Quelle liaison y a-t-il entre des sociétés géographiquement, historiquement et culturellement éloignées, du Kosovo à la Libye et à la Syrie, de l’Irak à l’Afghanistan, de l’Ukraine au Brésil et au Venezuela ? Celle d’être emportées dans la stratégie globale des Etats-Unis, donnée en exemple par la « géographie » du Pentagone.
Comment fait-on pour justifier la guerre s’il n’y a pas d’ennemi qui nous menace ? C’est simple, il suffit de l’inventer ou de le fabriquer. C’est ce que nous enseigne le général Philip Breedlove, le chef du Commandement européen pour les Etats-Unis qui va passer à un autre général étasunien le bâton de Commandant suprême allié en Europe.
L’embauche de Fogh Rasmussen montre, s’il en était besoin, que Goldman Sachs est un des vrais patrons de l’UE et de l’OTAN. Le chaos de ces dernières années en Afrique du nord et au Moyen Orient, l’élargissement de l’UE, l’expansion de l’OTAN, la mise en place du contexte conflictuel avec la Russie, tout cela méritait bien quelque récompense pour Fogh Rasmussen.
C’est la saison des anniversaires à l’Otan. A Amman (Jordanie), les 9 et 10 décembre, ont été célébrés les vingt ans du « Dialogue méditerranéen ». Etaient présents le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg et les 28 représentants du Conseil nord-atlantique, avec les ambassadeurs des 7 pays partenaires : Algérie, Egypte, Jordanie, Israël, Maroc, Mauritanie et Tunisie.