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Thème : Médias

Des médias alternatifs pour une grande cause

William GRIGSBY

« Les médias de communication sont avant tout des entreprises, des corporations, qui cherchent à générer du profit. Et à la différence du pouvoir politique, celui des médias n’est pas soumis à des limites, ni aux règles strictes de transparence qui sont exigées pour les politiques. Il est urgent que nous comprenions que nous devons être très prudents quant à la prétention de certains médias de s’arroger la représentation de l’intérêt public, et de se substituer dans cette fonction aux représentants démocratiquement élus ».

Ce qui précède n'est pas une réflexion nouvelle. Des centaines de chercheurs en sciences sociales l'ont dénoncé dès le XIXème siècle, et bien qu'il reste des journalistes au service des maîtres du pouvoir médiatique qui continuent à nier cette réalité et répandent la fiction d'une presse « indépendante », « apolitique » et sans parti, c'est un fait incontestable. A tel point que le 26 août 2009, le président du Costa Rica, Oscar Arias, l'a rappelé, lui qui est un personnage peu suspect de « gauchisme ». Lénine disait que « les ouvriers savent bien, et les socialistes de tous les pays l'ont constaté des millions de fois, que cette liberté (de la presse) sera une mystification tant que les plus grandes imprimeries et les plus grandes réserves de papier seront entre les mains des capitalistes, et tant qu'existe le pouvoir du capital sur la presse, pouvoir qui se manifeste dans le monde entier avec une immense clarté, netteté et cynisme, et d'autant plus que se développent la (…) Lire la suite »

Au Venezuela, la bataille populaire pour démocratiser le "latifundio" des ondes.

Thierry DERONNE
"Chavez fait fermer 34 radios et télévisions" . A en croire l'AFP, AP ou Reuters (et donc le Figaro, Rue89, le Monde....) le Venezuela s'enfonce dans la dictature (1). La Maison Blanche a fait connaitre sa "vive préoccupation" au sujet de la "nouvelle atteinte à la liberté d'expression" . De quoi s'agit-il ? Faisons ce à quoi ces agences et leurs fidèles clients ont renoncé : une enquête. Au Venezuela, les collectifs pour la libération des ondes (tels la Asociacion Nacional de Medios Alternativos y Comunitarios ANMCLA , la Red de medios comunitarios venezolanos ou la Red Alba TV), se plaignent de ce que la loi qui favorise depuis la révolution la création de médias libres, participatifs, gérés par les habitants, reste parfois lettre morte à cause de la saturation commerciale des ondes. Les associations les plus diverses - syndicats, mouvements de travailleurs, organisations de femmes, communautés indigènes ou afroaméricaines, etc.. désireuses de (…) Lire la suite »

Les médias déconsidérés pondent dans Internet.

Vladimir MARCIAC

Quand le petit Poucet se promène en forêt, il peut cueillir des champignons. Attention, on en trouve des vénéneux ! Cela ne signifie pas qu’il faut abattre la forêt, ni l’entourer de barbelés, ni la dénigrer en bloc. Cela signifie qu’il faut s’initier à la mycologie.

Démonstration :

C'est dans Annie Hall, de Woody Allen : deux vieilles dames discutent dans un restaurant. L'une dit : « La nourriture est infecte, ici ». Et l'autre : « Oui et les portions sont trop petites ». C'est dans le « Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert : « Je n'aime pas les épinards, j'en suis bien aise, car si je les aimais, j'en mangerais, et je ne puis pas les souffrir » (idée que Jean-Luc Godard met dans la bouche de Jean-Paul Belmondo dans « Pierrot le fou »). C'est dans la vraie vie : les médias traditionnels disent : « Internet, c'est potins, commérages, amateurisme et compagnie ». Puis, ils créent à tour de rôle une version électronique de leur journal ou même ils ouvrent un site qui veut prendre ses distances. Après Rue89, de Pierre Haski (Libération), Médiapart, d'Edwy Plenel (le Monde), on annonce la création d'un site par Jean-Marie Colombani (le Monde). D'autres viendront. D'où le paradoxal postulat : Internet, ça devient crédible entre les mains de spécialistes (…) Lire la suite »
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Loi sur l’audiovisuel public : Drôle de cuisine autour d’un amendement suspect

reprise d’article
Loi sur l'audiovisuel public Drôle de cuisine autour d'un amendement suspect Nous avons enquêté sur les députés UMP qui ont proposé un cours d'instruction civique entre 20h30 et 21h00 sur France Télévisions, histoire de rendre nos cerveaux bien disponibles pour la pub sur les chaînes d'à côté. Oui, ils ont bien dîné la veille chez TF1. Non, ce ne sont pas des spécialistes de l'audiovisuel. Détail du menu ? Mystère. De là à dire qu'on leur a fait avaler n'importe quoi… A vous de voir. Comme promis, on revient sur l'amendement déposé jeudi dernier par cinq députés UMP, qui prévoit la diffusion de clips à caractère civique (santé publique, développement durable, éducation citoyenne...) entre 20h30 et 21h sur les chaînes publiques dès 2009, pile-poil à l'heure où TF1 et M6 diffusent leurs tunnels de pubs. Et, bien sûr, sur le dîner donné à TF1 la veille du dépôt, qui rassemblait... ces cinq parlementaires et quelques-uns de leurs collègues. Car il y a bien eu dîner. Du côté de (…) Lire la suite »

Lorsque la télévision donne la parole

Muriel KNEZEK

Aujourd’hui, la télévision occupe le temps libre des citoyens, laisse à croire au libre-arbitre, mais finalement fabrique un étonnant formatage pour une société ultra-libérale. Le bonheur se révèle dans la consommation et la subjectivité devient règle. Il existe pourtant d’autres pratiques pour que ce média apporte tout autre chose. Le Venezuela s’attelle à cette tâche et y réussit pour la plus grande satisfaction de ses téléspectateurs qui en sont également les acteurs.

Notre télévision donne actuellement une information diluée, éphémère, ciblée et chronométrée. Sa forme et son contenu sont devenus des produits de grande consommation, où la justesse et l'intérêt des propos ne sont plus des priorités. Sujets survolés, course au « prime time », zapping sans liant d'un événement à l'autre, mépris de la gravité de l'actualité, futilité et médiocrité des thématiques, gavage et répétition, lobbying et influences politique et commerciale, partialité et orientation, véracité et vérification des faits de plus en plus problématiques… Cet inventaire désastreux remet en question le regard et la considération que l'on porte à ce média ancré dans le quotidien de chacun. La télévision se doit de donner quelque chose avant de vendre quelque chose. Informer, former et divertir résument la mission et la stratégie majeures de l'outil. Au contraire, seul son caractère commercial - immuable à notre société - et sa propagande nettement dirigée en sont les phares. (…) Lire la suite »

Ambassadeur Venezuela appelle à la résistance et la multiplication des médias alternatifs

Telesur
L'Ambassadeur Roy Chaderton appelle à la résistance et la multiplication des médias alternatifs TeleSUR _ 27/03/08 "Il y a beaucoup de gens qui sont irrités par le monde irréel que leur résentent les médias et par les peurs qu'ils fabriquent (....) ", a commenté Roy Chaderton. L'ambassadeur vénézuélien au Mexique, Roy Chaderton, a appelé ce jeudi à la résistance et à la multiplication de médias alternatifs pour faire face à la dictature médiatique mondiale. En entrevue avec TeleSUR, le diplomate vénézuélien a estimé que "nous sommes au début de la résistance mondiale contre ces dictateurs privés" que sont les médias. Au sujet des mécanismes, de résistance au pouvoir énorme des entreprises transnationales de la communication, Chaderton a répondu : "Dénoncer, résister, protester et multiplier les médias alternatifs, renforcer les moyens dans les États démocratiques pour faire face à la dictature médiatique". Le diplomate a avancé que beaucoup de gens se rendent déjà (…) Lire la suite »

La tragédie sans fin de l’assassinat des journalistes.

Maxime VIVAS

Le Syndicat national des journalistes CGT publie un bilan des journalistes tués dans le monde en 2007, bilan établi par la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Les chiffres (171) varient considérablement de ceux fournis par RSF (86). Il semble que les approches diffèrent quant à la qualification des journalistes. Par ailleurs, la comptabilité des RSF est souvent hasardeuse (pour ne pas dire « politique »). On se souvient que RSF avait oublié de comptabiliser dans son bilan annuel, 16 journalistes Serbes abattus par les forces de l'OTAN sous commandement états-unien en 1999. S'agissant de l'Amérique latine, une formulation du document de la FIJ prête à confusion : « Dans toute l'Amérique Latine, des journalistes ont été tués pour leurs reportages sur les gangs… ». Bien entendu, des journalistes n'ont pas été tués « dans toute l'Amérique latine ». Par exemple, aucun journaliste n'a été tué au Venezuela en 2007, pays où s'est rendu Robert Ménard au mois de mai pour protester vigoureusement dans les salons de l'hôtel Hilton contre le gouvernement de Hugo Chávez. Mais il est vrai que des journalistes ont été abattus au Mexique et en (…) Lire la suite »

Agent Orange Vietnam : Pourquoi les médias taisent ce gigantesque crime ?

André BOUNY
Janvier 2007. Agent Orange : le grand chut ! Pourquoi les médias « institutionnels » taisent ce gigantesque crime au point d'en faire le plus grand oubli à cheval sur deux siècles ? A la barre des accusés au procès de New York : Dow Chemical, Monsanto Company, Monsanto Chemical Co., Hercules Inc., Occidental Chemical Corporation, Thompson Hayward Chemical Co., Harcros Chemicals Inc, Uniroyal Chemical Co. Inc., Uniroyal Inc., Uniroyal Chemical Holding Company, Uniroyal Chemical Acquisition Corporation, C.D.U. Holding Inc., Diamond Shamrock Agricultural Chemicals Inc., Diamond Shamrock Chemical Company, Diamond Shamrock Refining And Marketing Company, Occidental Electrochemicals Corporation, Hooker Chemical Corporation, Hooker Chemical Far East Corporation, Hooker Chemicals & Plastics Corp., Chemical Land Holdings Inc., T-H Agriculture & Nutrition Co., Thompson Chemical Corporation, Riverdale Chemical Company, Pharmacia Corporation, Maxus Energy Corp., Diamond Alkali (…) Lire la suite »

Noam Chomsky et les médias français.

RINDEL, Arnaud

La pensée de Noam Chomsky est interdite de débat - du débat qu’elle mérite - dans les médias français. Comme si nous n’avions le choix qu’entre l’idolâtrie et la calomnie. Petit mémento de la bêtise ordinaire de certains seigneurs des médias (Acrimed).

mardi 23 décembre 2003 Noam Chomsky, linguiste américain professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology), et, selon les propres mots d'Alain Finkielkraut, « l'intellectuel planétaire le plus populaire » [1], n'est pas exactement la coqueluche des journalistes ou des intellectuels français, c'est le moins que l'on puisse dire. Depuis une vingtaine d'années, ils ne parlent jamais de son oeuvre, qui occupe pourtant (ou peut-être précisément parce qu'elle occupe) une place fondamentale dans la pensée critique moderne. Et les rares fois où son nom est évoqué, c'est pour ressasser encore et toujours les mêmes calomnies effarantes de bêtise et de malhonnêteté [2]. Tout en lui refusant, bien entendu, le droit de répondre librement à ces accusations [3]. Le Figaro , Libération, Le Monde, Bernard-Henri Levy, Alain Finkielkraut, Alain Gérard Slama, Jacques Attali, André Glucksmann, Philippe Val et bien d'autres, se sont ainsi époumonés à de nombreuses reprises [4], pour (…) Lire la suite »