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Auteur : Manlio DINUCCI

Trump ordonne l’« assistance » à l’Italie

Manlio DINUCCI
Le Premier ministre Conte a annoncé aux Italiens, dans une intervention télévisée en direct le 10 avril, que l’Italie n’avait signé aucun engagement pour le Mes, le fonds européen « sauve-États », et que son gouvernement ne discutera que sur « un Mes non conditionné », c’est-à-dire qui n’impose pas de conditions préjudiciables pour les intérêts nationaux et la souveraineté du pays. Position juste. Mais le Premier ministre n’a pas annoncé aux Italiens qu’au même moment, le 10 avril, le président Trump émettait, à la demande du Gouvernement Conte, un « Mémorandum sur la fourniture d’assistance pour le Covid-19 à la République Italienne », qui contient de fait de lourds conditionnements pour notre pays. Trump annonce que « le gouvernement de l’Italie a requis l’assistance des États-Unis ». Donc, en vertu de l’autorité que lui confèrent la Constitution et les lois, « il ordonne ce qui suit » pour aider « un de nos plus vieux et proches alliés ». Les ordres, donnés aux secrétaires des (…) Lire la suite »

L’OTAN en armes pour “combattre le coronavirus”

Manlio DINUCCI

Quand Macron déclarait la guerre au coronavirus, ce n’était pas qu’une image. Pendant que les ministres de l’Otan désignent un passionné d’armes nucléaires pour soutenir la lutte contre le coronavirus, la France et la Grande-Bretagne envoient des navires de guerre rejoindre la flotte des EU au large des côtes vénézuéliennes. Washington accuse Maduro de trafic de drogue. Pour rappel, le Venezuela a les plus grandes réserves pétrolifères au monde. Par ailleurs, la chute du prix du baril a plongé les entreprises pétrolières et les banques étasuniennes dans la crise… (IGA)

Les 30 ministres des Affaires étrangères de l’OTAN (pour l’Italie Luigi Di Maio), réunis le 2 avril en vidéoconférence, ont chargé le général étasunien Tod Wolters, Commandant Suprême Allié en Europe, de “coordonner l’appui militaire nécessaire pour combattre la crise du coronavirus”. C’est ce même général qui, au Sénat des États-Unis le 25 février, a déclaré que “les forces nucléaires soutiennent toute opération militaire EU en Europe” et que lui-même “soutient une politique flexible de la première utilisation “ des armes nucléaires, c’est-à-dire de l’attaque nucléaire par surprise (“Le Dr Folamour veille sur notre santé”, il manifesto, 24 mars). Le général Wolters est commandant suprême de l’OTAN en tant que chef du Commandement Européen des États-Unis. Il fait donc partie de la chaîne de commandement du Pentagone, qui a la priorité absolue. Un récent épisode confirme quelles en sont ses rigides règles : le capitaine du porte-avions Roosevelt, Brett Crozier, a été démis de son (…) Lire la suite »
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Manœuvres stratégiques derrière la crise du Coronavirus

Manlio DINUCCI
Tandis que la crise du Coronavirus paralyse des sociétés entières, de puissantes forces sont à l’oeuvre pour tirer l’avantage maximal de la situation. Le 27 mars l’OTAN sous commandement étasunien s’est élargie de 29 à 30 membres, en englobant la Macédoine du Nord. Le jour suivant -alors que se poursuivait l’exercice étasunien “Défenseur de l’Europe 2020”, avec moins de soldats mais plus de bombardiers nucléaires- a commencé en Écosse l’exercice aéronaval OTAN Joint Warrior avec des forces EU, britanniques, allemandes et autres, qui durera jusqu’au 10 avril y compris avec des opérations terrestres. En attendant, les pays européens de l’OTAN sont avertis par Washington que, malgré les pertes économiques provoquées par le Coronavirus, ils doivent continuer à augmenter leurs budgets militaires pour “conserver la capacité de se défendre”, évidemment de l’”agression russe”. À la Conférence de Munich, le 15 février, le secrétaire d’état Mike Pompeo a annoncé que les États-Unis ont (…) Lire la suite »

Dans l’Europe fermée à cause du virus l’UE ouvre ses portes à l’armée étasunienne

Manlio DINUCCI
Les ministres de la Défense des 27 pays de l’UE, dont 22 sont membres de l’OTAN, se sont rencontrés les 4-5 mars à Zagreb, en Croatie. Le thème central de la réunion (à laquelle a participé pour l’Italie le ministre Guerini du Pd) n’a pas été comment affronter la crise du Coronavirus qui bloque la mobilité civile, mais comment développer la “mobilité militaire”. Le test décisif est l’exercice Defender Europe 20 (Défenseur de l’Europe 2020), en avril et mai. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg, qui a participé à la réunion de l'UE, le définit comme “le plus grand déploiement de forces étasuniennes en Europe depuis la fin de la Guerre froide”. Sont en train d’arriver des EU en Europe – communiqué de l'Armée des EU en Europe – les 20.000 soldats qui, avec 10.000 autres déjà présents et 7.000 d’alliés de l' OTAN, “se répandront à travers la région européenne”. Les forces étasuniennes amènent avec elles 33.000 pièces d’équipement militaire, allant des armements personnels aux (…) Lire la suite »

Le Calife, un film CIA entre fiction et réalité

Manlio DINUCCI
“Ça a été comme regarder un film”, a dit le président Trump après avoir assisté à l’élimination d’Abu Bakr al Baghdadi, le Calife chef de l’Isis (Daech), transmise dans la Salle de gestion des crises (Situation Room) de la Maison Blanche. C’est là qu’en 2011 le président Obama avait assisté à l’élimination de l’ennemi numéro un de l’époque, Oussama Ben Laden, chef d’Al Qaida. Même mise en scène : les services secrets des EU avaient depuis longtemps localisé l’ennemi ; celui-ci n’est pas capturé mais éliminé. Ben Laden est tué, al Baghdadi se suicide ou est “suicidé” ; le corps disparaît, celui de Ben Laden enseveli dans la mer, les restes d’al Baghdadi désintégré par sa ceinture explosive sont eux aussi dispersés en mer. Même maison productrice du film : la Communauté de renseignements, formée de 17 organisations fédérales. Outre la CIA (Agence centrale de renseignements) il y a la DIA (Agence de Renseignements de la Défense), mais chaque secteur des forces armées, tout comme (…) Lire la suite »

L’OTAN derrière l’attaque turque en Syrie

Manlio DINUCCI
Allemagne, France, Italie et d’autres pays qui, en tant que membres de l’UE condamnent la Turquie pour son attaque en Syrie, sont avec la Turquie membres de l’OTAN, laquelle, tandis qu’était déjà en cours l’attaque, a renouvelé son soutien à Ankara. C’est le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg qui l’a fait officiellement, dans une rencontre le 11 octobre en Turquie avec le président Erdoğan et le ministre des Affaires étrangères Çavuşoğlu. “La Turquie est en première ligne dans cette région très volatile, aucun autre Allié n’a subi plus d’attaques terroristes que la Turquie, aucun autre n’est plus exposé à la violence et aux turbulences provenant du Moyen-Orient”, a d’abord dit Stoltenberg, reconnaissant que la Turquie a “légitimement des préoccupations pour sa propre sécurité”. Après avoir diplomatiquement conseillé d’”agir avec modération”, Stoltenberg a souligné que la Turquie est “un fort Allié OTAN, important pour notre défense collective”, et que l’OTAN est (…) Lire la suite »

Les États-Unis ressuscitent les missiles de Comiso

Manlio DINUCCI
Le Pentagone a annoncé avoir effectué le 18 août, dans le Pacifique, le test d’un missile de croisière (Cruise) avec base au sol. Lancé d’une plate-forme mobile sur l’île San Nicolas en Californie, il a frappé son objectif à plus de 500 km de distance. Les données recueillies dans le test – informe le Pentagone – serviront au “développement de futures capacités de missiles à moyenne portée”. S’étant retirés du Traité FNI de 1987 -qui avait éliminé tous les missiles nucléaires étasuniens et soviétiques à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) avec base au sol, y compris les Cruise basés à Comiso (Sicile)- les EU donnent le feu vert à une nouvelle et dangereuse course aux armements nucléaires. Le lancement du premier missile de la catégorie auparavant interdite par le Trait FNI a été effectué à peine 16 jours après le retrait définitif des États-Unis du Traité, annoncé par le secrétaire d’état Mike Pompeo le 2 août. Ceci confirme que, tandis que le Traité FNI était encore en (…) Lire la suite »

l’Union européenne dans la stratégie nucléaire du Pentagone (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Les ministres de la Défense de l’OTAN (pour l’Italie Elisabetta Trenta, M5S, pour la France, Florence Parly, LREM) ont été convoqués à Bruxelles les 26 et 27 juin pour approuver les nouvelles mesures de “dissuasion” contre la Russie, accusée sans aucune preuve d’avoir violé le traité FNI. En substance ils se mettront en rang derrière les États-Unis qui, en se retirant définitivement du Traité le 2 août, se préparent à déployer en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km) avec base à terre, analogues à ceux des années 80’ (les Pershing 2 et les Cruise) qui furent éliminés (avec les SS-20 soviétiques) par le Traité signé en 1987 par les présidents Gorbachev et Reagan. Les plus grandes puissances européennes, de plus en plus divisées à l’intérieur de l’Ue, se re-compactent dans l’OTAN sous commandement USA pour soutenir leurs intérêts stratégiques communs. Cette même Union européenne -dont 21 des 27 membres font partie de l’OTAN (comme en fait (…) Lire la suite »

Qui sont les incendiaires de pétroliers ?

Manlio DINUCCI
Tandis que les États-Unis préparent une nouvelle escalade au Moyen-Orient, en accusant l’Iran d’attaquer les pétroliers dans le golfe d’Oman, le vice-premier ministre Matteo Salvini rencontre à Washington le secrétaire d’État Mike Pompeo, un des artisans de cette stratégie, en l’assurant que “l’Italie veut redevenir dans le continent européen le premier partenaire de la plus grande démocratie occidentale”. Ainsi accroche-t-il l’Italie à l’opération lancée par Washington. L’”incident du Golfe d’Oman”, casus belli contre l’Iran, calque “l’incident du Golfe du Tonkin” du 4 août 1964, utilisé comme casus belli pour bombarder le Nord Vietnam, accusé d’avoir attaqué un torpilleur USA (accusation qui s’est ensuite révélée fausse). Aujourd’hui une vidéo diffusée par Washington montre l’équipage d’une présumée vedette iranienne qui, en plein jour, décroche du flanc d’un pétrolier une mine non explosée pour effacer sa provenance (car la mine aurait porté l’inscription “made in Iran”). (…) Lire la suite »

Le bras long du groupe Bilderberg

Manlio DINUCCI
Trois Italiens ont été invités cette année à la réunion du groupe Bilderberg, qui s’est tenue à Montreux en Suisse du 30 mai au 2 juin. Aux côtés de Lili Gruber, l’animatrice télévisée de La7, hôte désormais permanente du Bilderberg, a été invité un autre journaliste : Stefano Feltri, directeur-adjoint du Fatto Quotidiano dirigé par Marco Travaglio. Le “troisième homme” choisi par le Bilderberg est Matteo Renzi, sénateur du Partito Democratico, ancien président du Conseil. Le groupe Bilderberg, constitué en 1954, formellement par l’initiative d’”éminents citoyens” étasuniens et européens, fut en réalité créé par la Cia et par le service secret britannique MI6 pou soutenir l’OTAN contre l’URSS. Après la guerre froide, il a gardé ce même rôle en soutien de la stratégie EU/OTAN. À ses réunions sont invités chaque année, venant presque exclusivement d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, environ 130 représentants du monde politique, économique et militaire, des grands médias (…) Lire la suite »