Après la Lybie, la France intervient en Côte d'Ivoire. On pourrait tout autant dire qu'avant la Lybie, la France était intervenue en Côte d'Ivoire, tant l'ingérence et l'intervention militaire de la France ont été chroniques dans ce pays depuis son indépendance. En 2004, les troupes françaises avaient ouverts le feu sur la foule à Abidjan, faisant 90 morts et 2000 blessés.
Les deux interventions militaires, en Lybie et Côte d'Ivoire, ont des points communs.
Tout d'abord la recherche de la couverture du Conseil de Sécurité de l'ONU pour légaliser une ingérence flagrante dans les affaires d'un autre Etat. Pour ce qui est de la Côte d'Ivoire, les forces de l'ONU n'ont été, d'évidence, qu'un paravent à l'intervention des forces françaises. Pour la Lybie, on sait comment la résolution 1973 a été manipulée et violée, sans qu'une réelle opposition à cela puisse s'imposer au sein du Conseil de sécurité.
LE CONSEIL DE L'INSECURITE
Du fait de la répétition de ces pratiques, le (…)Lire la suite »
Il y a Michèle Alliot Marie, la ministre des Affaires étrangères française surprise en plein flirt avec le régime de Ben Ali au début de l'Intifadha tunisienne, et qui propose "l'aide technique" du Gouvernement français pour réprimer celle ci.
Et puis, il y a François Fillon, le premier ministre français, dont on apprend qu'il passait aussi des vacances en Egypte aux frais du Gouvernement Moubarak. Il semble que c'était le cas aussi du président François Mitterrand.
Il y a les relations connues de la famille Bush avec la famille royale d'Arabie Saoudite, des Américains avec les Emirs, et bien d'autres relations qui très probablement finiront par se savoir, à la faveur de la révolution arabe actuelle, et du besoin de morale et de transparence démocratiques qu'elle crée bien au delà de nos frontières arabes.
On découvre ainsi une relation intime, au sens où elle est à la fois intense et cachée, qu'entretiennent nombre de représentants des principales puissances occidentales (…)Lire la suite »