29 août 2017
ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme
D’un côté, il y a le transfert au PSG du footballeur brésilien Neymar, présenté comme un joueur fantastique. De l’autre, le Venezuela en proie à une recrudescence de violences perpétrées au sein des manifestations organisées par l’opposition au Président socialiste Nicolas Maduro qui se retrouve, force est de le constater, totalement diabolisé par la presse française. De prime abord, ces deux sagas aux traitements médiatiques antagonistes peuvent paraître dépourvues de rapport.
Pourtant, quand on y regarde de plus près, on se rend compte que ces deux évènements ont pour toile de fond des intérêts pétroliers et gaziers.
Avant tout ne perdons pas de vue que Neymar est payé et acheté par la pétro-monarchie du Qatar dont la stratégie est d’utiliser le football pour enjoliver son image. D’autre part, il y a les États-Unis, premiers importateurs de pétrole vénézuélien, qui cherchent depuis toujours à contrôler les réserves d’hydrocarbures de ce pays qui possède en effet plus de (…) Lire la suite »
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23 août 2017
Milagro ! Cousine de Bolivar, Fanny du Villars, morte en 1837, est aujourd’hui envoyée spéciale du Monde à Caracas.
Romain MIGUS
Depuis plusieurs années, le journal Le Monde compte sur les habituels pamphlets antichavistes de ses collaborateurs Marie Delcas et Paolo Paranagua. La première est correspondante du journal pour couvrir les évènements au Venezuela. Petit détail, elle est en poste à Bogota, soit à 1400 kilomètres de Caracas.
Cela peut paraître assez étrange. On imagine assez mal un correspondant en Espagne relatant les derniers évènements tragiques de Catalogne depuis Paris. Pourtant la distance entre les deux villes européennes est plus courte que celle qui sépare les deux capitales latinos. Pour remédier à l´éloignement, la dite correspondance relève plus du commentaire élogieux des opinions de l´opposition à la Révolution bolivarienne. Mais ça, le lecteur du Monde n´en saura rien.
La deuxième personne est un éditorialiste. Il s´agit de Paolo Paranagua, alias le Comandante Saúl, responsable de plusieurs attentats dans les années 70 comme le rappelait encore Jean-Luc Mélenchon (1).
Viscéralement opposé aux gouvernements populaires d´Amérique Latine, M. Paranagua confond, depuis maintenant de nombreuses années, propagande politique et journalisme, et massacre régulièrement la notion d´information honnête et équilibrée. Mais ça, le lecteur du Monde ne le sait pas.
A ces deux militants politiques (…) Lire la suite »
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17 août 2017
LVSL
Au Mexique, la prétendue guerre totale contre les cartels de drogue lancée en 2006 par le président Felipe Calderón et poursuivie par son successeur Enrique Peña Nieto aurait déjà fait entre 70 000 et 100 000 morts et disparus et le bilan macabre continue de s’alourdir. Cependant, la situation au Mexique ne fait pas les gros titres de la presse française ; c’est un autre pays latino-américain traversant une profonde crise économique, sociale et politique, qui retient l’attention des médias de masse : le Venezuela.
Quel est le ressort de cet effet médiatique de miroir grossissant sur les convulsions vénézuéliennes et d’invisibilisation des autres pays latino-américains ? C’est qu’au-delà du parti pris atlantiste de la classe dominante française, le Venezuela est également instrumentalisé à des fins de politique intérieure. Autrement dit, avec le Venezuela, le camp néolibéral fait d’une pierre, deux coups : relayer l’agenda géopolitique de Washington qui n’exclut pas une intervention militaire et donner des uppercuts à la gauche de transformation sociale (FI et PCF), quitte à banaliser l’aile la plus radicale de la droite vénézuélienne qui est aujourd’hui en position de force au sein de la MUD, la large et composite coalition d’opposition au chavisme. Il ne s’agit pas de prétendre ici que les forces de l’ordre vénézuéliennes ne seraient responsables de rien, qu’Hugo Chávez Frías et son successeur seraient irréprochables et n’auraient commis aucune erreur, notamment en matière de (…) Lire la suite »
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10 août 2017
Tous les gouvernements progressistes d´Amérique latine ont une opposition dite de gauche
Romain MIGUS
Le cyclone médiatique semble s’être éloigné temporairement des côtes vénézuéliennes. Durant les trois semaines précédant l’élection des députés à l’Assemblée constituante, le Venezuela bolivarien a été à la Une de toutes les entreprises de communication internationales.
Ce n'est évidemment pas un hasard : il s'agissait de créer un climat favorable dans l'opinion publique pour justifier un changement de régime par la force. Celui ci n'ayant pas eu lieu, et le Peuple vénézuélien ayant donné une légitimité par les urnes à l'Assemblée constituante, en dépit du boycott de l'opposition et des menaces qui pesaient sur les électeurs, le Venezuela disparaît progressivement de nos médias, laissant la place à l'arrivée de Neymar au PSG et à celle d'un bébé panda au zoo de Beauval.
Comme les nuages se sont désormais retirés (attention tout de même à la queue du cyclone), nous pouvons désormais constater l'ampleur des dégâts laissé par le typhon médiatique au sein de l'opinion publique, et particulièrement parmi les sympathisants et militants de la transformation sociale. Le temps de rétablir la véracité des faits étant bien plus long que celui d'énoncer des mensonges, il restera toujours un doute et une méfiance dès que l'on recommencera à parler du (…) Lire la suite »
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