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Thème : Colonialisme

François Hollande, super gendarme en Afrique

François CHARLES

Un centre de commandement à N'Djamena, une base de renseignement à Niamey au Niger, à Ouagadougou pour le Burkina, des milliers de militaires stationnés, une restructuration régionale...Adieu les dispositifs "Serval" au Mali, "Epervier" au Tchad, bonjour l'opération "Barkhane". Le voyage de François Hollande pour coordonner la présence française renforcée

Commerçants et militaires en Côte d'Ivoire En cette fin du mois de Juillet dernier, dans un circuit, allant de la Côte d'Ivoire, au Mali, au Niger, au Tchad...et sur les questions politiques, économiques et militaires, le président français s'est organisée une "tournée" qui fait davantage penser à une revue d'effectifs qu'à une simple visite de courtoisie diplomatique. Au cours de ces entretiens à la chaîne, tous les chefs d'état africains au garde à vous sur les tarmacs, aucune "forme d'influence" n'aura été négligée, bien au contraire. Conformément, en effet, aux indications d'un récent rapport parlementaire français, il s'agissait rien de moins, que de redéployer le "dispositif global" français en Afrique. Alors qu' au Mali, au Niger et au Tchad, l'attendaient les préoccupations d'ordre essentiellement militaires, dites "anti-terroristes", sa première halte en Côte d'Ivoire, fut surtout marquée par une double volonté de combiner l'économique et le militaire. En effet, (…) Lire la suite »

France-Mali : désaccord de défense et nouvelles clôtures pour enclos coloniaux

Ahouansou SÉYIVÉ

La signature du nouvel accord de défense, ou accord de partenariat militaire selon une nouvelle nomenclature plus « politiquement correcte », liant le Mali à la puissance impérialiste française, et prévu pour le 16 juillet 2014, marque une nouvelle étape de la remilitarisation de l’Afrique par la France.

Prise pour ce qu'elle est, cette remilitarisation n'est qu'un des aspects de la remise au pas des anciens enclos coloniaux par les puissances occidentales. Tout s'imbriquant pour former un tout cohérent, il est important de souligner le caractère protéiforme de ce que certains, de façon générique, appellent le néocolonialisme, et qui n'est en définitive qu'une des déclinaisons de l’impérialisme économique. On ne peut comprendre et analyser sereinement le militarisme français en Afrique, le Mali étant loin d'être un cas isolé, si on ne le replace pas dans le cadre de dynamiques économiques plus larges, liées à la fin d'un monde occidento-centré économiquement lesté d'économies vacillantes, « challengé » par l'émergence de forces concurrentes et menaçantes que sont notamment les BRICS. Le lancement par ces derniers, lors du sommet de Fortaleza, d'une banque de développement disposant de fonds de réserve d'urgence et appelé à concurrencer le FMI, en est la manifestation récente la (…) Lire la suite »

Israël désigné à la tête d’une commission de l’ONU sur la « décolonisation »

Ali ABUNIMAH
Au moment précis où il est apparu que les Nations unies ne pouvaient plus se montrer capables de protéger les droits palestiniens et demander des comptes à Israël à propos des violations de ces mêmes droits, tombe la nouvelle de ce qu'Israël a été désigné à la vice-présidence de la Commission spéciale de l'ONU sur la décolonisation – qui, entre autres choses, traite de questions relatives aux réfugiés palestiniens. Selon les procès verbaux de l'ONU, le représentant d'Israël, la dernière nation au monde à implanter des colonies, a reçu 74 voix en faveur de sa désignation au poste, malgré une véhémente opposition de la part du Groupe arabe des États membres de l'ONU. Le Qatar, prenant la parole au nom des États arabes, a qualifié Israël d'« État qui a violé la Charte des Nations unies ainsi que les lois internationales. Du fait que son palmarès était entaché de sang et que son occupation dure depuis plus de 66 ans, Israël n'était pas qualifié pour présider à des questions (…) Lire la suite »

La dernière frontière du colonialisme : l’accaparement des terres

Capitaine Martin
Après la crise financière de 2007, les terres cultivables (et particulièrement celles situées dans les pays en voie de développement) sont devenues l’objet d’un frénétique accaparement dans lequel se sont engagées les pétromonarchies arabes, riches en liquidités mais pauvres en terres arables ou des multinationales de l’agro-business, intéressées par la création d’immenses plantations pour la production de biocarburants. On retrouve également un certain nombre d’entreprises financières convaincues que l’investissement dans la terre peut garantir des profits en toute sécurité. On voit apparaître au final une véritable forme de colonialisme qui risque de modifier l’équilibre international, comme le montrent les récentes révoltes en Afrique du nord liées à l’augmentation du prix des denrées alimentaires. On a commencé récemment à considérer la crise alimentaire comme un phénomène structurel, dont le land grabbing (l’accaparement de vastes portions de terres dans les pays en voie de (…) Lire la suite »
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Débat à distance entre I. Thioub et J-Y. Ollivier sur la colonisation

Antoine Diallo

Le sujet de la colonisation continue de faire débat en France. Il y a quelques mois, le président de la République a pour la première fois reconnu les "souffrances" infligées à l'Algérie par la colonisation, ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait osé faire. La semaine dernière, l’historien sénégalais Ibrahima Thioub, spécialiste des systèmes de domination en Afrique, a dénoncé dans les colonnes du Monde l'attitude de la France pendant la décolonisation arguant que l'ancienne puissance coloniale avait transmis le pouvoir aux élites les plus favorables à une continuation du système colonial. Une vision très différente de celle de Jean-Yves Ollivier, l’émissaire à l’origine de la libération de Nelson Mandela, qui sort son autobiographie dans quelques jours.

L'interview d'Ibrahima Thioub est passionnante à plusieurs égards. Ainsi, le professeur d’histoire à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal, et chercheur associé à l’Institut d’études avancées de Nantes, s'éloigne de la langue de poids et n'hésite pas à remarquer que des pays comme le Mali et la Centrafrique sont "des Etats fragiles, inefficaces et incapables de mobiliser les populations pour défendre leur patrie." L'universitaire propose son explication et dénonce aussi bien les liens restants très forts entre les élites africaines et la France que l'incapacité de ces élites à exploiter efficacement les nombreuses ressources naturelles du continent : "Aujourd’hui, les groupes au pouvoir restent connectés à la France par la persistance du modèle économique, fondé sur l’extraction des ressources naturelles. Ces ressources, non valorisées localement, sont achetées à un prix très inférieur à celui du marché mondial. En échange, les élites africaines reçoivent une rente (…) Lire la suite »

Ne pas acheter de produits israéliens, c’est ne pas cautionner le racisme !

Capitaine Martin
Le Proche-Orient nous semble bien lointain, mais Israël et les États-Unis sont pourtant très proches en dépit de la distance qui les sépare : Tel-Aviv a ainsi coûté à chaque Étasunien la somme de 21,59 dollars en 2011. Ce sont les chiffres avancés par « l’US campaign to end the occupation », une confédération de 380 associations qui se battent pour mettre fin à l’occupation israélienne en Palestine. Mais ce n’est pas tout : sans même sans rendre compte, le citoyen étasunien contribue à bien des égards à financer quotidiennement et indirectement l’apartheid israélien. Ce n’est pas difficile : il suffit de descendre au supermarché local et d’acheter des produits en provenance des zones occupées. On extorque en effet là-bas les ressources vitales des Palestiniens dans un contexte de véritable régime colonial. C’est ce qu’affirme le New-Yorkais Alex Kane, rédacteur en chef d’AlterNet et collaborateur à Mondoweiss, un blog consacré à la couverture de la politique étrangère étasunienne (…) Lire la suite »

Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation

Mawuna Remarque Koutonin
Le saviez-vous ? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance ! Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française. Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée. Le but (…) Lire la suite »
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« L’impérialisme n’est, après tout, qu’une forme de violence géographique », dit Edward.

Les complices coloniaux des crimes israéliens (The Palestine Chronicle)

Vacy VLAZNA
Est-ce juste mon imagination, ou voyez-vous aussi une fibre de supériorité coloniale et de racisme qui lie les Etats-Unis, l’Australie, le Canada et Israël ? Pensez-y : Tous sont des anciennes colonies britanniques dont le passé est plombé du génocide à l’encontre de leurs populations natives respectives. Tous néanmoins continuent à les traiter comme des citoyens de troisième classe. Je ne peux m’exprimer pour les Etats-Unis et le Canada, mais hormis la Realpolitik et le commerce des armes, un fond d’arrogance coloniale vient expliquer ce pourquoi ma « démocratie » australienne « civilisée » est complice de l’impunité israélienne dans ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité à l’encontre de générations de familles israéliennes. Les passés tragiques des indigènes palestiniens et australiens ainsi que les récits de leurs souffrances causées par les atrocités coloniales affichent une forte ressemblance en étant immortalisés par le sang et les grandes injustices. Tout (…) Lire la suite »

Afrique : une nouvelle année, des défis anciens et nouveaux.

Komla KPOGLI

A l’heure où nous parlons, rares sont les gouvernements du monde qui n’ont pas une "politique africaine" bien construite et parfois avec la participation active des Africains qui, à la différence du projet colonial initial conçu exclusivement par les Européens, sont associés en tant qu’une "élite indigène qui collabore à l’exploitation et à la mise en valeur de l’Afrique". Ces politiques africaines présentent le continent comme le continent de l’avenir. Mais l’avenir de qui ?

Début janvier 2012, nous écrivions un texte intitulé "Afrique : la photographie que 2011 a renvoyée aux Africains". Il s'agissait de dresser un bilan critique de cette année-là, d'interpeller les Africains sur les défis posés à notre continent et d'indiquer quelques pistes de solutions, bien sûr, en étant très lucide. Janvier 2014 pointe le bout de son nez. La situation, d'une manière générale, sur le continent que nous habitons – sans le maîtriser, sans le posséder effectivement – n'est pas en passe de s'améliorer. Bien au contraire, tous les indicateurs signalent - et nous l'avons toujours dit – que l'avenir s'annonce plus que redoutable. L'Afrique – à l'insu des Africains eux-mêmes – est le continent central. Elle est non seulement cartographiquement, géographiquement au coeur du monde, mais surtout au centre de grands enjeux économiques. Son contrôle est l'une des questions géopolitiques les plus importantes de tous les temps, et plus précisément depuis la fin du 14ème (…) Lire la suite »

Au fil des années, les colons sont de plus en plus nombreux à quitter la Palestine

Mahmoud OMAR

Les statistiques israéliennes révèlent que l’an dernier, un nombre croissant de citoyens Juifs ont émigré des territoires Palestiniens Occupés depuis 1948. Cette hausse intervient alors que le processus de faire venir des Juifs des quatre coins du monde pour les accueillir au sein de l’État Sioniste ralentit, ce qui nous amène à conclure que les conditions de vie des colons israéliens sur les terres Palestiniennes sont difficiles.

Plusieurs raisons ont en fait conduit à cette situation. Outre les problèmes socio-économiques, une bonne partie des Juifs considèrent leur vie dans la Palestine historique intolérable à cause du conflit israélo-palestinien ainsi que les risques croissants liés à la sécurité dans l’état sioniste. En conséquent, les Juifs préfèrent s'installer dans d’autres pays à travers le monde. Selon le quotidien israélien Maariv, le gouvernement israélien « a actuellement l’intention de mettre en œuvre un système qui implique le transfert de dizaines de milliers de Juifs Français pour vivre en Israël. » Vendredi dernier, le journal a cité le ministère de la Diaspora qui a fourni des données rapportant que la mise en place du plan de transfert des Juifs de la France vers Israël s’effectuera au cours des quatre premiers mois de 2014. Le ministère a déclaré que l’an dernier a enregistré l’émigration de dizaines de milliers de Juifs vers les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada, alors (…) Lire la suite »