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Auteur : Manlio DINUCCI

Le vrai livre explosif est celui que Trump a signé (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Tout le monde parle du livre explosif sur Trump, avec des révélations sensationnelles sur comment Donald fait sa mèche, comment sa femme et lui dorment dans des chambres séparées, ce qui se dit dans son dos dans les couloirs de la Maison Blanche, ce qu’a fait son fils aîné qui, rencontrant une avocate russe à la Trump Tower de New York, a trahi la patrie et renversé l’issue des élections présidentielles. Presque personne, par contre, ne parle d’un livre au contenu véritablement explosif, sorti peu de temps avant sous la signature du président Donald Trump : “Stratégie de la sécurité nationale des Etats-Unis”. C’est un document périodique rédigé par les pouvoirs forts des diverses administrations, et avant tout par les militaires. En regard du précédent, publié par l’administration Obama en 2015, celui de l’administration Trump contient des éléments de continuité substantielle. Fondamental le concept suivant lequel, pour “mettre l’Amérique au premier rang pour qu’elle soit (…) Lire la suite »
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En souvenir de Ferdinando Imposimato : sa dénonciation du rôle de l’Otan dans les massacres en Italie

Manlio DINUCCI
Hier, 2 janvier 2018, est mort Ferdinando Imposimato, un homme qui a fait de la défense de la Constitution italienne son programme politique et humain de magistrat. Il a servi le peuple sans tactiques, sans hésitations, sans intérêt personnel. Il a combattu la mafia et le terrorisme, payant pour cela un prix très dur : l’assassinat de son frère Franco par la camorra. Le Comité No Guerra No Nato (CNGNN), dont il a été un des promoteurs, lui rend hommage avec une profonde gratitude pour la grande contribution qu’il a apportée à la lutte pour une Italie souveraine et neutre, pour la mise en oeuvre de l’Article 11 de la Constitution. La meilleure façon de se souvenir de lui est de diffuser son intervention au Congrès où le CNGNN présenta son programme en octobre 2015. Nous vous invitons à le faire connaître le plus amplement possible. Dans son intervention au Congrès, le magistrat Ferdinando Imposimato, Président Honoraire de la Cour Suprême de Cassation, récapitule les (…) Lire la suite »
L’art de la guerre

Grands travaux du Pentagone à nos frais (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Grands travaux sur notre territoire, du nord au sud. Ce ne sont pas ceux du Ministère des infrastructures et des transports, dont tout le monde parle, mais ceux du Pentagone dont personne ne parle. Et pourtant ils sont en grande partie payés avec nos sous et comportent, pour nous Italiens, des risques croissants. À l’aéroport militaire de Ghedi (Brescia) démarre le projet de plus de 60 millions d’euros, à la charge de l’Italie, pour la construction d’infrastructures pour 30 chasseurs USA F-35, achetés par l’Italie, et pour 60 bombes nucléaires USA B61-12. À la base d’Aviano (Pordenone), où sont en garnison environ 5000 militaires étasuniens avec des chasseurs F-16 armés de bombes nucléaires (sept d’entre eux sont actuellement en Israël pour l’exercice Blue Flag 2017), ont été effectués d’autres coûteux travaux à la charge de l’Italie et de l’Otan. À Vicence sont dépensés 8 millions d’euros, à la charge de l’Italie, pour la “requalification” des casernes Ederle et Del Din, qui (…) Lire la suite »

Brève histoire de l’OTAN de 1991 à nos jours.

Manlio DINUCCI
L’Otan, fondée le 4 avril 1949, comprend pendant la guerre froide seize pays : Etats-Unis, Canada, Belgique, Danemark, France, République fédérale allemande, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Turquie. A travers cette alliance, les Etats-Unis conservent leur domination sur les alliés européens, en utilisant l’Europe comme première ligne dans la confrontation, y compris nucléaire, avec le Pacte de Varsovie. Ce dernier, fondé le 14 mai 1955 (six ans après l’Otan), comprend Union Soviétique, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Pologne, République démocratique allemande, Roumanie, Hongrie, Albanie (de 1955 à 1968). DE LA GUERRE FROIDE À L’APRÈS-GUERRE FROIDE En 1989 survient l’ « écroulement du Mur de Berlin » : c’est le début de la réunification allemande qui se réalise quand, en 1990, la République Démocratique se dissout en adhérant à la République Fédérale d’Allemagne. En 1991 se dissout le Pacte de Varsovie : les pays de l’Europe (…) Lire la suite »

Grandes manoeuvres nucléaires à la Chambre des députés italienne (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
La veille du jour où le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires a été ouvert à la signature aux Nations Unies, à la Chambre des députés le 19 septembre a été approuvée, à une grande majorité (296 contre 72 et 56 abstentions), une motion du Partito Democratico (Pd) signée par Moscatt et autres. Elle engage le gouvernement à “continuer à poursuivre l’objectif d’un monde sans armes nucléaires à travers la centralité du Traité de non-prolifération (Tnp), en évaluant, en compatibilité avec les obligations prises au siège de l’Alliance atlantique, la possibilité d’adhérer au Traité pour interdire les armes nucléaires, approuvé par l’Assemblée générale de l’Onu”. La motion Pd, “sur laquelle le gouvernement a exprimé un avis favorable”, est un écran de fumée pour cacher le fait que l’Italie est soumise au réarmement nucléaire croissant USA/Otan en hébergeant, en violation complète du Tnp, les bombes nucléaires étasuniennes B-61 qui à partir de 2020 seront remplacées par les (…) Lire la suite »

L’Otan rejette le désarmement nucléaire (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Le lendemain du jour où le président Trump exposait aux Nations Unies un scénario de guerre nucléaire, menaçant de “détruire totalement la Corée du Nord”, s’est ouverte aux Nations Unies, le 20 septembre, la signature du Traité sur la prohibition des armes nucléaires. Voté par une majorité de 122 états, il engage à ne pas produire ni posséder des armes nucléaires, à ne pas les utiliser ni menacer de les utiliser, à ne pas les transférer ni à les recevoir directement ou indirectement, avec l’objectif de leur totale élimination. Le premier jour le Traité a été signé par 50 états, parmi lesquels Venezuela, Cuba, Brésil, Mexique, Indonésie, Thaïlande, Bangladesh, Philippines, Etat de Palestine, Afrique du Sud, Nigéria, Congo, Algérie, Autriche, Irlande et Saint Siège (qui l’a ratifié le jour même). Le Traité entrera en vigueur s’il est ratifié par 50 états. Mais le jour-même, où il a été ouvert aux signatures, l’Otan l’a bruyamment rejeté. Le Conseil nord-atlantique (formé par les (…) Lire la suite »

Le Venezuela se rebelle contre le pétrodollar (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“A partir de cette semaine le prix moyen du pétrole est indiqué en yuan chinois”, a annoncé le 15 septembre le Ministre vénézuélien du pétrole. Pour la première fois le prix de vente du pétrole vénézuélien n’est plus indiqué en dollars. C’est la réponse de Caracas aux sanctions lancées par l’administration Trump le 25 août, plus dures que celles de l’administration Obama en 2014 : elles empêchent le Venezuela d’encaisser les dollars venant de la vente du pétrole aux Etats-Unis, plus d’un million de barils par jour, dollars jusqu’ici utilisés pour importer des biens de consommation comme les produits alimentaires et les médicaments. Les sanctions empêchent aussi le commerce de titres émis par la Pdvsa, la compagnie pétrolière d’Etat vénézuélienne. Washington vise un double objectif : augmenter au Venezuela la pénurie des biens de première nécessité et donc le mécontentement populaire, sur quoi s’appuie l’opposition interne (subventionnée et soutenue par les USA) pour abattre le (…) Lire la suite »

Russie et Chine contre l’empire du dollar (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Un vaste arc de tensions et conflits s’étend de l’Asie orientale à l’Asie centrale, du Moyen-Orient à l’Europe, de l’Afrique à l’Amérique latine. Les “points chauds” le long de cet arc intercontinental -Péninsule coréenne, Mer de Chine Méridionale, Afghanistan, Syrie, Irak, Iran, Ukraine, Libye, Venezuela et autres- ont des histoires et des caractéristiques géopolitiques différentes, mais en même temps sont reliés à un unique facteur : la stratégie avec laquelle “l’empire américain d’Occident”, en déclin, essaie d’empêcher l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux. Ce que redoute Washington se comprend par le Sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est tenu du 3 au 5 septembre à Xiamen en Chine. Exprimant “les préoccupations des Brics sur l’injuste architecture économique et financière mondiale, qui ne prend pas en considération le poids croissant des économies émergentes”, le président russe Poutine a souligné la nécessité de “dépasser la (…) Lire la suite »

Grandes manoeuvres autour du Venezuela (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Les projecteurs politico-médiatiques, focalisés sur ce qui se passe à l’intérieur du Venezuela, laissent dans l’ombre ce qui se passe autour du Venezuela. Dans la géographie du Pentagone, celui-ci entre dans l’aire du U.S. Southern Command (Southcom), un des six “commandements combattants unifiés” entre lesquels les EU divisent le monde. Le Southcom, qui couvre 31 pays et 16 territoires de l’Amérique latine et des Caraïbes, dispose de forces terrestres, navales et aériennes et du corps des marines, à quoi s’ajoutent des forces spéciales et trois forces opérationnelles spécifiques : la Joint Task Force Bravo, basée dans la base aérienne de Soto Cano au Honduras, qui organise des exercices multilatéraux et autres opérations ; la Joint Task Force Guantanamo, basée dans la base navale homonyme à Cuba, qui effectue des “opérations de détention et interrogatoire dans le cadre de la guerre au terrorisme” ; la Joint Interagency Task Force South, basée à Key West en Floride, avec la (…) Lire la suite »

Macron-Libye : la Rothschild Connection (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est en quelque sorte le noeud d’une déstabilisation à multiples visages” : a déclaré le président Macron en célébrant à l’Elysée l’accord qui “trace la feuille de route pour la paix et la réconciliation nationale”. Macron attribue la situation chaotique du pays uniquement aux mouvements terroristes, lesquels “visent à profiter de la déstabilisation politique et de la manne économique et financière qui peut exister en Libye pour prospérer”. Pour cela - conclut-il - la France aide la Libye à bloquer les terroristes. Macron renverse, de cette façon, les faits. L’artisan de la déstabilisation de la Libye a précisément été la France, avec les Etats-Unis, l’Otan et les monarchies du Golfe. En 2010, documente la Banque mondiale, la Libye enregistrait en Afrique les plus hauts indicateurs de développement humain, avec un revenu par habitant moyen-haut, l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et de 46% à l’enseignement supérieur. (…) Lire la suite »