Auteur Jean ORTIZ

Chili : Une gifle pour la Minera Los Pelambres

Jean ORTIZ
La victoire des « comuneros » chiliens de Caimanes face à une multinationale toute puissante, longtemps au-dessus des lois En 2010 nous avions tourné au Chili, avec Dominique Gautier, un court documentaire pour dénoncer les pratiques prédatrices d’une multinationale voyou (redondance), qui empoisonnait l’eau de communautés villageoises et paysannes du centre Chili, en toute impunité. La multinationale Minera Los Pelambres, propriété de la famille fachote et peu éthique (euphémisme) (…)

Ô niçois qui mal y pense

Jean ORTIZ
Je reviens de Nice et je fais acte de contrition. Je l’avoue...J’avais des tas d’a priori et même de b-priori, de c-priori...22 heures de train plus tard, l’équivalent d’un vol Paris-Caracas, je m’essaie à un premier bilan, globalement positif. Ô les transversales ferroviaires et leur exotisme garanti ! Ô le chant des portables dans un wagon bondé ! Ô les confidences confiées à tous, les réflexions ontologiques : « je suis à Sète, la mer est bleue, ne laisse pas sortir le chat » ! Ô le (…)

Exclure le parti socialiste du parti socialiste

Jean ORTIZ
Un homme est mort dans un accident du travail. On ne peut que le déplorer et s’incliner avec respect. Près de 600 victimes chaque année sont emportées par des conditions de travail déplorables... Autre chose est d’oublier les fonctions que cet homme occupait (PDG du groupe Total) et le bilan de son activité professionnelle. Il convient donc de découpler les deux dimensions. Chaque jour en France des maçons meurent en tombant d’échafaudages, victimes eux aussi d’accidents de travail, (…)

STOP ! Massacre d’étudiants au Mexique

Jean ORTIZ
Le 26 septembre 2014, la police mexicaine, les groupes paramilitaires et les sbires des cartels, se sont livrés à la chasse à l’étudiant, au « normalien ». Ils ont tiré pour tuer, puis ont enlevé des dizaines de normaliens de l’Ecole normale rurale Raul Isidro Burgos, « municipio » de Tixtla (Guerrero). Huit morts et 57 jeunes « disparus » depuis. Cela se passe à Iguala, dans l’Etat, aux traditions rebelles, de Guerrero. Après avoir réalisé une collecte publique afin de financer leurs (…)

De Jaca : l’explosion espagnole vue de haut

Jean ORTIZ
J’éprouve en arrivant à l’entrée de cette petite ville , et après digestion de moults lacets pyrénéens, un sentiment bizarre de soulagement et d’angoisse. Dès que je m’aragonise reviennent dans ma tronche d’antifranquiste les chansons naguère du troubadour aragonais José Antonio Labordeta . Une voix âpre, comme le sol d’ ici, comme ce vin de la terre, le Somontano , qui donne à boire un pays. Rude. Rude. Et José Antonio d’entonner « Habra un dia en qué todos...Viendra un jour où chacun (…)

C’est pas facile de ne pas mépriser le peuple

Jean ORTIZ
C’est pas facile de vivre avec le Smic c’est pas facile d’être ouvrière et mère célibataire c’est pas facile de dormir sous des cartons c’est pas facile d’être chômeur en fin de droits c’est pas facile de basculer dans la misère c’est pas facile de survivre en dessous du seuil de pauvreté c’est pas facile d’accumuler les impayés c’est pas facile d’être paysan chassé de sa terre c’est pas facile de finir le mois à découvert c’est pas facile d’être diplômé et précaire c’est (…)

Le Venezuela, ce 11 septembre : en vrac...

Jean ORTIZ
Le taux de chômage est passé de 14,71% en juillet 1999 à 6,7% en 2014 Entre juillet 2013 et juillet 2014 : 375.000 personnes se sont intégrées au marché du travail (234.106 sur un emploi stable) L’"économie informelle" constituait, en 1999, 50,7% de l’activité économique et les "informels" ne jouissaient d’ aucun droit. Sa part est aujourd’hui de 40,5% et les travailleurs (précaires) y bénéficient pour la plupart de la Sécurité sociale et du droit à une "pension de vieillesse" (retraite) (…)

Bolivie : une "vraie" révolution

Jean ORTIZ
Depuis 2005, la Bolivie vit un processus révolutionnaire inédit, inventif, compliqué, à la fois très bolivien et universel, une authentique transformation sociale, ethnique, démocratique, dont les principaux protagonistes sont les Indiens. L’élection du premier président Indien de l’histoire du pays, Evo Morales, porté par les mouvements sociaux (cocaleros, anciens mineurs...), est à la fois le résultat de dix ans de « guerre sociale » et l’un des moteurs de la nouvelle Bolivie ; elle (…)
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Etats d’âme d’un Frontiste-frondeur de gauche

Jean ORTIZ
Le révolutionnaire a-t-il droit au désespoir ? Au découragement passager : oui. Mais il doit vite se ressaisir... Le Front de gauche n’a pas décollé, mais tout le monde continue à « faire comme si », sans trop d’illusion, mais en feignant d’en avoir. Nous sommes des centaines de milliers à y avoir cru, à y croire encore. Beaucoup, démoralisés, restent sur le bas côté du chemin. Quel gâchis ! Quelle autre alternative pourtant que de rassembler le peuple pour en finir à terme avec le (…)

Vénézuéla : cap vers le socialisme confirmé

Jean ORTIZ
Une étape importante dans le combat mené en Amérique latine. Est-ce qu’un de nos lecteurs saurait nous dire quels étaient les partis français représentés à ce Congrès ? - LGS Le troisième congrès du Parti socialiste uni vénézuélien (PSUV) et ses 985 délégués, réunis du 26 au 31 juillet à Caracas, a confirmé le cap vers "le socialisme du 21ième siècle" et la fidélité au "plan de la patrie, 2013-2019" de Hugo Chavez. Ni socialdémocratisation donc ni fuite en avant dans une radicalisation (…)

L’Amérique latine solidaire des Palestiniens sauve l’honneur...

Jean ORTIZ
Un continent sauve l’honneur de ce que l’on appelle souvent hypocritement la "communauté internationale", mauvais cache-sexe de l’impérialisme américain. Qui est aujourd’hui "l’arrière-cour des Etats-Unis" ? Ce fut historiquement le sud de celle qui usurpe le nom d’Amérique. Aujourd’hui, "notre jardin", comme disait Ronald Reagan, ce n’est plus l’Amérique du sud : c’est l’Union Européenne. La preuve par Gaza... Le Chili, l’Equateur, le géant brésilien, le Pérou, El Salvador, viennent de (…)

Valls, le VRP de l’ultra-libéralisme

Jean ORTIZ
Mêlez-vous de vos oignons, monsieur Valls ! Ils sont assez pouraves pour que nous n’alliez pas jouer au donneur de leçons libérales ailleurs. Mais pour qui vous prenez vous en vous ingérant ouvertement dans les affaires des Espagnols à propos de la question catalane, déjà bien compliquée sans que des docteurs Diafoirus viennent s’en mêler ? Imaginons l’inverse : le chef néo-franquiste du gouvernement espagnol s’inquiétant de l’état de nos banlieues, de nos médias aux ordres, des cadeaux (…)