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Thème : Médias

Un prix littéraire chinois pour 15 auteurs étrangers, dont moi

Maxime VIVAS

Une cérémonie (pas une foire du livre comme l’écrit Livre-Hebdo) a eu lieu le 14 septembre à Pékin au cours de laquelle, avec 14 autres récipiendaires, m’a été décerné, pour mes livres et nombreux articles sur la Chine, un des plus prestigieux prix littéraire chinois pour contributions exceptionnelles à la promotion des échanges culturels.

Je n’ai pu être présent à cause du Covid. L'ambassade de France, sollicitée pour représenter un français honoré en Chine, a refusé, sans bonhomie : « L’ambassadeur ne sera pas à Pékin ce jour-là. » Point final. Ni regret, ni un mot de félicitation pour un compatriote qui œuvre pour le renforcement des échanges culturels entre nos deux pays. L’ambassadeur avait-il déjà eu connaissance du rapport de 640 pages de l’Armée française où je suis dépréciativement nommé 44 fois ? C'est mon grand ami, le journaliste Zheng Ruolin qui a reçu le prix en mon nom. Zheng Ruolin est le fils d'un intellectuel chinois célèbre, spécialiste de la littérature française et traducteur de Balzac. Zheng Ruolin est aussi un des auteurs du livre « La Chine sans oeillères » (juillet 2021, éditions Delga) que j’ai co-dirigé avec Jean Pierre Page. J'ai hésité un moment avant d'accepter ce prix, pour des raisons que vous devinez : il va re-déchaîner la meute médiatique contre moi. Et puis j'ai pensé que, s'il (…) Lire la suite »
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L’analyse d’une historienne

Sur les influenceurs sinophobes parfois rémunérés

Annie LACROIX-RIZ

J’ai lu, avec un grand retard que je déplore, l’article du Monde du 3 septembre qui relaie avec chaleur le rapport intitulé « Les opérations d’influence de la Chine », dû à Paul Charon et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, et que les deux journalistes-relais, Nathalie Guibert et Brice Pedroletti, présentent avec emphase en ces termes : « une étude exhaustive de 600 pages, publiée lundi 20 septembre au terme de deux ans de travail par l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem) ».

On lira aussi avec profit la biographie d’un des deux auteurs du présumé chef-d’œuvre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, passé par l’université Yale, une des étapes obligées de « la classe dirigeante atlantique » chauffée aux États-Unis depuis 1945, voire avant (Van der Pijl Kees, The Making of an Atlantic Ruling Class, Londres, Verso, 2012, 1e éd., 1984) « actuellement directeur de l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire (IRSEM) [français, rappelons-le] et membre du Academic Advisory Board du Collège de Défense de l’OTAN ». Ce prototype du chercheur (statut qui suppose un minimum d’indépendance intellectuelle ou d’absence de liens avec les puissants et du temps disponible pour la recherche) ouvertement atlantiste, russophobe et sinophobe, se réclame, comme il l’a écrit en 2013 dans la célèbre revue atlantico-européiste Commentaire (vol. 36, no 141,‎ 2013, p. 13-20) fondée en 1978 par Raymond Aron ». Ce concept est cher à ses prédécesseurs, Raymond Aron, Stanley (…) Lire la suite »
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Cinq mensonges et un entêtement

Encore une louchée de Vivas bashing épicée aux mensonges ?

Maxime VIVAS

Le sociologue Pierre Bourdieu racontait cette anecdote que lui a confiée Rémi Lenoir, un de ses anciens élèves devenu professeur à l’ENA : Ségolène Royal, au sortir de l’ENA avait choisi la gauche « comme plan de carrière ».

Cela n’avait pas surpris Bourdieu qui disait : « Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu'elle n'est pas de gauche » et « Elle a ce que j'appelle un habitus, une manière d'être, de parler qui vous dit qu'elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche. » Nombreux sont les sémillants énarques qui font comme elle : leur diplôme en poche, ils décident, pratiquement à pile ou face, s’ils rejoignent un parti de droite ou de gauche. Pour les ambitieux, on sait de quel côté ils vont tomber. « La pente est à droite » constatait Alain. S’agissant de la Chine et du Xinjiang, je suis interpelé par cette engeance qui, si elle a fait Sciences po, l’ENA ou Langues orientales, se présente comme spécialiste des Ouïghours. Il faut se garder de cette croyance en l’omniscience attestée par un parchemin. Les Résistants du Vercors, du Limousin ou d’ailleurs, ouvriers, paysans, étaient mieux informés sur l’Allemagne que l’élite civile berlinoise (enfumée par Goebbels) et (…) Lire la suite »
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Et un de plus, un ! Mais toujours pas de Français.

Un juriste international, trois fois « nominé » pour le prix Nobel de la paix, démonte méthodiquement la fable du génocide ouïghour

Maxime VIVAS

L’ex-chef d’état-major de Colin Powell révèle dans une vidéo que la CIA, en 2018, avait ourdi une déstabilisation de la Chine en agitant les Ouïghours, des avocats du Département d’Etat états-unien préconisent d’abandonner la fable improuvable du « génocide », deux prestigieux intellectuels dont l’un a conseillé la Maison blanche et l’autre le secrétaire de l’ONU, font de même.
Il faut ajouter depuis peu Mehmet Sukru Guzel, un expert turc dans les domaines du droit et des droits de l’homme. Il est titulaire d’un doctorat et professeur honoraire de l’Académie internationale des sciences d’Azerbaïdjan. Il a été nominé trois fois pour le prix Nobel de la paix.

Ayant posé en titre la question : « Les prétendues allégations de génocide des États-Unis contre la Chine sont-elles justifiées par le droit international ? » il va consacrer 16 000 signes à apporter une méticuleuse et irréfutable réponse négative. L’article intégral est ici (en anglais). Il épingle à neuf reprises Adrian Zenz, seule source de l’accusation pour le gouvernement américain et inspirateur « de l'Associated Press, de CNN et de la BBC ». On pourrait ajouter : l’AFP, les médias français et les politiciens français sinophobes par électoralisme (Raphaël Glucksmann, Clémentine Autain…). Sur Adrian Zenz « spécialiste » du Xinjiang après y être allé une fois comme touriste en 2007, voir mon livre « Ouïghours, pour en finir avec les fake news. » Mehmet Sukru cite à sept reprises, comme source peu crédible, l’ex-secrétaire d’Etat Mike Pompeo. Pompeo ? Le 15 avril 2019, auprès d'étudiants de l'université A&M du Texas, il a évoqué son expérience de directeur de la CIA de (…) Lire la suite »

« La Chine sans œillères » : recension

André LACROIX

Maxime Vivas et Jean-Pierre Page ont réussi ce tour de force de réunir dix-sept intellectuel(le)s majoritairement chinois et français, mais aussi du Luxembourg, d’Australie, du Sri-Lanka, du Canada et de Cuba, pour nous offrir, à l’occasion du centenaire du Parti communiste chinois, une vision de la Chine réelle, loin des préjugés antichinois (1) sans pour autant verser dans une admiration béate (2). Le titre est clair : "La Chine sans œillères". Le sous-titre également : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir…" Il suffit de lire le sommaire pour comprendre que nous sommes en présence d’une petite encyclopédie à entrées multiples.

Les articles sont de longueur variable : de 4 à 20 pages. Mais ce qui ne varie pas, c’est leur valeur et leur intérêt. La Préface sous la plume de Mobo Gao, professeur de civilisation chinoise en Australie donne le ton de l’ouvrage : ce n’est pas un panégyrique de la Chine dont à plusieurs reprises l’auteur reconnaît que tout n’y est pas parfait ; on est en droit de critiquer la Chine, à condition toutefois que l’on fasse preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle et qu’on n’oublie pas la parabole de la paille et de la poutre. Il y a d’abord les sujets d’actualité assez généralement présentés en Occident comme autant d’actes d’accusation à l’encontre de la Chine. Pour parler en connaissance de cause du coronavirus, les directeurs de l’ouvrage ont eu la bonne idée de demander l’avis de Badia Benjelloun, une allergologue réputée. Elle démontre clairement que les accusations de retard à informer l’OMS, de virus échappé d’un laboratoire, voire de virus fabriqué, ne tiennent (…) Lire la suite »
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La montée terrifiante du black-out total des médias de masse sur les informations dérangeantes

Caitlin JOHNSTONE
Deux organismes de surveillance des médias, Media Lens et Fairness & Accuracy In Reporting (FAIR), ont publié des articles sur le black-out total des grands médias sur la révélation [en français] par le journal islandais Stundin qu'un acte d'accusation américain dans l'affaire contre Julian Assange était basé sur le faux témoignage de Sigurdur Thordarson, sociopathe diagnostiqué et pédophile condamné. Alan MacLeod, de FAIR, écrit qu''à la date du vendredi 2 juillet, il n'y a eu littéralement aucune couverture de cette affaire dans les médias institutionnels ; pas un mot dans le New York Times, le Washington Post, CNN, NBC News, Fox News ou NPR'. 'Une recherche en ligne pour 'Assange' ou 'Thordarson' ne donnera lieu à aucun article pertinent de sources établies, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs dans l'Anglosphère, même dans des plateformes axées sur la technologie comme The Verge, Wired ou Gizmodo', ajoute MacLeod. Key Assange Witness Recants—With Zero Corporate (…) Lire la suite »
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Roman Protasevich, la victime de l’incident Ryanair en Biélorussie, crache le morceau.

Moon of Alabama

Un documentaire télévisé sur l’alerte à la bombe contre un avion Ryanair (vidéo) confirme notre analyse. C’est une histoire bidon construite par des militants qui veulent changer le régime en Biélorussie. Ils prétendent que, le 23 mai, un avion de la Ryanair a été forcé par le gouvernement biélorusse à atterrir à Minsk, après quoi un militant se trouvant à bord, Roman Protasevich, a été arrêté. Mais en réalité, une véritable alerte à la bombe, transmise par courrier électronique, a bien été reçue à l’aéroport de Minsk ainsi que par les autorités aériennes lituaniennes. L’avion a été informé de la menace par le contrôle aérien biélorusse et le pilote, après avoir communiqué avec la direction de Ryanair, a décidé d’atterrir à Minsk.

Le 4 juin 2021 La Biélorussie a traité l’affaire dans les règles de l’art et l’avion a été libéré après avoir été fouillé, sans trouver la bombe présumée. Il y avait des mandats d’arrêt en cours contre deux passagers se trouvant à bord, Roman Protasevich et sa petite amie russe Sofia Sapega. Tous deux ont été arrêtés au moment du passage des contrôles douaniers. Roman Protasevich a été trahi. Ce sont d’autres militants pour le changement de régime, avec lesquels il n’était pas d’accord, qui avaient envoyé le courriel d’alerte à la bombe pour le piéger. C’est ce qui ressort de son témoignage dans la dernière partie du documentaire télévisé dont le lien figure ci-dessus, où il apparaît comme un fumeur invétéré, vif et engagé. Un deuxième reportage de la télévision biélorusse (vidéo), un extrait de quatre-vingt-dix minutes d’une interview de quatre heures de Protasevich, a été diffusé hier : L'ancien rédacteur en chef de NEXTA, Roman Protasevich, a accordé une interview à la (…) Lire la suite »

Soutien à la police : seconde sommation

Soutien à la police : seconde sommation

Sur toutes les chaînes en continu, les membres du gouvernement font la retape et pour la police et pour l’action mirifique du gouvernement en la matière.

Il est fréquent de voir diffuser en direct sur les chaînes de garde en continu les discours de campagne des candidats à la présidentielle et bientôt aux régionales. Encore que les temps de parole et les fenêtres médiatiques soient d’inégale répartition. Toutes les chaînes s’offrent à diffuser le moindre discours ou prise de parole publique du RN, y compris les chaînes payées par mes impôts et, a contrario, une seule LCI pour diffuser le premier discours de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Il n’est pas rare également, lors des émissions politiques du dimanche midi d’assister à la monopolisation des 3 chaînes en continu par les membres du gouvernement, les élus de sa majorité ou les sympathisants récompensés (Thierry Breton, François Bayrou). Ces derniers interrogés par des journalistes bien moins hargneux et bien plus déférents que lorsqu’il est question d’interroger l’un de ces affreux « islamo-gauchistes » à qui on aura beau jeu par la suite de reprocher leurs mouvements d’humeur. (…) Lire la suite »
Comment Que Choisir a vu un crime contre l’humanité au Xinjiang

Que (ne pas) Choisir ?

Maxime VIVAS

Mon opinion sur UFC-Que Choisir n’avait jamais été bien tranchée.
D’une part, je pensais qu’il est utile qu’une organisation alerte les consommateurs grâce à une expertise acquise et à des moyens que nous n’avons pas. Mais, d’autre part je crois, comme vous, qu’une réglementation bien faite, la traque, par la loi, des publicités mensongères feraient gratuitement l’affaire et que c’est dans ce sens qu’il faut agir, avec la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) une administration dont c’est la mission et à qui il faudrait cesser d’enlever des moyens.

Enfin, et là est mon malaise diffus, UFC-Que Choisir m’apparaît en filigrane comme une organisation de petits malins s’adressant aux petits malins abonnés. Il y a un discours implicite qui pousse à l’individualisme, à l’égoïsme : « Je ne me fais pas avoir, moi, je suis malin, moi, je profite, moi ». Que Choisir, c’est un peu l’indic qui vous signale (à vous, pas au peuple au JT de 20 heures, pas par un mégaphone à la populace non triée dans la rue) à quelle heure et en quel endroit va se lever le rideau métallique derrière lequel sont les soldes. C’est Paulo-les-bons-tuyaux qui connaît le cheval gagnant et qui t’affranchit moyennant une petite commission. Que Choisir, c’est : « Ne passez pas votre temps en réunions politiques ou syndicales, en manifestations, trouvez avec nous la solution magique, n’achetez rien sans avoir étudié le produit. Si les autres se font avoir, pas vous ». Bref, vous, vous êtes abonnés à Que Choisir et vous comparez les moulinettes DuShmoll, (…) Lire la suite »
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Les affrontements entre Palestiniens et Israéliens vus par les médias français

Philippe ARNAUD

Ces remarques se rapportent à la couverture médiatique des affrontements entre Palestiniens et Israéliens (l’ordre d’énumération des belligérants n’est pas fortuit...), tels qu’ils se déroulent, depuis une semaine, à Jérusalem-Est, en Cisjordanie, en Israël même, et, bien entendu, à Gaza.

Remarque 1. Ces affrontements se déroulent, en France, dans un contexte idéologique particulier : pour la première fois depuis la guerre froide, les positions politiques à l'égard de ce conflit sont bien polarisées entre droite et gauche. Autant la gauche a pris nettement parti pour les Palestiniens (sauf Manuel Valls et Anne Hidalgo... mais sont-ils de gauche ?), autant la droite s'est rangée comme un seul homme derrière Israël. J'entends par droite non seulement L.R. (la droite canal historique), mais aussi LREM (la nouvelle droite), et, de façon plus surprenante, le R.N. Je dis surprenant car, depuis des années, en matière de politique étrangère, l'extrême-droite s'est distinguée du reste de la droite par son attitude à l'égard de l'Europe, de la Russie, de l'OTAN, voire d'Israël (en raison d'un vieux fond maurrassien...), etc. Cette fois-ci, le R.N. s'est clairement prononcé pour Israël. Remarque 2. Parmi les raisons possibles de cet alignement, il y a sans doute la (…) Lire la suite »