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Thème : Désinformation & Propagande

On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Viktor DEDAJ
Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante : sous une dictature de droite, les opposants "disparaissent". Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature. Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test : citez-moi une seule dictature de droite. J'entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L'Arabie Saoudite ? Raté. l'Arabie Saoudite n'est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n'est pas « de droite » mais « théocratique ». (*) Autre exemple ? Vous séchez, et c'est normal. Au Venezuela (comme ailleurs), la question de « qui est qui ? » est ignoré, sauf pour un des « qui ». Comme si le contexte n'avait aucune importance, comme si la nature de l'adversaire d'un processus ne déterminait pas le cours du processus. Annoncer 100 morts lors de (…) Lire la suite »
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Des « porteurs de boucliers » à Oscar Pérez : comment les médias blanchissent l’image du terrorisme au Venezuela

Alba Ciudad

L’agence Reuters a organisé une séance photo à 23 “escuderos” (du mot escudo = bouclier) ou membres de la dénommée Résistance, des jeunes qui ont commis de graves délits sous couvert de leur « lutte » contre le gouvernement de Nicolas Maduro. “(Le palais présidentiel de) Miraflores en flammes”, dit ce bouclier. Photo : Carlos García Rawlins, Reuters.

Qu’arriverait-il si les fondamentalistes religieux qui posent des bombes, écrasent des personnes et exécutent des actes terroristes dans des pays européens, était soudain présentés par les agences de presse internationales comme des héros, des personnes sensibles qui se préoccupent d’autrui ? C’est à peu près ce qui se passe en ce moment au Venezuela : d’importantes agences internationales comme Reuters, et des médias du monde entier (du Washington Post, à CNN, El País d’Espagne ou El Comercio du Pérou) présentent comme des héros et de grands combattants ces jeunes opposants qui ont détruit des édifices publics et assassiné des personnes innocentes. C’est la même chose dans le cas d’Oscar Pérez, le pilote protagoniste mardi dernier d’une attaque terroriste contre deux édifices gouvernementaux, que l’on présente dès lors comme un “Rambo”, un “Superman” et une personne sensible, qui aide les enfants atteints de cancer. Comment expliquer cette attitude des médias ? L’agence Reuters (…) Lire la suite »

La lettre ridicule d’un collectif pro-terroriste au président Macron

Bruno GUIGUE
Une poignée d’experts auto-proclamés vient d’adresser une lettre à M. Macron dont le titre-oxymore prêterait à rire s’il ne s’agissait d’une affaire sérieuse. “M. le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme”, déclament ces soi-disant intellectuels dans les colonnes de “Libération”, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. On croit rêver ! Au moment où l’armée syrienne, soumise aux bombardements américano-sionistes, mène un combat acharné contre Daech, ces charlatans osent dire que l’Etat syrien fait le jeu du terrorisme. Sans scrupule, ils crachent sur la Syrie souveraine, pays courageux qui paie un lourd tribut à la lutte contre les djihadistes made in CIA. Combien, parmi ces embusqués, serait capable d’aller se battre contre les terroristes qui viennent encore d’ensanglanter les rues de Damas ? Aucun, bien sûr. Car ce terrorisme, le même que celui qui tue des innocents à Paris, à Bagdad ou à Bamako, ils sont les premiers à le cautionner. Ils (…) Lire la suite »
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« Liberté d’expression » contre « Droit à être informé »

Le chef d’un réseau de « pressetitution » expulsé du Venezuela

Maurice LEMOINE

« L’envoyé spécial du Monde, Paulo Paranagua, a été refoulé par les autorités vénézuéliennes dès son arrivée à l’aéroport de Caracas, mercredi soir 28 juin, s’indigne en page 5 de son édition du 30 juin 2017, le directeur du quotidien Jérôme Fenoglio.

Le but de son déplacement était de rendre compte de la poursuite des manifestations de l’opposition et de l’intensification de la répression par le pouvoir, qui a déjà causé près de 80 morts depuis début avril. (…) Le Monde proteste contre cette entrave caractérisée à la liberté d’informer. » Informer ? Vous avez dit informer ? Commencez, Monsieur, par vous mettre d’accord avec votre employé qui, dans la même livraison, quelques pages plus loin, ment un peu plus que vous en rajoutant dix unités au massacre imputé au président Nicolás Maduro : « La garde nationale (gendarmerie), la police et les groupes paramilitaires, dits “collectifs”, ont fait 90 morts et 1 400 blessés. » Et si l’on plongeait un instant dans la réalité ? Paranagua a déjà été pris la main dans le pot d’excréments le 21 avril – « Deux manifestants ont été tués par balles, mercredi, lors de la “mère de toutes les manifestations” » – alors qu’il trompait les lecteurs en inventant de toutes pièces : « Un étudiant (…) Lire la suite »

Ex-Inspecteur sur le désarmement : « Les accusations de Trump se fondent sur un mensonge » (The American Conservative)

Scott RITTER
Dans la nuit du 26 juin, le secrétaire de presse de la Maison Blanche a publié une déclaration, par Twitter, que « les États-Unis ont identifié des préparatifs potentiels pour une nouvelle attaque d'armes chimiques par le régime d'Assad qui entraînerait probablement le meurtre en masse de civils, y compris des enfants innocents ». Le tweet a déclaré : « les activités sont similaires aux préparatifs du régime avant l'attaque par armes chimiques du 4 avril », avant d'avertir que si « M. Assad mène une autre attaque de meurtre en masse en utilisant des armes chimiques, lui et son armée paieront un prix lourd ». Un porte-parole du Pentagone a appuyé le tweet de la Maison Blanche, en affirmant que les services secrets américains avaient observé une « activité » sur une base aérienne syrienne qui indiquait qu'une « préparation active à l'utilisation des armes chimiques » était en cours. La base aérienne en question, Shayrat, avait été impliquée par les États-Unis comme origine des (…) Lire la suite »
Ukraine, Taguieff, Syrie, Trump : les embardées du Monde…

Le Monde à l’épreuve de la méthode de son « Décodex »

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme

Pour ceux qui auraient échappé à la dernière campagne de communication du Monde, sachez que ce journal, afin de lutter contre les « fausses informations », a lancé en février dernier un outil d’évaluation des contenus en ligne appelé « Décodex ». Cette application permet via Google Chrome ou Firefox d’accéder en permanence à l’annuaire des sources recensées dans le Décodex.

Pour être précis, en conformité avec des règles préétablies, cet outil délivre des « bons ou des mauvais points » par l’intermédiaire de vignettes colorées : Rouges pour “les sites qui diffusent des fausses informations”, oranges pour “celles dont la fiabilité est douteuse” et bleues pour “celles provenant de sites parodiques”. A noter que les vignettes vertes qui indiquaient “les sites fiables” ont été supprimées. En somme, le Décodex s’inscrit dans la logique de diabolisation des sources qui échappent aux réseaux professionnels de l’information, et des opinions souvent iconoclastes qui en découlent. Cette initiative pour le moins manichéenne, a été accueillie par un grand nombre de journalistes de manière très négative. Mais soyons beaux joueurs et partons du postulat que dans chaque entreprise il y a une part de bonne foi. Aussi, avant sans doute d’expédier ce “joujou extra” au musée des objets insolites, soumettons la version internet du Monde à la critique de son fameux (…) Lire la suite »
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L’éléphant et la queue de la souris (Decima Avenida)

Joan BAYLE CANETE
En pleine seconde Intifada, l’ambassadeur d’Espagne en poste à Tel Aviv invita à déjeuner les correspondants de la presse espagnole, à l’Ambassade. Ce diplomate venait d’être nommé et ce genre d’invitation est un rituel bien établi. Le repas était bien avancé lorsque, les journalistes présents, nous nous sommes lancés dans une discussion sur le fait de savoir si le mur qu’Israël était alors en train de construire en Cisjordanie devait être appelé mur ou bien clôture. Sur toute la longueur de son tracé, cette barrière combine des tronçons où elle prend la forme d’un grand mur de huit mètres de hauteur (hauteur supérieure à celle du Mur de Berlin) et sur d’autres tronçons elle est une clôture électrifiée avec deux larges zones de sécurité d’un côté et d’autre. Appeler cette barrière mur, comme les Palestiniens l’appellent, implique qu’on la tient pour illégale et cela revient à critiquer tout à la fois, son implantation dans le côté palestinien de la Ligne Verte, l’expropriation de (…) Lire la suite »
La majorité des victimes sont des travailleurs qui allaient au boulot , des militants chavistes ou des membres des forces de l’ordre

Comment « Le Monde » invente la « répression » au Venezuela

Thierry DERONNE
Mettons-nous dans la peau d’un habitant de la planète qui n’aurait que les médias pour s’informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de « manifestants » et de « répression ». Comment ne pas comprendre que cette personne croie que la population est dans la rue et que le gouvernement la réprime ? Mais il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90% de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ». (1) Le 12 mai l’ex-présidente argentine Cristina Fernández, après Evo (…) Lire la suite »
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L’addition

Thierry DERONNE
« Dépêché à Caracas pour cause de campagne présidentielle en France ? » s’écria le vieux Petkoff, amusé du paradoxe qui ramenait son vieil ami « le doctor Paulo » sous les lambris viscontiens du Four Seasons. Le cinéphile devenu journaliste s’efforça de rire, fermant un œil complice pour l’abrazo. Au fond de lui-même il était d’une humeur massacrante. Certes, le laptop posée sur le couvre-lit moiré l’avait rasséréné. Paris publiait in extenso son article sur les morts au Venezuela et sur la marche de la droite jusqu’à la Conférence épiscopale, la « marche du silence en mémoire des tombés », un titre qui serait aussitôt copié/collé à l’infini sur une myriade de sites et de tweets. Et le président de Voluntad Popular lui avait répété que des médias comme le sien revêtait un rôle muy, muy importante, si si hermano, dans l’offensive finale contre le « régime ». Mais au-delà des abrazos effusifs, Paulo Paranagua [correspondant du Monde pour l'Amérique latine - NdR] le sentait, quelque (…) Lire la suite »

Non, l’Amérique latine n’est pas un épouvantail politique !

Collectif

Face au traitement médiatique douteux des médias français sur les gauches sud-américaines, un ensemble de chercheurs spécialistes de cette région du monde ont souhaité rectifier certaines contre-vérités dans cette tribune.

En tant que chercheurs et spécialistes de l’Amérique latine, l’irruption de cette région dans la campagne présidentielle aurait dû nous réjouir. Or nous observons avec inquiétude le traitement médiatique qui lui est réservé. Après quelques traits d’humour sur l’insularité de la Guyane, nous avons été alertés par le degré de désinformation porté par de récentes polémiques, allant de la simplification aux interprétations totalement fantaisistes. Nous sommes d’autant plus préoccupés de constater que de grands quotidiens nationaux mobilisent des figures politiques complexes de l’histoire récente pour alimenter une confusion déjà présente entre les gauches radicales et l’autoritarisme, à l’instar de ce titre aguicheur du Figaro : Nous ne pouvons que nous interroger : s’agirait-il de provoquer l’effroi d’un auditoire d’électeurs indécis ? En effet, de nombreux médias semblent ne retenir du bilan des gauches latino-américaines que les éléments permettant de les ériger en repoussoir, (…) Lire la suite »