Pendant que la presse française condamne les FARC, elle tait ce qui se passe dans toute l’Amérique latine, la violence faite aux pauvres, aux paysans, aux Indiens et qui a obligé ceux-ci à faire face, à s’armer ou à mourir. Cette presse aux ordres tait ce qui se passe en Bolivie et qui illustre bien à quel point la haine de classe peut prendre un visage atroce de haine raciale.
Le chancelier vénézuélien, Nicolás Maduro, a expliqué que la délégation de son pays a voyagé à Managua avec une tâche très spécifique, "aborder un plan qui permette de produire des aliments pour garantir à nos peuples des aliments de qualité, avec l’assurances d’avoir des prix accessibles".
Ce premier mai (2008) a été celui où, en Bolivie, on a assisté au paroxysme de la lutte des classes entre un bloc social des indigènes, paysans, travailleurs et pauvres des villes qui ont juré de défendre et d’approfondir le processus révolutionnaire dirigé par Evo Morales - le premier président indigène de l’Amérique latine - et le bloc colonial-bourgeois qui, appuyé par l’impérialisme étasunien, cherche à restaurer son pouvoir politique.
Le gouvernement des Etats-Unis (USA) a livré plus de 120 millions de dollars aux leaders politiques d’opposition qui cherchent à séparer les régions les plus riches de Bolivie, avec la conclusion d’une supposée consultation publique qu’ils prétendent appeler "référendum", mais qui viole la constitution actuelle du pays andin.
Avec la disposition au dialogue du Gouvernement d’Evo Morales, le préfet de Santa Cruz, Rubén Costas, a avancé encore que ni l’OEA, ni l’Union Européenne (UE) et encore moins l’Organisation des Nations Unies (ONU) vont freiner la consultation du statut séparatiste en vue de créer une République isolée de la Constitution Politique de l’État (CPE).
Le ministre des Hydrocarbures de Bolivie, Carlos Villegas a révélé ce jeudi qu’une des entreprises stratégiques nationalisé par le gouvernement du président Evo Morales se trouvait être la principale source de financement des groupes d’opposition qui promeuvent des réfendums séparatistes dans différentes régions.