On ne va pas perdre avec des votes ce que l'on a gagné avec des fusils. Eloy Alfaro. En près de 14 ans d’efforts remarquables, le pays est devenu un modèle de croissance économique régionale. Mais aujourd’hui, après quelques jours de dictature, la Bolivie s’est convertie en un « pays de la honte » suite à la violation délibérée des droits humains et à la destruction et la régression institutionnelle.
Après la démission forcée d’Evo Morales, des élections se tiendront le 20 mars prochain dans le pays andin. Le temps pour le gouvernement « de facto », issu du coup d’État, de s’installer.
Les commandants de l’armée et de la police boliviennes ont contribué à la préparation du coup d’état et en ont assuré le succès. Ils avaient été formés pour mener des insurrections dans des programmes de formation de la célèbre École militaire des Amériques et du FBI, tous deux appartenant au gouvernement américain.
Tribune de Sacha Llorenti Soliz, ambassadeur de Bolivie à l’ONU, publiée dans le Washington Post le 19 novembre 2019.
Que s’est-il passé en Bolivie ? Et s’il s’agit d’un coup d’État, que veulent et qui ciblent les putschistes ?