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Thème : Colonialisme

2025 : Déclin de l’Occident et avènement de l’Orient

Chems Eddine CHITOUR
« On affirme, en Orient, que le meilleur moyen pour traverser un carré est d'en parcourir trois côtés. » Lawrence d'Arabie (Les Sept Piliers de la sagesse) Il est courant d'admettre que l'Occident est parti à la conquête du Monde après la première révolution industrielle. En fait, il serait plus indiqué de remonter dans le temps pour s'apercevoir que l'hégémonie occidentale a débuté après ce qu'on appelle dans la doxa occidentale « Les Grandes découvertes ». Prenant la relève d'un Orient et d'une civilisation islamique sur le déclin, et au nom de la Règle des trois C - Christianisation, Commerce, Colonisation,, il mit des peuples en esclavage. Il procéda à un dépeçage des territoires au gré de ses humeurs sans tenir compte des équilibres sociologiques que les sociétés subjuguées ont mis des siècles à sédimenter. Pendant cinq siècles, au nom de ses « Droits de l'Homme » qui « ne sont pas valables dans les colonies » si l'on en croit Jules Ferry un chantre enragé de la (…) Lire la suite »

L’occident ou la fixation narcissique

Fethi GHARBI
Notre espèce semble atteindre son apogée, position privilégiée pour celui qui se donne la peine d'observer son parcours. Il ne peut alors que constater l'amorce de son déclin et l'approche probable de son éclipse. Obnubilé par son narcissisme, l'homme moderne, ayant détrôné les dieux, s'est cru être en mesure de jouir de leurs privilèges. Ce nouvel homme-dieu aveuglé par l'illusion de l'éternité et de la sur-puissance, ne se rend même pas compte qu'il ne fait que rendre plus imminente sa propre extinction. Si quelqu'un à travers l'histoire doit être qualifié de déicide c'est bien tous ces bâtisseurs de la modernité. Cependant, la mort de dieu n'a pas eu pour résultat la naissance de l'homme nouveau tant escompté, du surhomme dont rêvait tant et tant Nietzsche. En mimant grossièrement les divinités qu'il a cru évincer, l'homme moderne n'a fait qu'aliéner ses prétendues valeurs. En reprenant aux dieux leurs attributs, il se présente comme un médiocre plagiaire singeant (…) Lire la suite »
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L’idéologie coloniale grise la France d’en haut

Fethi GHARBI
"Nous n'aurions jamais dû abandonner au Front national un certain nombre de valeurs qui font partie du patrimoine républicain" a dit Eric Besson. Le ministre propose même au bon peuple des cours de rattrapage en patriotisme. Il faut bien récupérer ces valeurs ô combien valorisantes chapardées par ces extrémistes sans vergogne ! Que signifie cette obsession identitaire, ce repli sur soi, alors que les chantres de "l'identité nationale" sont ceux-là mêmes qui prônent le libéralisme le plus agressif et dont les troupes continuent d' investir l'Afrique et l'Asie au nom de je ne sais quelles ingérences ! A quand donc un commissaire à l'identité nationale comme il fut le cas à pendant la seconde guerre mondiale ? Ceux qui s'en souviennent savent à quel point l'identité nationale était le leitmotiv des Pétains, Laval, Xavier Vallat etc... Aujourd'hui, tout comme aux jours les plus noirs de la république, face aux français de pure souche sont mis à l'indexe, stigmatisés les impurs (…) Lire la suite »

Si j’étais un intellectuel occidental de gauche...

Fethi GHARBI
Si j'étais un intellectuel occidental de gauche, je rebobinerais le fil du temps et m'installerais au beau milieu du moyen-âge. Ma fugue ne gommerait pas le génocide des amérindiens, ni la traite des noirs, ni l'humiliation du colonialisme, ni la bombe d'Hiroshima, ni le cancer sioniste, ni les guerres d'extermination menées en Irak et en Afghanistan... Elle me permettrait cependant d'extirper ce mal qui m'habite et me transperce de part en part : La Modernité. Si j'étais un intellectuel occidental de gauche. j'abolirais le temps ravageur pour mieux savourer la constance de l'espace. Pour moi, il n y aurait plus ni passé barbare, ni présent sacrifié sur l'autel des félicités futures. Je brulerais les livres de Descartes et de Voltaire et je bâtirais un temple à la mémoire de Rousseau, ce grand visionnaire. Je renierais le mythe du progrès qui m'a piégé comme il a piégé tout autant mes pires ennemis que mes maîtres à penser. Des philosophes de l'envergure de Marx et de Engels (…) Lire la suite »
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Enjeux politiques de l’histoire coloniale

Catherine COQUERY-VIDROVITCH
Notre patrimoine historique « national » doit-il inclure l'histoire de la colonisation et de l'esclavage colonial ? La réponse positive, de bon sens, ne fait pas l'unanimité : soit parce que parler sans tabou du domaine colonial serait « faire repentance », soit parce que l'ignorance ou la négligence entretenues depuis plusieurs générations font qu'il ne vient même pas à l'esprit de beaucoup de nos concitoyens que notre culture nationale héritée n'est pas seulement hexagonale. La culture française (que d'aucuns veulent appeler « identité nationale ») résulte de tous les héritages mêlés dans un passé complexe et cosmopolite où le fait colonial a joué et continue par ricochet de jouer un rôle important. Professeure émérite d'histoire contemporaine de l'Afrique (université Paris-Diderot), Catherine Coquery-Vidrovitch a notamment fait paraître Des victimes oubliées du nazisme (Le Cherche-Midi, 2007) ; et L'Afrique noire de 1800 à nos jours (avec Henri Moniot, PUF [1999] 2005). Au (…) Lire la suite »

Horreur ! Une loi ignoble votée en catimini

DIVERS

par Abdellali Hajjat

Une victoire des nostalgiques de l’Empire colonial.

Loi du 23 février 2005, article 4, alinéa 2 : "Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit." Le 15 mars 2003, une proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale, portée par le député Jean Léonetti, avait pour ambition de reconnaître l'"oeuvre positive" des ressortissants français en Algérie. Suite à ce déni de l'histoire coloniale et de toutes ses atrocités, nous avons lancé une pétition, qui a reçu quelques mille signatures, dont la revendication principale était "Non à l'occultation des crimes coloniaux" [1]. La proposition de loi avait été refusée pour une question de procédure et devait passer devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale pour consultation. Pendant de longs mois, nous avons consulté (…) Lire la suite »