Le Figaro a publié dans son édition du 14 novembre un article selon lequel la crise de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants s’accentuait. Ce phénomène toucherait selon son auteur toutes les puissances occidentales. En France, la cote de popularité de François Hollande est au plus bas.
Si "la pensée est le langage de la vie réelle" (Yanne Largoen, LGS 20/11/’13), alors on peut se demander si "la gauche" française ne vit pas dans une "réalité virtuelle".
Je suis parfois ébaubi par les journalistes et les gratte-papier français, pour le motif que ces scribouilleurs à la solde, d’une ingénuité désarmante, ont la manière d’exprimer sans détour les rapports de force les plus compliqués pour ensuite mieux les embrouiller.
« Quand ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant, quand ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant, alors s’ouvre une période de révolution ». Cette remarque politique de Lénine semble correspondre à merveille à l’implosive situation française actuelle ; celle-ci est en effet marquée à la fois par l’impuissance de Hollande à faire passer « en bas » l’austérité dictée par l’U.E., et par le refus têtu d’une part croissante de la population de subir des reculs sociaux sans fin et d’incessantes ponctions fiscales sans lisibilité.
Vue de loin et en lisant LGS, les réactions et commentaires, on pourrait présumer que la lutte politique et idéologique se porte bien et que la France est une fourmilière de militantisme "révolutionnaire". Permettez-moi de vous gâcher la partie.
Le premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel, a exprimé ses remerciements à la communauté spirite de Cuba pour son engagement auprès du peuple, de la Révolution et de la cause des Cinq.
Remettons des guillemets à ces mots d’ordre par lesquels la droite et l’extrême droite tentent de capturer une partie de l’électorat de gauche. Elles en ont bien besoin, puisqu’elles ne représentent qu’environ 1% de la population ; 10% en comptant les valets des multinationales.
Il est en effet facile et totalement gratuit de manipuler l’électeur plutôt que de frauder dans les bureaux de vote, même avec des machines à voter, ou de hurler à la fraude à s’en faire une trachéite.
Si nous devions définir, en un mot, le comportement et les attitudes du régime colombien, tant à la table des pourparlers de la Havane qu’en territoire colombien, ce mot serait ‘intransigeant’.
Dans le dictionnaire, ‘intransigeant’ est défini par « qui ne transige pas ». ‘Transiger’, à son tour, vient du latin transigere et signifie « consentir en partie avec ce qui n’est pas envisagé comme étant juste, raisonnable ou vrai, afin de mettre un terme à un différend ».
‘Intransigeant’, donc, peut être défini comme « se dit d’une personne qui ne fait pas de concessions »...