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Thème : Tunisie

Quand Manuel Valls montre son ignorance de la Tunisie chez Salamé et Pujadas

Salah HORCHANI
Une photo, à l’attention de Monsieur Manuel Valls, qui montre l’étudiante Khaoula Rachidi s’interposant, le 7 mars 2012, au risque de sa vie, pour que le drapeau tunisien ne soit pas remplacé par le drapeau de Daech qu’un salafiste vient de hisser en haut du bâtiment se trouvant à l’entrée de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM), photo-symbole du combat de la femme tunisienne aujourd’hui, prouvant, soit dit en passant, qu’en Tunisie, contrairement à ses déclarations (voir ci-dessous), le voile n’est pas imposé aux femmes. Aussi, elles n’ont pas à « se battre précisément pour l’enlever », et, au demeurant, contrairement à ce qui s’est passé en Iran – pour citer l’(unique !) autre pays qui a intéressé Monsieur Valls, voir ci-dessous – l’État tunisien n’a jamais eu besoin de légiférer à ce sujet ; qui plus est, dès l’aube de l’indépendance, il a encouragé le dévoilement des femmes. Dans ce cadre, j’invite Monsieur Manuel Valls à visionner la (…) Lire la suite »

Tunisie - Communiqué de presse de l’« Association SOS-terrorisme »

Salah HORCHANI
Deux évènements importants et récents interpellent de façon directe notre Association « SOS Terrorisme ». Dans l’interview du Président de la République, nous avons été surpris par l’affirmation par ce dernier que « le terrorisme est aujourd’hui derrière nous », ce qui signifierait que le danger terroriste en Tunisie a disparu et que le terrorisme a été vaincu et éradiqué ! Il nous semble pour le moins prématuré de considérer que notre pays a totalement vaincu le terrorisme islamiste. Du reste, il y a à peine 100 jours, le chef du gouvernement, sollicitant la confiance de l’ARP [l'Assemblée Des Représentants du Peuple], présentait la lutte contre le terrorisme comme l’un des objectifs essentiels de son gouvernement. Nous pensons que la mobilisation, à la fois, des autorités, notamment sécuritaires, mais aussi de la population doit être maintenue. Le Président de la République a également soulevé la question du sort des terroristes tunisiens qui, suite aux lourdes défaites (…) Lire la suite »

COP 22 et Investissement en Tunisie

Mohamed CHEIKHALIFA

Suite à la participation de la Tunisie, à la COP 22 qui se déroule ces-jours-ci à Marrakech, avec une importante délégation, conduite par le Chef de la Primature, composé de 120 membres, soit plus que la délégation chinoise ?! Je me suis dit qu’ils sont certainement porteurs d’un message universel et pas seulement tunisien et qu’ils vont le crier Urbi et Orbi !

Ainsi s’agit-t-il de ce grandiose projet d’éco-développement en matière d’énergie durable que j’appelais de mes veux depuis fort longtemps. Il y est question de la mise en valeur de notre gisement solaire à ciel ouvert de 2000 kWh /an/m², dans son volet exportation d’électricité verte PV produite à zéro émission de GES, question qui intéresserait au plut haut point le sommet de Marrakech ! En effet il s’agirait de la production d’électricité verte et durable de 100 TWh (100 milliards de kWh, sachant que notre consommation annuelle est de l’ordre de 15 TWh), en vue de leur exportation vers les pays de l’Union Européenne. . 1 – Le contour du projet se déployant sur 360 km² de terre non arables, ni réservées aux parcours ou aux forêts : a) Zone d’implantation ; le sud et l’ouest du pays, là où la quête de l’emploi de nos jeunes n’a pas de réponse structurelle mais épisodique et très précaire b) Exportation en FOB, en courant continu , avec des pertes de l’ordre 3/1000 , ( à (…) Lire la suite »

Résolution du Parlement de l’UE concernant la Tunisie = Victoire de la Société civile

Salah HORCHANI
La « Résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 sur les relations de l'Union avec la Tunisie dans le contexte régional actuel » [1] - qui a été adoptée dans un environnement marqué par une forte mobilisation de sociétés civiles des deux rives de la méditerranée pour la refonte des relations de la Tunisie avec l’UE dans un nouveau partenariat - contient beaucoup d’éléments importants sur des sujets variés et cruciaux ( classés sous quatre rubriques : "Réformes politiques et institutions", "Développement économique et social", "Sécurité et défense" et "Mobilité, recherche, éducation et culture" ) parmi lesquels je retiens pour ce billet les points 9, 14, 21 et 61, reproduits ci-dessous, qui concernent, respectivement, le « Dialogue Tripartite Société Civile - Autorités Tunisiennes - Union Européenne » [2] , le « Droit des femmes et égalité hommes-femmes », la réforme du « Code pénal et, en particulier, d'en abroger l'article 230, qui sanctionne l'homosexualité » et la « (…) Lire la suite »

Tunisie : analyse critique du Gouvernement dit d’union nationale

Salah HORCHANI

Dans un appel urgent, ayant pour titre « Le G.U.N : UN GOUVERNEMENT DE GESTION, ET NON DE SOLUTION DE LA CRISE », reproduit intégralement ci-dessous, un collectif de 22 militant(e)s de la gauche tunisienne a rendu publique son analyse critique du Gouvernement dit d’union nationale (G.U.N) intronisé par le parlement le 26 Août 2016.

Le G.U.N : UN GOUVERNEMENT DE GESTION, ET NON DE SOLUTION DE LA CRISE Le Gouvernement dit d’union nationale, constitué le 26 Août 2016, jour de son intronisation par L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avec une majorité numériquement très confortable, n’a pas soulevé l’enthousiasme des citoyens et citoyennes, c’est le moins que l’on puisse dire ! Les conditions dans lesquelles ce gouvernement a été constitué – avec les tractations, les manœuvres et les calculs qui ont accompagné le processus laborieux de sa constitution – ajoutées aux alliances contre nature, avec la présence parmi ses membres d’un homme appartenant à la gauche, compromettent sa crédibilité et font de lui plutôt un simple « remake » du gouvernement Habib Essid, remercié par l’ARP avec les applaudissements, Assemblée qui ne craint plus le ridicule ! Les circonstances qui ont accompagné, des semaines durant, le processus laborieux de la constitution de ce gouvernement prétendument d’union nationale, (…) Lire la suite »

Pour que la femme tunisienne soit libre de contracter mariage avec qui elle veut

Salah HORCHANI

CRÉATION D’UN COLLECTIF POUR L’ABROGATION DE LA CIRCULAIRE DU MINISTRE DE LA JUSTICE DU 5 NOVEMBRE 1973 (MARIAGE DES TUNISIENNES AVEC DES NON MUSULMANS).

Communiqué de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) PLATEFORME du COLLECTIF Les 11 juillet et 10 août 2016 se sont tenues deux réunions au siège de la FTCR-Tunisie ayant pour objet la circulaire du ministre de la Justice en date du 5 novembre 1973 relative au mariage des tunisiennes musulmanes ou présumées telles avec des non musulmans ou présumés tels. Cette circulaire est contraire à la Constitution et aux Conventions internationales ratifiées par l’État tunisien en matière de libertés individuelles et d’égalité hommes-femmes. La Constitution tunisienne du 27 janvier 2014 garantit dans : – son préambule, l’égalité des citoyennes et des citoyens en droits et en devoirs ; – son article 6, la liberté de croyance, de conscience et d’exercice des cultes ; – son article 21, l’égalité des citoyennes et des citoyens en droits et en devoirs et devant la loi sans discriminations ; – son article 46, la protection, la consolidation et (…) Lire la suite »

La Tunisie en panne : pourquoi ?

Mustapha STAMBOULI

Après plus de cinq ans d’égarement et de bégaiement, un état des lieux objectif s’impose pour mieux comprendre le complot concocté contre la Tunisie par les concepteurs du « printemps arabe » et de ses alliés-affidés indigènes. Cette mise au point pourra servir pour faire l’inventaire des issues possibles afin de sortir notre pays de son marasme intégral. Seule la mobilisation active et l’action militante du peuple tunisien et du front républicain pourront redresser un pays à la dérive. Les « amis-ennemis de la Tunisie » ne pourront réviser leurs prétentions sur notre pays que lorsqu’ils entendront d’une seule voie : « Dégagez, dégagez, dégagez, assez de complots, assez de martyrs, assez de pillage et de manigances ».

Depuis le 14 janvier 2011, date de « transfert » de Ben Ali à l’Arabie Saoudite et de l’installation d’un pseudo-pouvoir téléguidé par les islamistes et leurs mentors internationaux, la Tunisie souffre d’un déficit flagrant d’autorité de l’Etat. La transition du vieux couple « Mbazaa-Essebsi », ayant duré moins d’un an, a favorisé l’installation des islamistes dans toutes les articulations de l’Etat à travers des élections basées sur un code électoral taillé sur mesure pour les islamistes et leurs satellites. La Constituante a accouché par « césarienne », après trois ans de gestation, d’une Constitution d’un géniteur inconnu, complètement anachronique et inadaptée au contexte présent de notre pays. Le bilan de trois ans de calvaire a enregistré trois assassinats politiques et l’expédition de plus de 9000 mercenaires-terroristes tunisiens en Syrie, en Irak et en Libye. Cette seconde transition islamiste a terminé en queue de poisson permettant ainsi d’installer un gouvernement (…) Lire la suite »

Tunisie : pour un modèle de développement au panache !

Mohamed CHEIKHALIFA

Le modèle de développement suivant un libéralisme débridé ne pourrait faire face au problème du chômage endémique ni à la détresse hydrique sévissant dans le pays , il y a lieu de panacher ledit modèle à une intervention ponctuelle de l'Etat et ce pour ériger les infrastructures nécessaires afin de lancer un cycle vertueux d'une croissance durable...

Devant la dévastation de la situation économique, écologique et sociale prévalent dans le pays : – Chômage endémique des jeunes et des moins Jeunes et son corollaire de grogne et de drames sociaux : 1 suicide / jour et une immolation par le feu par mois dans les rangs de la jeunesse – Sursaturation des effectifs dans l’administration et les entreprises publiques – Un Tunisien sur six vit sous le seuil de pauvreté et le chômage frôle les 29 % chez les diplômés de l'enseignement supérieur. – Paupérisation et dépeuplement des régions dites défavorisées au profit de la frange côtière du pays large d’à peine 30 km, logeant 80% de la population et constituant ainsi un vivier pour des candidats potentiels à une émigration vers la rive nord-méditerranée ! – Changement climatique : sécheresse endémique, montée des eaux de la mer, avancée du désert, augmentation des températures de l’ordre de 5 à 6 degrés pour cet hiver 2016, récoltes de plus en plus compromises ; celle en cours (…) Lire la suite »

Tunisie - Pour l’abrogation des législations anticonstitutionnelles au niveau des libertés individuelles et de l’égalité femmes/ hommes

Salah HORCHANI

Rappel : Le texte de la Constitution de la Deuxième République tunisienne* a été adopté le 26 janvier 2014 - avec le vote suivant : 200 pour, 12 contre et 4 abstentions - et signé le lendemain par le président de la République.

1. Communiqué du Comité national d’action pour l’abrogation des législations anti-constitutionnelles L’adoption de la nouvelle Constitution le 26 Janvier 2014 [par l’Assemblée nationale constituante] a été un événement considérable pour notre pays. La Tunisie accédait enfin au rang des pays dotés d'une Constitution démocratique, pluraliste, progressiste, ouverte sur le monde et affirmant de solides références au système international des Droits de l'Homme. Mais, il est connu et admis que la Constitution ne prend sa véritable dimension que si elle baigne dans une culture démocratique, laquelle se concrétise, notamment, par une panoplie de lois et de réglementations qui soient conformes à l'esprit et à la lettre des dispositions constitutionnelles. Sur cette base, un groupe de militantes et de militants, dont des juristes , s'est constitué dans le but de faire le point quant à la conformité avec la Constitution d'un certain nombre de lois, réglementations ou dispositions (…) Lire la suite »

Les ‘‘Printemps’’ n’ont généré que le chaos, la mort, la haine, l’exil et la désolation dans plusieurs pays arabes

Ahmed BENSAADA

Ahmed Bensaada, universitaire algérien installé au Canada depuis plusieurs années, suit attentivement les mutations et bouleversements au Maghreb et au Moyen-Orient auxquels il a consacré plusieurs articles, colloques et conférences... Sur les Printemps arabes, il a porté dès le départ un regard très critique dont il a fait la synthèse dans un livre, Arabesque américaine, puis dans Arabesque$, une nouvelle édition corrigée et enrichie, d’une actualité plus que jamais brûlante. Cinq ans après !

Entretien. Reporters : Cinq ans sont passés depuis ce qu’on a appelé les “printemps arabes”. Le bilan, on le voit, n’est pas très réjouissant voire catastrophique dans beaucoup de pays concernés. Pourquoi, selon vous ? Ahmed Bensaada : « Pas très réjouissant », vous dites ? Ces bouleversements majeurs que la bien-pensance occidentale a précipitamment et fallacieusement baptisé « printemps » n’ont généré que le chaos, la mort, la haine, l’exil et la désolation dans plusieurs pays arabes. Il faudrait peut-être demander aux citoyens des pays arabes « printanisés » si la désastreuse situation dans laquelle ils vivent peut être qualifiée de printanière. Et les chiffres sont éloquents à ce sujet. Une récente étude a montré que cette funeste saison a causé, en cinq ans, plus de 1,4 million de victimes (morts et blessés), auxquelles il faut ajouter plus de 14 millions de réfugiés. Ce « printemps » a coûté aux pays arabes plus de 833 milliards de dollars, dont 461 milliards de pertes (…) Lire la suite »