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Thème : Tunisie

Lettre de Démission du Ministre des Affaires Etrangères Tunisien

Citoyen Maghrebin
Janvier 13, 2011 Citoyens, citoyennes, Étant témoin des événements qui ont lieu en Tunisie depuis le 17 Décembre 2010, je ne me sens plus désormais capable d'assumer mes fonctions dans la sérénité et l'objectivité que je m'imposais, et je vous informe de ma démission du gouvernement tunisien en tant que ministre des Affaires étrangères. Je demande aux familles des Martyrs d'accepter mes sincères condoléances et mon regret le plus total de cette tragèdie. Ayant épousé la fille d'un des cousins de Ben Ali, j'ai aussi fait partie de ce qu'on l'on nomme, à juste titre, le Clan de la famille Ben Ali. Je ne suis pas fier de ma propre famille et suis prêt à être jugé devant un tribunal libéré du joug de la dictature, comme ils le seront, de ce que l'on a fait à la Tunisie, en esperant que le peuple tunisien, à travers ma démission d'aujourd'hui, sera plus compatissant envers moi et ma famille proche. Je prends cette décision en espérant que le retour au calme s'instaure. Je (…) Lire la suite »

LA VÉRITABLE NATURE DU RÉGIME DE BEN ALI

F.L.B.L.Q.A.Y.
L'immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi a déclenché en Tunisie une révolte sans précédent. L'immolation n'est pas un suicide, il s'agit d'un acte de courage destiné à montrer à la foule le rejet absolu des pratiques d'un pouvoir qui vous empêche littéralement de vivre et c'est bien la raison pour laquelle le peuple a décidé une fois pour toutes d'en finir avec la dictature. Ce document est destiné à informer le lecteur de la véritable nature du régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d'arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l'a complètement éloigné des réalités de la Tunisie. Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence ou alors l'intégrisme religieux, considéré comme le dernier refuge de la dignité. (…) Lire la suite »

Le Maghreb en révolution.

Pierre PICCININ
Depuis trois semaines, le Maghreb est en révolution. Pourtant, les principaux journaux et les télévisions d'Europe ne parlent que fort peu de ce qui est en train de se passer en Tunisie, mais aussi, à sa suite, en Algérie, voire au Maroc, plus prompts à critiquer le déroulement des élections en Iran que la dictature féroce du président Ben Ali ou la corruption galopante qui prévaut au sein du gouvernement Bouteflika. Ces événements sont traités par la presse en second titre, comme s'il ne se passait rien de déterminant, et sont ainsi de facto banalisés, pendant que, en Tunisie et en Algérie, les exécutions se multiplient sous les balles de la police. Et le phénomène est accru encore par le fait que les gouvernements tunisien et algérien empêchent les images de franchir leurs frontières. En outre, Youtube rejetterait les images de violences policières postées par des internautes. Or, sans images, pas de reportage à la télévision... Alors que ces peuples, nos anciennes (…) Lire la suite »

Algérie, Tunisie, des prisons made in dictature

Zehira HOUFANI BERFAS
STOP au soutien occidental à la servitude des peuples Les Algériens, tout comme leurs voisins Tunisiens, ont faim de liberté, de justice, de droits et de dignité ! Voilà ce que devraient être les titres des médias traitant des révoltes dans ces pays. Plus encore au Québec, peuple qui accueille chaque année des milliers de Maghrébins, surtout Algériens, qui fuient justement l'enfer quotidien que les tenants de la dictature font subir aux citoyens de ce pays. Seraient-ils aussi nombreux ces cadres algériens bardés de diplômes à quitter leur pays si la vie n'était pas intolérable ? Que dire alors de la jeunesse acculée au chômage et au désespoir le plus total, et dont certains se jettent à la mer ? Si l'on a mis en avant le prix de l'huile qui a fait déborder la colère des populations algériennes, c'est qu'il résume à lui tout seul, l'esprit arrogant du pouvoir en fixant le prix de ce produit à près de 10% du salaire de l'Algérien. Cela prouve qu'en terme d'abus et d'injustice, le (…) Lire la suite »

Les Tunisiens n’ont plus peur

Luc TORREELE
Cela fait trois semaines que les Tunisiens sont dans la rue. Tant et bien que ce week-end le pouvoir a envoyé l'armée dans les rues pour tenter de rétablir l'ordre. Résultat, 35 morts, sans doute cinquante. En Tunisie si votre coeur bat pour plus de liberté, plus de justice et de démocratie, le seul droit que l'on vous attribue, c'est une décharge de plomb. Pourtant malgré cette répression sanglante, les Tunisiens n'ont plus peur, mieux encore, la peur a changé de camp, c'est maintenant Ben Ali qui a peur pour la survie de son régime. C'est le suicide de Mohamed Bouazizi de Sidi Bouzid qui a été le déclencheur des émeutes où la jeunesse excédée par le chômage et le peu d'avenir que lui réserve la société tunisienne, est descendue dans la rue. A Sidi Bouzid le chômage des jeunes atteint les 25% ? chez les femmes, on dépasse allègrement les 40%. Alors que les émeutes et les manifestations ont débuté dans les centres urbains de l'intérieur du pays, l'insurrection s'est maintenant (…) Lire la suite »

Tunisie : Quand les démocraties européennes s’entêtent à soutenir une dictature mafieuse.

Moncef Marzouki
lundi 3 janvier 2011 Dans les révélations de Wikileaks sur la Tunisie, on lit sous la plume des diplomates américains en poste à Tunis que le régime est « quasi mafieux », la femme du président détestée et corrompue, que le régime est policier, qu'il n'écoute aucun conseil venu de l'intérieur ou de l'extérieur et que l'appui des gouvernements français, italien et espagnol à ce régime est étonnant. Pour les démocrates tunisiens, cet appui est surtout particulièrement incongru, incompréhensible, pour ne pas dire scandaleux. Depuis 20 ans, le régime tunisien a essayé de faire croire à deux mensonges. Le premier est celui d'un régime prédémocratique qui engage le pays dans un processus démocratique, certes lent, mais allant de l'avant pour faire de la Tunisie un partenaire digne et respectable de l'Union Européenne. Or, Ben Ali a engagé, au vu et au su de tous, un processus dictatorial qui a vu disparaître inexorablement le peu de libertés et de droits que les tunisiens avaient (…) Lire la suite »

Le Maghreb se soulève contre les dictateurs

Zehira HOUFANI BERFAS
Après la Tunisie, l'Algérie entre dans la révolte populaire Ce début de l'année 2011 sera marqué par le mouvement de révoltes populaires qui secouent présentement le Maghreb. Des révoltes de la faim, disent certains, mais sûrement pour la justice et la fin des dictatures et autres régimes maffieux, qui gouvernent ces pays par la force et la répression. Alors qu'en Tunisie les émeutes se poursuivent depuis plusieurs semaines, en Algérie, depuis mercredi, les quartiers populaires de la capitale et des grandes villes d'Algérie s'embrasent dans l'explosion de la colère des jeunes, nourrie par un quotidien des plus absurdes dans un pays, qui croule sous les pétrodollars, détournés ouvertement par les despotes au pouvoir depuis des décennies. La jeunesse algérienne est estimée à plus de 70 % de la population, mais rien dans les politiques officielles n'offre d'ouverture, ni de prise en charge sérieuse de ces millions de jeunes livrés à eux-mêmes sans le moindre espoir à l'horizon. (…) Lire la suite »

La Tunisie après le referendum de mai 2002 : chronique d’un statu-quo annoncé

MANAI, Ahmed
Au mois d'octobre 1997, soit un peu plus de deux ans avant le début de son troisième et dernier mandat constitutionnel, le président tunisien a fait adopter par le parlement la loi constitutionnelle 97/ 65, instituant le référendum. Le principe de la consultation populaire par voie référendaire, prévu par la constitution de 1957, a ainsi été consacré… au bout de quarante années. Ce vide juridique avait fourni au président Bourguiba en 1974, l'alibi qui lui avait permis de se désengager à bon compte, de l'accord d'union entre la Tunisie et la Libye qu'il avait signé avec le Colonel Khadafi à Jerba. C'est donc à la faveur des desseins personnels du président de la république de déverrouiller la constitution et de s'offrir la possibilité de solliciter de nouveaux mandats que le vide juridique a été comblé. C'est ainsi que les tunisiens ont été appelés le 26 mai 2002 à approuver par référendum, les profondes modifications d'une constitution, amendée à cinq reprises depuis l'arrivée du (…) Lire la suite »