Après avoir vécu 18 ans en Belgique, il m’a paru opportun de me pencher sur son passé colonial qui est peut-être encore son présent. Mes recherches n’en sont qu’à leur début, mais une chose est évidente : les hauts responsables belges se comportent encore comme s’ils tiraient les ficelles au Congo.
De nouvelles données statistiques publiées par le Centre de recherche sur la terre (Land Research Centre - LRC) montre que les Palestiniens ne possèdent maintenant que 8 pour cent de la Palestine historique.
La United Canadian Church, qui regroupe 2 millions de Protestants, vient d’annoncer sa décision de prendre des sanctions contre 3 firmes israéliennes : Keter Plastic, SodaStream et Ahava, qui opèrent dans les colonies illégales en Palestine occupée.
« Le grand dessein des intérêts impérialistes est de renforcer le colonialisme et le néocolonialisme et nous nous tromperons nous-mêmes de la façon la plus cruelle, si nous devons considérer que les actions des Occidentaux sont distinctes et sont sans rapport entre elles », avait prédit N’Krumah.
Justifions cet essai difficile : Il devrait y avoir un désir de comprendre cela, ce vote. Or ce désir est étouffé par un implicite qui dit grosso modo : « il s’agit d’une décision stupide ». De ce fait on manque d’informations pour comprendre. Ce qui apparait sur le web, décline la même info : les indépendantistes sont minoritaires donc cette décision de l’ONU ne tient pas. Je suis de ceux qui sont en ce cas plus curieux, bien que largement ignorant - il faut le dire - de la situation d’un territoire si loin et si hétérogène.
Le combat anticolonialiste n’a jamais fait recette en France.
Cela tient sans aucun doute au conditionnement idéologique (souvent raciste) que la bourgeoisie a su mettre en oeuvre pour convaincre l’opinion du bien-fondé de la constitution et de la conservation d’un empire colonial.
Ce compte-rendu du livre de Jacques Frémeaux, Les empires coloniaux dans le processus de mondialisation, Editions Maisonneuve et Larose, Paris, 2002, 389 p., est paru dans la revue Historiens et géographes, n° 382, mars 2003, p. 561. Un ouvrage indispensable pour mieux comprendre les guerres actuelles...
On peut toujours rêver : c’est-à -dire essayer de définir ce que pourrait être une position démocratique, aux antipodes de la politique d’un chef de guerre et de ses lieutenants.
A un moment où l’armée française nous rejoue sans gloire la prise de Tombouctou, le moins qu’on puisse faire est de rappeler comment, à une autre époque, d’autres soldats de la République ont martyrisé cette région d’Afrique.