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Thème : Révolution

Après le COVID-19 devrions-nous nationaliser ou collectiviser ?

Jimmy DALLEEDOO

La question de la nationalisation s’est imposée eu égard aux circonstances. En effet, la crise du COVID-19 a démontré l’incapacité du capitalisme à protéger le peuple, mais aussi sa fragilité, son obsolescence. Nationaliser nos moyens et instruments de production changerait-il quelque chose à l’affaire ? Pourquoi ne pas collectiviser les moyens et instruments de production et non pas les nationaliser puisque l’État représente une minorité dominante, exploiteuse d’une majorité exploitée. Dans cet article, nous allons essayer de différencier la nationalisation de la collectivisation et leurs conséquences. Pour comprendre cette question nous ferons un passage via 1917 en Russie. Ensuite, nous reviendrons dans la France du passé et actuelle. La crise du COVID-19 a démontré que la propriété privée des moyens et instruments de production est un obstacle qui doit être balayé immédiatement. Mais la nationalisation dans un État tel que nous le connaissons ne changera rien à nos existences. Pourquoi ?

1- Les bases universelles pour une nationalisation judicieuse (plan extérieur) « Ce qui caractérise le communisme, ce n’est pas l’abolition de la propriété en général, mais l’abolition de la propriété bourgeoise ». (Marx et Engels, Manifeste du Parti communiste). Pour réussir l’insurrection, celle-ci ne doit pas s’appuyer sur un complot, mais sur une classe d’avant-garde. C’est le premier point. L’insurrection doit s’appuyer sur l’élan révolutionnaire du peuple. Second point. L’insurrection doit surgir à un point nodal de l’histoire dans laquelle est palpable l’essor des idées révolutionnaires et où les activés de l’avant-garde sont efficientes. Troisième point. L’insurrection doit surgir lorsque les hésitations chez l’adversaire sont les plus fortes. Quatrième point. L’insurrection est un art. Elle n’est pas « j’ai envie de tout casser ». Bref, l’insurrection est une destruction créatrice. Le peuple russe de 1917 avait été orienté sur les chemins de l’insurrection. Le parti (…) Lire la suite »

Finalement, il suffisait de tout arrêter pour que tout s’accélère.

Viktor DEDAJ
En ce moment, tout tourne au ralenti, sauf l'Histoire. La débandade de ''l'union" européenne. (Que ceux qui ont encore besoin d'un dessin prennent des cours d'alphabétisation chez les Cubains.) La crapulerie assumée du capitalisme - qui se voulait généralement plus feutrée sous nos latitudes. L'incurie d'une classe politique qui sait au fond d'elle qu'elle doit retarder au maximum le "retour au normal". Retour au normal. On ne croit pas si bien dire. Le "normal" dont il s'agit ici, celui où il faudra retourner, ce n'est pas l'"avant", mais son exact opposé, l'opposé de tout ce que cette classe parasite représente. C'est ça, le retour au normal. Le normal des gens normaux, quoi, des pas méchants, ni cruels, ni méprisants, ni trop égoïstes (même si parfois... mais parfois n'est pas toujours), etc. Il suffit de pas grand chose. Par exemple, la prise de conscience que nous vivons un moment qui sera raconté dans les livres d'histoire. Je sais, rester cloîtré n'est pas (…) Lire la suite »
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Chili : Le réveil du peuple

Jérôme DUVAL

« Allez de l’avant sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure. » Avec ces mots retransmis à la Radio Magalles, Salvador Allende s’adressait une dernière fois au peuple chilien. C’était le 11 septembre 1973, jour où les putschistes de Pinochet bombardent le Palais présidentiel de la Moneda mettant brutalement fin au gouvernement de gauche de l’Unité populaire (Unidad popular) et à la propre vie d’Allende. Ce vendredi 25 octobre, 46 ans plus tard, entre un et deux millions de Chiliens marquaient l’histoire du pays en occupant massivement « les grandes avenues » de Santiago.

Le Vendredi 25 octobre s’écrit avec le V de Victoire Théâtre de rue, batucada, tintamarre de casseroles, messages révoltés sur des pancartes, slogans déterminés et percutants, la foule immense a dévalé les rues de la capitale chilienne jusqu’à l’engloutir comme jamais depuis la manifestation pour exiger la fin de la dictature militaire (1973-1990) au référendum de Pinochet en 1988. Plus déterminés que jamais, les Chiliennes et Chiliens, toutes générations et classes sociales confondues – hormis celle des 1 % des Chiliens les plus riches qui détient plus de 25 % des richesses du pays et à laquelle appartient le président Piñera – ont défié le pouvoir en place, en masse dans les rues des grandes villes. Ce sont d’abord des centaines d’automobilistes et de chauffeurs routiers qui ont lancé des opérations escargot sur les autoroutes reliant Santiago au reste du pays pour protester contre les prix des péages. Après une semaine d’insurrection et avant l’application d’un septième (…) Lire la suite »

Réponse à Bruno Guigue

Antoine MANESSIS

Le très intéressant article de Bruno Guigue publié dans le Grand Soir “ Le peuple désarmé sera toujours vaincu ” pose la question de l’armement du mouvement populaire au sens premier du terme. Armement qui serait nécessaire pour défendre la révolution ou faire aboutir le processus révolutionnaire.

Bruno Guigue cite même Mao-Tsé-Toung en exergue de son article " Le pouvoir est au bout du fusil". Il semble penser que "la passion de la gauche pour les élections" désarme le peuple. Il donne en exemple historique la République espagnole et Allende qui "croyaient "en la démocratie parlementaire, et en exemple dans l'actualité le cas de Morales en Bolivie. Bien entendu si le but de cet article est de répéter, après des milliers d'autres, que les classes privilégiées n'abandonnent pas leurs privilèges sans lutte, on serait enclin à dire que l'ami Guigue enfonce des portes ouvertes. Mais essayons de pousser la critique. La République espagnole a combattu les armes à la mains. C'est le choix de classe anti-communiste des gouvernements britannique et français ( plutôt Franco que le Frente Popular) et non la démocratie parlementaire qui est responsable de la défaite. Sans oublier, mais ce fut plus marginal, le maximalisme étroit des trotskistes du POUM et l'irresponsabilité (…) Lire la suite »
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Il est naïf de croire que l’on va transformer la société par une majorité parlementaire.

Le peuple désarmé sera toujours vaincu

Bruno GUIGUE

C’est sans doute un effet collatéral de la passion de la gauche contemporaine pour les élections, mais il semble qu’on ait oublié la formule de Mao : « le pouvoir est au bout du fusil ». La naïveté devant la cruauté du monde mène rarement au succès, et le désarmement unilatéral est une forme d’immolation volontaire.

La République espagnole croyait à la démocratie parlementaire, et Franco a instauré sa dictature. Salvador Allende croyait à la démocratie parlementaire, et on a eu Pinochet. Evo Morales croyait à la démocratie parlementaire, et un coup d’État l’a chassé du pouvoir. Illustrations parmi tant d’autres d’une loi de l’histoire : face à des loups, ne jamais faire l’agneau. Comme les expériences précédentes, celle de Morales n’était pas sans défauts, mais elle était prometteuse. Aucun gouvernement latino-américain, dans la période récente, n’avait obtenu de tels résultats : forte croissance, redistribution des richesses, recul spectaculaire de la pauvreté. La Bolivie est le pays d’Amérique latine qui a la plus faible proportion d’illettrés après Cuba et le Venezuela. Or ces avancées sociales, fondées sur la nationalisation des compagnies gazières, sont précisément ce qui a scellé le sort d’Evo Morales. Un président indigène qui travaille pour les humbles, voilà le scandale auquel il (…) Lire la suite »
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Agnulus Dei (ou : Ces innocents qui doivent sauver le Monde) - (Sinistra in Rete)

Andrea ZHOK

Hier, reportage sur la BBC. Titre : « Cinq adolescents qui ont changé le monde » (Five teens who changed the world »).

On y raconte l’épopée moderne de Greta Thunberg (engagée contre le changement climatique), Malala Yousafzaï (héroïne de l’émancipation féminine anti-talibans), Emma González (survivante d’une fusillade dans un lycée étasunien et militante du contrôle des armes à feu), Jack Andraka (inventeur d’un test médical dans une foire étasunienne pour petits inventeurs), Amika George (qui soutient le droit des femmes les moins fortunées à avoir des serviettes hygiéniques gratuites). En dehors de quelque effet comique involontaire de cas un peu inégaux, cette charretée de « nouveaux héros » s’avère assez éclairante. Elle nous montre une façon significative qu’ont les membres de l’appareil médiatique de l’Occident industrialisé de protéger les intérêts des couches sociales qui signent leurs chèques. On mettra tout de suite de côté toute question concernant la valeur humaine ou l’exceptionnalité réelle des adolescents ci-dessus mentionnés. Il peut se faire que les jeunes concernés soient (…) Lire la suite »

Architecture, ou comment réussir une révolution

Bellagha Ilyes
En premier chef, avançons la révolution comme étant une hypothèse, d’un, pour satisfaire ceux qui nous la nie et surtout qu’elle n’est encore ni accomplie pour parler d’un résultat, ni certaine pour raconter ses péripéties complètes. Elle est un magma chimique et non une implication physique. Elle n’est pas pensée en amont, elle est un flux qui serpente les vallées et terminera bien un jour ou à prendre forme comme une coulée de lave refroidit par le souffle des progressistes, ou réduite en poussières, balayée par le vent des conservateurs. C’est une révolution qui surgit subitement, qui prend le temps qui lui convient et qui finira bien par se calmer après avoir remodelé le paysage qui l’entoure. Une force sous les commandes d’elle-même qui nous laisse juste le privilège de dire : j’y étais. La vraie révolution, pendant son déroulement, ne peut être ni un acquis parmi les acquis déjà répertoriés au sens d’une culture, ni un symbole d’une quiconque vérité historique. Tout ceci (…) Lire la suite »

Vers une révolution globale

Bellagha Ilyes
Le monde entier est en tourbillon, dû à une intolérance et un extrémisme d’une part et à un populisme d’autre part. Le populisme qu’il soit de droite ou qu’il soit de gauche n’appelle pas à la haine, mais il l’exploite. Car la haine n’est qu’une pulsion, elle a une existence primitive et individuelle, alors que le populisme a une existence sociale et une force historique. La haine devient ainsi, une terre en friche que le populisme aménage à sa guise, un territoire. Ce territoire est un concept qu’on approche selon différents points de vue : géographique, politique et géopolitique et en même temps, il est l’aire d’une conception commune de vie. Ainsi, l’Islamisme d’un côté et le nationalisme occidental de l’autre sont un travail de la haine portée sur le Distinct, ce travail est une expansion tourbillonnante proche orientale sous le titre de l’Islamisme et un repli tourbillonnaire occidental sous le titre du nationalisme. Avec une excitation de la haine et un discours populiste (…) Lire la suite »

Minuit moins deux

QUENTIN
Minuit moins deux. C’est l’heure affiché par l’horloge de l’apocalypse depuis le 25 janvier 2018. En cause, l’incapacité des « dirigeants mondiaux à faire face aux menaces imminentes d’une guerre nucléaire et du changement climatique ». La situation actuelle ne va guère nous amener à mettre en doute ce constat. Le 2 février 2018, le Pentagone a publié un rapport sur l’« Evaluation du dispositif nucléaire » des États-Unis (1) venant pointer très clairement la Chine et la Russie comme les ennemis à abattre, qui menaceraient l’intégrité des Etats-Unis. Le rapport expose l’intention des Etats-Unis de se servir de l’arme nucléaire (notamment en premier) contre les Etats qui ne se soumettent pas à l’ordre de sa majesté. Le rapport, occupé à pointer le caractère dangereux de la Russie et de la Chine, oublie seulement certains points (« un détail de l’histoire » aurait dit un ignoble politique, dont on oublie bien souvent le pro-américanisme qu’il a démontré par le passé) : le budget (…) Lire la suite »

Quelques notes sur l’insurrection qui vient

QUENTIN
« Le culte du rebelle se présente comme la célébration de son impuissance à réaliser et à gouverner un nouvel ordre sociopolitique. » « Le rebelle populiste qui jugerait que Hegel est trop peu révolutionnaire pourrait toujours en tout cas tenir compte de la mise en garde de Gramsci (...) contre les expressions de « ‘’rebellisme’’, de ‘’subversisme’’, d’‘’anti-étatisme’’ primitif et élémentaire » qui sont en dernière analyse l’expression d’un « apolitisme » fondamental. » La lutte des classes, Domenico Losurdo, Editions Delga, pages 378 et 385. J’ai pu lire il y a quelques temps le célèbre livre L’insurrection qui vient du Comité invisible. Paru initialement en 2007, ce livre doit son succès à une affaire fumeuse : l’affaire dite de Tarnac, où les présumés auteurs du livre (mais rien n’a pu être certifié) ont été poursuivis pour un sabotage de caténaires ayant raté et dont on n’a jamais pu prouver qu’aucun des accusés en fût l’auteur. En réalité, et cela fit le succès du (…) Lire la suite »
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