Dans l’histoire récente de notre pays, on a pu déceler un antagonisme entre deux France ; et c’est la raison pour laquelle, malgré tout ce que les patriotes autoproclamés vous diront, on peut encore choisir celle que l’on aime.
Alohanews s’est rendu à la Maison des Associations de Roubaix pour visiter l’exposition Frères d’armes. Cette dernière raconte l’histoire de ces hommes et femmes issus des colonies qui ont combattu pour la France pendant plus de deux siècles. L’Association Rencontre & Dialogue a invité l’un des instigateurs de cette exposition pour en discuter : Pascal Blanchard, historien spécialiste de l’histoire coloniale française. Rencontre.
La gauche européenne a toujours eu de grandes difficultés à comprendre le nationalisme et le libéralisme dans des régions comme l’Amérique Latine. Elle développe des attitudes encore mues par le paternalisme de l’eurocentrisme et se tourne vers l’Amérique Latine non pour apprendre mais avec une posture de professeurs, comme s’ils étaient porteurs de l’ensemble de la connaissance et des expériences victorieuses, à partir desquelles ils donneraient un cours magistral sur nos processus.
Reconfigurés* progressivement par les divers peuples qui les ont dominés depuis l’Egypte pharaonique, les Africains sont engagés dans la voie du non-retour du renoncement à soi au VIIème siècle avec l’islamisation avancée de leurs terres. Avec l’avènement des razzias négrières transatlantiques au XVème siècle, les Africains avaient touché le fond du renoncement à soi.
Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.
L’affaire fut, dès le départ, cousue de fil blanc.
Il y eu d’abord l’opération Serval lancée en janvier 2013, sensée sauver les Maliens des islamistes, puis vint le temps de l’opération Barkhane déclenchée cet été en vue de sécuriser le Sahel, mais dont l’objectif véritable visait évidemment à repositionner la France dans cette région d’Afrique et de pérenniser sa présence militaire.
Avant que le président de la République François Hollande n’évoque Thiaroye comme une répression sanglante [1], Thiaroye était le plus souvent présenté comme une mutinerie et une rébellion armée d’ex-prisonniers de guerre ayant nécessité une riposte armée des Troupes coloniales. Ces ex-prisonniers avaient passé quatre années de captivité dans les frontstalags (camps de prisonniers situés à l’extérieur des frontières du Reich) en métropole à travailler, pour le plus grand nombre, en Arbeitkommandos. C’était le premier contingent de tirailleurs dits « sénégalais » libérés par les Alliés ou les Forces françaises de l’intérieur (FFI) à rejoindre l’Afrique occidentale française (AOF) où ils devaient être démobilisés. Le bilan officiel retenu à ce jour de cette mutinerie est de 35 morts, 35 blessés et 34 condamnations.
La Compagnie de théâtre de rue Trois Points de suspension offre un inoubliable voyage en continent africain et une exposition didactique au ton décalé agitant et subvertissant nombre de clichés et d’idées reçues. Le spectacle « Nie qui tamola » est un brulot d’intelligence politique documentaire et de noire ironie dramaturgique.