Auteur Jean ORTIZ

Defranquisation : le "Ferrol" n’est plus du "Caudillo"

Jean ORTIZ
De 1938 jusqu’à 1982, la ville portuaire galicienne de « El Ferrol » s’est appelée « El Ferrol du caudillo » (« caudillo » : dictateur militaire) parce qu’elle enfanta, rue de la vierge Maria, l’un des tyrans les plus cruels, bigots et ridicules du 20ième siècle. La ville était supposée plus franquiste que le cheval de Franco et elle portait ce fardeau comme une croix, face à un océan qui vit partir tant d’exils... A tel point qu’à Cuba tout Espagnol est appelé « gallego »... c’est de (…)
14 

Europe : Mea Culpa

Jean ORTIZ
"L’UE est devenue, selon Maastricht et consorts , une machine de guerre contre précisément l’indépendance et la souveraineté des pays et des hommes." Longtemps j’ai cru que pour changer les choses il vaut mieux être dedans que dehors, ne pas laisser la chaise vide... Longtemps j’ai cru que l’on pourrait peut être un jour changer de l’intérieur cette Europe du pognon, cette création à mes yeux artificielle, qui entend mettre au pas pour l’éternité et sous la botte allemande et de la (…)

Venezuela. Eloge de l’inobjectivité

Jean ORTIZ
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien... Mes positionnements sur le Venezuela me valent les propos agressifs répétés d’abonnés au marquage à la culotte, qui prennent sans doute plaisir à me lire régulièrement. Je respecte leur curiosité intellectuelle, leur fidélité à mes blogs et l’amour contrarié qu’ils me (…)
12 

Venezuela : Le crime se prépare

Jean ORTIZ
Le crime se prépare, comme en 1973 au Chili de l’Unité Populaire. La campagne de discrédit, de déstabilisation, contre Caracas, s’accélère avec le déchaînement, l’activisme, des vraies droites, des fausses gauches, et des médias « libres » internationaux. Pour le chef d’orchestre, les Etats-Unis, il faut reprendre la main en Amérique latine, notamment afin de mettre en place les Zones de libre-échange transatlantique et transpacifique, vastes entreprises de recolonisation. Cela passe (…)
38 

Pourquoi j’écris ? J’assume mes « excès »

Jean ORTIZ
Écrire est une manière de résister, de respirer aussi, dans une atmosphère de plus en plus irrespirable et dans laquelle, écrivait Mauriac, « il nous faut pourtant respirer ». Un non-monde en quelque sorte. Nous avons perdu (momentanément) la bataille des idées contre les « libéraux » (qui le sont fort peu), mais il nous reste la parole contre la victoire (réversible) d’une classe sociale, la bourgeoisie ; elle voudrait nous imposer ses valeurs, ses représentations, sa sous-culture, son (…)

Plus culotté que Valls, tu en perds la culotte !

Jean ORTIZ
Le Premier ministre de fer veille nuit et jour sur nous le petit peuple ; non pas qu’il ait mis en place une « loi de renseignement », clone réduit du « Patriot Act » et de la NSA, non non non ; ça c’est pour contrecarrer (« instrumentaliser » disent les « langues de peille » occitanes) le danger et la peur du terrorisme , et donc nous permettre de dormir tranquilles. Le gouvernement se voit contraint de chasser dans les marécages du Front national, sans aucune arrière-pensée autre (…)

François Hollande : Déclaration de La Havane (exclusif)

Jean ORTIZ
Dans cette lettre impertinente, notre ami Jean Ortiz imagine un courrier adressé depuis Cuba par François Hollande aux Français et à Manuel Valls. Un pur délire quasi-gauchiste, hilarant et finalement très politique. LGS. Mardi, 12 Mai, 2015 - 06:44 Déclaration de La Havane Mes chers compatriotes Caros compagneros Amis, camarades, concubins, maris sages, femmes savantes... Me voici enfin à La Havane, capitale du goulag tropical, avec danseuses de cabarets, mulâtresses (…)
15 

François la gaffe ?

Jean ORTIZ
François Hollande aurait gaffé en assimilant les communistes aux fascistes (pour faire court). Non, non, mille fois non, il a été sincère. Il renvoie l’extrême droite et le PCF, assimilé à « l’extrême gauche », volontairement dos-à-dos, et... balle au centre. Cette théorie de l’équidistance, des « deux totalitarismes », fait florès chez tous les gestionnaires joyeux, zélés, loyaux, nouveaux et anciens convertis, apostasiques, du capitalisme, du CAC 40, de la valse des profits, de la (…)

Changer de peuple ?

Jean ORTIZ
Notre peuple est ingrat, obtus, crédule : changeons de peuple ! (ironie). Il a cru au départ que le « Front de gauche » c’était pour de bon, profond, permanent, large ; offensif : un vrai front quoi, une vraie alternative. Pas une sorte de martingale que l’on ressort à chaque élection et qui fonctionne plus ou moins bien. Aux présidentielles, le Front a « cartonné », grâce notamment à l’énergie des communistes, à l’amorce d’une dynamique populaire, à sa diversité, et au charisme du (…)

Les langues amérindiennes et la révolution

Jean ORTIZ
L’universitaire Jeyny Gonzalez Tabarez, de l’Université centrale du Venezuela, spécialiste des langues des « peuples natifs » a croisé, pendant son séjour au Festival CulturAmérica, son expérience avec celle des écoles en langue basque (Ikastola), et des écoles en langue occitane (Calandretas). C’est la première fois que le Festival latino-américain de Pau abordait la thématique du plurilinguisme. L’identité (mot à la mode), la relation à soi-même, n’est pas statique, figée ; à la fois (…)

Le 23 ème Festival latino-américain de Pau et région (18-28 mars 2015)

Jean ORTIZ
Si nous parlez de Biarritz et de Lourdes en Amérique latinoafroamérindienne, les ceux qui ont de la culture et même d’autres qui n’ont rien, savent que ces lieux existent...Mais PAU (« paou » en espagnol), qui se prononce po... comme la poule au pot du bon roi Henri né ici comme le guerrier sur deux roues et pavés Gilbert Duclos Lassalle, comme l’écrivain polarophile Gilles Vincent... Pau, peu connaissaient......Il fallait ajouter : « à côté de Lourdes » et de préciser ; c’est à Pau que (…)

La CIA nationalisée

Jean ORTIZ
La liste est longue des méfaits, ingérences, violations de la souveraineté, « achat » de dirigeants politiques, espionnage, sabotages, corruption, coups tordus, coups d’Etat, de la CIA en Bolivie. Les Etats-Unis avaient fait de la Bolivie une sorte de protectorat, un pays soumis où l’ambassade de Washington faisait la loi, les gouvernements... C’était avant, avant EVO, avant la souveraineté et la dignité. Selon l’ouvrage très précis et détaillé de Stella Calloni, EVO dans le viseur (ed (…)