Le système politique post 14 janvier 2011 a échoué définitivement. Il faudra aller rapidement vers d'autres modes de gouvernance, car le centralisme nous amènera forcément vers le chaos et la destruction de l'Etat. Nous devons aller tout de suite vers des élections locales pour désigner des exécutifs municipaux avec un transfert maximal de compétences. Retarder ce choix stratégique, c'est trahir la Nation et la République.
Les derniers actes mafieux-terroristes dont notre population à Jendouba a été victime cachent-ils une stratégie de report sine die des élections pour maintenir un gouvernement au pouvoir sans réel contrôle ? Deux, trois ans pour finaliser tous les contrats énergétiques, lancer tous les travaux inutiles du programme autoroutier et enterrer toute la classe politique. Durant trois ans, les tunisiens et tunisiennes vont s’accommoder des nouveaux visages du gouvernement des "compétences". Peut-on dire que l'histoire se répète ?
Nul ne doute que le « printemps arabe » a déstabilisé la région au lieu d’engendrer une meilleure gouvernance, prospérité et démocratie. Le terrorisme financé par certains pays golfiques, sous-traitants d’Israël, ouvre une voie royale à l’installation de l’Occident dans la région et favorise le retour des facho-dictateurs. Ainsi, la boucle serait bouclée
L’année 2013 s’est achevée avec quelques maigres espoirs d’entrevoir peut-être le bout du tunnel de deux crises majeures qui risquent d’affecter gravement la sécurité et la stabilité de la région sensible du Moyen Orient : la crise syrienne et la crise du nucléaire iranien.
Mais il s’en faut de beaucoup pour espérer que la diplomatie puisse venir à bout du conflit syrien, que la militarisation par des puissances étrangères a rendu incontrôlable.
Finalement, à tout prendre, le "Printemps" dit arabe aura fait bien des choses, surtout au sein de cette fourmilière qui constituait les porteurs de la "solution", c’est-à-dire cette "société islamique" dont personne n’a réellement compris les contours.
La mise en parallèle du déficit commercial structurel avec les importations des produits de bases que sont ceux de l’agriculture et de l’énergie fossile, montre bien que l’avantage comparatif, dont bénéficie la Tunisie en énergie solaire, constitue une opportunité indéniable pour mettre à profit un développement durable et écologique digne ce siècle et qui sera salutaire pour la nouvelle Démocratie naissante !