7 septembre 2019
Jacques-Marie BOURGET
Vous me direz que ce n'est pas grand chose que d'écrire ; le "vrai" prénom de Djouhri n'est pas Alexandre mais Ahmed. Personnellement je crois le contraire et tente de la démontrer. Au prétexte que cette offense touche un kabyle du 9-3 plongé dans le trou noir du monde des affaires, il semble que, pour les "investigateurs", tous les coups sont permis, dont celui-ci. Son arabitude et sa fréquentation de Sarkozy ont transformé ce citoyen en stand de tir. Je trouve ça indigne d'une presse mourante morte et d'une République bien malade.
Comparables à Lefevre et son « Beurre Lu » les éditions Stock sont vraiment utiles. Voilà une maison ficelée par la précision et la rigueur, comme le fer tient le béton. Dans les quelques lignes de propagande qui annoncent la sortie de « L’Affairiste », un bouquin consacré à la vie et à l’œuvre -supposées- d’Alexandre Djouhri. Mais Stock et son sens du parfait nous précise qu’ « Alexandre » n’est pas le véritable prénom de Djouhri. Qu’en fait il s’appelle « Ahmed ». Merci à Manuel Carcassonne, patron de Stock après avoir poussé sous la serre de BHL, de nous informer aussi complètement. Un malheur est vite arrivé, il suffirait qu’un citoyen mal informé finisse par croire que Djouhri est un nom italien, et le lecteur imaginerait derechef que le héros de l’ouvrage de Stock est natif du Tyrol ou du Frioul. Avec la précision utile, celle du « Ahmed », nous savons vraiment à qui nous avons à faire. A un pas de souche et mieux, un musulman. Sans la boussole de Stock nous resterions perdus (…) Lire la suite »
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15 août 2019
Obtenir le consentement préalable des peuples avant toute intervention musclée contre l’ennemi chinois.
Guillaume SUING
Le processus par étapes de la rétrocession complète de l’ancienne colonie anglaise Hong Kong à la Chine (étape « d’autonomie » au sein de la Chine depuis 1997, avant intégration totale en 2047) est un processus tourmenté comme tout processus de décolonisation, chaque force tirant dans un sens opposé, la bourgeoisie hongkongaise appuyée par l’impérialisme refusant de facto l’évolution à terme de l’intégration pleine et entière de Hong Kong à la Chine.
Cela a provoqué ces dernières semaines un mouvement objectivement néocolonial dans la ville, qui prend de plus en plus les allures d’une « révolution colorée » comme nous en avons connues en Europe de l’Est, en Syrie et ailleurs, avant qu’on y déclenche des « guerres humanitaires », directement ou sous faux-drapeau.
Les manifestants pensent (ou feignent de) se battre pour sauvegarder leur "autonomie hongkongaise" (temporaire) issue de l'accord anglo-chinois Thatcher-Deng Xiaoping de 1984 prévoyant la rétrocession de Hong Kong à la Chine par l'impérialisme britannique en 1997, mais ce faisant ils se battent en réalité pour leur soumission à terme à l'impérialisme en général, et en particulier à l'impérialisme le plus fort, l'impérialisme US. Tel est le fond de la lutte en cours.
La ville de Hong Kong était autrefois l’un des si prometteurs « dragons capitalistes » sous perfusion financière en marge du camp socialiste. Le désarroi économique et politique qu’éprouve aujourd’hui la (…) Lire la suite »
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7 août 2019
Le jour le plus long
Vafan KULEAU
... Où l’on sera tous...
végétariens, végétaliens ou végans,
piétons,
buveurs d’eau du puits sortie au seau à la manivelle,
adeptes de la douche froide sous le tonneau du jardin,
pratiquants des toilettes sèches pour faire pousser des tomates bourrées de particules fécales,
laveurs de linge avec une machine reliée à un pédalier de vélo,
un peu crades et puant sous les bras, mais c’est la nature,
potiers, sculpteurs de cuillères en bois,
gratteurs de guitare dans le pré en chantant en anglais
non fumeurs,
consommateurs de curcuma et de quinoa, de soja non assaisonné, de lait de coco,
planteurs de choux, de radis noirs et de blettes,
infuseurs de feuilles de thé du Népal,
pratiquants de la méditation, attentifs à notre karma
adorateurs du dalaï lama,
donneurs de leçons aux Cubains,
découvreur d’ondes magnétiques maléfiques dans la maison,
fabricants de notre huile d’olive, de notre savon, de notre dentifrice, de nos emplâtres d’argile pour douleurs articulaires,
éleveurs de poules (pour les œufs),
conducteurs d’ânes,
égraineurs de maïs à la veillée devant la cheminée,
joueurs de biniou et chanteurs de chants folkloriques (en patois),
instituteurs à domicile pour nos enfants,
couseurs de macramé, tisserands, tailleurs pour se (…) Lire la suite »
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27 juillet 2019
Jacques-Marie BOURGET
Polony, après avoir fait son beurre avec les "Viols de Cologne" qui n'ont jamais existé persiste et lance son employée sur une autre fausse nouvelle, le saccage de la France par les supporters des "Fennecs". Du journalisme de caniveau.
C’est étrange, concurrence du Tour de France ou de Bojo l’ébouriffé du dedans et de Londres, personne n’a évoqué l’attentat qui a eu lieu à « Marianne ». Pourtant dans les pages 19 et 20 du numéro du 19 juillet, les mots ont frappé comme une bombe. Madame Gozlan, artificière du magazine, n’utilise plus son bazooka habituel, l’islam, mais choisi le foot pour flinguer les supporters des « Fennecs », des type vraiment pas convenables. Pas de quartier pour les « quartiers ».
Pour Polony, et sa porte-coton Gozlan, la vigilance face à ces types qui savent que La Mecque est à l’est ne doit pas connaitre de faille. Ainsi, lors des « viols du Jour de l’an à Cologne », en 2016, actes commis par des arabes, des migrants, la dame Polony s’est montrée chef de cordée, sur-indignée face à la horde barbare. Tout de suite elle a canonné à la radio et télé. Sur « Europe I » d’Arnaud Lagardère (où elle gagnait 27 400 euros par mois) et sur LCI de Bouygues. Tant pis pour le sort global du migrant, (…) Lire la suite »
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16 juillet 2019
Denis SOUCHON
La connaissance des groupes dominants de l’espace médiatique, une arme au service de la lutte de libération et d’appropriation démocratique des médias.
La question des médias [1] et notamment celle de la diffusion et de la place de la pensée dominante dans les médias tend à devenir un thème de réflexion, de mobilisation et d’action de plus en plus explicite pour des dominés de tous ordres et, de manière incomparablement plus efficace en termes d’appropriation, pour la classe dominante car s’y joue une partie du travail de domination symbolique qui est l’une des conditions du maintien de l’ordre établi au profit des membres de cette classe.
En m’appuyant sur les résultats de plusieurs années d’observations j’exposerai la structure de domination multiforme de l’espace médiatique mise en place et consolidée par des groupes rassemblant les dominants des médias dominants (éditocrates, sondologues, experts, comités d’éthique, dirigeants et propriétaires), groupes « intellectuellement » armés par des revues et des think tanks, puis je montrerai les effets ravageurs produits par cette structure et ses agents, notamment sur la définition (…) Lire la suite »
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4 juillet 2019
Médias, police, justice, faux amis, fausse gauche, qui veut la peau du tribun du peuple ?
Maxime VIVAS
J’apporte ici des témoignage personnels, saupoudrés de quelques réflexions qui en sont issues. Je sais que cela me sera reproché et que je serai marqué au fer rouge (ah non, c’est déjà fait ! Rire).
Je connais Jean-Luc Mélenchon depuis plus de 10 ans. Nous sommes entrés en contact alors qu’il était sénateur du PS. Moi, le PS, les sénateurs PS, hein, moins je les vois…
Mais il s’agissait du Venezuela de Chavez qui subissait une tornade crapuleuse avec des grêlons merdiatiques gros comme des balles de baseball, déclenchée par des politicards atlantistes, la « grande presse » (re-rire) et Reporters sans frontières. Jean-Luc Mélenchon défendait le Venezuela comme l’aurait fait un fils de Bolivar.
Il n’a jamais lâché le Venezuelâââ, vous le savez. Il est possible que cela lui ait coûté les 600 000 voix qui lui ont manqué aux présidentielles de 2017. Pis, il n’a jamais non plus tapé sur Cuba, contrairement à tous les autres, y compris le PCF de Robert Hue.
Nous ne nous sommes ensuite jamais perdus de vue. Il a préfacé un livre que j’ai publié avec Viktor Dedaj : « 200 citations pour comprendre le monde passé, présent et à venir ». Il a préfacé récemment un autre livre sur les Gilets Jaunes (à paraître) soutenu par LGS (2).
Il a lu et défendu un de mes livres prophétiques (eh oui !) : celui sur RSF (2007) et nous sommes en phase complète sur le (…) Lire la suite »
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25 avril 2019
En me recevant à Caracas, il avait exaspéré Robert Ménard
Maxime VIVAS
Mercredi 24 avril 2019 au matin, Eleazar Díaz Rangel, l’un des plus grands journalistes vénézuéliens, une sorte de symbole respecté pour son honnêteté et la conception qu’il avait de l’information, est décédé à l’âge de 87 ans à l’hôpital militaire de Caracas. Depuis quelques jours, il recevait un traitement sous respiration assistée.
J’avais eu le privilège de le rencontrer.
Sans pour autant les imposer à ses rédacteurs ni leur reprocher d’en avoir d’autres, il ne cachait pas ses idées de gauche ; il avait été sénateur du parti politique Movimiento al Socialismo (MAS).
On ne compte plus les prix qu’il avait obtenus pour son travail dans sa longue carrière. Il enseignait à l'Université centrale du Venezuela (UCV), il était directeur de la School of Social Communication.
Il dirigeait Ultimas Noticias, le plus grand journal du Venezuela : 300 000 exemplaires, 90 pages, vendu dans toute l’Amérique latine. Politiquement, c’est un peu Le Monde d’Hubert Beuve-Méry : ses rédacteurs couvrent tout l’éventail des opinions politiques. En 2007, on disait que le journal était parfois trop critique envers le chavisme même si, pour ce qui le concernait, Eleazar Diaz Rangel avait des sympathies pour Hugo Chavez. Cependant, un certain équilibre existait dont chacun pouvait prétendre qu’il était perfectible…
En mai 2007, je me trouvais au Venezuela pour les besoins (…) Lire la suite »
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22 avril 2019
Jacques-Marie BOURGET
A défaut de se poser des questions sur leurs qualités professionnelles, sur leur traitement honnête de l'information, éventuellement sur leur talent, les caporaux chefs du journalisme, pour affirmer leur pouvoir, ne s'abritent plus que derrière leur mince "Carte de presse". Biseauté le rempart de papier.
Les journalistes constituent une tribu morte et un autre Lévi-Strauss n’a pas eu le temps de les étudier. Triste topique (1) : les derniers qui gigotent encore dans les sables mouvants crient en sombrant : « Journaliste ! Journaliste ! ». Pour nous convaincre de leur jeter une laisse afin de les sauver. Ne sont-ils pas la démocratie ? Leur carte tricolore n’est-elle pas notre territoire ? Ne faut-il pas qu’ils continuent de nous éclairer le bon chemin ?
L’ultime indice du létal qui gagne la réaction des professionnels de la profession après que de jeunes photographes, experts en misère sociale et en Gilets Jaunes, ont été privés de liberté par la police et sa justice. Ils s’imaginent contrôleurs du poids et de la mesure, garant du juste, employés au tri sélectif du vrai et du faux. Mais qui les a fait rois ? Sinon un équivalent Macron ou Drahi ? Ces oblitérés, ces « diplômés en journalisme », n’ont aucune légitimité. Sauf celle, aussi, venue de l’argent de parents assez fortunés (…) Lire la suite »
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26 mars 2019
« En principe », Fabien Roussel est le nouveau secrétaire national
Vladimir MARCIAC
Lors du dernier congrès du PCF en novembre 2018 à Ivry-sur-Seine, le sénateur de Paris, Pierre Laurent, a dû céder son fauteuil de secrétaire national à Fabien Roussel, député du Nord.
En même temps qu’un nécessaire renouvellement d’homme (Pierre Laurent a dirigé le PCF pendant 10 ans) il s’agissait aussi pour les congressistes de donner un coup de barre à gauche. Et c’est ainsi que la motion présentée au vote des militants par Fabien Roussel l’a emporté sur celle du secrétaire national en place.
Fabien Roussel, enfant du pays minier (il est né à Béthune), ancré sur des positions de classe, est apparu aux communistes comme l’homme qui pouvait donner au PCF un visage dynamique, attractif. A 49 ans (contre 61 à Pierre Laurent) il a l’énergie et l’enthousiasme qui peut (ou pouvait) redonner à son parti une nouvelle jeunesse et un nouveau départ.
Mais Fabien Roussel se heurte d’emblée à deux obstacles :
1- Les médias qu’il connait bien (il a été journaliste) pratiquent à son encontre un boycott redoutable. On ne le voit pas. Ni ne l’entend.
Il a été écarté du débat du 20 mars sur BFMTV où étaient conviés François Bayrou (MoDem), Olivier Faure (PS), Stanislas (…) Lire la suite »
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25 février 2019
Les sondages ou l’art des prophéties auto-réalisatrices
Manuel BOMPARD
Cet article de Manuel Bompard est suivi (26 février) d’un second qui démonte méticuleusement le procédé de truquage utilisé par BVA pour ce sondage.
Le Grand Soir.
Il ne passe pas une émission politique sans que nous soyons interrogés sur les sondages. Bien sûr, personne ne s’interroge jamais sur leur pertinence scientifique. Ce n’est pas la question. Bien calibré pour créer une information, un sondage permet de faire des titres pendant au moins une journée.
Les chaînes d’information s’en délectent : cela crée l’illusion d’une actualité quand il n’y a pas d’attentat terroriste ou de vitrines brisées pour faire du buzz. Les sondeurs se lèchent les babines : le nom de leur institut cité toute la journée, c’est à la clef une flopée de nouveaux contrats et de nouveaux profits. Car les sondeurs sont les seuls dont on ne juge pas la prestation en fonction de sa qualité. C’est leur capacité à inventer une information retentissante qui détermine leur notoriété.
Cela n’aurait à peu près aucune importance si le sondage n’avait pas une capacité performative, c’est à dire une capacité à modeler le réel. L’idée d’une liste gilets jaunes aux élections (…) Lire la suite »
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