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Thème : Bolivie

Bolivie : la dictature s’installe

Jean-Michel HUREAU

Trois jours seulement après avoir exigé la démission du président légitimement élu, Evo Morales, le général William Kaliman s’est installé aux Etats-Unis après avoir reçu 1 million de dollars, en échange de ses bons et loyaux services, de la part de l’attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis à La Paz, Bruce Williamson.

La même somme a été remise à tous les autres commandants militaires et seulement 500 000 dollars, les pauvres, aux hauts dirigeants de la police, tous partis aux Etats-Unis. C’est Bruce Williamson qui a été chargé de les contacter et de coordonner les actions qui ont mené au coup d’Etat, entre la mutinerie de la police et l’inaction de l’armée. La sénatrice auto-proclamée présidente, Janine Añez s’est empressée de nommer d'autres commandants en remplacement des fuyards, en évitant ainsi toute enquête immédiate des instances locales et internationales. Comme par hasard, la majorité d’entre eux viennent des provinces de Santa Cruz, Beni et Oriente qui sont, traditionnellement, les foyers les plus réactionnaires et d’où sont nés la plus grande partie des coups d'Etat dans ce pays qui en compte presque plus que d’années d'indépendance. Les nommés sont : – Pablo Arturo Guerra Camacho, Commandant en chef d’Etat-major des Forces Armées – Iván Patricio Inchausti Rioja, Commandant de (…) Lire la suite »
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Un peu d’histoire n° 12 : le rôle du Mexique pendant la guerre civile espagnole

Les Nouvelles Libres

Actualité oblige, cet épisode d’histoire ne sera pas la troisième partie du dossier sur la guerre civile espagnole (voir la partie 1 sur l’avant-guerre ; et la partie 2 sur la guerre civile) qui devait être consacrée aux Brigades internationales. Toutefois il s’intègre parfaitement dans ce travail car il sera question du rôle du Mexique dans ce conflit.

Suite au coup d’Etat dont a été victime Evo Morales, le gouvernement mexicain lui a offert l’asile politique, à lui, ainsi qu’à son vice-président. Décision salvatrice car quelques heures à peine après avoir démissionné Evo Morales était visé par un mandat d’arrêt dans son pays. Son crime ? Sans doute avoir multiplié par trois le PIB par habitant de la Bolivie, d’avoir diminué l’extrême-pauvreté de 38% à 15%, d’avoir nationalisé les ressources naturelles et minières du pays, et d’avoir développé une multitude de programme sociaux. Mais cet acte du gouvernement mexicain n’est, en réalité pas une surprise pour quiconque connaît l’histoire de la solidarité dont fait preuve ce pays. En effet, lors de la guerre civile espagnole, le Mexique fut l’un des seuls pays à venir en aide à la République espagnol (avec l’URSS). Dès 1931, et la proclamation de la Seconde République espagnole, les deux pays se rapprochent. Il est assez logique donc que le Mexique adopte une position (…) Lire la suite »
L’extraordinaire inflation subite des comptes twitter des putschistes boliviens

Les réseaux sociaux et le coup d’Etat contre Evo Morales

Maria CAFFERETA

Deux enquêtes indiquent que des milliers de comptes Twitter (jusqu'à près de 70 000) ont été créés dans le seul but de légitimer la destitution du président bolivien Evo Morales.

13 novembre 2019. Les défenseurs du coup d'État en Bolivie ont cherché à blanchir l'image du nouveau régime dans les réseaux sociaux ainsi qu’à légitimer la destitution du président Evo Morales. Dans le cadre d'une campagne menée sur la plateforme de microblogging Twitter, plus de 4 500 nouveaux comptes ne comptant presque aucun abonné ont été créés ces derniers jours pour positionner le hashtag #BoliviaNoHayGolpe (#Iln’yaPasdeCoupdEtatEnBolivie). Luciano Galup, spécialiste de la communication politique et auteur du livre "Big Data and Politics", a déclaré à Página/12 qu'"il y avait une action clairement coordonnée pour créer des comptes afin de donner du volume à cette tendance". Galup, directeur de la société de conseil Menta Comunicación, a annoncé hier qu'il y avait des milliers de messages contre Evo Morales provenant de comptes qui n'avaient pratiquement aucun abonné : "3 612 comptes ont participé au hashtag #BoliviaNoHayGolpe et ils ont entre zéro et un abonné. Et le plus (…) Lire la suite »

Cuba demande que cesse l’incitation à la violence contre les coopérants de la santé cubains en Bolivie

Ministère cubain des Relations extérieures

En dernière minute : la coordinatrice en Bolivie de la Brigade médicale cubaine a été arrêtée, ainsi qu'un de ses collaborateurs. Jamais, avant que l’extrême droite cubano-américaine de Miami et Trump ne déclenchent leur campagne de discrédit de la coopération médicale cubaine (dans le cadre de l’OMS) dans le monde (les accusant d’espions, de soldats, etc.) les médecins cubains n’avaient fait l’objet d’attaques nulle part. La campagne de haine répercutée par l’appareil médiatique au service de la Maison-Blanche et de l’Empire porte malheureusement ses fruits, quand les fascistes prennent le pouvoir comme en Bolivie. (Jacques-François Bonaldi, traducteur).

Cuba demande que cesse l’incitation à la violence contre les coopérants de la santé cubains en Bolivie DÉCLARATION DU MINISTÈRE CUBAIN DES RELATIONS EXTÉRIEURES (MINREX) Ces dernières heures, des autorités de facto dans l’État plurinational de Bolivie assurent que des coopérants cubains encouragent les protestations qui s’y déroulent, ce à quoi fait écho une approche similaire sur les réseaux sociaux à partir de comptes de provenance douteuse et de faux profils qui incitent à la violence contre notre personnel de santé. Ainsi, le 13 novembre, quatre membres de la Brigade médicale à El Alto ont été arrêtés par la police alors qu’ils rentraient à leur lieu de résidence après avoir tiré d’une banque l’argent nécessaire au paiement de services essentiels et du loyer des cent sept membres de cette brigade. Ils ont été arrêtés en vertu d’une présomption absolument calomnieuse : cet argent sert à financer des protestations. Or, les représentants de la police et du ministère (…) Lire la suite »
Il est naïf de croire que l’on va transformer la société par une majorité parlementaire.

Le peuple désarmé sera toujours vaincu

Bruno GUIGUE

C’est sans doute un effet collatéral de la passion de la gauche contemporaine pour les élections, mais il semble qu’on ait oublié la formule de Mao : « le pouvoir est au bout du fusil ». La naïveté devant la cruauté du monde mène rarement au succès, et le désarmement unilatéral est une forme d’immolation volontaire.

La République espagnole croyait à la démocratie parlementaire, et Franco a instauré sa dictature. Salvador Allende croyait à la démocratie parlementaire, et on a eu Pinochet. Evo Morales croyait à la démocratie parlementaire, et un coup d’État l’a chassé du pouvoir. Illustrations parmi tant d’autres d’une loi de l’histoire : face à des loups, ne jamais faire l’agneau. Comme les expériences précédentes, celle de Morales n’était pas sans défauts, mais elle était prometteuse. Aucun gouvernement latino-américain, dans la période récente, n’avait obtenu de tels résultats : forte croissance, redistribution des richesses, recul spectaculaire de la pauvreté. La Bolivie est le pays d’Amérique latine qui a la plus faible proportion d’illettrés après Cuba et le Venezuela. Or ces avancées sociales, fondées sur la nationalisation des compagnies gazières, sont précisément ce qui a scellé le sort d’Evo Morales. Un président indigène qui travaille pour les humbles, voilà le scandale auquel il (…) Lire la suite »
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Coup d’État en Bolivie pour accroître le pillage capitaliste

Cecilia ZAMUDIO
Le coup d’État contre le gouvernement d’Evo Morales en Bolivie s’est produit le 10 novembre. Maintenant, la répression la plus terrifiante commence à s’abattre contre le peuple bolivien, contre la classe ouvrière, contre les organisations paysannes et indigènes de base, contre la pensée critique, contre toute personne qui s’oppose au pillage capitaliste, à la déprédation de la nature, à l’exploitation. Le fondamentalisme catholique déclaré et le racisme abject, la misogynie la plus brutale et la nostalgie du temps colonial prennent place avec les putschistes : leurs actions et proclamations annoncent des temps d’effroi. Le coup d’État déclenche l’intensification du pillage du Lithium, du gaz, de l’argent, de l’or, de l’étain, du fer, des sources d’eau et autres richesses naturelles. Le coup d’État déclenche l’intensification de l’exploitation contre les travailleurs et les travailleuses, la faim et la répression brutale, la capitalisation des montagnes et des rivières par une (…) Lire la suite »
Bolivie : « C’est le retour de la Bible ! » et le rejet raciste des pauvres

Les salopards et les « putains d’Indiens ».

Jean ORTIZ

Le récit et l’analyse des événements en Bolivie provoquent la nausée chez tout citoyen non aliéné. Les derniers restes du journalisme libre seraient-ils tombés en même temps que le Mur de Berlin ?

Aucun média, excepté « L’Humanité », la France Insoumise, et quelques autres, peu de sites comme « le Grand soir », « Mémoire des luttes », ne prend le moindre recul, ne fait preuve de la moindre curiosité, pour se rapprocher des faits et s’éloigner du journalisme toujours à charge lorsqu’il s’agit de plomber les « révolutions » , de criminaliser tel ou tel, syndicaliste, intellectuel, qui ose contester le néolibéralisme, seule organisation possible des sociétés humaines, nous l’a-t-on assez seriné. Jusqu’à quand allons-nous en rester à la seule critique du système médiatique et mettre enfin chacun en face de ses responsabilités ? Jusqu’à quand vont-ils, ces médias à charge, remuer la queue au lieu d’aboyer ? Il ne s’agit pas d’imiter tel ou tel « aboyeur » qui « maltraite les médias », impoli, rentre dedans, mais d’être poliment irrespectueux. Même morts, nous les ferions encore cracher la haine, l’acharnement, la lobotomisation, le vide sidéral. Morales n’échappe pas à ce (…) Lire la suite »
Spectaculaires reculs de l’analphabétisme, de la pauvreté, du chômage...

Les leçons à tirer du coup d’État en Bolivie

Andrea Lobo

Le président bolivien Evo Morales, membre du Mouvement vers le socialisme (MAS), a été contraint de démissionner, dimanche soir, par les militaires boliviens, lors d'un coup d'État soutenu par les États-Unis. Hier soir, Morales a twitté qu'il "partait pour le Mexique" après que ce pays a accepté de lui accorder l'asile.

Les leçons à tirer du coup d’État en Bolivie 2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 12 novembre 2019 Le coup d’État en Bolivie est dévastateur pour la majorité de la population de ce pays. Y-a-t-il des leçons à en tirer ? Andrea Lobo écrit dans WSWS : Après trois semaines de protestations à la suite des élections présidentielles contestées du 20 octobre, les puissances impérialistes et leur élite bolivienne comprador ont renversé le gouvernement de Morales. Dans le contexte de l'aggravation de la crise du capitalisme mondial et de la résurgence de la lutte des classes au niveau international, y compris les récentes grèves de masse des mineurs et des médecins en Bolivie, la classe dirigeante a perdu confiance en Morales et le parti MAS pour continuer à juguler l'opposition sociale dans ce pays. Au cours de ses douze années de mandat, Evo Morales a accompli pas mal de bonnes choses : Taux d'analphabétisme : 2006 13.0%, 2018 2.4% Taux de chômage 2006 9.2%, 2018 (…) Lire la suite »

Morales a été renversé, mais le socialisme bolivien perdurera (21st Century Wire)

Andre VLTCHEK

Ils se sont engagés à le faire, et ils l'ont fait – les seigneurs féodaux boliviens, magnats des médias et autres "élites" traîtres - ils ont renversé le gouvernement, brisé l'espoir et interrompu un processus socialiste extrêmement réussi dans ce qui était autrefois un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud.

Un jour, ils seront maudits par leur propre nation. Un jour, ils seront jugés pour sédition. Un jour, ils devront révéler qui les a formés, qui les a employés, qui les a transformés en lâches sans foi ni loi. Un jour ! Bientôt, j'espère. Mais maintenant, Evo Morales, président légitime de la Bolivie, élu encore et encore par son peuple, quitte son pays bien-aimé. Il traverse les Andes, s'envole au loin, vers le Mexique fraternel, qui lui a tendu sa belle main et lui a offert l'asile politique. C'est maintenant. Les rues étonnantes de La Paz sont couvertes de fumée, pleines de soldats, tachées de sang. Des gens disparaissent. Ils sont détenus, battus et torturés. Des photos d'hommes et de femmes autochtones, agenouillés, face aux murs, les mains attachées dans le dos, commencent à circuler sur les médias sociaux. El Alto, jusqu'à récemment encore un lieu d'espoir, avec ses aires de jeux pour enfants et ses élégants téléphériques reliant les communautés autrefois misérables, (…) Lire la suite »

Le coup d’Etat bolivien : ce que les médias grand public ne vous disent pas

Francisco Dominguez

Le Comite Ciudadano (Comité des citoyens), une coalition de droite dirigée par l’ex-vice-président bolivien Carlos Mesa et Luis Fernando Camacho, entrepreneur multimillionnaire à la tête du groupe de pression d’extrême droite Comite Civico de Santa Cruz, a lancé conjointement une vague de violence brutale dans de nombreuses régions du pays visant explicitement à chasser le président Evo Morales, élu démocratiquement.

La violence est perpétrée par des voyous armés et rémunérés dont la cible principale a été les bâtiments publics, les organisations associées au gouvernement (syndicats, coopératives, communautés pauvres et quartiers soupçonnés d'être des bastions pro-morales, stations de radio communautaires et autres), les personnes liées au gouvernement (ministres, maires, etc) et surtout les personnes d'origine autochtone qui ont enduré le plus de racisme. Ce sont les femmes indigènes qui ont été les plus ciblées. Il s'agit d'une reconstitution de la vague de violence raciste lancée en 2008, visant à la fois à évincer Morales, élu démocratiquement, et à diviser l'État en deux, en cherchant à créer un pays non autochtone dans la région orientale du territoire, exactement là où se trouvent les riches gisements pétroliers et gaziers. À l'époque, l'ambassadeur des EU Phillip Goldberg joua un rôle central dans l'opération. Les États-Unis, comme pour le pétrole du Venezuela, n'ont pas renoncé à (…) Lire la suite »