LGS : comme chaque année, voici le rapport de Cuba sur "el bloqueo" des Etats-Unis, présenté à l’Assemblée Générale des Nations-Unies. Ce rapport et la résolution sur la « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique », sera examiné, voté, adopté et approuvé - pour la 20ème année consécutive - par la presque totalité des états de la planète, à l’exception habituelle des Etats-Unis (évidemment) et d’Israël (oui, vous savez, le pays outré par les appels au boycott). Comme chaque année, il y aura des quidams qui vous diront "le blocus n’existe pas" ou "n’est qu’une excuse" ou "n’explique pas tout" (tout en étant incapables, a contrario, de vous dire ce que le blocus explique). Comme toujours, il y en a qui tenteront d’illustrer leur savoir en vous révélant qu’on trouve certaines boissons gazeuses sur l’île. Ce qui vous plongera dans la plus grande des perplexités car d’un coup vous réaliserez que personne n’a jamais dit que le blocus concernait les boissons gazeuses - ou pas. En fait, vous réaliserez que personne ne vous a jamais expliqué la moindre chose sur le blocus. Surtout pas les amateurs de boissons gazeuses et sucrées.
S’il est un sujet sur lequel (par la volonté de nos médias) nos compatriotes ne savent rien alors qu’il s’apparente à la plus longue tentative de génocide de l’histoire de l’humanité, tentative dénoncée en vain à l’ONU par des votes annuels qui comptabilisent en tout et pour tout deux pays approbateurs (les USA et Israël), c’est bien le blocus d’une petite île des Caraïbes par la plus formidable puissance militaire que le monde ait jamais connue.
« Le blocus n’explique pas tout », objectent ce qui ne savent rien de ce qu’il explique.
Environ 400 députés américains ont reçu de l’argent depuis 2004 pour poursuivre la ligne dure contre Cuba, selon un rapport publié par un organisme indépendant
Discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères, M. Bruno Rodràguez Parrilla, à l’Assemblée générale des Nations Unies sur la question : "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique" - New York, 28 octobre 2009