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Thème : Médias

Un large mouvement contre la guerre peut sauver la vie de Julian Assange

Luk VERVAET

Le 10 avril dernier, à l’occasion du 25ème anniversaire du Good Friday Agreement en Irlande du Nord, le président des EU Joe Biden est arrivé à Belfast pour fêter cet accord du Vendredi saint. Un accord de paix signé le 10 avril 1998 entre la Grande-Bretagne, les Royalistes d’Irlande du Nord et Sinn Fein, le parti républicain irlandais. Trente ans de guerre prenaient fin. Fin d’une guerre contre l’occupation britannique de l’Irlande du Nord, qui a coûté la vie à 3 500 personnes.

De l’Irlande à l’Afrique du Sud : la libération des prisonniers politiques est une affaire politique et non pas juridique La libération des prisonniers politiques irlandais dans les prisons britanniques était une question centrale dans les négociations. L’accord de paix du Vendredi saint stipulait la libération de tous ces prisonniers, appelés « les paramilitaires » ou « les terroristes » par les Britanniques. L’inimaginable devenait réalité : au total 483 prisonniers furent libérés, dont 143 condamnés à une peine de prison à vie. Un an auparavant déjà, en signe de « bonne volonté » de la part des Britanniques, 13 prisonniers de l’IRA, qui se trouvaient dans la section de sécurité maximale (SHU), en isolement total, à la prison de Belmarsh furent transférés vers d’autres prisons, où ils pouvaient bénéficier d’un régime carcéral plus ouvert. En juillet 2000, les derniers 87 prisonniers sortaient de la prison de Maze en Irlande du Nord. La prison de Maze a été fermée la même (…) Lire la suite »
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Le rôle des médias dans les conflits armés - Quels médias pour la paix ?

Andrea DUFFOUR

Colloque du 15 et 16 octobre 2022 à Soleure, Suisse, organisé par le GIPRI, Alba Suiza et l’Association Suisse-Cuba avec le soutien de la Schweizerische Friedensbewegung. Avec (dans l’ordre des interventions) : 1 Alan MacLeod (MintPressNews, UK) 2 Christian Müller (globalbridge, CH) 3 Maurice Lemoine (Mémoire des luttes, France) 4 André Scheer (ex-junge Welt, BRD) 5 Jacques Baud (ex- officier des renseignements suisses) 6 Gabriel Galice (président GIPRI) 7 Gilles-Emmanuel Jacquet (analyste au GIPRI) 8 Karin Leukefeld (correspondante au Moyen-Orient) 9 Lisa Daniell (Women's Press Collective, USA) 10 Thierry Deronne (Terra TV, Venezuela) Modération : Natalie Benelli, (Alba Suisse et ASC)

Quel est le rôle des médias dans les conflits armés et à quoi ressembleraient des médias qui travailleraient pour les gens et pour la paix ? Une brochette de dix géopoliticiens ont documenté et esquissé, à la centaine de personnes présentes, le décor médiatique et géopolitique actuel. Au centre du débat : La désinformation ciblée par la presse, la télévision, la radio, les médias numériques et les réseaux sociaux au service du capital financier et du complexe militaro-industriel. Ils démontrent ce qui attend les gouvernements ou les peuples qui ne suivraient pas la politique étrangère des gouvernements du Nord et les prétentions hégémoniques de l’OTAN. On dénonce les blocus et les sanctions en cours contre une quarantaine de pays, les censures, les criminalisations, les diffamations non seulement à l’encontre de ces pays, mais aussi à l’encontre de groupes ou de journalistes qui ne servent pas les intérêts ou ne reproduisent pas le récit atlantique. On thématise cette guerre (…) Lire la suite »

Face aux mensonges politico-médiatiques, ne vous trompez pas de combat !

Daniel VANHOVE

Les citoyens deviennent nombreux à percevoir que le monde va mal, mais souvent sans parvenir à en saisir les raisons de manière claire. Face à ce qu’ils voient et entendent autour d’eux, beaucoup sont perdus, voire parfois désemparés. Leur réalité ne correspond pas à ce qu’on leur raconte. Ils le ressentent à juste titre, mais n’arrivent pas à en saisir les mécanismes. Ballottés alors entre les déclarations du personnel politico-médiatique qui les manipulent et leur font ‘perdre la tête’.

L’une des raisons de ce trouble, et que l’on peut vérifier presque quotidiennement, se trouve être l’inculture politique du plus grand nombre. Dont l’une des causes est à chercher du côté de l’enseignement qui depuis des décennies faillit à son devoir : le développement du sens critique. Constat assez simple à établir, mais qui ne suffit pas, évidemment. Les moyens mis à disposition pour l’enseignement ont été réduits, mais on nous explique qu’avec moins on va faire mieux. Refrain repris en boucle, tant au niveau de l’éducation que de la santé, de la culture, des loisirs, des transports, de la justice, de l’énergie, et j’en passe... Avec pour seul objectif, la privatisation de tout ce qui peut l’être via une concurrence acharnée qui laisse sur le carreau les plus démunis. Tout bien commun est sacrifié au profit d’intérêts particuliers aux mains de quelques prédateurs sans foi ni autre loi que celle d’engranger toujours plus, peu importe les moyens utilisés pour y parvenir, (…) Lire la suite »

L’effondrement historique du journalisme (Consortium News)

Patrick LAWRENCE
Je ne me suis jamais remis d'un article que le New York Times a publiée dans son magazine du dimanche en mai 2016. Peut-être vous en souviendrez-vous. Il s'agissait d'un long portrait de Ben Rhodes, le conseiller principal de l'administration Obama pour les "communications stratégiques". Il était écrit par un journaliste nommé David Samuels. Ces deux-là formaient une paire étonnante - appropriée, dirais-je. Rhodes était un écrivain de fiction en herbe vivant à Brooklyn lorsque, par le plus grand des hasards, il s'est retrouvé dans le cercle restreint de la Maison Blanche d'Obama. Samuels, un pigiste qui couvrait habituellement les célébrités de la culture populaire, avait depuis longtemps succombé à ce style malheureusement intelligent dont souffrent généralement ceux qui écrivent sur les rock stars et autres personnes plus ou moins frivoles. Le travail de Rhodes consistait à présenter "une restructuration plus large du récit américain", comme le disait Samuels. "Rhodes est un (…) Lire la suite »
Quand Médiapart censure un collaborateur du Grand Soir

Mediapart et ses gros ciseaux

Ahmed BENSAADA

Le saviez-vous ? Médiapart a de gros ciseaux. Aussi gros que la bêtise, l’information biaisée et le manque d’éthique professionnelle, tous réunis dans le même lieu. Oui, Mediapart, le canard du moustachu trotskyste, celui-là même dont les pratiques journalistiques très louches ont été étalées dans « La Face cachée du Monde » et qui ont mené à sa démission de la direction du Monde.

Le saviez-vous ? Médiapart a de gros ciseaux. Aussi gros que la bêtise, l’information biaisée et le manque d’éthique professionnelle, tous réunis dans le même lieu. Oui, Mediapart, le canard du moustachu trotskyste, celui-là même dont les pratiques journalistiques très louches ont été étalées dans « La Face cachée du Monde » et qui ont mené à sa démission de la direction du Monde. Celui-là même dont on disait : « En matière d’investigation, il ne faisait rien d’autre que de recopier les fiches des renseignements généraux et reprendre les matériaux que ses amis syndicalistes policiers lui amenaient régulièrement ». C’est dans son journal, Mediapart, transformé par je ne sais quelle escroquerie intellectuelle en « temple de la déontologie », qu’une géante paire de ciseaux a été érigée en totem de la censure. Et cet outil a été récemment utilisé à l’occasion d’un piteux article signé par Rachida El Azzouzi, une journaleuse qui a fait du Hirak algérien un fonds de commerce (…) Lire la suite »
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Des journalistes pour former les citoyens ?...Elle est bien bonne celle-là !

Guy CHAPOUILLIE

Dans le journal Le Monde du 15 juin, Nathalie Sonnac qui préside le Comité Théodule d’éthique pour les données d’éducation nous apprend qu’elle vient d’inventer le fil à couper le beurre. « L’Etat, dit-elle, doit s’appuyer sur l’audiovisuel public pour former les élèves à devenir des citoyens ». Comme c’est étrange, pourquoi seulement les élèves ?

Elle a été membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel [CSA, aujourd'hui ARCOM : Autorité de régulation de la communication audiovisuelle] de 2015 à 2021 et qu'y fit-elle ? Certes, elle a raison de dire que l'école ne peut pas tout, surtout lorsqu'on ne lui donne pas les moyens d'assurer ces fonctions premières d'apprentissage et de maîtrise de la lecture, du calcul et de la réflexion, de penser quoi. Mais elle à tort d'agiter des chiffres pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes et poursuivre ainsi le numéro d’illusionnisme qui consiste à nous dire que « pendant la crise des gilets jaunes », 72% des Français faisaient confiance à France 3, 71% à France info et 68% à France 2 contre seulement 52% à BFM. Un calcul douteux en l'absence des questions posées, cet oubli récurrent qui accompagne la plupart des sondages. Tout d'abord, le citoyen que je suis, plus ou bien formé, n'a pas la même approche du Mouvement des Gilets Jaunes que Nathalie Sonnac puisqu'il refuse de (…) Lire la suite »
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Pour Maryse Burgot, Vladimir poutine est un paria

Philippe ARNAUD
Au journal télévisé de 13 h de France 2, était retransmise la parade militaire de Moscou pour la commémoration de la victoire du 9 mai 1945 sur l'Allemagne nazie. Et Maryse Burgot, la journaliste qui commentait le défilé, disait : "Vladimir Poutine, paria de la communauté internationale". Et elle ajoutait, un peu plus loin : "Le défilé devait être une démonstration de force, mais, faute de victoire décisive en Ukraine, il a pris des allures de parade militaire presque comme une autre." Remarque 1. Le terme "paria", étymologiquement, est emprunté à la langue tamoule et, dans la société indienne, désigne un sujet de la plus basse classe, qui accompagne les morts en jouant du tambour et qui, par ailleurs, ramasse les ordures. Ce paria est non seulement pauvre mais méprisé, rejeté, mis à l'écart. Même si le sens initial – qui ne s'applique pas à la société française – a été perdu de vue en français, l'expression, s'agissant de Vladimir Poutine, prend un sens social. Il exprime à peu (…) Lire la suite »

Que sommes-nous prêts à sacrifier pour aider les États-Unis à gagner une guerre de propagande contre Poutine ?

Caitlin JOHNSTONE

Il y a une question très importante que nous devons tous nous poser à ce stade de l’histoire, et cette question est la suivante : que sommes-nous prêts, en tant que société, à sacrifier pour que le gouvernement américain puisse gagner une guerre de propagande contre Vladimir Poutine ?

Laissez-moi vous expliquer. Un aspect très peu discuté de la dernière escalade de censure par la Silicon Valley, qui a commencé au début de la guerre en Ukraine, est le fait qu’il s’agit d’un niveau de censure sans précédent. Bien qu’elle puisse ressembler à toutes les autres vagues de purges sur les médias sociaux et aux nouvelles catégories de contenus interdits que nous connaissons depuis que la doctrine dominante, après l’élection aux EU de 2016, est que les plateformes technologiques doivent réglementer strictement les discours en ligne, les justifications qui en découlent ont pris une déviation drastique par rapport aux modèles établis. Ce qui distingue cette nouvelle escalade de censure de ses prédécesseurs, c’est que cette fois personne ne prétend qu’elle est faite dans l’intérêt du peuple. Avec la censure des racistes, l’argument était qu’ils incitaient aux crimes haineux et au harcèlement racial. Avec la censure d’Alex Jones et de QAnon, l’argument était qu’ils (…) Lire la suite »

La façon dont les médias dominants français traitent la guerre entre l’Ukraine et la Russie

Philippe ARNAUD
Ces remarques s'attardent sur quelques aspects du traitement de la guerre d'Ukraine par les médias dominants (c'est-à-dire, pour ce qui me concerne, par les chaînes de télévision de France 2 et France 3 et par Radio France (France Inter et France Info). 1. Les journalistes évoquent cette guerre comme si la France était officiellement belligérante aux côtés de l'Ukraine, contre la Russie. Cela est d'autant plus étonnant que la France n'est nullement en guerre avec la Russie ! Elle n'a pas rompu ses relations diplomatiques avec ce pays : il y a toujours un ambassadeur de Russie à Paris et un ambassadeur de France à Moscou (comme, d'ailleurs, en ont tous les pays de l'OTAN). Et il y a toujours, à Paris, un consulat de Russie et des journalistes russes en France. Mais le ton général des commentaires journalistiques est celui d'une nette hostilité envers la Russie. 2. Ce ton est surprenant envers un pays avec qui la France n'a plus été en guerre depuis 1856 (et encore étions-nous (…) Lire la suite »

Qui a tué la démocratie ?

Viktor DEDAJ
[PRESSE] "Débat de la présidentielle : le duel Macron-Le Pen a attiré 15,6 millions de téléspectateurs, moins qu'en 2017, selon Médiamétrie" (FranceTvInfo) Coup dur pour la série télévisée "Le Pen au deuxième tour", diffusée pour le première fois en 2002. Souvent critiquée pour son "absence de créativité" et l'impression d'un scénario qui tourne en rond, la série a pourtant été régulièrement reconduite par les médias qui semblent croire en son avenir. "Il faut lui donner une chance" a déclaré le responsable du département Culture, Création et Art de TF1, Jean Fildéperles, lors d'une interview accordée dans son placard à balais. "Comme pour toute bonne série, il faut le temps d'installer les personnages, de leur donner de la consistance". Véritable institution du paysage audiovisuel, la série a connu pourtant plusieurs mésaventures avec le remplacement successif des principaux rôles par de nouveaux acteurs censés assurer la continuité du récit. Jean Fildéperles reconnaît que (…) Lire la suite »
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