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Thème : Nicolas Sarkozy

La Mission tentaculaire de l’Otan embrasse la France

Diana JOHNSTONE

L’OTAN, le bras principal à l’étranger du complexe militaro-industriel des Etats-Unis, ne fait que s’étendre. Sa raison d’être originelle, le bloc soviétique supposé menaçant, est morte depuis 20 ans. Mais à l’instar du complexe militaro-industriel lui-même, l’OTAN est maintenue en vie et continue de croître à cause d’une combinaison d’intérêts économiques bien établis, d’inertie institutionnelle et d’un état d’esprit officiel proche de la paranoïa, avec des boîtes à idées bien financées (les « think tanks ») qui cherchent désespérément des « menaces ».

Ce mastodonte s'apprête à célébrer son 60ème anniversaire en avril, sur le Rhin, à Strasbourg en France et à Kehl et Baden Baden en Allemagne. Le président français, Nicolas Sarkozy, dont la popularité s'effrite, lui offre un cadeau exceptionnel : le retour de la France dans le « commandement intégré » de l'OTAN. Cet événement bureaucratique, dont la signification pratique reste peu claire, fournit au choeur des fonctionnaires et des éditorialistes OTANolâtres de quoi s'enorgueillir. Voyez ! Ces idiots de Français ont reconnu leur erreur et sont rentrés au bercail. Sarkozy dit les choses autrement. Il affirme qu'en rejoignant le commandement de l'OTAN l'importance de la France s'accroîtra, en lui donnant de l'influence sur la stratégie et les opérations d'une Alliance qu'elle n'a jamais quittée et pour laquelle elle a continué de contribuer plus que sa part en terme de forces armées. Le défaut dans cet argument est que c'était en premier lieu le contrôle total et inébranlable (…) Lire la suite »

De Noé à Néo, l’arche de Sarko nous mène en bateau.

Luis LERA
L'arche de Sarko est une immense galère baptisée Noé pour que la droite prospère. On y trouve les damnés en service posté pour gonfler les profits des gavés de la Terre. C'est une flotte ultra-libérale/mondialisée armée du CAC40 indice antisocial pour classes privilégiées. L'armada de Niko est une kyrielle de galions dorés qui filent impunément avec l'argent pompé sur le travail et aussi les milliards d'abus-profits-volés destinés à quelques paradis pour y être anoblis et défiscalisés. C'est aussi un rideau de fumée qui camoufle un porte avion bourré jusqu'à la gueule de promesses frelatées. La barge de Sarko est un cirque ambulant qui bat campagne en brassant avec lui une tornade de vent. Ce n'est pas « le bateau ivre » ni le radeau mythique du nom de Géricault qui méduse à la fois les Muses et les Gogos. C'est un tanker géant guidé par les étoiles que le pétrole éclaire. Une armada de sangsues sous perfusion par des fonds de l'Etat d'une République bananière qui fait (…) Lire la suite »

La mort du politique

René BALME

La France, et c’est assez dramatique, n’a plus de direction politique. C’est un constat. Et la ploutocratie est en passe de virer au brun. L’on peut entendre, en y prêtant l’oreille le bruit des bottes qui enfle et se rapproche.

Le politique ne dirige plus rien. Sarkozy a définitivement donné les clés du pays à la finance et aux multinationales. Ce n'est donc pas un hasard si la manne financière est allée, en priorité vers eux. Et l'homme de petite taille poursuit son entreprise de déstructuration du pays et de démolition sociale sous les applaudissements répétés et fournis de Madame Parisot et de la troupe des lèche bottes de tous poils, au rang desquels, la presse tient une place privilégiée. La crise de la Guadeloupe, devenue celle des DOM et qui demain, inéluctablement, deviendra celle de l'hexagone, a été gérée de manière catastrophique et provocatrice. Seuls les intérêts de ces fameux Békés " qui ne représentent que 1% de la population et détiennent 80 % des richesses de l'île " ont été préservés et défendus par l'Élysée, ses mercenaires et certains élus locaux. Silence géné dans les rangs de l'UMP. Silence dans les rangs des ministres et sous-ministres. On ne contredit pas le (…) Lire la suite »

de la politesse sarkozienne (lettre ouverte au président de la République)

De la politesse, Je croyais encore à une certaine forme de politesse de la part d'un président de la République Française. J'aurais dû me douter qu'on ne pouvait pas trop en attendre de quelqu'un qui se permet de dire : "Casse toi, pauv'con !". En effet, lui ayant fait parvenir par courrier postal une lettre, copie ci-dessous en date du 30 novembre 2008, je n'ai même pas reçu un vulgaire accusé de réception de la part des services ( pourtant fort bien fourni me semble-t-il ) de la présidence. Il va de soi, bien sûr, que je n'ai pas non plus eu le moindre début de réponse à la question posée. le 30 novembre (je devais sans doute croire encore au Père Noël). Ce 25 décembre 2 008 Marcel MAGNON MAGNON Marcel Enseignant retraité 40 rue Marcel Proust 26200 MONTELIMAR LETTRE OUVERTE à M. le président de la République Le 18 décembre 2 006, vous avez déclaré à Charleville-Mézières : « Je veux, si je suis élu président de la République, que, d'ici à deux ans (soit au (…) Lire la suite »
Vaudeville « humorico-dramatique »

« Poupée Vaudou » : Acte II - scène 1,5

Kelly-Eric GUILLON
Extraits de « 20 minutes » du 13/11/08 « qui vous savez » « … ne veut être traité « ni mieux, ni moins bien qu'un autre » ... » Alors dans ce cas, il faut pouvoir se contenter de la même régression du Pouvoir d'achat et non « s'octroyer », brutalement, 170 % d'augmentation de son « argent de poche » présidentiel. Alors dans ce cas, il faut aussi respecter les « contraintes » de son rang et statut, en respectant déjà : le quidam qui ne veut pas lui serrer « la louche » (c'est son droit le plus élémentaire, car nous ne sommes pas encore, pour le moment, dans le principe du culte de la personnalité et il vaut mieux dans ce cas précis ne jamais l'être - revisiter « Grand peur et misère du IIIéme Reich » de Berthold Brecht ) et ne pas l'apostropher d'un « casse-toi, pauv'con » alors que quelques temps après un autre quidam qui lui retourne, le même « casse-toi, pauv'con », par pancarte interposée qu'il arbore, se voit condamné par les tribunaux…. (heureusement qu'il n'a pas (…) Lire la suite »

Casse-toi, pauvre.

Kelly-Eric GUILLON
La vie difficile qui a été la mienne, m'a appris à aller à l'essentiel et surtout des choses très simples dont, entre autres, "je respecte ce qui est respectable". Ce qui sous entend que ce qui ne l'est pas... Et pour moi, on n'est pas respectable parce que l'on a atteint à une fonction, un titre ou une situation : on le devient après coup et selon les résultats des actions entreprises dans le sens du respect - de l'être humain, de la société (professionnelle ou politique) que l'on est sensé conduire, dans le cadre du mandat. On n'est - j'allais dire "naît" - pas respectable parce qu'une minorité de 43% de Français vous a élu Président (les fameux 53% du second tour de 2007 ne concernent, d'ailleurs, que les exprimés). Ce qui veut dire que 57% des Français, et donc la majorité, a rejeté votre programme de Présidence ! On a, ou on n'a pas, l'étoffe de la respectabilité et on l'applique dès le départ, bien avant d'atteindre à …. Mais on ne l'acquiert pas à la suite d'une élection…. (…) Lire la suite »
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Sarkozy, le disciple de Bush

Mohamed BELAALI
« Le rêve américain, ce fut dès l'origine de prouver à tous les hommes à travers le monde, que la liberté, la justice, les droits de l'Homme, la démocratie, ce n'était pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la meilleure politique pour améliorer le sort de chacun ». C'est avec ce lyrisme que Nicolas Sarkozy s'adressait au congrès américain le 7 novembre 2007 avant de rejoindre son ami George W. Bush. Car les deux hommes non seulement s'apprécient mutuellement, mais partagent la même vision du monde sur ces grandes valeurs et plus particulièrement celles qui concernent le respect des droits de l'Homme qu'ils « pratiquent » dans leur propre pays. L'attachement à ces Droits concerne également « tous les hommes à travers le monde » de l'Afghanistan à l'Irak en passant par Guantanamo à Cuba. L'intervention militaire américaine en Afghanistan en octobre 2001 était menée au nom de cette même liberté dont parlait Monsieur Sarkozy dans son discours. (…) Lire la suite »

Une étrange époque.

Mohamed BELAALI
Nous vivons une étrange époque. Elle se présente comme un ensemble de contradictions des plus diverses et des plus criantes. Ainsi, des socialistes qui se déclarent socio-libéraux, d'autres, libéraux et socialistes à la fois ; d'autres encore sont heureux de voir le contenu ultralibéral de leur rapport appliqué par le gouvernement ; des libéraux qui haïssent l'Etat mais qui l'implorent lorsque leurs intérêts sont menacés et se servent abondamment dans ses caisses ; un parlement qui ne représente que lui-même ou presque, mais qui décide pour tous conformément aux directives de l'exécutif ; un président qui puise sa force dans sa faiblesse et son impopularité ; une petite bourgeoisie étouffée par la grande, envoie ses salariés occuper les ports, bloquer les routes ; une minorité se soigne dans les hôpitaux les plus prestigieux de la république (Val-de-Grâce, Pitié Salpetrière etc.) entourés de meilleurs médecins et bénéficie des progrès de la science et de la médecine, alors qu'une (…) Lire la suite »
Les grands capitalistes français n’ont pas fait fortune grâce à l’économie de marché, mais grâce à l’État

Rêves de droite. Défaire l’imaginaire sarkozyste (de Mona Chollet)

Bernard GENSANE

La science politique progresse tous les jours en France grâce à Sarkozy. Lui et sa bande s’attaquent à ce point à la République, aux fondements de notre société qu’ils suscitent des réflexions radicales, des mises en perspective originales, des questionnements dont l’urgence ne peut que stimuler les esprits lucides.

Collaboratrice du Monde Diplomatique, Mona Chollet vient de publier un ouvrage roboratif sur l'imaginaire sarkozyste (celui du président et de ceux qui le suivent), et la fascination « béate et complaisante » par laquelle répondent les médias et une grande partie de la classe politique à l'exercice de sa pratique et de son pouvoir présidentiels. Une des raisons du succès de Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle (on ne parlera pas ici de la faiblesse idéologique de son antagoniste) est qu'il est parvenu, relayé évidemment par un matraquage médiatique qui a pris, à persuader quantité de gens - en particulier de condition modeste - qu'ils étaient entourés de cossards et de parasites. En outre, et sans que ce soit jamais explicite, il s'est arc-bouté sur le slogan des années quatre-vingt de Margaret Thatcher selon lequel « la société n'existant pas », le salut ne peut être qu'individuel, dans l'acceptation des règles et de l'organisation socio-économique telle qu'elle (…) Lire la suite »

Sarkozy et les fantômes de mai 68

Diana JOHNSTONE

Rédaction : un texte - qui date de Juin 2007 - pour commémorer un si joli mois de Mai.

Bernard Kouchner : Toubib médiatique de "l'intervention humanitaire" Dans le dernier grand discours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy lança une étrange attaque contre Mai 1968. "Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral," déclara-t-il. Les héritiers de Mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique." Sarkozy a même tenu l'héritage de Mai 68 responsable de l'affaiblissement de la morale du capitalisme, du "culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation", des "dérives du capitalisme financier" … et finalement du "capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous". Cela signifie-t-il que le nouveau président se prépare à ramener la France à sa bonne vieille morale d'avant Mai 68 ? (…) Lire la suite »