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Thème : Syrie

Une révolte pacifique et spontanée en Libye ?

Stéréotypes !

Karim MOHSEN

Les choses peuvent-elles être aussi carrées que le supposent d’aucuns ou qu’on veut le faire croire ? Certes, non ! L’exemple nous vient de Syrie ou ceux-là qui ont créé de toutes pièces et monté en épingle une « rébellion » - qui n’existait que dans leur esprit- ne cachent plus leur amertume de n’avoir pu parvenir à leur objectif stratégique.

Contrairement à ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte, de façon moindre au Yémen, mais comme en Libye, il n'y eut point de « révolte » pacifique et « spontanée » – réprimée par le régime – comme n'ont cessé de le marteler les médias proches des maîtres d'oeuvre de la tentative de changer le régime syrien par la force. Aussi, c'est quelque peu contrarié que le Secrétaire étasunien à la Défense, Chuck Hagel, admettait récemment qu'il y avait de « gros problèmes » en Syrie. En effet, le coup de force qui devait, aurait dû, être couronné par la neutralisation du dernier régime non-aligné au Moyen Orient – par l'éviction de Bachar Al Assad – tourne en eau de boudin au grand dépit de ses concepteurs. Nonobstant, Bachar Al Assad – qui n'est certes ni un saint, ni le démocrate qui fait tant défaut au Monde arabe – n'est pas tombé. Contre toute attente, il a été et reste l'homme de la situation. Le régime syrien reste certes, peu estimable, mais par quoi veut-on le remplacer ? Y (…) Lire la suite »

À propos de la situation en Syrie

D.R.

Tout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer.

C’est un fait nouveau. En effet, depuis la chute du mur de Berlin, les agressions de l’Empire avaient atteint l’essentiel de leurs objectifs : détruire l’État agressé et n’y laisser que chaos et désolation. C’est ce qui s’est passé en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye. L’État syrien ne sera donc pas détruit. Son indépendance à l’égard de l’Empire va perdurer, son soutien à la Palestine va se poursuivre et sa résistance contre Israël va s’aiguiser. Voilà une bien bonne nouvelle ! Cependant, les choses ne sont pas encore entièrement stabilisées, mais la tendance est nette. D’ailleurs, la préoccupation actuelle des pays occidentaux est d’éviter le retour des takfiristes (djihadistes particulièrement violents) qu’ils ont contribué à expédier en Syrie. Les visées hégémoniques de l’Empire peuvent donc être contrées. La sauvagerie même de l’agression dont la Syrie est encore victime et une politique adéquate de son gouvernement, présidée par (…) Lire la suite »

Tardif mais édifiant aveu de Laurent Fabius

Kharroubi HABIB

Il y a quelques jours, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est avisé que l’opposition syrienne « modérée », que son pays s’est empressé de reconnaître en tant que « représentante unique et exclusive du peuple syrien », est confrontée à de « sérieuses difficultés ».

Aveu étonnant de la part d'un chef de diplomatie qui jusqu'à récemment balayait hautainement toutes les mises en garde avertissant que cette opposition « modérée » est une utopie sur laquelle il est illusoire de bâtir la solution qui contribuerait à l'arrêt du conflit syrien. Fabius a été forcé de convenir au constat que cette opposition n'a pas seulement de « sérieuses difficultés » mais qu'elle a été totalement laminée sur le terrain par les autres protagonistes du conflit armé. Il a été incontestablement un temps dans ce conflit où l'opposition « modérée » aurait pu prétendre à un rôle déterminant dans sa résolution. Ses propres contradictions internes ont été son handicap, auxquelles se sont surajoutés les encouragements et pressions l'ayant poussée à rejeter toutes les ouvertures que le régime de Damas a esquissées en sa direction. La France a été dans le peloton des puissances qui l'ont « conseillée » dans ce sens. L'amère réalité du terrain en Syrie démontre que si le (…) Lire la suite »

Syrie : Un massacre nommé « Adra » (Al-Akhbar)

Nahed Hattar
Le temps d’atteindre l’autre rive Le temps de rire aux assassins Le temps de courir vers la femme Il avait eu le temps de vivre. L’Évadé de Boris Vian, [NdT]. Il est Syrien. Il s’appelle Nizar Hassan Mahlan. Il était ingénieur et travaillait dans l’une des centaines d'installations industrielles de la petite ville ouvrière d’Adra. Il vivait dans un HLM avec son épouse Mayssoun et leurs quatre enfants. J’aurais aimé que ceux qui nous ont raconté leur héroïsme nous aient donné leurs prénoms pour qu’ils restent, à jamais, gravés dans nos cœurs. Face à l’irruption dans leur modeste appartement d’une quinzaine de monstres wahhabites affiliés aux Services de renseignement saoudiens, les époux ont décidé d’un commun accord de quitter la vie avec leurs enfants... Un acte de la dignité humaine confrontée à la barbarie et qui, normalement, devrait interpeller la conscience universelle ! Pour ces époux, nul besoin de deviner un scénario désormais inévitable et répétitif en Syrie. (…) Lire la suite »

Syrie, la violence, la neige et le froid

Hassane ZERROUKY

Trois millions de réfugiés confrontés à des températures glaciales. Deux enfants sont morts. L’envoi d’aide de l’ONU par avion depuis l’Irak a été retardé par les intempéries.

Une vague de froid touche jeudi le Proche-Orient. La Syrie, le Liban, la Jordanie, la Turquie, pays où sont entassés dans des conditions dramatiques plusieurs centaines de milliers de réfugiés syriens, sont touchés par des chutes de neige, de fortes précipitations et des températures glaciales. Des familles entières survivent dans des abris de fortune installés dans des champs qui seront bientôt recouverts de neige au Liban voisin où deux enfants syriens sont morts d’hypothermie. Selon certaines estimations, le nombre de réfugiés atteindrait ou dépasserait le million d’individus, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants. Homs sous la neige, un paysage de désolation (via twitter) Si le gouvernement libanais a laissé sa frontière ouverte, il a néanmoins refusé la création de camps, d’où la prolifération de centaines de petits campements informels, notamment dans la plaine de la Bekaa. Même cas de figure dramatique en Turquie où plusieurs centaines de milliers de (…) Lire la suite »

Le sarin de qui ? (London Review of Books)

Seymour HERSH
Barack Obama n'a pas tout dit cet automne quand il a essayé de nous convaincre que Bashar al-Assad était responsable des attaques à l'arme chimique près de Damas le 22 août. Dans certaines circonstances, il a omis des informations importantes, et dans d'autres, il a présenté des suppositions comme des faits. Plus important, il n'a pas reconnu un fait bien connu de la communauté des services de renseignements : que l'armée syrienne n'est pas la seule partie dans la guerre civile de ce pays à avoir accès au sarin, ce gaz neurotoxique qui d'après une étude de l'ONU – qui n'assigne aucune responsabilité – a été utilisé dans l'attaque à la roquette. Durant les mois qui ont précédé cette attaque, les services de renseignements américains ont produit une série de rapports classés hautement confidentiels, culminant par un Operation Order – un document de planification en prévision d'une invasion au sol – qui citait des preuves que le Front al-Nosra, un groupe de djihadistes affilié à (…) Lire la suite »

Pourquoi la France aurait été choisie comme coordinatrice des opérations de l’UE contre les terroristes revenant de Syrie ?

Ghaleb KANDIL

D’aucuns affirment que la Syrie vivrait le dernier quart d’heure d’une agression quasi-universelle, une sale guerre qui a dépassé toutes les horreurs sans jamais dire son nom. Cette agression a échoué, ce qui ne saurait être reconnu comme une victoire. Ceci, parce que les agresseurs ont lâché des monstres qui leur ont échappé et qui risquent de les menacer à leur tour. La Syrie doit les vaincre pour son salut et le leur. Mais cela, les agresseurs ne le reconnaitront pas non plus !? [NdT].

Le 5 décembre 2013, le ministre français de l’Intérieur M. Manuel Valls et son homologue belge Mme Joëlle Milquet – réunis à Bruxelles – ont mis en garde contre le nombre croissant de jeunes Européens qui se rendent en Syrie pour combattre dans les rangs de groupes affiliés à l’organisation d’al-Qaïda, et qui constituent un « potentiel dangereux » pour les pays de l’Union européenne et de leurs alliés états-uniens, canadiens et australiens ! Premièrement : Lors de leur déclaration commune [1], Mme Milquet a fait savoir que le nombre de jeunes Européens partis combattre en Syrie était estimé à « plus ou moins 1500 à 2000 » – contre 600 en Juin dernier – et qu’en ce qui concerne la Belgique, ce chiffre oscillait toujours « entre 100 à 150, avec des mouvements ! ». Quant à la France, M. Valls a déclaré : « Avant l’été, moins d’une centaine se trouvaient en Syrie. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, c’est plus de 180 ! On peut imaginer qu’il y ait davantage d’individus... 14 (…) Lire la suite »

Quand la France brasse du vent !

Karim MOHSEN

La France ne veut pas rentrer dans le rang !

En effet, Paris ne dispose plus des moyens d'une grande puissance qui lui ont permis à une certaine époque de jouer les premiers rôles dans le monde. Aussi, Paris compense-t-elle ce recul de la France par de l'agitation et par un interventionnisme de mauvais aloi en Afrique et au Moyen-Orient. Or, les conflits dans le continent noir et au Machrek sont des reliquats – devenus sanglants – de la politique impériale française dans ces deux régions du monde. Ainsi, au croisement de situations conflictuelles en Afrique et au Moyen-Orient, la France se déploie-t-elle tous azimuts. Elle est au Mali, en Centrafrique, elle a son opinion sur l'Iran – la France prétendait même mettre son veto à un accord sur le nucléaire iranien – comme de décider de la participation ou non d'un chef d'État à une conférence qui concerne en priorité son pays. En vérité, Paris fait dans l'agitation, ou, pour reprendre un terme cher aux communistes des années 1920, dans « l'agitprop ». On aura tout vu ! Or, (…) Lire la suite »
Déclaration du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari

L’éradication du terrorisme international passe par la solidarité avec la Syrie !

Bashar al-Jaafari

Le conseil de sécurité s’est réuni le 27 Octobre 2013 pour débattre des « progrès » enregistrés par ses trois comités chargés de la lutte contre le terrorisme [1] ! Le représentant de la France a parlé du terrorisme au Mali et au Sahel, le terrorisme massacrant la Syrie et les Syriens lui ayant apparemment échappé... La mauvaise foi de certains politiciens français étant de rigueur vis-à-vis des autorités de Damas même lorsque des responsables des Services du renseignement français reconnaissent leurs erreurs, il a remis le sujet des armes chimiques sur le tapis et a jugé bon d’inviter « à rester vigilants face aux déclarations syriennes ». Nous sommes donc vigilants au point de traduire, mot pour mot, la déclaration du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari. Comprenne qui voudra maintenant que l’Internationale terroriste a coupé les ponts avec les prétendus révolutionnaires démocrates made in France ou ailleurs, pour siéger dans des gouvernements de transition à leurs bottes ! (Note de Mouna Alno-Nakhal).

Malgré la grande diversité des menaces terroristes, les Nations-Unies restent l’organisation essentielle capable d’organiser et de renforcer les efforts internationaux cherchant à débarrasser notre monde de cette affliction. Convaincu de cette évidence, le conseil de sécurité a publié des dizaines de résolutions relatives à la lutte contre le terrorisme, et l'Assemblée générale en a adopté la stratégie globale dans le but de coordonner les efforts des États Membres. Il est donc attendu des différents « Comités de lutte contre le terrorisme » [2] d’assurer la cohérence et l’efficacité de leurs actions en refusant la politisation et la justification du terrorisme, justification tentée par certains qui en arrivent à distinguer entre un terrorisme autorisé (halal) et un terrorisme interdit (haram) ! Ainsi, Monsieur le Président, en dépit des efforts communs et de toutes les résolutions successives destinées à lutter contre le terrorisme, la réalité démontre qu’il s’est propagé (…) Lire la suite »

Samir Aïta : « Il est clair maintenant que les dossiers iranien et syrien sont liés »

Pierre Barbancey

Économiste et membre du Forum démocratique syrien, Samir Aïta fait le point sur l’opposition, l’attitude des puissances régionales et internationales.

Que faut-il entendre aujourd’hui par "opposition syrienne" ? Samir Aïta : La question peut effectivement se poser. D’abord parce que, ce qu’on appelle la Coalition nationale syrienne, rencontre beaucoup de problèmes en son sein. Par ailleurs, au moment où cette Coalition accepte de se rendre à Genève, elle forme un gouvernement. Comme si elle représentait une autre légalité dans le pays et n’était plus une opposition dans les parties du pays dites libérées, mais un pouvoir. Il existe également la Coordination nationale pour le changement démocratique. Elle a été affaiblie mais continue à avoir une certaine aura intérieure, dans la partie de cette société syrienne qui refuse et la Coalition nationale, et Bachar Al Assad. Il y a d’autres groupes comme le Forum démocratique, auquel j’appartiens, qui s’est placé entre les deux. Enfin, il y a le Haut Comité kurde dont une partie a rejoint la coalition nationale quand une autre demeure avec la Coordination nationale pour le (…) Lire la suite »