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Un peuple s’est trumpé "d’espoir"

L’apocalypse ? Un monde s’effondre ?

Il neige sur le piémont béarnais. La nuit est angoissée. J’écoute sous la couette rouge les médias socio-néolibéraux. L’heure est à la trouille exacerbée. Trump président ! "Le monde libre" a peur.

Fripons ! "C’est monstrueux !" entend-on. Le capitalisme crée des monstres puis s’en sert comme repoussoir, comme épouvantail comme fantôme, il les démonise. Les marchés "plongent"... Ils se ressaisiront rapidement. Les réalités sont les réalités... "Fou" Trump ? Pas si "fou" que cela, le système qui en a besoin pour assurer sa domination..."Nuit américaine". Retour à un "monde américain" ?
Enterrées les quelques réformes sociétales ? Obama trahissant ses promesses. Le bilan. La frustration populaire... Au fil des heures, la trumperie se confirme... le système a réussi à détourner la colère qu’il produit chez les jeunes, les humbles, les exclus, les abstentionnistes, les sinistrés du marché, des friches industrielles, les victimes de la violence des inégalités, la douleur des "minorités"... Le vote "antisystème" du système !!! La colère, la colère, contre "l’establihssment","les traités", la mondialisation, la caste politique, la corruption, le libre-échange... la colère populaire débordante mais dévoyée, détournée, instrumentalisée... Le système recycle la peur, la rage, la colère, la haine, qu’il produit. Il en a besoin pour se reproduire, se redéployer. Les masques tombent lorsqu’il le faut... La colère et les dangers de "retour à la Guerre froide", pleurnichent les chiens de garde. Pauvres "latinos" !! Les médias de la pensée unique frissonnent ; fripons ! qu’ont-ils fait ? écrit ? mais que se passe-t-il aujourd’hui en Syrie, en Libye, en Irak, en Afghanistan,etc. Guerre "chaude". La pensée critique étouffée... par eux et leurs maîtres.

Les profits, le fric d’abord... fut-ce au prix d’un recul de civilisation. Pour Cuba, pour le Venezuela... ce ne sera pas facile...l’impérialisme se durcit. A-t-il été un jour "mou" ?

Ceci dit, on comprend la gueule de bois et tout ce "nouveau monde" noir, de peur, de racisme, d’homophobie, d’islamophobie, de brutalité, de vertiges, d’affrontements, que porte ce vote "terrifiant", "outrancier", que peu ont vu venir. UN PEUPLE S’EST TROMPE "D’ESPOIR". Les peuples en ont assez... En a -t-on suffisamment pris la mesure ? L’a-t-on vraiment pris au sérieux ? La colère !! Bonne et mauvaise conseillère.

Il neige sur les Pyrénées. Le vertige. La "panique" exacerbée... Répondre aux besoins populaires. Porter la colère et l’alternative. S’attaquer à ce système, structurellement... Radicalement.

Jean ORTIZ
(L’Humanité).

»» http://www.humanite.fr/blogs/un-peuple-sest-trumpe-despoir-620142
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"De toutes les ironies exprimées par la politique étrangère américaine, notre position vis-à -vis de Cuba est la plus paradoxale. Une forte dégradation de la situation économique a provoqué une poussée du nombre de Cubains entrant illégalement aux Etats-Unis.

Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détériorer la situation économique et ainsi accroître le flux. Nous encourageons également cet exode en accordant aux Cubains, qui arrivent illégalement ou qui s’approchent par voie de mer, un statut de résident et une assistance pour s’installer.

Dans le même temps, nous n’avons pas respecté les quotas de visas pour les Cubains désireux d’immigrer aux Etats-Unis [...] quand Castro tente d’empêcher des cubains malheureux de quitter leur pays infortuné, nous l’accusons de violer des droits de l’homme. Mais quand il menace d’ouvrir grand les portes si nous continuons à accueillir sans limites des cubains sans visas - y compris ceux qui ont commis des actes de violence pour aboutir à leurs fins - nous brandissons des menaces imprécises mais aux conséquences terribles. "

Jay Taylor, responsable de la section des intérêts américains à Cuba entre 1987 et 1990, in "Playing into Castro’s hands", the Guardian, Londres, 9 août 1994.

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