Suite à la participation de la Tunisie, à la COP 22 qui se déroule ces-jours-ci à Marrakech, avec une importante délégation, conduite par le Chef de la Primature, composé de 120 membres, soit plus que la délégation chinoise ?! Je me suis dit qu’ils sont certainement porteurs d’un message universel et pas seulement tunisien et qu’ils vont le crier Urbi et Orbi !
Dans un appel urgent, ayant pour titre « Le G.U.N : UN GOUVERNEMENT DE GESTION, ET NON DE SOLUTION DE LA CRISE », reproduit intégralement ci-dessous, un collectif de 22 militant(e)s de la gauche tunisienne a rendu publique son analyse critique du Gouvernement dit d’union nationale (G.U.N) intronisé par le parlement le 26 Août 2016.
CRÉATION D’UN COLLECTIF POUR L’ABROGATION DE LA CIRCULAIRE DU MINISTRE DE LA JUSTICE DU 5 NOVEMBRE 1973 (MARIAGE DES TUNISIENNES AVEC DES NON MUSULMANS).
Après plus de cinq ans d’égarement et de bégaiement, un état des lieux objectif s’impose pour mieux comprendre le complot concocté contre la Tunisie par les concepteurs du « printemps arabe » et de ses alliés-affidés indigènes. Cette mise au point pourra servir pour faire l’inventaire des issues possibles afin de sortir notre pays de son marasme intégral. Seule la mobilisation active et l’action militante du peuple tunisien et du front républicain pourront redresser un pays à la dérive. Les « amis-ennemis de la Tunisie » ne pourront réviser leurs prétentions sur notre pays que lorsqu’ils entendront d’une seule voie : « Dégagez, dégagez, dégagez, assez de complots, assez de martyrs, assez de pillage et de manigances ».
Le modèle de développement suivant un libéralisme débridé ne pourrait faire face au problème du chômage endémique ni à la détresse hydrique sévissant dans le pays , il y a lieu de panacher ledit modèle à une intervention ponctuelle de l'Etat et ce pour ériger les infrastructures nécessaires afin de lancer un cycle vertueux d'une croissance durable...
Rappel : Le texte de la Constitution de la Deuxième République tunisienne* a été adopté le 26 janvier 2014 - avec le vote suivant : 200 pour, 12 contre et 4 abstentions - et signé le lendemain par le président de la République.
Ahmed Bensaada, universitaire algérien installé au Canada depuis plusieurs années, suit attentivement les mutations et bouleversements au Maghreb et au Moyen-Orient auxquels il a consacré plusieurs articles, colloques et conférences... Sur les Printemps arabes, il a porté dès le départ un regard très critique dont il a fait la synthèse dans un livre, Arabesque américaine, puis dans Arabesque$, une nouvelle édition corrigée et enrichie, d’une actualité plus que jamais brûlante. Cinq ans après !