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Thème : Tunisie

Persécution des opposants en Tunisie : Déni dans la réponse du gouvernement à l’ONU

Salah HORCHANI
C’est avec près d’une semaine de retard que le ministère des Affaires étrangères tunisien a finalement répliqué [1] Au dernier communiqué à charge du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme qui les a accablé [2] Dans un texte fleuve où les lecteurs avertis pourraient reconnaître la rhétorique et le style linguistique de qui vous savez En fournissant dans le détail les motifs officiels des procès intentés aux diverses personnalités concernées Tout en affirmant que « La Tunisie, son attachement à la protection des droits de l’homme, n’a pas besoin de [le] souligner » Et qu’elle « pourrait donner des leçons à ceux qui pensent être en position de faire des déclarations ou, des leçons, donner » « La Tunisie respecte les dispositions de ses engagements internationaux », a-t-il, sans équivoque, affirmé En ajoutant que seuls sont poursuivis des accusés « pour des crimes de droit public qui n’ont aucun lien avec leur activités Partisane, politique ou (…) Lire la suite »

Monsieur le président Kaïs Saïed , la Cour constitutionnelle, vous tardez trop à la créer !

Salah HORCHANI
La Tunisie de la Révolution s’apprête à juger des accusés, coupables par le président, déclarés Dès leur arrestation, un certain jour d’un certain mois de février, avant même qu’un juge d’instruction ne leur soit désigné [1] Pendant ce temps-là, Kaïs Saïed se montre non pressé pour la création de la Cour constitutionnelle, Cour qui est [2] Par excellence, le contre-pouvoir, le garde-fou et le contre-poids institutionnels de ses éventuels excès Et égarements. Et cette anomalie antidémocratique, il semble souhaiter la faire perdurer Puisque, dans le Projet de loi de finances 2025, aucun budget ne lui a été alloué [3] Anomalie qui pourrait induire une situation catastrophique si le président se trouvait Pour une raison quelconque empêché d'exercer sa mission, car c’est le président de cette Cour qui doit le remplacer Conformément à l’article 109 de sa constitution, pour une période, à 90 jours, limitée Anomalie qui demeure incompréhensible, surtout que cette Cour, c’est (…) Lire la suite »

Le procès de Tunis : « Quand la justice devient une arme de répression »

Salah HORCHANI

Préambule : Communiqué du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT) * -Tunisie : Quand la justice devient une arme de répression - Le procès pour «  complot contre la sûreté de l’État  », prévu le 7 février et reporté au 4 mars, incarne l’autoritarisme grandissant de Kaïs Saïed. Sous prétexte de protéger l’État, le régime écrase l’opposition et étouffe la contestation. 40 figures visées : Journalistes, avocats, militants, et opposants politiques accusés sans preuves, sur des dossiers vides. Droits piétinés : détentions arbitraires, présomption d’innocence bafouée, restrictions aux droits de défense. Silence imposé : interdiction de médiatiser l’affaire, intimidations des avocats et mépris des recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme. Ce procès n’est pas une quête de justice, mais une manœuvre politique pour briser toute résistance dans un contexte de crise économique et sociale étouffante. L’enjeu dépasse les accusés : c’est l’avenir des libertés et de la démocratie en Tunisie qui est en jeu. La mobilisation de la société civile et la pression internationale sont cruciales.

* Source : https://www.facebook.com/crldhtunisie/posts/pfbid02HyGmbz3P4ZdvW7QQJCWanGu6YVknh4FCeet3FtrFviWDX2shL7ku9rTrEkPqYiDbl

Le complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, « l’affaire des 17 », au départ, appelé Par l’implication directe du chef de l’État dans sa genèse et son instruction, occupe une place privilégiée [1], [2] « J'ai personnellement suivi la procédure hier jusqu'à minuit ou environ une heure du matin », a-t-il avoué Et « ceux qui ont été arrêtés sont des terroristes », a-t-il déclaré, suggérant qu’ils sont, de fait, impliqués Dans le projet de son assassinat. « L’histoire a prouvé qu’ils étaient des criminels bien avant que les tribunaux ne l'aient fait » Se prononçant déjà sur leur culpabilité présumée et, « quiconque les acquitte est leur complice », a-t-il ajouté « Cela s’apparente à une tentative de pression politique sur le pouvoir judiciaire [pour], une condamnation, imposer Les seuls éléments portés à leur encontre sont des témoignages anonymes affirmant que, un coup d'État, ils préparaient » Le rapport réalisé par le magistrat instructeur n’apporte (…) Lire la suite »

Monsieur le président Kaïs Saïed, combien j’aurais voulu écrire des poèmes célébrant... !

Salah HORCHANI
Au lieu d’avoir écrit des centaines d’articles et de poèmes critiquant les rabat-joie qui n’ont fait que nous hanter [1] Qui ont détourné les objectifs de la Révolution et ont tenté souvent, les uns contre les autres, de nous monter Depuis la Troïka, avec son Tartour, ses islamistes et leurs criminelles liaisons qui ont assassiné Chokri Belaïd, Mohamed Brahmi, nos policiers, nos soldats, nos gardes nationaux, nos bergers, nos invités,... Combien j’aurais voulu écrire des poèmes célébrant notre Révolution débouchant sur nos rêves réalisés Et c’est bien d’une révolution dont il s’agit, n’en déplaise à ceux qui ont mis en doute son authenticité [2] Des contre-révolutionnaires, des populistes, des islamistes, des illuminés, de tous bords, débarrassée Débarrassée des arrestations arbitraires, du climat inquisitoire qui prévaut depuis le fameux juillet Affranchie d’un régime qui, sous couvert d’un soi-disant assainissement, absolument tous les contre-pouvoirs, a érodés Ayant (…) Lire la suite »

Tunisie, 14 janvier 2011 – 14 janvier 2025 : La Révolution nous appelle !

Salah HORCHANI
Kaïs Saïed nous a plongés dans l’abîme des tourments dont on a cru s’être débarrassé Après que les foules révolutionnaires du 14 janvier, d’une seule voix, eurent crié « La khawf baaâd al yaoum ! », « Plus jamais peur, à l’avenir ! », car, en son régime, la peur, il a restaurée Après une décennie d'éclaircies où nous nous sommes sentis libres dans l’exercice de notre pensée Où l’intérêt pour la chose publique et l'engagement pour le bien commun furent vivifiés Où nous exprimions nos opinions, sans aucune crainte, sur la politique et plein d’autres sujets Un climat de peur s’est installé avec l’impression d’être surveillés, à tout moment, menacés Par la machine judiciaro-policière, grâce au décret liberticide 54, prête à nous écraser À tel point que beaucoup d’entre nous s’interrogent sur la possibilité de retrouver, un jour, notre liberté D’autant plus que l’approche de la répression sécuritaire et de l’oppression semble être pleinement adoptée Un climat de plus en plus (…) Lire la suite »

Nos vœux, nous Tunisiens, pour 2025

Salah HORCHANI
Pour la nouvelle année, force et courage, nous nous souhaitons Afin que, par la devise « Plus jamais peur » * , guidés, nous soyons Pour défendre les principes et les valeurs que nous partageons Qui sont malmenés par le pouvoir en place, et ce, en s’aggravant Pouvoir s’attribuant une large assise populaire, prétendument Alors que, scrutins à l’appui, son score c’est, des électeurs, 10% Ce qui a poussé certains de ses suppôts à le renier nûment Je disais donc, par la devise « Plus jamais peur », guidés, nous soyons Pour que les consciences, par la société civile, retrouvent un nouvel élan En complicité avec certains partis, mais, en restant vigilants Offrant une alternative à ce pouvoir de plus en plus étouffant Pour que le jasmin refleurisse avec ses petits boutons blancs Avec son parfum sublime dont on nous a privé, depuis trois ans Un certain 25 juillet, à la manière de Louis-Napoléon Bonaparte, son coup d'État et son impériale constitution Excepté que cette (…) Lire la suite »

Tunisie - Liberté pour les prisonniers d’opinion, victimes du régime du 25 juillet

Salah HORCHANI
Il s’agit des prisonniers d’opinion du régime que Kaïs Saïed a installé après son coup d’État de juillet Dont la plupart ont été arrêtés pour que ce régime puisse, pour une autre mandature, perdurer [1] Dont les textes fondateurs le classent comme étant le régime le plus islamisto-populiste jamais instauré Qui plus est, le plus autocrate de toute la planète, car, tous les pouvoirs, entre ses seules mains, sont concentrés César, Napoléon, Franco, Hitler, le Duce, Pinochet et Kim Jong-un peuvent aller se rhabiller [2] Des normes politiques, des contre-pouvoirs, des garde-fous institutionnels, il s’est débarrassé Grâce à la constitution qu’il a écrite en singleton, et cela, avant de la faire adopter Par référendum qui fut boycotté, puisque moins d’un Tunisien sur trois y a participé En outre, que ce soit dans le cadre de cette constitution ou bien de celle qui l’a précédée Kaïs Saïed s’est montré non pressé pour la création de la Cour constitutionnelle, Cour qui est [3] Par (…) Lire la suite »

Tunisie - Vu qu’il rempile, leur culpabilité doit être par la loi démontrée, sinon...

Salah HORCHANI
Maintenant que Kaïs Saïed, à la magistrature suprême, est porté Pour un second mandat que je nous souhaite meilleur que son premier Par une élection pas comme les autres qui, dans l’Histoire, restera gravée Pour son record d’entourloupes et les controverses qu’elles ont suscitées [1] Il est impératif que la culpabilité des emprisonnés Candidats qui, par suite, furent empêchés, au scrutin, de participer [2] Soit par la justice, dans un procès juste et équitable, confirmée Sinon, leur incarcération serait le fait de son unique volonté Pour priver les Tunisiens de leur droit de choisir qui va les présider Auquel cas, c’est à la justice de se prononcer sur sa légitimité Et sur les atroces souffrances qui ont été, injustement, infligées À ces prisonniers et leurs familles pour qu’il puisse, dans cette présidentielle, gagner Transformant la vie de leurs proches en un cauchemar difficile à supporter Surtout pour les enfants qui se sont retrouvés, de l’un de leurs parents, (…) Lire la suite »

Présidentielle tunisienne 2024 : Abou-El-Kacem Chebbi s’adresse à son peuple

Salah HORCHANI
Ô mon peuple ! Si seulement j’étais bûcheron Pour arracher les souches de la terre Si seulement j’étais torrent Pour dévaster les cimetières Ton âme idiote déteste la lumière Elle préfère perdre son temps Dans les ténèbres éternellement * ................................................ * Traduction du poème Le prophète inconnu par ma fille Ines, extraite de son livre, bilingue arabe-français, intitulé Abou-El-Kacem Chebbi, " Si seulement, ma poésie..." , paru aux éditons LCM et dont on peut trouver un extrait dans : https://tradmonde.hypotheses.org/38 Lire la suite »

Présidentielles tunisiennes 2024 : le régime et le chef d’État espérés

Salah HORCHANI
Environ un quart du nombre des vers de ce poème a déjà été, précédemment, publié À l’occasion du surprenant rapprochement que l’ISIE, avec son homologue russe, a engagé [1] Avec la bénédiction de notre chef d’État qui, probablement, voudrait, de Poutine, se rapprocher À priori, les diverses positions de notre président, je préfère ne pas, ici, en parler Bien que ma voix s’applique à être une voix de lutte contre toutes les injustices, en vérité Car, par son Décret-loi liberticide 54, le droit à la libre expression a été plombé [2] Et celui qui le critique ou ne se soumet pas à son magistère, se trouver en prison, pourrait Pour plusieurs années, ne serait-ce que pour un post perçu diffamateur, sur les réseaux sociaux, publié [3] Beaucoup de voix d’opposants se sont tues, depuis que le triste Décret-loi liberticide fut promulgué Des politiques, journalistes, avocats, magistrats,..., activistes de la société civile sont harcelés Depuis, voire emprisonnés, pour des complots, (…) Lire la suite »