Auteur Jean ORTIZ

Plaidoyer sémantique pour Israël

Jean ORTIZ
Un citoyen bien informé en veau deux. Je lis tous les journaux qui arrivent jusqu’au désormais Royaume du Béarn, j’écoute télés et radios, et je vous l’assure, rien ne vaut le pluralisme consensuel. Nous avons de la chance, en France, de n’avoir ni parti unique, ni médias clonés, ni pensée unique, ni journalistes perroquets, ni politologues chiens de garde, ni président lécheur de bottes de Washington qui félicite les va-t-en guerre... La France, quoi ! Celle des Lumières, celle la Commune (…)
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A’liénor, mon amour d’un soir

Jean ORTIZ
Je rêvais d’une autoroute bien à moi, pour moi tout seul, et je sais gré aux élus socialistes et de droite d’Aquitaine, d’avoir exaucé mon rêve. Hier soir, j’ai emprunté "la nouvelle autoroute" A65 de Pau à Langon, 150 kms pour le tarif modique de 23,20 euros l’aller... et autant le retour. La moins chère de France pour les automobilistes, celle qu’ils chérissent le moins. J’ai pu zigzaguer à mon aise, ne rencontrant qu’une dizaine d’intrus à moteur et des campeurs sur les bandes d’arrêt (…)

Camarades cheminots, Monsieur VALLS se prend pour Mme Thatcher

Jean ORTIZ
M. Valls ne gère pas mal le conflit avec les cheminots. Il applique la "stratégie Thatcher", la dame "qui en avait" (la "dame de fer") contre l’ennemi principal de tous les gérants loyaux du capitalisme : la classe ouvrière et les syndicats de lutte des classes. La brute est entrée dans l’histoire comme celle qui écrasa la grève des mineurs de 1984-1985 (3 morts, 20.000 blessés), cassa les reins au syndicat, qui ferma les puits de mines pas assez "rentables" pour le capital qui n’en a (…)

Abdiquer pour reprendre la main ?

Jean ORTIZ
Depuis quelques années, en Espagne, les manifestations populaires se hérissent du drapeau républicain tricolore. Il y a une petite décennie, la République et son étendard relevaient encore du tabou, et en parler, le brandir, provoquait souvent des réactions agressives. Désormais le choix République/Monarchie est entré pleinement dans le débat citoyen. L’abdication, le 2 juin 2014, du roi Juan Carlos, négociée avec le parti populaire, de la droite, et le parti socialiste (PSOE), traduit la (…)

L’hebdomadaire L’express s’est vautré dans...

Jean ORTIZ
L’hebdomadaire L’express s’est vautré dans l’abject, en publiant de larges extraits d’un ixième pamphlet La vie cachée de Fidel Castro, attribué à un ancien garde du corps, qui serait tombé en disgrâce. Il n’est donc pas étonnant que le ton soit violent, dénigrant, revanchard, et rempli d’accusations tellement outrées qu’elles frisent le ridicule. Castro aurait un sosie que le régime promènerait, affublé d’une barbe, pour donner le change. Et tout à l’avenant. On sait que Fidel Castro (…)

Marxistes des deux rives

Jean ORTIZ
Le 8 avril un panel de marxistes des deux rives du "charco" (l’océan), se sont rencontrés à Paris, à l’initiative conjointe de l’association "Espace Marx" et de l’ambassade de l’Etat plurinational de Bolivie. Une initiative forte, pertinente et stimulante, présidée par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Les uns et les autres étaient appelés à réfléchir ensemble, à s’apostropher, sur "l’avenir de la gauche européenne" et sur "l’actualité du marxisme". La rencontre s’articulait (…)

Gros sur la patate

Jean ORTIZ
Il y a longtemps que je n’ai pas déblogué ! C’est que la vie roule tellement vite que descendre du train s’avère difficile, voire périlleux. Avec la constitution du Front de gauche, j’avais cru enfin apercevoir de la lumière au bout du tunnel : c’était un train fou qui venait en face... Nous sommes des milliers à en avoir tellement gros sur la patate que le cours des pommes-de-terre est aussi bas que la côte de François Hollande. Nous en avons gros sur la patate d’être obligés de nous (…)

Au front camarades !

Jean ORTIZ
Ce n’est pas une claque, c’est un lynchage, une humiliation, une rouste magistrale, un uppercut de la gauche, un désaveu sans appel. François Hollande, qui se voulait "Normal premier" au point de faire concurrence aux livreurs de pizzas en motocyclette, celui qui déclarait la guerre à la finance, est ce soir tout nu, "en pelotas", et son ralliement joyeux, toute honte bue, au néolibéralisme : vomi par le peuple de gauche. La sanction est désespérante. Les travailleurs n’aiment pas ceux (…)

EL SALVADOR : de la guerrilla à la présidence de la République

Jean ORTIZ
Le jeudi 27 mars, je me trouvais à Pau où je devais débattre sur le thème des médias et du Venezuela. Vers 19 heures, Jean Ortiz est passé me prendre à mon hôtel où était également logée une Salvadorienne, invitée du festival CulturAmerica. Direction le restaurant. Là, j’ai assisté au spectacle de Jean Ortiz, poussant son assiette remplacée par un cahier pour une interview impromptue. J’écoutais cette femme rieuse nous raconter une partie de sa vie, des histoires à faire dresser les cheveux (…)

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

Jean ORTIZ
Ils sont de l’avis général près de deux millions, plus disent certains médias, comme la Sexta (une chaîne de télévision nationale). Du jamais vu. Une journée historique "qui ne va pas s’achever ce 22 mars" clame le cortège. Beaucoup ont prévu de rester à Madrid et de camper. Par exemple, mille d’entre eux dans le secteur de Recoletos. Des Assemblées Générales, des opérations symboliques ("faire le siège de la Bourse", etc.) sont prévues pour lundi et les jours suivants. L’entrée des six (…)
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La solidarité avec le Venezuela n’est pas à la hauteur requise.

Jean ORTIZ
La révolution bolivarienne n’est pas un accident de l’histoire mais bien le fruit d’une histoire nationale, son prolongement. En 1989, un président social-démocrate fit tirer sur le peuple. Le "caracazo" se solda environ par 3000 morts. Ce jour là, le bipartisme (libéral) et l’alternance AD/COPEI, naufrageaient. Les jeunes militaires "bolivariens" qui tentèrent et assumèrent le "golpe" patriotique raté de 1992, voulaient "terminer l’œuvre de Bolivar" et non copier le "modèle cubain". La (…)

Le peuple et les voleurs

Jean ORTIZ
Nous vivons une époque terrible de "restauration", d’involution sociale, idéologique, civilisationnelle. C’est la revanche des classes dominantes sur 1789, 1936, la Libération, mai 68... Depuis les années 1970, elles ont préparé minutieusement le terrain idéologique, avec la "Trilatérale", le pilonnage permanent contre les syndicats, l’Etat et les fonctionnaires, les offensives sur le thème des droits de l’homme, des libertés (réduites à la seule liberté d’expression), le matraquage (…)