel par les autorités À la veille d’une échéance électorale risquée pour Kaïser, afin que l’information soit contrôlée Échéance prévue le 17 décembre afin de désigner les membres de la Chambre des députés Comme le montre son irréaliste article 24 où un (…) Lire la suite »

Modernistes, réveillez-vous ! À la façon de « La Rose et le Réséda » de Louis Aragon

Salah HORCHANI

À l’occasion du dixième anniversaire de notre Révolution.

Puisse comprendre qui voudra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au cœur du commun combat [1] Combat pour que vive Elle Menacée par Ennahdha Notre Tunisie éternelle Qui, avec courage, se bat Pour rester civile et plurielle Comme elle l’est depuis Bourguiba Contre un islamiste cartel Guidé par un certain Émirat [2] Financier obédientiel Et un certain grand magnat Du côté des Dardanelles [3] Qui veut remettre en cause cet état Ainsi que tout le panel De lois qui, la femme, libéra Notre Tunisie éternelle Qui ne s’en sortira pas De cet enfer démentiel Tant qu’Ennahdha sera là Et notre union se fera la belle Lors des élections, chaque fois Pour des narcissismes auxquels Nos ténors s’en donnent à cœur joie [4] Face à des sentinelles Vendeurs de religion et de foi Nourris par l’islamisme fiel Qui guettent nos gestes et faux pas Pour, de façon (…) Lire la suite »

Tunisie- Crise coronavirus : comment éviter l’implosion de notre pays malgré la défaillance de l’Etat ...

Mustapha STAMBOULI

La stratégie mise en place par le gouvernement pour lutter contre cette pandémie ne résout rien ni l'aspect sanitaire et moins l'aspect économique, car le pseudo confinement ne fait que déplacer le problème et faire durer la crise pouvant provoquer une faillite économique, une banqueroute de l'Etat capable de mettre en péril notre pays.

Jean-Pierre Chevènement, homme politique français fait un diagnostic sur la défaillance des Etats en matière de visions et de stratégies : « L'Etat s'est défaussé de sa responsabilité fondamentale. Il a rompu le pacte de base : les citoyens reconnaissent l'autorité de l'Etat, et en échange de quoi, ce dernier leur assure un certain nombre de services, au premier rang desquels, la garantie de la sécurité. Ne nous y trompons pas : ce qui vaut dans le domaine de la santé vaut aussi dans d'autres secteurs, et il faudra également en tirer les conséquences. ». Chevènement ne se trompe et ce constat est valable pratiquement pour tous pays exceptés les Etats gérés par des gouvernements socialistes ou similaires comme le Portugal, Cuba, la Chine et à moindre mesure la Russie, etc. La Tunisie est doublement pénalisée : des choix non cohérents et surtout une minable gouvernance. Notre pays est confronté, comme le reste de l’humanité, à une crise sanitaire exceptionnelle. La Tunisie se (…) Lire la suite »

Qui est Kais Saïed, le nouveau président de la république tunisienne ?

Rassemblement Communiste
L’élection du juriste Kaïs Saïed à la présidence de la République tunisienne est lourde de signification politique dans la laborieuse séquence post-révoltes populaires de janvier 2011. Face à Nabil Karoui, candidat archicorrompu, ultralibéral, occidentalo-centré, grand patron et magna de la presse, le deuxième tour de cette élection a été un véritable raz-de-marée, à la stupéfaction générale sur le plan international, et même au sein du peuple tunisien : Près de 50 points d’écart (72.71%) ont permis à Saïed de laminer le « Berlusconi » fraîchement sorti de prison suite à une affaire de blanchiment d’argent, héros des couches les plus aisées des métropoles de la côte tunisienne, alors même que le parti de ce dernier « Galb Tounes » venait de rassembler un groupe conséquent de députés aux législatives. Qui est Kaïs Saïed ? Est-il de droite ou de gauche ? Est-il islamiste ou laïc ? Quel lien entretient-il avec les puissances néocoloniales classiques, plus ou moins rivales entre (…) Lire la suite »

ALECA : Prédation européenne sur la Tunisie

Ilyes Bellagha

Un militant tunisien, président de l’Association « Architectes… citoyens » dénonce les méfaits dans son pays du bien nommé « Accord de Libre Echange Complet et Approfondi » en cours de négociation entre l’impérialisme UE et la Tunisie en situation de faiblesse économique, pour contrer les partenariats nécessaires avec l’Asie…

On peut vous rassurer dès maintenant : des élections vont se tenir, et on peut même déjà féliciter les nouveaux élus. Ils formeront une coalition issue d’un compromis, suite à une concertation qui nous vaudra peut être un prix Nobel de paix. mieux : Le prix de la Pax Romana, version ALECA (accord de libre-échange complet et approfondi). « On négocie » nous assure t-on ; l’Union Européenne d’une part et l’Etat tunisien de l’autre. Quoi de plus normal ? Sauf que voilà : le coté tunisien n’est autre que... la fondation Konrad-Adenauer Stiftung, qui travaille avec une multitude de « partenaires locaux ». Parmi ceux-ci se trouvent des universités, des associations de la « société civile » et de l'économie privée comme les associations de chefs d'entreprise de la Tunisie, et encore des institutions étatiques et des partis politiques. Cette fondation qui n’est qu’un think tank allemand associé à la CDU, le parti politique allemand libéral-conservateur fondé en 1945. C’est donc le (…) Lire la suite »

Une « réforme agraire durable » d’inspiration cubaine pour contrer l’ALECA, destruction programmée de l’agriculture tunisienne par l’Union Européenne

Guillaume SUING

Compte rendu d'une conférence-débat avec des petits paysans organisée à Tebourba (Tunisie) par "Millions de Femmes Rurales" (Via Campesina Maghreb)

Qui veut comprendre à quel point l’Union Européenne est un impérialisme tout aussi prédateur que son demi-allié d’outre-Atlantique, se penchera avec intérêt sur l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) (1) avec la Tunisie. Cette parodie de « négociation » ouverte par l’UE avec son proconsul de l’époque Benali sur le dos du peuple a inauguré en 1995 le démantèlement progressif du secteur public tunisien, en particulier des « archaïques » et « peu compétitifs » systèmes de santé et d’éducation qui en faisaient la fierté, ainsi que les vestiges d’une réforme agraire déjà largement sabotée depuis Bourguiba. L’application des normes européennes en Tunisie a été si brutale et catastrophique que les révoltes populaires de janvier 2011 elles-mêmes n’y étaient pas étrangères, en particulier sur la question de l’insupportable chômage de masse qu’elles ont engendré surtout dans les régions reléguées de l’intérieur : Ce qu’on a naïvement appelé « révolution de Jasmin » en (…) Lire la suite »

Il est grand temps de redresser la Tunisie menacée de faillite et de banqueroute ...

Mustapha STAMBOULI

La Tunisie vit actuellement un désordre total : un gouvernement incapable de gouverner, un président sans pouvoir veut régner, une Assemblée incompétente et une opposition désorganisée à la recherche d’un sauveur. Le peuple doute de la capacité de la classe politique pour redresser la situation politique, économique, sociale et surtout institutionnelle. Le peuple attend des gestes forts pour croire et s’impliquer dans la reconstruction du pays. Les trois présidents (de la République, du gouvernement et de l'ARP) doivent s'entendre sur un processus de sortie de crise dans un délai ne dépassant pas une quinzaine de jours. Les solutions ne manquent pas mais ils doivent avoir le courage de dire la vérité au peuple et surtout proposer un agenda pouvant éviter à la Tunisie la banqueroute. Ne rien faire, c'est accepter la mise sous-tutelle de notre pays ou un coup d'Etat salvateur...

La Tunisie est embourbée dans une crise politique – non visible au commun du mortel, mais aussi sociale, de gouvernance et surtout économico-financière. Aucune solution classique ne pourrait venir à bout à cette crise systémique, seul le modèle de Pékin pourrait mettre fin à cette crise qui a trop duré et remettre le pays au travail. Bon gré malgré, il faudrait bien accepter cette opération chirurgicale pour nous éviter l'amputation ... Il est clair que le gouvernement Youssef Chahed a terriblement échoué . Il n'y a plus de place pour les amateurs/incompétents. Le prochain chef de gouvernement devra avoir, eu égard de la situation dramatique de l'économie tunisienne, un profil similaire à celui de Hédi Nouira, l'homme qui est arrivé, en quelques mois, à sortir notre pays de l'impasse et surtout à créer une dynamique économique favorisant l'investissement et la croissance ... Il y a toujours un "Hédi Nouira" quelque part à sortir de l'ombre ... La période à venir doit générer un (…) Lire la suite »

La Tunisie à la croisé du chemin...de l’Investissement ?

Mohamed CHEIKHALIFA

Faute d'Europe il est légitime de prendre la route de la soie pour moderniser le pays afin de créer 1 million d’emplois ! L’enveloppe de l’investissement requis est de l’ordre de 150 milliards de dollars !

La Chine a établi des accords de coopération avec 80 pays dans le cadre de l’initiative de « La Ceinture et la Route ». Elle a déployé une coopération systématique en matière de production avec une trentaine de pays, a créé 75 zones de coopération économique et commerciale à l’étranger en partenariat avec 24 pays, et a investi plus de 50 milliards de dollars pour créer près de 200 000 emplois dans des pays situés le long des nouvelles routes de la soie. Il est opportun pour la Tunisie de joindre ladite initiative afin de répondre aux aspirations légitimes de toute une jeunesse qui n’a rien vu venir en matière d’emplois, de développement durable ou de protection de l’environnement. Trois secteurs porteurs de larges promesses mériteraient une métamorphose totale pour nous permettre de participer à l’économie-monde avec une valeur ajoutée consistante et bénéfique pour cette jeunesse hantée par le chômage source de sa perdition et la privant de tout horizon et d’espoir en un (…) Lire la suite »

Echec de la mission FMI en Tunisie : Youssef Chahed sortira-t-il indemne ?

Mustapha STAMBOULI

Une question légitime que nous pouvons poser : pourquoi le FMI cherche-t-il à diriger directement notre pays ? Youssef Chahed, Chef de gouvernement est-il l’otage du FMI. Son sort est-il entre les mains de Christine Lagarde ? Subira-t-il le même sort que Habib ESSID, l'ancien chef de gouvernement ? En tout cas, il est en liberté provisoire, "contrôlée par un bracelet électronique".

La Tunisie vit un désordre presque total : un gouvernement incapable de gouverner, un président absent, un parlement bloqué par son incompétence et une opposition qui se cherche. Le peuple doute de la capacité de la classe politique pour redresser la situation politique, économique et sociale. Le peuple est complètement déçu, risque de rejeter toute la classe politique. Tout est donc à recommencer. La Tunisie ne survivra que si elle réinstalle l’autorité de l’Etat et implique toutes les compétences patriotes en vue de trouver les solutions appropriées pour un pays à la dérive tant sur le plan financier qu’économique. Il ne manque qu’une formulation politique claire et un engagement résolu et sans faille de la part des acteurs politiques. Mais ces conditions, qui seraient si simples à remplir dans n’importe quel pays au Monde, s’apparentent, en Tunisie, à un chemin de croix, tant l’incompétence du gouvernement pléthorique est flagrante et tant l’opinion, écrasée de soucis (…) Lire la suite »

Tunisie : Création d’un Collectif "Vérité et Justice" pour les assassinats politiques

Salah HORCHANI
Dans un communiqué reproduit intégralement ci-dessous, ayant pour titre « Collectif "Vérité et Justice" pour les 3 assassinats politiques : Nagdh , Belaïd et Brahmi », un groupe de 19 militant(e)s de la gauche tunisienne a annoncé, ce lundi 6 février 2017 - jour anniversaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, lâchement abattu par les islamistes le 6 février 2013 - la naissance du dit Collectif dont le principal objectif est d’œuvrer par tous les moyens pour que toute la vérité et toute la justice soient faites aussi vite que possible sur les assassinats de Lotfi Nagdh, Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, commis en Tunisie pendant le pouvoir islamiste, et que les coupables, tous les coupables, soient jugés. Collectif "Vérité et Justice" pour les 3 assassinats politiques : Nagdh , Belaïd et Brahmi – Considérant que Lotfi Nagdh, puis Chokri Belaïd, puis Mohamed Brahmi ont été victimes, de manière évidente, d’assassinats politiques terroristes (1) qui ont constitué le plus grand drame (…) Lire la suite »