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Thème : Révolution

Colombie : Vends ta terre ou c’est ta veuve qui le fera

Phillippe RIVELLI

A l’heure où les paysans colombiens se mobilisent, le CCFD-Terre Solidaire, lance "Vends ta terre ou c’est ta veuve qui le fera", un web documentaire qui retrace la lutte pour la défense de leur terre.

De par sa superficie et ses ressources, la Colombie est l’un des pays d’Amérique latine les plus convoités par des investissements à grande échelle. Ces investissements se traduisent par des accaparements de terres pour la production de monocultures d’exportation qui mettent en péril l’accès des paysans au foncier. Depuis une dizaine de jours un mouvement paysan de grande ampleur se mobilise à travers tout le pays, soutenu par une part de plus en plus importante de la population. Au cœur de leurs revendications : l’instauration de prix planchers, la sécurisation de l’accès à la terre et la révision des politiques et des accords internationaux qui menacent leurs activités. « L’entrée en vigueur du traité de libre-échange entre la Colombie et l’Union européenne en juillet dernier est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Avec le démantèlement des barrières douanières, les petits paysans colombiens sont directement concurrencés par un secteur agricole européen plus mécanisé (…) Lire la suite »
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Sur l’unité de la gauche aux élections, ici et là-bas

José BUSTOS

Après la période tragique des dictatures militaires qu’a vécu l’Amérique latine et l’émergence récente des gouvernements progressistes, les élections, considérées comme la plus haute expression du retour à la démocratie, sont devenues des événements incontournables, y compris pour les gauches les plus réticentes à la liturgie capitaliste. Ces périodes sont pourtant souvent difficiles à traverser et présentent des risques pour l’identité même de ces partis.

Entre nécessité et casse-tête L’unité de la gauche face à une perspective électorale constitue, d’une part, un besoin, et d’autre part, un casse-tête. Surtout, pour les gauches dites radicales, qui postulent la prise du pouvoir et la réalisation de profondes transformations structurelles pour engager une véritable transition vers une société socialiste. Pour plusieurs de ces gauches qui, en Amérique latine, se sont constituées dans les années 60 sous l’influence de la révolution cubaine, et qui se sont même parfois impliquées dans des processus de lutte armée, choisir aujourd’hui de participer aux élections n’est pas une décision facile à prendre. Il est vrai, cependant, que toutes ces gauches envisagent sur le plan théorique divers moyens de lutte pour s’adapter à chaque conjoncture historique, parmi lesquelles figure également la lutte électorale. Toutefois, étant donné que beaucoup d’entre elles ne croient pas que la révolution puisse se faire par les urnes, l’enthousiasme (…) Lire la suite »

Lettre unitaire et réunion des organisations paysannes avec la présidente Dilma Rousseff (MST)

Mouvement des Sans Terre du Brésil

Une coordination unitaire des mouvements des travailleurs et des populations rurales a rencontré la présidente Dilma ce vendredi 6 juillet 2013, à 15h, au Palais du Planalto, à Brasilia.

Des organisations comme la Contag, le Mouvement des Sans Terre, la Via Campesina, la Fetraf, entre autres, ont publié la Lettre aux travailleur(se)s du Brésil et à la Présidente dont voici le texte intégral : « Nous, organisations et mouvements sociaux qui habitons les zones rurales, qui travaillons pour produire l’alimentation du peuple brésilien, avons été invités à une réunion avec la présidente Dilma Rousseff. Nous avons accepté l’invitation et nous espérons que ce dialogue va ouvrir une nouvelle étape pour résoudre les problèmes subis par les travailleur(se)s ruraux depuis des décennies et qui affectent les villes. Par cette lettre, nous voulons expliquer quelle sera notre position lors de la réunion avec la présidente. Le peuple brésilien est dans la rue, exige et réclame des solutions aux problèmes réels de la classe ouvrière, comme la réduction des coûts du transport et son amélioration, il lutte pour l’amélioration des soins de santé (SUS) et pour une éducation (…) Lire la suite »
Citoyen, aujourd’hui, je me désespère de toi et ne te trouve plus d’excuses.

Les raisons de ma colère.

ADSkippy
Citoyen, aujourd’hui, je me désespère de toi et ne te trouve plus d’excuses. Il se peut que demain je regretterais ce que je vais te dire, mais tant pis, il faut que je vide mon sac. Citoyen, tu souffres mais on ne t’entend point et quand même tu gémisses, c’est de la pitié que tu réclames, pas la justice. Tu crois en Dieu, le Messie, une idole ou a ton équipe de foot, mais aucun ne viendra à ton secours si besoin est. Tu fermes les yeux sur ta propre existence misérable, alors raison de plus sur la misère des autres. Tu te crois « capitaliste », mais ne vis que d’aumônes, Où te prétend « socialiste », mais par opportunisme. Tu as des opinions, mais sans convictions. Tu prêches la paix en justifiant la guerre. Tu parles de liberté, en trébuchant sur tes chaînes. Tu parles de démocratie, mais n’es qu’un esclave docile. Tu parles de l’égalité mais consens à l’exploitation. Tu parles de justice mais approuves les privilégiés. Tu parles de solidarité mais ne pense qu'à (…) Lire la suite »
La France n’est plus un royaume !

Lettre aux élus qui voudront bien se reconnaître.

Candide

Je ne suis ni journaliste, ni politicienne, ni connue. Je suis une citoyenne quelconque. De celles qui votent à toutes les élections et de celles qui veulent encore croire à la démocratie... Et j’en ai marre !!!

Quand je vois toutes les magouilles autour de nous, tous ces politiciens pour qui nous votons, qui sont à notre service, au service du pays et qui ne pensent qu'à leurs intérêts, ça me rend malade. Pour qui vous prenez-vous ? Les privilèges n'existent plus, nous avons déjà fait la révolution pour cela. Le monde des seigneurs n'a plus sa place en France. Certains élus veulent la transparence et vous leur jetez des pierres. Vous les accusez de vouloir se faire mousser. Quelle honte ! Certains en poste depuis des dizaines d'années ont l'impression d'être devenu des intouchables. Non ! Vous n'êtes pas en dehors des lois et demain vous pouvez tomber de votre trône qui ne devrait pas en être un ! Vous devriez nous dire merci d'être là où vous êtes et non pas nous regarder avec des airs de dédain et de supériorité. Vous devriez être humbles et nous traiter comme on traite celui qui vous donne à manger, avec considération ! Et quand on vous demande quels sont vos biens, vous devriez (…) Lire la suite »

Témoignage de la révolte populaire massive en Turquie

Asiye Riban et Socialist Feminist Collective

Quelque chose d’incroyable s’est passé en Turquie cette nuit. Tout a commencé avec une petite manifestation dans le parc Gezi contre son projet de démolition afin de construire un centre commercial à sa place. Ce parc se trouve dans le centre du quartier historique d’Istanbul, sur la place Taksim.

Cette place est aussi un symbole du mouvement ouvrier turc et, chaque année, au Premier mai, des confrontations entre la police et les manifestants se déroulent sur cette place. C’est un endroit important que nous voulons récupérer alors que les manifestations sont interdites dans ce parc. Défendre celui-ci est un enjeu considérable car nous ne pouvons pas accepter qu’il soit transformé en centre commercial. En outre, ce parc compte de magnifiques arbres très anciens, et c’est l’un des rares lieux verts de la ville. Occupy Gezi Tout a commencé donc avec un petit groupe de jeunes écologistes qui défendaient ces arbres. Ce rassemblement s’est maintenu et n’a cessé de grandir depuis le lundi 27 mai. La police a attaqué le groupe et l'a repoussé. Vendredi matin, la police a mené une attaque très violente. Des personnes qui n’étaient pas dans la manifestation se sont jointes aux manifestants pour les soutenir. Pendant toute la journée, la situation s’est aggravée, la répression (…) Lire la suite »

Georges Moustaki : “ Sans la nommer ”

Jacques RICHAUD
“ Sans la nommer ” Georges moustaki- Sans la nommer par rasyann Ou sur scène : SANS LA NOMMER par cleo706 Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle Comme d'une bien-aimée, D'une infidèle, Une fille bien vivante Qui se réveille A des lendemains qui chantent Sous le soleil. Refrain : C'est elle que l'on matraque, Que l'on poursuit que l'on traque. C'est elle qui se soulève, Qui souffre et se met en grève. C'est elle qu'on emprisonne, Qu'on trahit qu'on abandonne, Qui nous donne envie de vivre, Qui donne envie de la suivre Jusqu'au bout, jusqu'au bout. Je voudrais, sans la nommer, Lui rendre hommage, Jolie fleur du mois de mai Ou fruit sauvage, Une plante bien plantée Sur ses deux jambes Et qui trame en liberté Ou bon lui semble. Refrain Je voudrais, sans la nommer, Vous parler d'elle. Bien-aimée ou mal aimée, Elle est fidèle Et si vous voulez Que je vous la présente, On l'appelle Révolution Permanente ! Refrain Lire la suite »

La sémantique libyenne

Ahmed HALFAOUI

La sémantique qui a exprimé la situation en Libye n’a pas fini de mener à l’impasse cognitive. Au tout début, était cette « révolution » atypique que l’armada de l’OTAN faisait, quand les médias mettaient plutôt en scène des « révolutionnaires ».
Lors de la « victoire » et de la chute de Tripoli, le même décorum est servi à l’opinion internationale.
Le « nouveau pouvoir » à peine installé, les « révolutionnaires » sont passés de leur glorieux statut à celui de milices ou de groupes armés.

Inutile donc de chercher à comprendre le phénomène et de s'étonner que le « nouveau pouvoir » ne soit pas issu des « révolutionnaires » qui auraient fait la « révolution ». Il serait impossible de se retrouver dans les subtilités qui ont accompagné toute la campagne libyenne, depuis la mobilisation des associations droitsdelhommistes, d'Al Jazeera et consorts, en passant par la résolution sur la « no fly zone », jusqu'à la destruction de Syrte et de Beni Walid. Il faut se contenter d'apprécier le traitement qui est fait des événements. Aujourd'hui, il faudrait se faire à l'idée, malgré tout ce que l'on peut en penser, que la Libye (sic), c'est comme cela que l'on désigne le pouvoir dont l'autorité ne dépasse pas le perron de ses locaux, est « en butte aux milices armées ». Ici et là, sporadiquement, il est signifié que ces milices sont « issues de la révolution », sans préciser si elles en ont profité pour se constituer ou si elles l'ont faite. Admettons simplement qu'elles en (…) Lire la suite »

Le courage d’abattre le Système

AncestraL

« Les foules ont toujours dans l’histoire un rôle important, jamais cependant aussi considérable qu’aujourd’hui. L’action inconsciente des foules, substituée à l’action consciente des individus, représente une des caractéristiques de l’âge actuel ». Gustave Le Bon, La Psychologie des Foules, 1895.

Que faire ? Il n'y a pas que Lénine en 1902 pour avoir posé la question. Nombre d'intellectuels, de philosophes, parfois syndicalistes et parfois père de famille, se sont souvent posés la question depuis les débuts de la « révolution industrielle » (la révolution pour les patrons surtout !) qui s'est vite mise à être ébranlée (rappelez-vous des Luddistes de 1811 !). En effet, que faire face à la révolution industrielle imposée de nos vies, et dont la mécanique de bois et de fer a imposé celle des billets ? Donc en effet que faire, dans un monde où tout est interconnecté, où tout est mondialisé, où le monde est régit – sauf exceptions – par la mécanique financière et bancaire ? Elle, qui agite les manettes et pousse les boutons des conglomérats transnationaux industriels et place les personnages politiques, qui n'ont pas de courage politique et agissent pour leur compte propre et ceux de leurs patrons... Ces personnages n'ont plus rien de Politique et de Moral, mais seulement de (…) Lire la suite »

Etat du monde : un scénario que rien ne dément

Ahmed HALFAOUI

Et si la Libye, l’Irak et des pays à venir devaient constituer le champ expérimental de privatisation de la violence en détruisant le monopole qu’en avaient les États ? En tout cas, cela en a tout l’air...

La situation internationale donne l'impression que les stratèges de la reconquête des espaces perdus ont trouvé la solution qui leur économise une implication coûteuse en matériels et en hommes. De même qu'elle a l'avantage de ne rien laisser au hasard d'une reconfiguration du pouvoir politique qui leur serait hostile. Le chaos, établi et maintenu loin des centres de profit, fixe la menace d'une résistance à la prédation, qui peut prospérer à son aise. Dans le même temps, les revendications économiques et sociales se dissolvent dans la lutte pour la survie ou de la guerre de tous contre tous. Une lutte qui pousse au regroupement identitaire ou mafieux, au refuge dans le groupe protecteur, quand la société, la nation, qui jouait ce rôle, s'est effondrée. On aura atteint l'étape décisive de démantèlement des projets nationalistes ou communistes, qui allaient à l'encontre du déploiement des « forces du marché » et leur soustrayaient des richesses indispensables à leur logique (…) Lire la suite »