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Thème : Blocus/Embargo

En faveur de la levée du blocus : 191 ; contre : 2 ; abstention : 0

Intervention du Ministre des Affaires Etrangères de Cuba à la 70ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies - 27/10/2015

Bruno Rodriguez Parrilla

Voilà, c’est fait. L’Assemblée générale vient de voter voilà dix minutes la résolution de Cuba sur le blocus. Résultat : 191 voix pour, 2 contre (celles de toujours - Etats-Unis, Israël - voir tableau des votes à la fin - NdR). Les 3 petits Etats du Pacifique qui s’étaient abstenus jusqu’ici et qui viennent d’établir des relations diplomatiques avec Cuba ont voté pour : 188+3=191. Obama, dont certaines rumeurs laissaient croire qu’il allait s’abstenir, n’a finalement pas osé aller contre son congrès, qui lui est déjà contraire sur ce plan. Comme quoi, la politique intérieure continue de dicter la politique extérieure aux USA. Le représentant USA a affirmé, entre autres : "Si Cuba croit que présenter une nouvelle fois sa résolution est un bon moyen de faire avancer les choses, elle se trompe" (ce n’est pas une citation exacte, mais c’est l’idée).

Amitiés

Jacques-François Bonaldi (La Havane)

Proyecto 23/10/2015 14:17 / Revisado 26/10/205 DISCOURS DE M. BRUNO RODRIGUEZ PARRILLA, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, SUR LE POINT « NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER APPLIQUÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE », À LA SOIXANTE-DIXIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES, New York, le 27 octobre 2015 Monsieur le Président, Chers représentants permanents, Chers délégués, Le président des États-Unis, Barack Obama a reconnu le 17 décembre dernier que le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba avait échoué faute d’avoir atteint les objectifs prévus, qu’il était anachronique, qu’il causait des dommages au peuple cubain et qu’il avait provoqué l’isolement de son propre gouvernement. Le président a réitéré depuis que le blocus devait être levé. Il a demandé au Congrès de le faire et de ne pas s’opposer à la volonté des Étasuniens qui en demandent clairement l’élimination. Il s’est (…) Lire la suite »

Rapport de Cuba sur la résolution A/70/L.2 de l’Assemblée générale des Nations Unies, intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » - Juin 2015

INTRODUCTION Le 17 décembre 2014 a ouvert un nouveau chapitre dans les rapports entre Cuba et les États-Unis : le retour de trois combattants antiterroristes cubaines, injustement incarcérés dans ce pays ; l’annonce par les deux nations de leur décision de renouer les relations diplomatiques ; la reconnaissance par le président Barack Obama que la politique étasunienne envers Cuba, dont le blocus, était dépassée et qu’il fallait l’éliminer. Par ailleurs, le 20 janvier 2015, il a invité le Congrès, dans son discours sur l’état de l’Union à « se mettre au travail pour lever le blocus ». Dans le cadre de ces changements de la politique des États-Unis envers Cuba, le président Obama a annoncé plusieurs mesures destinées à modifier certains aspects concrets du blocus : ainsi, le 16 janvier 2015, des amendements ont modifié les réglementations du département du Trésor et de celui du Commerce. Tout en constituant des pas dans la bonne direction, ces modifications s’avèrent limitées et (…) Lire la suite »

RAPPORT DE CUBA Sur la résolution 69/5 de l’Assemblée générale des Nations Unies, intitulée : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d’Amérique » (2015)

INTRODUCTION Le 17 décembre 2014 a ouvert un nouveau chapitre dans les rapports entre Cuba et les États-Unis : le retour des trois combattants antiterroristes cubains, injustement incarcérés dans ce pays ; l’annonce par les deux nations de leur décision de renouer les relations diplomatiques ; la reconnaissance par le président Barack Obama que la politique étasunienne envers Cuba, dont le blocus, était dépassée et qu’il fallait l’éliminer. Par ailleurs, le 20 janvier 2015, il a invité le Congrès, dans son discours sur l’état de l’Union à « se mettre au travail pour lever le blocus ». Dans le cadre de ces changements de la politique des États-Unis envers Cuba, le président Obama a annoncé plusieurs mesures destinées à modifier certains aspects concrets du blocus : ainsi, le 16 janvier 2015, des amendements ont modifié les réglementations du département du Trésor et de celui du Commerce. Tout en constituant des pas dans la bonne direction, ces modifications s’avèrent limitées et (…) Lire la suite »

Vers un rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis ? Le blocus contre Cuba : le génocide le plus long de l’histoire (documentaire).

Luis Alberto REYGADA

Le 17 décembre dernier, les présidents de Cuba et des Etats-Unis annonçaient à la télévision et de façon presque simultanée un accord visant à rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays.

Et arriva ce qui devait arriver : ce fut le grand cirque médiatique et fidèles à leur habitude nos chers journalistes et grand spécialistes et géopoliticiens du prime-time ne nous ont pas déçu.

Ardents adeptes de la dépêche prémâchée d’agence de presse, ces professionnels du copier-coller ont reproduit les uns après les autres les « lignes narratives » et les « éléments de langage » concoctés par les communicants et autres spin doctors de la Maison Blanche, bien épaulés par leurs relais présents dans nos médias [1]. Au final, ils sont tout de même parvenus à faire passer comme bien sympathique ce président étatsunien qui, magnanimement, eut le courage de s’incliner pour tendre la main à son minuscule ennemi afin d’aider son peuple à sortir de l’obscure anachronisme communiste-révolutionnaire pour voir la lumière divine du libre marché et donc, l’inviter à entrer dans la modernité. Si on écoutait le plan média concocté par Washington, il faudrait aujourd’hui presque remercier Omaba d’arrêter de s’en prendre à Cuba ! On en oublierait presque que les Etats-Unis se sont acharnés contre Cuba pendant plus de 50 ans entremêlant actions terroristes[2], opérations secrètes (…) Lire la suite »

Blocus contre Cuba (Vidéo - VOSTF)

France-Cuba
Ce documentaire montre que le blocus contre Cuba n'a pas cessé ; les États-Unis ont changé de tactique, mais leur objectif reste d'en finir avec la révolution. Les Cubains sont quant à eux décidés à se battre pour leur révolution. Réalisation et interviews : Hernando Calvo Ospina. Production : Association France-Cuba Avec la collaboration de – Associazione Nazionale Di Amicizia Italia-Cuba – CubainformacionTV, Bilbao, España. Montage : Enrique Gracia Herrera. Traduction pour le sous-titrage : Karine Alvarez et Hélène Vaucelle. Musique : Lucas Herrera, Yohan Calvo et Ana Catherine Martinez. La Havane - Paris Avril 2015. Lire la suite »

Cuba-Etats-unis : ingérence ou relations d’égal à égal ?

Maïté PINERO

Le rétablissement des relations diplomatiques sera un long processus ont précisé les présidents Castro et Obama dans leurs annonces simultanées du 17 décembre dernier. Cependant la dynamique est lancée et s’est confirmée durant les deux premières rencontres qui ont eu lieu en janvier à La Havane, la semaine dernière à Washington.

Le dégel ne concerne pas seulement les relations Cuba-États-Unis. Si empressée à rompre les relations diplomatiques quand les États-Unis durcissaient l'embargo, l'Union Européenne et ses gouvernants se précipitent dans la compétition du marché. En décembre dernier, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Garcia Margallo, avait appelé l'Union à accélérer la normalisation des relations pour ne pas perdre de terrain face à Washington, exhortant les entreprises à ne pas perdre de terrain dans la concurrence avec leurs homologues nord-étasuniennes. Une délégation de l'Union négocie depuis le 4 mars à La Havane « un accord de dialogue politique et de coopération ». La visite de François Hollande qui aura lieu le 11 mai, précédée par celles de plusieurs ministres (Laurent Fabius, Fleur Pellerin), de délégations de parlementaires et d'industriels, permettra-t-elle de lever les obstacles aux relations France-Cuba ? Malgré la garantie de la Coface, les banques rechignent à (…) Lire la suite »

Après le réchauffement des relations Cuba-US, l’inéluctable levée de l’embargo

Lahcen SENHAJI
Les relations entre Cuba et Washington ont entrepris un tournant historique ces derniers jours, avec la reprise du dialogue entre le président états-unien Barack Obama et son homologue cubain Raul Castro. Un dialogue qui en réalité a été entrepris depuis plus longtemps mais qui vient de porter ses fruits avec un échange de prisonniers à la clé : condamné à 15 ans de prison pour importation de dispositifs satellitaires interdits à Cuba, l'agent de l'USAID Alan Gross a été libéré coté cubain en échange de trois des "Cinq héros" cubains (les deux premiers ayant été libérés en 2011 et 2013), condamnés à perpétuité par Washington pour avoir infiltré les milieux anti-castristes de Floride et accusés d'avoir infiltré des bases militaires américaines. Washington a également annoncé un nouvel allègement des sanctions drastiques infligées à Cuba depuis plus d'un demi-siècle. Cependant, le tournant historique reste la reprise du dialogue entre les deux états, qui rompt avec plus de 50 ans (…) Lire la suite »
Devant cette gifle historique, nos médiocrates s’étouffent, ergotent, déforment, manœuvrent, enfument

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

Jean ORTIZ

Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath.

Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ « Opération Mangosta » de Kennedy, du débarquement yankee (repoussé en 72 heures) de la Baie des Cochons (avril 1961) aux « sanctions totales » de février 1962, décrétées par Washington, l’état de siège économique, financier, commercial, le harcèlement multiforme, n’auront jamais cessé. Des sanctions drastiques, près de 1000 milliards de dollars de coût estimé, des lois pour étrangler un pays rebelle, pour tenter de renverser le régime de Cuba l’insoumise, ce « mauvais exemple » de résistance face à « l’empire ». Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui (…) Lire la suite »
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APRÈS 50 ANS DE RÉFORME AGRAIRE

Un télescope terroriste

Gabriel MOLINA FRANCHOSSI
Dans les premiers mois de 1959, il y a de cela 55 ans, la Révolution dirigée par Fidel Castro tenta de mener à bien son programme sans hostilité à l’encontre de Washington et sans complicité avec la cruelle période de sept années de dictature de Fulgencio Batista. Dans la zone montagneuse de La Plata, au cœur de la Sierra Maestra, Fidel Castro signa la première Loi de Réforme agraire, qui distribuait la terre à ceux qui la travaillaient, mettant fin aux latifundium, nombre d’entre eux aux mains de grands propriétaires terriens nord-américains. Mais le caractère conservateur du gouvernement de l’époque, dirigé par l’avocat Manuel Urrutia et soutenu par des représentants des États-Unis, tendait à l’immobilisme politique, économique et social. Au sein même de cette administration, les membres du Mouvement révolutionnaire 26 Juillet firent savoir à Fidel qu’avec une telle équipe, ils ne pourraient aller de l’avant que si Fidel en prenait la tête. Le 13 février 1959, Fidel devint (…) Lire la suite »

La diplomatie de l’Ebola de Cuba (The New Yorker)

Jon Lee ANDERSON

Même en cette ère de coalitions internationales, celle constituée contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest est impressionnante.

En septembre, plus de cent trente pays ont voté en faveur d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies déclarant le virus, qui sévit au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone, une menace à la sécurité internationale et créant la Mission des Nations Unies pour les interventions d'urgence contre l'Ebola, UNMEER, consacrée à la lutte contre le virus. La mission a été placée sous le contrôle d'Anthony Banbury, un gestionnaire de crises vétéran de l'ONU, qui espère pouvoir faire face à la tâche sans la bureaucratie qui enlise souvent les missions de l'ONU. En une semaine, Banbury avait réuni une équipe d'experts internationaux, choisis parmi des milliers de bénévoles issus de la myriade d'organismes de l'ONU, et sont partis pour lancer les opérations à son nouveau QG, à Accra, au Ghana. Le président Obama a également fait d'Ebola une priorité, en envoyant soixante-cinq professionnels de la santé, soutenus par près de quatre mille soldats étasuniens, au Liberia pour aider à (…) Lire la suite »