« Mais, me disent certains, pourquoi le Honduras ? » Oui, pourquoi ce petit pays dont l’histoire depuis les débuts de la colonisation ne cesse de rebondir de tragédie en tragédie, toujours en pire. Pour des raisons personnelles, d’une part, qui ont à voir avec mon respect pour les résistants indigènes, garifuna et autres combattants honduriens pour un monde communal, pour un projet paysan, à échelle humaine, et qui portent ce projet avec une détermination, une intelligence, un courage et surtout une grande générosité que les épreuves, dont font partie la terreur, les tortures, les meurtres sélectifs ou non, confirmant cette belle assertion du mouvement zapatiste : « Il faut beaucoup d’amour pour faire une révolution », ne parviennent pas à briser.
Les nouvelles annonçant qu’Israël a libéré 26 prisonniers palestiniens aujourd’hui 30 octobre, ont été accompagnées d’une annonce par le ministère israélien de l’Intérieur, du projet de construction de 1500 logements à Ramat Shlomo, une colonie en Cisjordanie occupée qu’Israël considère comme faisant partie de Jérusalem.
« Il y a une confusion délibérément organisée par des organisations de pays occidentaux pour intimider les Africains souhaitant accumuler des actifs et accéder à la richesse. C’est ainsi que, d’une façon générale, il se crée l’idée que l’homme africain riche est corrompu ou doit être soupçonné de corruption » (Dos Santos).
Des prisonniers de guerre algériens avaient été utilisés comme cobayes durant les expériences nucléaires françaises au Sahara sous domination coloniale...
Et il est utile de rappeler que le gouvernement français avait procédé à six essais nucléaires au Sahara.
Exciter les groupes ethniques et religieux les uns contre les autres, les Arabes contre les Persans, les Kurdes contre les Arabes, les musulmans contre les chrétiens, les sunnites contre les chiites, utiliser l’un pour opprimer l’autre, et veiller ainsi au maintien de leurs intérêts stratégiques à l’Orient et au pillage des ressources naturelles et pétrolières de la région ; tels furent l’art et l’œuvre des puissances occidentales et de leurs consuls et diplomates au Proche-Orient depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.
Frantz Fanon a abordé sous le titre de la bataille du voile, l’enjeu central constitué par le thème du dévoilement des femmes algériennes durant la domination coloniale française. Le voile des femmes était considéré comme le symbole par excellence de la nature rétrograde de la société algérienne et la colonisation présentée comme une mission de civilisation qui se donnait pour objectif premier de libérer les algériennes du patriarcat arabo-musulman dont elles étaient victimes en les dévoilant.
Avec le voile, les choses se précipitent et s’ordonnent. La femme algérienne est bien aux yeux de l’observateur « Celle qui se dissimule derrière le voile. » Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie.
On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, de cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées (...) Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse et à la sagesse.
Aimé Césaire Discours sur le colonialisme
Des descendants d’Algériens déportés par la France coloniale vers la Nouvelle-Calédonie dès la fin du 19ème siècle, ont raconté toute la souffrance, physique et morale, vécue par leurs aïeuls en terre d’exil dans le Pacifique, lors d’une rencontre organisée, samedi à Alger, dans le cadre de l’exposition “Mémoire et réalisations” du ministère des Moudjahidine.