Après 25 ans de réforme politique et judiciaire, portée par une experte et imposante ingénierie institutionnelle de renforcement, célébrée notamment par l'ONU et l’Union Européenne, Haïti entonne, en chœur, le Gangster Noster sur les ruines de l’État de droit. Où est l'erreur ?
Haïti la belle, la rebelle. Première Nation à se libérer du joug colonialiste pour fonder une république solidaire qui soutiendra les velléités d’indépendance de ses frères latino-américains.
Si les noms de Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines ou encore Jean-Bertrand Aristide peuvent encore résonner comme familier en dehors du pays, Haïti est devenu depuis quelques années, trop souvent synonyme de tragédie humanitaire et de catastrophe naturelle pour le plus grand nombre.
Voici un nouveau témoignage à charge dans notre réquisitoire contre les faux semblants de la liberté d'expression qui sait si bien se dissimuler derrière les masques et les impostures pour enfumer les consciences. Nous donnons à nouveau écho de l'agonie du peuple haïtien, non pas pour attirer la pitié du monde, mais pour mettre le monde face à ses impostures.Toute agonie résulte toujours d'une sentence prononcée en haut lieu. L'effondrement d'un collectif est aussi une sentence programmée dans le cycle des renforcements institutionnels. C'est pourquoi nous cherchons à reconstituer son profil pour mettre à nu ses processus et sa boucle de résurgence. Une vraie démarche algorithmique pour faire vivre l'engagement citoyen.
Voici, le premier acte d'une fouille en trois étapes pour expliciter les causes de l'errance et des défaillances du système judiciaire haïtien. Ici nous analysons le management de ce processus de défaillance pour montrer aux braves gens des shitholes qui croient dans les vertus de l'assistance technique au renforcement institutionnel que les défaillances sont toujours l'ultime raison des stratégies d’assistance qui sont, elles, réglées sur un agenda géostratégique qui vise à entretenir une dépendance vis-à-vis des états donateurs.
Lorsqu’on qualifie Haïti de pays « exceptionnel », c’est rarement dans le sens positif du terme. Une Haïti exceptionnelle fait souvent référence à un endroit étrange et énigmatique où les théories et pratiques applicables à d’autres sociétés échouent de manière inexplicable.
Sans base factuelle argumentée, sans perspective réaliste intégrant la médecine traditionnelle comme piste stratégique de thérapie préventive, les recommandations du comité scientifique haïtien chargé de la riposte stratégique face au COVID19 ressemblent davantage aux échos d'une catastrophe virale espérée. Voici l'acte 1 d'une tribune pour relever les défaillances de cette communication.
Voici une tribune pour décrypter les non-dits d'un entretien entre un éditorialiste et un brillant infectiologue autour du COVID19 en Haïti. En cette saison de contagion, une telle affiche fait saliver. Hélas, puisque que cela se passe dans un shithole, lors le signifiant potentiel du chercheur devient insignifiant éclatant dans l'impensé médiatique. Comme pour rappeler que, malgré l'horrible laideur qui les déforme, les shitholes ont des paradoxes qui livrent des enseignements utiles pour leur déconstruction.
Quand elle est confinée dans son shithole (trou de merde), auréolée de ses palmes académiques, l'indigence n'est jamais vulgaire. Même dans ses défaillances, même dans son dénuement, elle se la joue coquette et opulente. Dans ses réussites précaires, elle a toujours l'illusion de ses impostures. Un billet pour donner des nouvelles des confinés du shithole d'Haïti.