Auteur Bernard GENSANE

Poésie et exil (12)

Bernard GENSANE
Ilarie Voronca (de son vrai nom : Édouard Marcus), est né en Roumanie en 1903. Il s’installa à Paris en 1933. Naturalisé français, il se cacha pendant l’occupation. Il publia une vingtaine d’ouvtages de poésie en français. Élève-officier de réserve, Ilarie Voronca fut démobilisé en 1940. Il se réfugia à Marseille puis à proximité de Rodez, où il adhéra à la Résistance pour combattre le nazisme. A la mi-octobre 1944, Ilarie Voronca regagna Paris. Il se donna la mort au soir du 4 avril (…)

LA VIE EST A NOUS (Le Sarkophage) n° 34

Bernard GENSANE
Sarkozy a donc été renvoyé à ses fonds de pension. Il n’a jamais caché que son seul objectif dans la vie était de faire de l’argent. Mais avec Minc, ce médiocre en affaires, il est mal barré (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Minc). Depuis cet événement planétaire, le titre de cette publication est désormais LA VIE EST A NOUS. Avec pour sous-titre : Le Sarkophage. Tous ces changements brutaux nous déstabilisent ! Dans ce numéro 34, Paul Ariès plaide pour une « économie du bonheur » : « (…)

Le Monde Diplomatique, janvier 2013

Bernard GENSANE
Dans ce numéro de janvier 2013, Serge Halimi évoque le « front antipopulaire » : Les puissances émergentes d’aujourd’hui ne sont pas de dignes héritières des anticolonialistes et des anti-impérialistes d’hier. Les pays du Sud contrôlent une part croissante de l’économie mondiale. Ce n’est que justice. Mais cette richesse est tellement mal répartie que l’inégalité des revenus est plus prononcée encore en Afrique du Sud ou en Chine qu’aux États-Unis. Et les fortunes ainsi constituées servent (…)

Quand les États-Unis faisaient plier le Guatemala

Bernard GENSANE
Les États-Unis sont nés dans, de et par la violence extrême : massacre génocidaire des Indiens, maintien du peuple noir dans l’esclavage, répression féroce - parfois par les armes - de la classe ouvrière, irrésistible et brutal Drang nach Westen, application sans faille de la politique du gros bâton en Amérique latine. Selon la doctrine exposée par le président James Monroe en 1823, tout le continent américain devient une chasse gardée des États-Unis. Pour l’anecdote, de nombreux épisodes (…)

Claude Sérillon, « conseiller en communication, « spin doctor »... donc menteur ?

Bernard GENSANE
Claude Sérillon, ainsi que sa compagne Catherine Ceylac, sont deux grands professionnels, sympathiques, sans esbroufe. Le problème est que le bon Claude vient de franchir un certain pas en devenant « conseiller en communication » du président de la République. Il n’est pas éloigné le temps où le comparse de Drucker dénonçait ses collègues journalistes devenus de simples chargés de communication. Il va désormais leur fournir de la matière première. A l’annonce de la nomination de (…)

Poésie et exil (11)

Bernard GENSANE
Ilarie Voronca (de son vrai nom : Édouard Marcus), est né en Roumanie en 1903. Il s’installa à Paris en 1933. Naturalisé français, il se cacha pendant l’occupation. Il publia une vingtaine d’ouvtages de poésie en français. Élève-officier de réserve, Ilarie Voronca fut démobilisé en 1940. Il se réfugia à Marseille puis à proximité de Rodez, où il adhéra à la Résistance pour combattre le nazisme. A la mi-octobre 1944, Ilarie Voronca regagna Paris. Malheureusement, Ilarie Voronca se donna la (…)

Crossing lines, ou comment se vendre à l’occupant

Bernard GENSANE
Je le dis très tranquillement comme je le pense : si les nazis avaient gagné, les successeurs de Clouzot et de Pierre Frenay (qui nous gratifièrent pendant la guerre de l’extraordinaire Corbeau, tourné dans des studios nazis - pardon allemands) joueraient pour la télévision en allemand. Il se prépare actuellement à Paris une série policière où, nous dit Le Monde, « la langue de Molière est proscrite ». Cette série s’appelle Crossing Lines. Je n’en connais pas l’argument, mais comme je sais (…)

Poésie et exil (10)

Bernard GENSANE
Né en 1884, Daniel Varoujan fut assassiné le 26 août 1915 par des représentants du gouvernement ottoman. Une victime, parmi des centaines de milliers d’autres, du génocide arménien. Ce poème évoque Haïk, fondateur de l’Arménie, son fils Aram et le savant arménien Anania. TERRE ROUGE Sur ma table de travail, dans ce vase, "¨repose une poignée de terre prise "¨aux champs de mon pays... C’est un cadeau, - celui qui me l’offrit "¨crut y serrer son coeur, mais ne pensa jamais (…)

Le Monde Diplomatique (décembre 2012)

Bernard GENSANE
Tout est simple à Gaza..., prévient par antiphrase Serge Halimi : « Aucun pays n’accepterait que des missiles tirés de l’extérieur de ses frontières pleuvent sur ses citoyens. » En énonçant ce constat de bon sens, le président des Etats-Unis ne pensait pas aux Palestiniens de Gaza, proies impuissantes de bombes ou de missiles israéliens parfois largués par des F-16 ou des hélicoptères Apache de fabrication américaine. Depuis des années, avec une régularité lancinante, les mêmes travers (…)

Connaître Michèle Tabarot

Bernard GENSANE
Les récents déboires de l’UMP nous ont fait connaître de nouveaux éléments de la garde rapprochée de Jean-François Copé : Jérôme Lavrilleux, Geoffroy Didier, ou encore Guillaume Peltier. Des individus qui ne font pas dans la dentelle. La nuit de la rocambolesque élection de Copé, Lavrilleux a intoxiqué les médias en chiffres et en rumeurs sur les fraudes du camp Fillon. Ancien « bébé Hortefeux », Geoffroy Didier a un regard d’aigle et une moue méprisante. Il a lancé la Droite forte, à (…)

Le fichage de huit millions d’enfants britanniques

Bernard GENSANE
Le Sunday Times et la presse britannique ont relayé cette nouvelle plus que préoccupante : outre-Manche, le gouvernement a suscité la création d’une base de données pour ficher huit millions d’enfants. On ne dira jamais assez à quel point Orwell fut visionnaire dans sa dénonciation du totalitarisme latent dans un pays qui avait en horreur les cartes nationales d’identité et où les bobbies déambulaient dans les rues sans arme. Il y a près de soixante-cinq ans, il instruisit le procès du (…)
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Laurent Mauduit. Les Imposteurs de l’économie.

Bernard GENSANE
Serge Halimi expliquait autrefois pourquoi il ne voulait jamais débattre avec un antagoniste ne partageant pas ses opinions en matière d’économie : dans la mesure où la doxa du capitalisme financier était aussi « évidente » que 2 et 2 font quatre ou que l’eau est mouillée, un débatteur voulant affirmer un point de vue contraire devait consacrer la moitié de ses explications à ramer contre le courant. Laurent Mauduit a vu le « quotidien de référence » Le Monde se colombaniser et (…)