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Thème : Tunisie

Tunisie : Le Chef de gouvernement, Mehdi Jomaâ, annonce la catastrophe avec le sourire !

Mustapha STAMBOULI

Le système politique post 14 janvier 2011 a échoué définitivement. Il faudra aller rapidement vers d'autres modes de gouvernance, car le centralisme nous amènera forcément vers le chaos et la destruction de l'Etat. Nous devons aller tout de suite vers des élections locales pour désigner des exécutifs municipaux avec un transfert maximal de compétences. Retarder ce choix stratégique, c'est trahir la Nation et la République.

Voir Jomaâ dans sa médiocre prestation télévisée du 3 mars dernier en présence de deux journalistes acquis à la cause cherchant à aider le nouvel apprenti prouve que ce gouvernement n’est qu’un panel imposé par les institutions internationales pour regarder de très près la situation réelle de nos finances publiques et de notre économie. En effet, MEJO a joué son rôle de Chef de mission pour établir un état des lieux de la situation du Projet-Tunisie post 14 janvier 2011. Comme tous les consultants « opportunistes », il a tenu à éviter toute critique envers les gouvernements précédents, il a osé même faire l’éloge de la saine gestion de ZABA ! Il a passé en revue tous les problèmes sans aller dans l’essentiel et ses réponses étaient superficielles et évasives sauf pour le dossier brulant du budget de l’Etat. Même pour cette question, il n’a pas apporté du nouveau car nous savons depuis plusieurs mois que le déficit projeté dépasserait les 10 Milliards de dinars. Lui, il a donné le (…) Lire la suite »

Tunisie - Aux femmes de mon pays - À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

Salah HORCHANI
Femmes tunisiennes, que de luttes vous avez menées, Petites filles, bien avant la puberté, Adolescentes, célibataires ou mariées, Souvent, toutes seules, incomprises, bafouées Parfois, humiliées, violentées, malmenées, En famille, à l’école, au travail, en société, Dans un monde qui est gouverné et dominé Par une gent masculine brutale et bornée, Sans parler de votre quotidien à trois journées : Famille-maison-emploi, qu’il faut toujours gérer, Mais, sans cesse, combatives, dignes et décidées. Votre condition s’est substantiellement améliorée Avec la promulgation du Code du Statut Personnel Code dont le contenu vous a donné des ailes Pour recouvrer votre liberté, votre dignité Mais, les conflits sont, hélas, loin d’être terminés ! En vérité, votre combat est aussi pour les autres, Puisque votre bien-être est également le nôtre, Dont dépendent le vivre-ensemble et sa sérénité, La douceur de la vie, le progrès social et ses qualités, Car, si la (…) Lire la suite »

Tunisie : Notre pays n’est ni à vendre ni à louer à quiconque ou sommes-nous obligés d’être pessimistes ?

Mustapha STAMBOULI

Les derniers actes mafieux-terroristes dont notre population à Jendouba a été victime cachent-ils une stratégie de report sine die des élections pour maintenir un gouvernement au pouvoir sans réel contrôle ? Deux, trois ans pour finaliser tous les contrats énergétiques, lancer tous les travaux inutiles du programme autoroutier et enterrer toute la classe politique. Durant trois ans, les tunisiens et tunisiennes vont s’accommoder des nouveaux visages du gouvernement des "compétences". Peut-on dire que l'histoire se répète ?

Il y a trois semaines, jour pour jour, Jomaa et son équipe se sont installés à la Kasbah et ailleurs pour diriger normalement la dernière transition après le départ humiliant des islamistes. Ce gouvernement a été porté au pouvoir par un processus « hiwariste » d’une manière peu orthodoxe. En effet, le dialogue national, trouvaille typiquement tunisienne dans sa version « abassite », consistant à greffer la moitié d’un exécutif sur un système politique issu des élections du 23 octobre 2011 et ayant échoué sur tous les plans est une absurdité caractérisée. Maintenir une ANC formée principalement d’incompétents après la mise en place de la Constitution est une autre absurdité : cela équivaut à utiliser une fonction mathématique hors de ses bornes-limites. Avec cette équation, on pourrait obtenir n’importe quoi sauf la bonne réponse. C’est une insulte à notre intelligence. Comment nos constitutionalistes se taisent-ils sur cette aberration ? Arrêtons de marcher sur la tête ! Ce système (…) Lire la suite »

Rassemblement place de la République à Paris Le Parti des Patriotes Démocrates Unifiés et le Front Populaire de Tunisie appellent à un rassemblement pour rendre hommage à Chokri Belaïd

Le Parti des Patriotes Démocrates Unifiés et le Front Populaire de Tunisie
Jeudi 6 février à 18h30 Rassemblement place de la République à Paris Le Parti des Patriotes Démocrates Unifiés et le Front Populaire de Tunisie appellent à un rassemblement pour rendre hommage à Chokri Belaïd Le 6 février 2013, Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés et fondateur du Front Populaire de Tunisie, a été lâchement abattu devant son domicile à Tunis. Depuis, l’enquête sur cet assassinat politique piétine. Le gouvernement sortant de Ali Lâarayedh et le ministère de l’intérieur n’ont cessé de multiplier les entraves devant l’établissement de la vérité et l’arrestation des responsables de ce meurtre. Pire encore, six mois après l’assassinat de Chokri Belaïd, Hadj Mohamed Brahmi, élu à l’assemblée nationale constituante, fondateur du Courant Populaire et dirigeant du Front Populaire, fut à son tour assassiné avec le même mode opératoire. Le ministère de l’intérieur, qui était informé du risque de son exécution plusieurs jours (…) Lire la suite »
Banque mondiale et FMI contre la révolution tunisienne

Tunisie : FMI et Banque Mondiale, la gueule du loup

François CHARLES
"Une constitution, il en fallait bien une..." Il faudrait avoir l'esprit vraiment chagrin pour ne pas partager le soulagement de nombre de tunisiens de voir enfin se clore les travaux de l'ANC (Assemblée Nationale Constituante). "Une constitution, il en fallait bien une..." c'est ce qu'on peut entendre, le plus souvent répété, dans les rues tunisiennes, depuis son approbation par l'assemblée. Fruit évident d'un compromis mais conçue comme une étape, elle apparaît clairement comme marquant le terme d'un transition de trop longue durée. Sans compter que, bon an mal an, il fallait bien que le pays soit doté d'une constitution. Nous n'entrerons pas ici dans l'analyse du texte si ce n'est pour souligner que, compte tenu de la composition de l'ANC, largement dominée par Ennahda et ses alliés islamistes radicaux, il s'agit d'un compromis somme toute globalement favorable aux libertés publiques. Précisant les garanties obtenues dans le texte concernant indépendance de la justice, (…) Lire la suite »

Tunisie : trois ans au compte des pertes sans profit !

Mustapha STAMBOULI

Nul ne doute que le « printemps arabe » a déstabilisé la région au lieu d’engendrer une meilleure gouvernance, prospérité et démocratie. Le terrorisme financé par certains pays golfiques, sous-traitants d’Israël, ouvre une voie royale à l’installation de l’Occident dans la région et favorise le retour des facho-dictateurs. Ainsi, la boucle serait bouclée

L’échec de la transition islamiste – assassinats politiques, effondrement de l’économie et de la monnaie nationale, fragilisation de la sécurité, érosion de l’autorité de l’Etat, non respect des engagements pris, n’est plus à démontrer. Ces faits ont plombé le présent et risquent d’handicaper le futur de la Tunisie. Le vrai blocage politique vécu par la Tunisie résulte essentiellement de l’incapacité de la classe politique à s’entendre sur un projet de société. Les déchirements à l’intérieur de la constituante concernant la formulation du projet de la loi fondamentale le prouve. Tout indique que la Tunisie se prépare à faire table-rase de la transition de la honte et entamer un nouveau processus démocratique. En effet, la Constitution promise ne sera probablement pas adoptée par la Constituante faute de majorité qualifiée définie par la petite constitution : ni les islamistes ni les progressistes ne voteront ce torchon truffé de contradictions et de pièges. Comment le camp (…) Lire la suite »

Monsieur le Président, graciez Jabeur Mejri !

GRINE Sabeur
Monsieur le Président, Tout d’abord, je tiens à vous rappeler un fait hilarant et tragique : sous votre ère de transition démocratique - comme vous ne cessez de le répéter et dont vous êtes fier -, un jeune tunisien nommé Jabeur Mejri est, injustement, condamné à sept ans et demi de prison ferme et croupit en taule depuis le 28 mars 2012 suite à un procès tenu au tribunal de première instance de Mahdia, sa ville natale. Monsieur le Président, Jabeur Mejri est qualifié de prisonnier d’opinion condamné seulement pour son point de vue pacifique par Amnesty International et par tant d’autres organisations et instances, il n’a pas commis de crime pour être aussi sévèrement jugé. Son dossier juridique semble, par contre, assez chargé et assez lourd. Les chefs d’accusation sont, à leur tour, très disproportionnés et démesurés : atteinte à la morale, diffamation et perturbation de l'ordre public. En deux mots, l’accusation paraît si cinglante. Poster des caricatures d’un prophète sur (…) Lire la suite »

L’année 2014 dans le monde arabe entre espoirs de changement et risques de somalisation

Mohamed Tahar Bensaada

L’année 2013 s’est achevée avec quelques maigres espoirs d’entrevoir peut-être le bout du tunnel de deux crises majeures qui risquent d’affecter gravement la sécurité et la stabilité de la région sensible du Moyen Orient : la crise syrienne et la crise du nucléaire iranien.
Mais il s’en faut de beaucoup pour espérer que la diplomatie puisse venir à bout du conflit syrien, que la militarisation par des puissances étrangères a rendu incontrôlable.

Pire, malgré l'accord russo-américain sur ce dossier sensible dont on attend une plus grande pression sur les protagonistes régionaux (Turquie et Arabie Saoudite d'un côté, Iran et Irak de l'autre) qui continuent à alimenter le conflit, les données sur le terrain conduisent à penser que des forces radicales et incontrôlées sont en mesure de créer une ou des entités autonomes à la frontière syro-irakienne à partir de laquelle elles pourraient continuer une longue guerre d'usure, donnant ainsi à la puissance américaine un prétexte commode d'installer une base militaire à partir de laquelle ses drones de combat pourraient se lancer à la chasse des méchants djihadistes comme cela se passe déjà à la frontière pakistano-afghane et au Yémen. Risque de somalisation en Syrie Le scénario de la somalisation de la Syrie n'est pas à écarter dans ces conditions et les dernières nouvelles en provenance d'Irak, où la filiale locale d'al Qaida, "l'État islamique d'Irak et du Levant" semble avoir (…) Lire la suite »

La mutation des Frères

Ahmed HALFAOUI

Finalement, à tout prendre, le "Printemps" dit arabe aura fait bien des choses, surtout au sein de cette fourmilière qui constituait les porteurs de la "solution", c’est-à-dire cette "société islamique" dont personne n’a réellement compris les contours.

Bien sûr en dehors du décorum vestimentaire, des anathèmes contre tout ce qui peut penser en dehors des préceptes des préposés à la parole dite divine et du sempiternel débat sur la liberté des femmes à être un être social ordinaire. Ceci grâce au fait que ce sont les Frères musulmans qui ont récolté le fruit du pouvoir, là où le bourgeonnement a été possible. Notamment là où ils ont pu faire croire à leur paradis, de manière pacifique. Il est sûr qu'ils auraient voulu que cela se passe autrement que sous le parrainage et avec l'allégeance à cette "démocratie" chère aux préposés aux affaires de la finance internationale et du commerce mondialisé. Car, autrement, une prise de pouvoir par la violence et portée par un mouvement populaire insurrectionnel aurait offert d'autres conditions d'exercice de l'autorité. Là, cela s'est passé sans que la contestation fondamentale de l'ordre fondamental soit phagocytée, sinon brisée. Il fallait faire face aux questions posées et produire les (…) Lire la suite »

Tunisie : La feuille de route pour sauver le pays de la banqueroute

Mohamed CHEIKHALIFA

La mise en parallèle du déficit commercial structurel avec les importations des produits de bases que sont ceux de l’agriculture et de l’énergie fossile, montre bien que l’avantage comparatif, dont bénéficie la Tunisie en énergie solaire, constitue une opportunité indéniable pour mettre à profit un développement durable et écologique digne ce siècle et qui sera salutaire pour la nouvelle Démocratie naissante !

Prologue : Déficit commercial et importation des Produits de Base Unité = Milliard de Dinars Tunisiens Importation des produits de Base : Année Agricoles Énergies Total D.commercial 2010 3,2 3,8 7 8,3 2011 4 4,8 8,8 8,6 2012 4,3 6,4 10,7 11,6 Ici apparaît, bien clairement dans ce tableau, les éléments majeurs à travers lesquels on peut analyser les maux ‘structurant ‘ l’économie tunisienne ! Le déficit de la balance commerciale est justifié, majoritairement, par l’importation des produits de base. Ce déficit est allé crescendo depuis 1960, où il était de l’ordre de 30 M, jusqu’à atteindre 11,6 MD en 2012. Le long de cette très longue période, notre balance commerciale n’a jamais été excédentaire ! 1) Les produits agricoles : La majorité des produits agricoles importés n’est pas étrangère à notre agriculture : Blés, orges, sucre, huile alimentaire, légumineuses, graines oléagineuses, viandes, coton, fruits secs,riz etc… Au contraire, on est capable d’en produire sur nos (…) Lire la suite »