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Thème : Bolivie

Bolivie : un nouveau coup dur pour l’impérialisme américain

Fiona EDWARDS

Le président bolivien Evo Morales, dont le gouvernement a veillé à l’amélioration du niveau de vie et à la réduction spectaculaire de la pauvreté pendant son mandat, a été réélu.

C'est un nouveau coup dur pour la campagne américaine en cours visant à se débarrasser des gouvernements de gauche en Amérique latine et à stimuler leurs opposants partisans de l'austérité. L'extrême droite frappe malgré "l'absence de preuves" d'irrégularités Avec près de 99% des voix lors de l'élection présidentielle, Morales avait obtenu près de 47%, battant son plus proche rival Carlos Mesa de plus de 10% et remportant ainsi le premier tour. Mesa est un ancien président néolibéral qui entretient des liens étroits avec les Etats-Unis. Mesa et les Etats-Unis ont déclaré qu'ils ne reconnaîtraient pas le résultat. Les Etats-Unis n'ont pas perdu de temps pour tenter de délégitimer les élections, et les médias occidentaux dominants se sont joints à eux. L'Organisation des Etats américains (OEA), basée à Washington, a fait une déclaration alors que le dépouillement se poursuivait, exprimant sa "préoccupation" face au "changement difficile à expliquer dans la tendance des (…) Lire la suite »

Lettre ouverte à Evo Morales

Jean ORTIZ
Cher frère EVO Je t’ai connu et invité à Pau il y a longtemps. Bien longtemps. Lorsque tu étais traité par Washington comme un « narco-syndicaliste », et interdit d’escale, comme un vulgaire délinquant... Je l’avais lu dans la presse cubaine et j’avais compris. Quand l’impérialisme désigne des ennemis, c’est qu’en règle générale, ils le méritent. Les terroristes de la CIA et du Pentagone ne se trompent pas. Ils ont bon œil. A l’université, nous avions dû équiper trois amphithéâtres : 3000 personnes s’y bousculèrent... pour José Bové, que j’avais également invité. Ce soir-là, les gens rassemblés ont pu rencontrer l’incarnation de la vraie politique. De toi émanaient une sérénité, une force, une pudeur, presque comme une timidité, car tu parlais au nom des tiens. Devenus les nôtres. Tous comprirent que ta voix était collective, que tu « étais peuple ». Tu t’es présenté comme un porte-voix... d’où cette modestie, cet écho des racines, de la sagesse, de cinq siècles de (…) Lire la suite »

Che Guevara, Inti Peredo… Pour la vengeance, la route n’est jamais trop longue

Hernando CALVO OSPINA

Alors qu’Ernesto « Che » Guevara venait d’être assassiné, le colonel bolivien, Roberto Quintanilla, lui fit amputer les mains. Ce fut un outrage terrible qu’il commit le 9 octobre 1967. Il devint l’homme le plus haï de la gauche mondiale qui était à l’époque nombreuse et radicale.

Deux ans après, le 9 septembre 1969, il brisa, à coup de crosse, la colonne vertébrale du prisonnier Guido « Inti » Paredo, avant de l’assassiner. Inti était un leader guérillero et l’un des cinq survivants de la guérilla du Che en Bolivie. Craignant pour la vie de l’assassin, le gouvernement le nomma consul à Hambourg, en Allemagne. Le premier avril 1971, en milieu de journée, il fut exécuté. Une femme élégante, svelte, portant une perruque blonde et des lunettes tira sur lui trois coups de feu qui le tuèrent sur le coup. Pour prendre rendez-vous, elle s’était fait passer pour une Australienne en quête d’informations touristiques. Quintanilla en personne l’attendait dans son bureau. Après avoir lutté contre celle qui était désormais veuve, elle quitta les lieux discrètement sans laisser de traces. Avant de sortir du bâtiment, elle se débarrassa de la perruque, du révolver et de son sac. Ce dernier, contenait un morceau de papier sur lequel on pouvait lire : « La Victoire ou la (…) Lire la suite »

Le texte de la demande d’asile de Battisti en Bolivie

Tlaxcala

Voici le texte (traduit et suivi de l’original en espagnol) de la demande d’asile déposée le 21 décembre dernier par Cesare Battisti peu après son arrivée en Bolivie, dont le ministre de l’Intérieur Romero a affirmé, après son expulsion vers l’Italie le 13 janvier, qu’elle avait été rejetée le 26 décembre et qu’en conséquence il avait été remis à la police italienne. Nous nous permettons d’émettre des doutes sur la réalité de ce rejet en bonne et due forme, le ministre n’en ayant pas fourni des preuves. À ce jour, l’opération s’apparente à un kidnapping dans le style des « extraordinary renditions » commises par la CIA à travers le monde après le 11 septembre, et à l’enlèvement d’Illich Ramirez Sanchez, dit Carlos, par les services de Charles Pasqua au Soudan, en 1994. Nous avons conservé le style de l’original en espagnol, corrigeant simplement les fautes de frappe.
Tlaxcala

Messieurs du Secrétariat Technique de la COMMISSION NATIONALE DES RÉFUGIÉS Objet : DEMANDE DE RECONNAISSANCE DE LA CONDITION DE RÉFUGIÉ Messieurs, Mon nom est Cesare Battisti, né le 18 décembre 1954 à Cisterna Di Latina, Italie, au sein d’une famille communiste (mon grand-père fut l’un des fondateurs du Parti Communiste Italien). A la fin de mes études secondaires j’ai pris conscience de ce que le Parti Communiste Italien était partie prenante dans le partage de pouvoir et la corruption généralisée dans l’État italien, à cette époque. Début 1970, quand le parti expulse les intellectuels gauchistes, je rejoins d’abord une organisation de gauche appelée Lotta Continua. Durant cette période, j’ai été arrêté au cours d’actions dites « d’expropriation prolétarienne », pour financer l’organisation et la publication du journal Lotta Continua, avec un tirage quotidien de 50 000 exemplaires jusqu’en 1975. Entre temps l’ancienne organisation Potere Operaio (Pouvoir Ouvrier, intimement (…) Lire la suite »

Bolivie : des juges élus au suffrage direct

Christian RODRIGUEZ
Le 3 décembre 2017, les Boliviens ont élus pour la deuxième fois 52 magistrats par vote direct. Leur mandat est de 6 ans sans possibilité de réélection et ils sont révocables. Ils doivent n’être attachés à aucun parti politique et doivent assurer la diversité ethnique de l’Etat Bolivien. Le profil et les propositions de tous les candidats sont diffusés à temps égal dans les quatre principales langues du pays. Récemment, la Bolivie était considérée comme un des pays les plus corrompus au monde sans que, jamais, aucun fonctionnaire ne soit condamné pour malversation ou simplement qu’une enquête soit ouverte, ce qui est le cas de nombreux députés et sénateurs. L’objectif de cette mesure est de démocratiser le système judiciaire en atténuant la lenteur de la justice et l’inégalité dans son accès. Dans la conception démocratique actuelle, les trois organes du pouvoir, exécutif, législatif et judiciaire doivent être séparés, le pouvoir judiciaire devant être indépendant des deux (…) Lire la suite »

Les États-Unis à Evo Morales : « Fasse le Ciel que la Bolivie ne parvienne jamais au point où se trouve le Venezuela » (Cuba Debate)

Hugo Moldiz Mercado
Le Chargé d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis, Peter Brennan, -un expert en questions de subversion idéologique-, s’est chargé de « faire savoir » au président Evo Morales que « Fasse le Ciel que la Bolivie ne parvienne jamais au point où se trouve le Venezuela. » La réponse du leader indigène ne s’est pas faite attendre : « Ni la Bolivie ni le Venezuela ne sont l’arrière-cour de personne ». Il a fallu un peu plus de trois années pour que le chargé d’Affaires des Etats-Unis, Peter Brennan, confirme enfin, ce 10 Août dernier, le caractère de la mission politique, opaque et déstabilisatrice, qui lui a été confiée pour la Bolivie, depuis le Département d’État, les agences et les services secrets étasuniens. En des circonstances apparemment en rien extraordinaires, l’homme qui, depuis Juin 2014, est à la tête de l’Ambassade des Etats-Unis, a profité d’un acte public pour s’entretenir avec la presse et lancer, tout naturellement, un message d’ingérence à objectifs multiples. « (…) Lire la suite »

Figures Révolutionnaires de l’Amérique latine

Rémy HERRERA
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est aujourd’hui confrontée à diverses tentatives, appuyées par l’impérialisme étasunien, de retour de la réaction. Et ce sont ces peuples qui, comme ils l’ont fait depuis des décennies, sur tout le continent, résistent. Rémy Herrera : Economiste, est chercheur au CNRS. Il dirige des thèses de doctorat au Centre d’Économie de la Sorbonne. Il est associé à l’International Initiative for Pro- moting Political Economics (Londres), à l’Union of Radical Political Economics (New York), (…) Lire la suite »

Venezuela : les médias veulent bien voir la crise mais pas la guerre économique

Mouvement de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne

Au sujet du Venezuela, les médias dominants veulent bien voir la crise, mais pas la guerre économique. Et quand les prises de positions ou actions du gouvernement vénézuélien ne lui laissent plus le choix, les médias y font référence mais en parlant de "prétexte", ou de "présumé complot".

Tant de mauvaise foi prête à confusion : est-ce de l'ignorance, et dans ce cas quelle honte pour la profession de journalisme, ou de la mauvaise foi, et dans ce cas nous avons affaire à de la propagande, ce qui est peut-être pire, quoi qu'il n'y ait rien d'étonnant à cela. Nous savons comment fonctionne le système médiatique, courroie de transmission des intérêts impérialistes des grandes puissances. La guerre économique est une réalité. Bien sur elle n'explique pas tout au moins deux autres éléments doivent être pris en compte : les erreurs de stratégie en matière de gestion économique de la part du gouvernement et la corruption, si présente en Amérique latine, le Venezuela n'échappant malheureusement pas à la règle. Mais le problème est le suivant : au Venezuela, le gouvernement reconnaît et prend en compte ces 3 éléments, alors que de leur côté les médias dominants ne se concentrent QUE sur les 2 derniers ; pour eux la guerre économique n'existe pas ou n'est qu'une invention (…) Lire la suite »

Agression physique des ministres des affaires étrangères du Venezuela et de Bolivie en Argentine

T 34

Les ministre des affaires étrangères du Venezuela, Delcy Rodriguez et de Bolivie David Choquehuanca ont été agressés physiquement par la police antiémeute du président argentin Mauricio Macri alors qu'ils tentaient d'entrer au ministère des affaires étrangères argentin où se tenait une réunion du Mercosur.

Ils venaient suite à l'expulsion du Venezuela du Mercosur par les gouvernements de droite de l'Argentine (Macri, dépression, austérité, censure et répression), du Brésil (Michel "Fora" Temer, issu d'un coups d'état parlementaire, corruption, austérité) du Paraguay (victime lui aussi d'un coups d'état parlementaire) et de l'Uruguay. Ce n'est qu'un prétexte car le Venezuela respecte mieux les normes du Mercosur que les autres membres. Un autre prétexte est la supposée violation des droits humains au Venezuela (lors d'un précédent sommet du Mercosur la ministre Delcy Rodriguez avait d’ailleurs superbement répondu à Macri). Le but est en fait d'expulser le Venezuela du Mercosur pour que celui-ci rejoigne l'Alliance du Pacifique (une organisation néolibérale impulsée par les Etats-Unis et regroupant les pays de droite de la région comme le Mexique, la Colombie, le Chili et le Pérou). Les ministres étant quand même arrivé a entrer dans le ministère des affaires étrangères ont trouvé des (…) Lire la suite »

Bolivie : 10 questions et 10 réponses sur le conflit avec les « coopératives » minières (telesur)

Katu Arkonada
Comment sont nées les coopératives en Bolivie ? Les coopératives minières ont pour origine la crise économique mondiale provoquée par le crack de la Bourse de New York en 1929. Beaucoup d'entreprises transnationales entrent en crise et doivent licencier des travailleurs à qui elles remettent des parcelles pour qu'il ses exploitent. La Révolution de 1952 amène avec elle la nationalisation des mines sous le gouvernement de Víctor Paz Estenssoro et la création de la Corporation Minière de Bolivie (COMIBOL) en renforçant l'exploitation par l'Etat et en affaiblissant l'exploitation indépendante. Comment se transforme-t-elle en patronat minier ? On ne peut pas comprendre le parcours de la corporation minière avec des travailleurs associés comme n'importe où dans le monde vers la conversion en petites entreprises minières qui tirent une plus-value non seulement des ressources naturelles mais des travailleurs engagés sans comprendre comment s'implante le néolibéralisme en Bolivie. (…) Lire la suite »