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Thème : Révolution

Pour un changement de régime.

Oscar FORTIN

L’expression « changement de régime » revient de plus en plus souvent dans les débats politiques et dans les aventures guerrières. On ne parle plus de changements cosmétiques, mais de changements globaux dans la manière de gérer la solidarité, l’économie, la finance, la démocratie, la politique, les droits humains des personnes et des peuples.

LE RÉGIME DOMINANT EN OCCIDENT Le régime dominant, dans les pays de l'Occident et dans de nombreux autres pays dépendants de ces derniers, repose sur quatre piliers qui en constituent les bases sans lesquelles il ne saurait se maintenir : le capitalisme néolibéral, la démocratie représentative, la puissance militaire, le contrôle des médias. Le capitalisme néolibéral place le capital et les intérêts privés qui s'y rattachent en tête de liste des objectifs au service desquels toutes les institutions sociales et politiques doivent se subordonner. Ils auront priorité sur les impératifs du bien commun d'une société tout comme sur les droits des personnes et des peuples. En temps de crise on sacrifiera ces derniers pour sauver cette première colonne du régime en place. Les banques, les institutions financières, l'économie de marché sous le contrôle d'oligarchies seront les premiers servis. La démocratie représentative est conçue de manière à assurer aux élites du capital de garder (…) Lire la suite »

Les chemins de la révolution

Michel PEYRET
Michel Peyret 4 août 2011 SUR LES CHEMINS DE LA REVOLUTION « Cela, dit Paul Mattick, on le savait bien avant la naissance du mouvement socialiste. « Dès 1767, Simon Linguet ne constatait-il pas que le travail salarié n'était qu'une forme d'esclavage et même pis encore ? QUAND LE BESOIN EST LE MAITRE « C'est l'impossibilité de vivre autrement qui force nos journaliers à remuer la terre dont ils ne mangeront pas les fruits, et nos maçons à élever des édifices oû ils ne se logeront pas. C'est la misère qui les traîne sur ces marchés oû ils attendent des maîtres qui veulent bien leur faire la grâce de les acheter. C'est elle qui les réduit à se mettre aux genoux du riche pour obtenir de lui la permission de l'enrichir. » Parlant du « manouvrier », Linquet s'exclamait : « Quel est le gain effectif que lui a procuré la suppression de l'esclavage ? »...Il est libre, dites-vous ! Eh ! Voilà son malheur ! L'esclave était précieux à son maître en raison de l'argent qu'il lui (…) Lire la suite »

Réforme, révolution ou réalisation ?

Badi BALTAZAR

La réalisation commence dès lors que l’on prend conscience de sa réalité citoyenne, ce n’est pas qu’un outil ou un type de comportement, c’est d’abord et avant tout la matérialisation d’une volonté individuelle et collective... Réaliser, ce n’est donc pas améliorer ou changer, c’est rendre réel, effectif, faire exister.

Introduction : Permettez-moi de me présenter brièvement, mon nom est Badi Baltazar, je suis auteur et citoyen reporter. Comptable de formation, j'exerce actuellement l'activité de contrôleur financier. Féru de littérature, je consacre mon temps à mes lectures, à l'écriture et à cette chose étrange qu'est la vie. Il y a bien longtemps aujourd'hui, j'ai décidé de m'éloigner et de m'évader définitivement du troupeau, me retrouvant dès lors embarqué sur une voix clandestine. Sous couvert d'une incorrigible désobéissance et d'un parcours artistique et humain, j'ai commencé à entretenir ce journal ou ce blog, appelez le comme vous le voudrez, en novembre 2010. Cette initiative est née d'une nécessité qui n'en est pas moins révélatrice : le besoin de transpirer les toxines d'un monde de plus en plus malade, qui cela dit en passant, n'a sans doute jamais fait l'objet d'un diagnostic citoyen aussi accablant, tant son écho résonne à travers le monde. Tout cela m'a naturellement amené à (…) Lire la suite »

La Révolution sociale au 21ème siècle, voie et viabilité…

Camille Loty MALEBRANCHE

(« L’Indignation », mouvement louable mais pas encore révolutionnaire.)

Changer le représentant du pouvoir d’État, voter pour les élus des partis de l’échiquier politique dans le système socio-économique pervers et de corruption, ces mêmes partis relevant tous du même ordre idéologique sans en avoir l’air, qui appliquent et appliqueront toujours les mêmes politiques avec de légères nuances et variantes au service de la même ploutocratie, n’est strictement rien, ne rimera jamais à rien qu’au retour cyclique de l’horreur. L’horreur des mêmes injustices qui changent de masques pour ne pas changer de visage. Il faut donc plus que changer de parti, il faut changer de société. CLM

Les mouvements populaires dits d'indignation en Europe, des portugais aux espagnols en passant par les grecs, manifestent le grand malaise sociopolitique du à une économie injuste, aujourd'hui aggravée par la crise, qui, toutefois, est de fait, le même et sempiternel malaise du capitalisme aussi bien marchand que financier, ce système qui se renouvelle par crises successives à travers son histoire. Ces mouvements d'indignations plus que louables puisqu'ils expriment un désaveu des politiques appliquées et le refus des misères et difficultés déterminées, infligées par l'incurie et l'immoralité de la finance imposée par les riches et les politicards à leur service qui ont provoqué ladite économique planétaire, tout en laissant naturellement augurer de mille bouleversements non seulement au coeur des États en question mais aussi à l'échelle de l'application de l'Économie politique capitaliste dans le monde, sont et resteront néanmoins non révolutionnaires parce que sans moyens (…) Lire la suite »

Pourquoi les mouvements révolutionnaires du passé ont fait faillite

Michel PEYRET
Michel Peyret 29 juin 2011 POURQUOI LES MOUVEMENTS REVOLUTIONNAIRES DU PASSE ONT FAIT FAILLITE J'ai déjà donné à faire connaître Anton Pannekoek. Voir notamment, dans ma "Tribune libre" de "Rouge Midi", l'article :"Propriété publique et propriété commune", selon Anton Pannekoek. J'ai trouvé son approche intéressante. Le personnage ne l'est pas moins. UN PROCHE DE ROSA LUXEMBURG Anton Pannekoek, dit Wikipedia, était un astronome réputé, un astrophysicien et un militant communiste néerlandais (1873-1960). Militant de l'aile gauche de la 2ème Internationale, ses positions le rapprochent de Rosa Luxemburg. Son courant de pensée a été appelé "Gauche germano-hollandaise". Opposant résolu à la Première guerre mondiale, il rejoint dès 1919 la 3ème Internationale dont il est exclu en 1921 en raison de ses positions de "communisme de gauche" et de son opposition à l'autoritarisme de Lénine. Conseilliste, il rejette le stalinisme dès son apparition, comprenant d'emblée que ce (…) Lire la suite »

Révolution et contre-révolution dans le monde arabe

Mohamed BELAALI

L’étincelle allumée par Mohamed Bouazizi en Tunisie au mois de
décembre 2010 a enflammé les masses arabes opprimées du Maroc à Bahreïn,
de l’Egypte au Yémen en passant par l’Irak, la Syrie et la Jordanie.
Aucun pays n’a véritablement échappé à cette vague de révoltes qui a
déferlé sur le monde arabe. Une profonde aspiration à la démocratie et à 
la dignité s’est emparée des peuples de cette région du monde. Deux
dictateurs sont déjà tombés. Le troisième, Ali Abdallah Saleh restera
probablement en Arabie Saoudite en compagnie de Ben Ali. En tout cas le
peuple du Yémen considère que son départ est sans retour. Mais les
révolutions et les contre-révolutions vont de pair. La révolution arabe
n’a pas échappé à cette dialectique de la lutte des classes.

Les classes dirigeantes arabes, avec l'aide de l'impérialisme américain, font tout pour se maintenir au pouvoir, et celles qui l'ont déjà perdu, n'aspirent qu'à le reprendre. Surpris par la rapidité avec laquelle les régimes tunisien et égyptien sont tombés, l'impérialisme américain et son caniche européen tentent de sauver les autres despotes de la colère de leurs peuples. Ainsi ils ont envoyé le 14 mars 2011 l'armée saoudienne à Bahreïn, dans le cadre du Conseil de Coopération du Golfe(CCG), pour briser la révolte du peuple de ce petit royaume et sauver la dynastie des Al Khalifa dont les jours étaient comptés. La place de la Perle, haut lieu de la résistance populaire a été évacuée dans le sang le 16 mars et son monument a été détruit comme l'ont été également plusieurs mosquées. « Tous les moyens, dont les plus abjects et les plus infâmes, sont utilisés pour briser cette magnifique volonté de changement du peuple de Bahreïn » (1). La répression sauvage contre un mouvement (…) Lire la suite »

Médias : Révolution, Rénovation, Refondation ?...

Georges STANECHY
« "Démocratie"… Pourquoi les forts et les puissants ont-ils choisi ce mot entre tous pour désigner la forme de gouvernement qui leur a été si utile dans ce projet titanesque qui consistait à façonner le monde afin qu'il serve leurs objectifs ? » John Dunn (1) Libre. Libre à nos médias de la ploutocratie, agences d'informations, presse écrite, audiovisuel, de nous apeurer avec leur bouillie quotidienne de steak haché au concombre, garantis à la sauce bactérienne ; ou encore, de potions-poisons magiques "amincissantes" des charlatans chimico-pharmaceutiques. Occulter les révoltes populaires étant la priorité de ces « spécialistes de l'information ». Colères secouant l'Europe, de l'Espagne à la Grèce en passant par la Grande-Bretagne, ravagée par l'injustice sociale et économique sur fond de violences policières à l'encontre des manifestants pacifiques. Libre à eux de choisir, planifier, décliner, leur marketing de la peur. C'est vrai : les bactéries (…) Lire la suite »

Les super-riches sabotent les révolutions arabes (Countercurrents)

Shamus COOKE
Pendant que les révolutions balaient le monde arabe et s'enflent en Europe, des vieux tyrans ou des gouvernements discrédités s'accrochent au pouvoir de toutes leurs forces. La situation est extrêmement grave : le statu-quo économique et politique vit une crise profonde. Si les mouvements pro-démocratiques et anti-austérité sortent victorieux, ils auront un problème immédiat à résoudre — comment financer leur vision d'un monde meilleur. Ce qui se passe jusqu'ici en Egypte ou en Grèce prouve suffisamment que l'argent a de l'importance. Les nations riches qui tiennent les cordons de la bourse peuvent encore influencer le cours des événements à distance en imposant des conditions humiliantes aux pays qui vivent un profond bouleversement social. Cette stratégie est appliquée impitoyablement dans le monde arabe. Prenez par exemple l'Egypte où les USA et l'Europe soutiennent discrètement la dictature militaire qui a remplacé le dictateur Hosni Moubarak. Ce sont maintenant les généraux (…) Lire la suite »

De la prise de la Bastille à la prise de la Kasbah : la parole est à la société civile

Chems Eddine CHITOUR
« A propos des révolutions arabes, un peuple ne se change que par sa volonté réelle » Slimane Benaïssa (Immense homme de théâtre) Les assises de la société civile ont débuté le 14 juin au Club des Pins. Ce fut le rendez-vous de tous les sans-voix mais pas sans droit, à l'exception notable et perturbante de personnes qui se sont trompées de logiciels, nous resservant un remake du plus pur produit des années de plomb et de l'article 120. Bref, mises à part ces irruptions qui visaient à créer une fois de plus, le chaos par la langue de bois, les interventions des différents orateurs furent d'une bonne facture. Après l'intervention du président Mohamed Seghir Babès dont le mérite, quoi qu'on dise, a été de rendre possible de faire rencontrer des membres de la société civile qui ne se connaissaient pas et qui prirent conscience de leur importance. Les thèmes proposés au débat couvrent l'essentiel des préoccupations du citoyen et une trame se dégage, à savoir, une vision nouvelle de (…) Lire la suite »

POUR UNE RÉVOLUTION PAR LES URNES EN FRANCE ! (organisons une contre-campagne présidentielle, apartidaire, d’ici 2012 )

M.I.G.
Paris, le 1er Juin 2011 Comme prévu, et contre ceux qui pensaient l'Europe trop assise pour une révolution, ou qui avaient analysé celles du Maghreb comme de simples sursauts démocratiques contre des dictatures décadentes, le mouvement initié en Tunisie, en foulant le sol européen, montre son vrai visage. Progressant, comme nous l'avions prédit, non par mimétisme, mais par résonnance, en ajustant chaque fois ses méthodes et ses revendications à la localité où il voit le jour, il montre que ce qui réunit la jeunesse sur les places principales des grandes villes du monde, ce n'est pas seulement la démocratie, mais une certaine forme de démocratie, dont les démocraties occidentales ne sont pas, loin de là , le modèle. L'exemple de l'Espagne en fournit la preuve. Mais quelles seront les résonnances, en France, de ce gong espagnol ? Disons le tout de suite, avec les espagnols, nous ne nous résignons pas à assister, au second tour des présidentielles, à un match plus ou moins nul (…) Lire la suite »