Les choses peuvent-elles être aussi carrées que le supposent d’aucuns ou qu’on veut le faire croire ? Certes, non ! L’exemple nous vient de Syrie ou ceux-là qui ont créé de toutes pièces et monté en épingle une « rébellion » - qui n’existait que dans leur esprit- ne cachent plus leur amertume de n’avoir pu parvenir à leur objectif stratégique.
Tout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer.
Il y a quelques jours, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est avisé que l’opposition syrienne « modérée », que son pays s’est empressé de reconnaître en tant que « représentante unique et exclusive du peuple syrien », est confrontée à de « sérieuses difficultés ».
Trois millions de réfugiés confrontés à des températures glaciales. Deux enfants sont morts. L’envoi d’aide de l’ONU par avion depuis l’Irak a été retardé par les intempéries.
D’aucuns affirment que la Syrie vivrait le dernier quart d’heure d’une agression quasi-universelle, une sale guerre qui a dépassé toutes les horreurs sans jamais dire son nom. Cette agression a échoué, ce qui ne saurait être reconnu comme une victoire. Ceci, parce que les agresseurs ont lâché des monstres qui leur ont échappé et qui risquent de les menacer à leur tour. La Syrie doit les vaincre pour son salut et le leur. Mais cela, les agresseurs ne le reconnaitront pas non plus !? [NdT].
La France ne veut pas rentrer dans le rang !
Le conseil de sécurité s’est réuni le 27 Octobre 2013 pour débattre des « progrès » enregistrés par ses trois comités chargés de la lutte contre le terrorisme [1] ! Le représentant de la France a parlé du terrorisme au Mali et au Sahel, le terrorisme massacrant la Syrie et les Syriens lui ayant apparemment échappé... La mauvaise foi de certains politiciens français étant de rigueur vis-à-vis des autorités de Damas même lorsque des responsables des Services du renseignement français reconnaissent leurs erreurs, il a remis le sujet des armes chimiques sur le tapis et a jugé bon d’inviter « à rester vigilants face aux déclarations syriennes ». Nous sommes donc vigilants au point de traduire, mot pour mot, la déclaration du délégué syrien permanent auprès des Nations Unies, le Docteur Bachar al-Jaafari. Comprenne qui voudra maintenant que l’Internationale terroriste a coupé les ponts avec les prétendus révolutionnaires démocrates made in France ou ailleurs, pour siéger dans des gouvernements de transition à leurs bottes ! (Note de Mouna Alno-Nakhal).
Économiste et membre du Forum démocratique syrien, Samir Aïta fait le point sur l’opposition, l’attitude des puissances régionales et internationales.