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Photos : médias contre droit au suffrage des Vénézuéliens

Ils ont marché pendant des heures à flanc de montagne, sous la pluie, traversé à pied des torrents impétueux en se tenant par la main, ou à quatre pattes sur un tronc d’arbre, ils ont emprunté des camions, des bétaillères, sont montés sur des chevaux, ils ont fait des queues interminables pour accéder aux bureaux de vote, ils ont bravé les menaces des opposants meurtriers, ils sont le peuple vénézuélien comme nous le montre ici en photos notre ami Thierry Deronne depuis Caracas, photos que vous chercherez vainement dans nos médias libres et objectifs, médias de milliardaires adulés par les défenseurs de la démocratie qui veulent persuader (non sans succès) le peuple de France que le Venezuela est une dictature.
Le Grand Soir

30 juillet 2017. Journaux d’Amérique Latine, d’Europe et des Etats-Unis détournant la photo de l’explosion d’une bombe dans le centre de Caracas lors d’un énième attentat de la droite contre les forces de l’ordre pour illustrer… « la répression de Maduro pendant l’élection de la Constituante » !

The « Economist », « La libre Belgique », « Libération », « The New York Times », « El Pais » portent la responsabilité d’avoir transformé en « combattants de la liberté » des terroristes d’extrême droite qui ont déjà lynché et brûlé vifs près de vingt personnes, incendié des écoles, des maternités, des médias communautaires, des centres de vote et qui sont responsables de la majorité des morts. Voir aussi https://venezuelanalysis.com/analysis/13081

Mérida, 30 juillet, des heures de marche sous la pluie, par 6 degrés, pour arriver au bureau de vote.

Une image qui a valeur de symbole. Elle parle de la dignité des invisibles, et de cet esprit rebelle, de cette passion démocratique qui a toujours marqué en profondeur le peuple du Venezuela. Elle résume ce que les médias nous ont caché : des citoyens courageux qui malgré la destruction par l’opposition de droite d’une centaine d’urnes, l’assassinat de deux candidats, la campagne médiatique, la guerre économique et les menaces diplomatiques, sans oublier les attentats à l’explosifs, et les barrages sur les routes, passent une rivière pour aller voter…

30 juillet, à Cordero (État de Tachira)

Le nombre de votants (plus de 8 millions sur 19 millions d’électeurs potentiels soit environ 42% du corps électoral) est un succès, pas seulement à cause du fait que près de 200 urnes avaient détruites par des commandos d’extrême droite, que plusieurs bureaux de vote avaient été fermés suite aux violences, menaces, attentats ou barrages routiers de l’opposition mais aussi parce que ce chiffre dépasse de 583 mille 982 votes le score de Maduro aux élections présidentielles de 2013. Il dépasse aussi le chiffre du précédent référendum constitutionnel, celui de 1998, qui avait attiré 37,5% d’électeurs dans un contexte totalement pacifique, sans opposition armée de la droite. Pour plus de détails on peut consulter la source officielle : le Centre National Électoral (CNE, http://www.cne.gob.ve )

Le mardi 1 août, 1250 réunions communautaires auront lieu pour que les divers peuples indigènes du Venezuela puissent élire leurs député(e)s constituant(e)s. Dans quel autre pays cela a-t-il eu lieu ?

Thierry DERONNE

»» http://wp.me/p2ahp2-35y
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"L’un des grands arguments de la guerre israélienne de l’information consiste à demander pourquoi le monde entier s’émeut davantage du sort des Palestiniens que de celui des Tchétchènes ou des Algériens - insinuant par-là que la raison en serait un fonds incurable d’antisémitisme. Au-delà de ce qu’il y a d’odieux dans cette manière de nous ordonner de regarder ailleurs, on peut assez facilement répondre à cette question. On s’en émeut davantage (et ce n’est qu’un supplément d’indignation très relatif, d’ailleurs) parce que, avant que les Etats-Unis n’envahissent l’Irak, c’était le dernier conflit colonial de la planète - même si ce colonisateur-là a pour caractéristique particulière d’avoir sa métropole à un jet de pierre des territoires occupés -, et qu’il y a quelque chose d’insupportable dans le fait de voir des êtres humains subir encore l’arrogance coloniale. Parce que la Palestine est le front principal de cette guerre que l’Occident désoeuvré a choisi de déclarer au monde musulman pour ne pas s’ennuyer quand les Rouges n’ont plus voulu jouer. Parce que l’impunité dont jouit depuis des décennies l’occupant israélien, l’instrumentalisation du génocide pour oblitérer inexorablement les spoliations et les injustices subies par les Palestiniens, l’impression persistante qu’ils en sont victimes en tant qu’Arabes, nourrit un sentiment minant d’injustice."

Mona Chollet

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